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Droit et devoir de Memoire
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11 juin 2021

LES FRANÇAIS DANS LA SS ET LE MASSACRE D'ORADOUR SUR GLANE sous l Heure d ete des vaincus de 1945 Heure Allemande...

Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942

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Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942
Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l'Etat allemand en 2019 ?

Cette prestation ne concerne "que des victimes de guerre" et exclut des versements à "une personne qui aurait commis un crime de guerre". Mais en France, l'affaire suscite un profond malaise.

"Rente pour service rendu au IIIe Reich", "collabo". Fin février, les parlementaires belges n'ont pas eu de mots assez forts pour fustiger une allocation versée par l'Allemagne au titre de la Seconde Guerre mondiale. Selon eux, ces pensions ont été accordées à des collaborateurs belges du régime nazi, membres de la Waffen-SS, condamnés après-guerre dans leur pays. Et la Belgique pourrait ne pas être la seule nation concernée. Selon le ministère du Travail allemand, 2 033 personnes ont touché ces pensions le mois dernier, dans le monde. 

L'affaire a suscité un profond malaise en France, Jean-Luc Mélenchon appelant à interdire le versement de cette pension, encadrée par une loi allemande de 1951. Paris a même demandé à Berlin d'expliciter le profil des bénéficiaires en France, mercredi 27 février. Car parmi les bénéficiaires figurent 54 personnes vivant sur le sol français. Qui sont-elles exactement ? D'anciens collaborateurs nazis en font-ils partie ? Pour l'instant, personne à Paris ne connaît leur identité. "Nous n’avions pas connaissance de cette pension", a même reconnu la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Franceinfo a donc tenté d'en savoir plus. 

 

Il y a 65 ans s’ouvrait le procès du massacre d’Oradour-sur-Glane, symbole de la barbarie nazie et Pétainiste sous l Heure d ete des vaincus de 1945

Le 12 janvier 1953 le «procès d’Oradour» débutait à Bordeaux. Les accusés sont jugés pour la tuerie perpétrée en juin 1944 dans le village du Limousin. Récit du quatrième jour d’audience.

Oradour et les faux  «Malgré-Nous». Le 12 janvier 1953 commencent devant le tribunal militaire permanent de Bordeaux les débats du procès du drame d’Oradour-sur-Glane. C’est dans ce village du Limousin qu’une unité blindée de la Waffen SS, lors de la Seconde Guerre mondialemassacre le 10 juin 1944 plusieurs centaines de civils de tous âges. Sur le banc des accusés aucun donneur d’ordre mais des exécutants: sept soldats allemands-dont l’adjudant Karl Lenz, le plus haut gradé retrouvé- et quatorze Alsaciens. Dès l’ouverture du procès le Président Nussy-Saint-Saëns précise dans une courte déclaration que «Le véritable procès est et demeure le procès de l’hitlérisme.»

Les accusés français, considérés comme des sujets d’une puissance ennemie

Parmi les prévenus français, un engagé volontaire dans les SS, Georges René Boss, et treize hommes incorporés Volontaires  dans la Waffen SS. Neuf années après les faits incriminés, ils sont jugés en raison de la loi du 15 septembre 1948, qui établit rétroactivement une présomption de responsabilité collective pour les SS. Ces prévenus étaient de jeunes gens au moment du massacre, certains n’avaient que 16 ans. Le chroniqueur judiciaire du Figaro, Pierre Scize, précise dans l’édition du 13 janviers 1953: «Douze hommes sont en liberté provisoire depuis cinq ans. Ils travaillent. Ils sont facteurs, chauffeurs, agriculteurs, inspecteurs de police, bouchers, employés de gaz. Plusieurs se sont mariés.» Et nombreux sont devenus des pères de familles nombreuses. Le journaliste poursuit en imaginant la scène de leur départ pour Bordeaux: «Ils ont embrassé leur femme et leurs enfants. Ont-ils pensé alors à cette église hallucinante où 207 gosses ont brûlé avec leurs mères? Je parie que non. Je parie bien qu’aucun d’entre eux n’a eu de mauvais souvenirs quand la bouche fraîche de leurs enfants s’est appuyée sur leur joue. Ils n’ont pas pensé aux voix qui hurlaient quand de douces voix leur ont dit “au revoir, papa”. Je parie bien que les faits monstrueux qu’on leur reproche leur semblent avoir été accomplis par d’autres, il y a longtemps, dans un autre monde. Une autre vie….»

Un verdict qui ne satisfait personne

De nombreuses protestations émisent entre autres par l’archevêque de Strasbourg, le Général Weygand, François Mauriac, Jules Romains, et les anciens combattants alsaciens enrôlés de force dans la Wehrmacht...se sont élevées avant le procès concernant la présence des Malgré-Nous dans le box des accusés.

Plaque commémorative du massacre d’Oradour-sur-Glane en juin 1944 avec la liste des députés et sénateurs qui ont voté la loi amnistiant les condamnés alsaciens. Gerald Bloncourt/mention obligatoire©Gerald Blonc

Le verdict tombe le 12 février 1953. Côté allemand: une condamnation à mort est prononcée contre Karl Lenz, des peines de prisons et travaux forcés de 10 à 12 ans pour les autres et 44 condamnations capitales par contumace. Côté français: la condamnation à mort de Georges René Boss -«le traître»-, pour les autres, reconnus coupables à l’unanimité, des travaux forcés et des peines d’emprisonnement de 5 à 8 ans. C’est la stupeur dans le prétoire. L’Alsace, qui attendait le retour de ses fils, est sous le choc. L’émotion est considérable et la colère prédomine dans l’opinion publique, qui considère le jugement comme une injustice pour ces Malgré-Nous. Les maires d’Alsace manifestent à Strasbourg contre le verdict. La contestation et l’indignation sont telles qu’une loi d’amnistie est votée en urgence par les députés le 21 février 1953. L’indignation et le mécontentement gagnent alors le Limousin. À l’entrée d’Oradour les noms des députés ayant voté l’amnistie sont placardés. Entre les deux régions un immense fossé s’est creusé. L’incompréhension de part et d’autre est profonde, durable.

Retrouvez l’intégralité du récit de Pierre Scize, au quatrième jour d’audience: l’énumération des 642 martyrs, et l’audition de l’adjudant allemand Lenz -qui dit ne rien savoir de ce qui s’est passé ce dramatique 10 juin 1944.


 

Au procès des criminels d’Oradour

L’adjudant Lenz qui n’a rien vu rien fait, rien compris prétend tout ignorer de la tragique journée du 10 juin 1944.

La lecture de pièces de procédure est terminée, les accusés répondent à l’interrogatoire au fond. Le procès largue enfin ses amarres et file vers la haute mer. Il était temps. Touchant ces lectures infinies, il est apparu à tout le monde que la justice militaire aurait tout avantage à confier la rédaction de ses actes à des gens pourvus au moins de leur certificat d’études et non point à des scribes en délire, jaloux des lauriers du plus lyrique feuilletoniste.

On a trouvé le moyen de nous dire que les 642 victimes du massacre d’Oradour étaient mortes «pour la plus grande gloire de la France»! II n’est pas besoin d’insister sur l’indécence de ce propos. Non, la gloire de la France ne requiert pas de tels sacrifices humains; elle ne demande pas que 350 enfants, femmes, bébés à la mamelle soient entassés dans une église et brûlés. Disons plutôt que les 642 martyrs d’Oradour sont morts pour la plus grande honte du Reich hitlérien. Le mieux dans un acte de pure procédure serait encore d’éviter ces formules avantageuses et creuses et de s’en tenir aux seuls faits. Ils parlent assez, eux.

Comment reconnaître les bourreaux?

Nous avons entendu le début de la confession de l’adjudant Karl Lenz. Nous allons en ouïr la suite.

Procès d’Oradour-sur-Glane au tribunal militaire de Bordeaux, 13 janvier 1953: les accusés. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il serait vain d’espérer que ces hommes qui ont eu le temps depuis huit ans que l’incurie de la justice militaire les retient en prison de se constituer des systèmes de défense cohérents s’accusent eux- mêmes. Lenz a choisi cette attitude, absurde mais très forte dans son absurdité, de tout nier en bloc et de ne rien savoir de la tragique journée. Comment prouver le contraire de ce qu’il dit? Quels témoins invoquer? Les rares rescapés d’Oradour sont eux-mêmes incapables de reconnaître leurs bourreaux dans ces hommes calmes en complet veston fripé, qui sont accroupis dans le prétoire. C’est qu’en effet ils devaient être très différents, et tellement semblables les uns aux autres sous le casque plat, bottés, hagards, ivres, hurlants, hideux.

Ainsi une jeune fille d’Oradour fut sauvée parce qu’un soldat allemand, un de ceux qui sont là peut-être, l’empêcha de rentrer dans le village, elle en convient -et qu’elle doit la vie à ce soldat. Mais quand celui qui se vante de l’avoir sauvée est devant elle, elle ne peut plus le reconnaître. Il n’y a aucune mesure entre les reîtres de 1944 et les sages jeunes gens de 1953.

Et les accusés alsaciens? Ils ne sont pas mal, merci. La perspective d’une disjonction qui les eût amenés devant la cour d’assises leur avait fait très peur. Aujourd’hui que toute l’Alsace met ses drapeaux en berne pleure dans ses églises, devant ses monuments aux morts et multiplie les protestations indignées, les accusés alsaciens, tout au rebours, sont parfaitement satisfaits de se voir à côté, de leurs anciens camarades de combat. Ils savent que c’est à ce voisinage qu’ils devront d’être traités, sans trop de rigueur. Qu’importe, n’est-il pas vrai? que des millions de Français innocent se sentent, outragés, si ces douze-là sont rassurés!

Le pathétique appel des 642 martyrs

-Accusés, levez-vous!

D’une même détente de leurs jeunes jarrets, les dix-neuf se sont dressés.

-Monsieur le chef du service d’ordre, veuillez commander: garde à vous!

Les talons de la garde claquant avec ensemble.

-Messieurs les juges, je vous prie de vous lever!

Tout le monde est debout. Un silence extraordinaire descend soudain sur l’assemblée.

-Monsieur le greffier, continuez votre lecture.

Ruines d’Oradour-sur-Glane, après le massacre des villageois par les nazis le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

Le greffier, lisant le long acte d’accusation, au cours de l’audience d’hier, en était arrivé au moment où il lui fallait énoncer les noms des victimes d’Oradour. Tous les noms. Ceux des cinquante-deux identifiés de qui on a pu dresser des actes de décès. Ceux des cinq cent quatre-vingt-dix disparus dont on n’a rien retrouvé qu’un peu de cendre grise, quelques ossements calcinés. Le greffier commence à faire cet appel des morts. Nous touchons à un très haut moment de ce procès monstrueux. Le plus haut sans doute. Tout s’est effacé soudain dans cet invraisemblable prétoire, qui n’est pas recueillement, souvenir, larmes.

Tout à l’heure cette salle ressemblait à un foirail, mais il vient d’y entrer six cent vingt-cinq âmes de martyrs. Le greffier, dont la voix chavire très vite, les appelle tous. Les vieux qui s’appuyaient sur deux cannes, les petits qui allaient gaiement sous la conduite de leur maître, le vieux curé, le maire, les Lorrains réfugiés, les hommes, les femmes, les petites filles qui nouaient un ruban dans leurs cheveux et qui demandent pourquoi on va à l’église à cette heure insolite, et parmi elles celle qui vient d’inscrire sur son ardoise: «Je prends la résolution de ne plus jamais faire de peine à personne.»

Une lecture de cauchemar

Procès d’Oradour-sur-Glane: le 1er février 1953, Marguerite Rouffanche, l’unique rescapée de l’incendie de l’église, à la barre des témoins. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il appelle des familles entièrement exterminées: les quatorze Bordet, les dix Hyvernaud, les sept Miozo dont le père était venu d’Italie travailler la bonne terre limousine, les six Pontaraud, les cinq Rouffanche, famille dont il ne devait plus demeurer, au soir de cette journée, que l’austère vieille dame que nous avons vue ici, à jamais murée dans son deuil éternel.

Des larmes étaient dans bien des yeux, des larmes qu’on n’essuyait pas et qui laissaient des traces brillantes sur les joues pâles. Là-bas, le tribunal au garde-à-vous semblait de pierre. Le président, sévère, les yeux perdus droit devant lui, revêtait soudain une majesté singulière. Le greffier lisait, lisait toujours. Quant au bout de vingt-cinq minutes il s’arrêta, toute la salle demeura un instant comme devant une énorme fosse ouverte où les os des martyrs avaient été versés en masse. On sortait de cette lecture ainsi que d’un cauchemar.

Après quoi, l’acte d’accusation poursuivit son cours, atteignit à sa péroraison, et le président fit procéder à l’appel des témoins. Ceux qui étaient présents dans la salle la quittèrent. Il était 5h30 de relevée: au quatrième jour de son ouverture, le vrai procès des massacreurs d’Oradour-sur-Glane commençait enfin.

L’adjudant Lenz n’a rien vu rien fait, rien compris...

L’accusé allemand Lenz, adjudant, le plus haut gradé qu’on ait pu retrouver, vient à la barre. Il ne semble pas intimidé le moins du monde. Avec lui, et sans doute avec tous ses compatriotes, nous allons apprendre à conjuguer ce verbe «finassieren» dont notre finasser ne donne, paraît-il, qu’une idée approximative.

Procès d’Oradour-sur Glane au tribunal militaire de Bordeaux: vue generale du tribunal, pendant la deuxième audience le 14 janvier 1953. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Karl Lenz est né en 1915 et il a grandi dans l’Allemagne vaincue de 1918, si déchirée, en proie à tant de démons contradictoires, grand corps malade, oscillant de l’extrême-gauche à la dictature militaire. Jeune homme émoulu des écoles primaires lors de l’avènement de Hitler, il entra tout naturellement dans les formations de la jeunesse hitlérienne, où le IIIe Reich forgeait des hommes dressés à l’obéissance la plus fanatique. À l’âge de partir pour l’armée, il fut -c’est encore dans la ligne de ce garçon- volontaire pour le corps «d’élite» des Waffen SS. Sous cet uniforme il fit la guerre des Sudètes, en 1938, et reçut la médaille commémorative de cette guerre préparatoire à la vraie, qui allait éclater bientôt.

-Il est exact que j’ai cette décoration, dit-il par le truchement de l’interprète. Mais je n’ai absolument rien fait dans les Sudètes. Mon unité n’a pas été engagée.

-Tiens, dit tout à tract M. le président, je croyais qu’il n’y avait que chez nous. (Rires dans la salle.)

Au surplus, Lenz, s’il faut l’en croire, semble avoir eu une solide vocation d’embusqué. Ce SS, en 1938, entra dans la Luftwaffe. Mais ce ne fut pas pour bombarder Paris, Londres ou Coventry et, certes, nous ne le lui reprocherons pas. Ce fut pour être garde-nippes. D’autres se battaient en France en Yougoslavie, en Pologne, en Grèce, en Russie. Pas lui. C’était un doux, un pacifique, il mettait de la naphtaline dans les beaux uniformes des faucons de Goering. Ceci jusqu’en 1943, année, comme on dit, cruciale où les revers du IIIe Reich en Afrique et en Russie firent racler les fonds de tiroir et sortir les embusqués de leurs «planques».

Oradour-sur-Glane: intérieur de l’église où 450 femmes et 207 enfants furent brûlés vifs le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

On le versa donc dans la 3e compagnie de ce régiment «Der Führer» de la division «Das Reich» qui accomplit le fait d’armes à jamais célèbre qui l’amène ici, aujourd’hui. Mais là encore Lenz ne se bat guère. Toujours s’il faut l’en croire, bien entendu. Il voyage. Il fait l’instruction des recrues à Karkhov, à Cracovie, à Prague. Puis on l’envoie en repos (au fait de quoi se reposait-il?) en France où sa division est répandue en Haute-Garonne, dans les Landes et le Tarn. Il connaît ainsi Moissac, Montauban, Valence-d’Agen. Là, il a «des mots» avec son capitaine, M. Kahn, contumax et principal responsable du massacre d’Oradour.

Il faut le dire. À tous les défauts qu’on lui connaît, ce Kahn ajoute celui d’être discourtois. Lenz et lui ne sont pas d’accord sur certains points. L’art et la manière d’instruire des recrues est un de ceux- là.

«Le capitaine m’a tenu des propos désobligeants. Alors je me suis désintéressé totalement de tout ce qui se passait à la compagnie».

Voilà justement ce qui fait que Karl Lenz, à Oradour, n’a rien vu, rien fait, rien compris. Il boudait dans son coin. Il ne sait rien. Pas même si sa section possédait ou non des grenades, pas même si elle était munie de mitrailleuses, et pas même si ces mitrailleuses, à supposer qu’elles existassent, avaient une cadence de tir de 3.000 ou de 1.500 coups par minute!

«1.500, ce n’est déjà pas mal», dit le président, connaisseur.

 

Oradour-sur-Glane : le village martyr profané

La colère et l'indignation sont fortes samedi 22 août à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), où une stèle a été dégradée par des inscriptions négationnistes. Une enquête a été ouverte. 

Environ cinquante ans après les événements, il est difficile de donner un nombre vraiment précis sur l’effectif total des Français dans la Waffen-SS Charlemagne . Toutes formations confondues, il y a eu entre 30.000 et 40.000 Français sous l’uniforme allemand entre 1941 et 1945 dont 50.000 environ dans la Waffen-SS. Mais certains Français engagés n’ont pas été répertoriés.
2: DARNAND prête serment : Un « tournant » pour la Milice (août 1943).

 
Joseph DARNAND, après avoir démissionné de Légion Française des Combattants et du S.O.L (Service d’Ordre Légionnaire), a créé en janvier 1943 la Milice Française « pour barrer la route aux forces occultes. »
Avant 1940, Paul P-B… n’a jamais fait de politique. Il est même « impressionné autant qu’inquiété par la renaissance allemande. » Il fonde beaucoup d’espoir dans la Révolution Nationale.
Démobilisé en août 1940 avec le grade d’aspirant,Paul P-B… passe aux Chantiers de Jeunesse, comme chef de groupe. Trouvant « la formation un peu mièvre, bien que pleine de bonne intentions », il s’engage au 27ème B.C.A (bataillon de chasseurs alpins) début novembre 1942; mais cette unité est dissoute le 27 du même mois.
Alors, il adhère au S.O.L qui se transforme en janvier 1943 en Milice Française, où il est instructeur militaire à l’Ecole d’Uriage. A ce moment, Paul P-B… commence à découvrir la politique. « Avant de faire la guerre civile, la Milice va la subir » ; elle a environ 70 militants tués lors « d’attentats« .
Face à cette situation, à partir de juin 1943, une formation de la Milice, la Franc-Garde, est mise sur pied. Son but est de « toujours servir la France« .
Pour Paul P-B…, ce mois de juin 1943, est « le tournant. »
« Ne voulant pas participer à une guerre civile, devenant inévitable, la pire des guerres… » il préféra faire « …partie des volontaires que DARNAND donne en gage à la SS. »
Pour éviter de tomber dans ce piège de l’engrenage des représailles face aux attentats perpétrés par les F.T.P (Francs Tireurs Partisans, d’obédience communiste), Paul P-B… saute le pas pour se battre contre les bolcheviks.
La Waffen-SS est pour lui « une illumination. » C’est « un monde insoupçonné » qui se dévoile. Il n’a aucune difficulté à s’intégrer. Il me confie:
« J’étais à l’aise. Cette période fut la plus exaltante de mon existence. Ma vie avait un sens, un sens débordant ma petite personne. »
En août 1943, Joseph DARNAND a prêté le serment SS et a reçu le grade de Sturmbannführer (commandant). Il s’est rendu à la SS-Junkerschule de Bad-Tölz (école de formation des officiers de la Waffen-SS) en Bavière, comme invité de l’Obergruppenführer Gottlob BERGER (général de corps d’armée). En revenant, il décide de déclencher le processus de l’engagement de miliciens dans la Waffen-SS.
Comme pour DORIOT, qui s’engage dans la L.V.F, entraînant avec lui des militants du P.P.F, des miliciens vont suivre l’exemple de leur chef DARNAND.
Léon GAULTIER qui s’engage (septembre / octobre 1943) aussi dans la Waffen-SS avec d’autres camarades de la Milice, comme Noël de TISSOT et Pierre CANCE, écrit dans « Siegfried et le Berrichon » :
« Nous sommes Français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit aux côtés de l’Allemagne plutôt que des communistes. »
Léon GAULTIER est conscient que l’Allemagne n’a pas que de bons sentiments envers la France, mais, tout de même, elle les préserve du bolchevisme.
Malgré la petite phrase que Jean MARAIS lui glisse à l’oreille lors d’un souper mondain : « Vous avez choisi la meilleure part ! »  Léon GAULTIER, « arrivé sans passion autre que de ne pas croupir dans l’inaction », se demande si le camp qu’il a choisi à encore une chance de l’emporter. Car, comme il le remarque, « partout l’étau se resserre », alors, « pourquoi cet engagement ? » se demande Léon GAULTIER. « Est-ce le fruit du hasard ? Est-ce la conclusion réfléchie d’une volonté lentement concertée ? » Il reconnaît que « rien n’a particulièrement déterminé la voie » dans laquelle il s’est engagé.
Le 06 novembre 1943, dans l’hebdomadaire « COMBATS » de la Milice, Joseph DARNAND lance un appel aux miliciens pour qu’ils s’engagent dans la Waffen-SS.
Pourquoi des Français ont-ils voulu rallier ce corps d’élite qu’est la Waffen-SS, cette formation combattante de choc, particulièrement efficace, certes, mais aussi ce corps maudit, à la réputation de dureté, dont les nombreux combats ont rejoint la légende du mythe teuton autant que l’enfer de la Seconde Guerre Mondiale ?
Pour Heinrich Himmler, le Reichsführer SS, une armée a besoin d’une garde du corps pour montrer l’exemple. La Waffen-SS est cet exemple; servir dans cette garde était un honneur et les hommes de la Waffen-SS étaient naturellement choisi parmi les meilleurs.
Déjà, sous Napoléon Ier, l’image de la Garde était présente. Elle traversait toute l’Europe à pied et, là où les régiments classiques ne parvenaient pas, à l’emporter, la Garde de l’Empereur forçait la victoire. Elle faisait en tout lieu la différence.
Les Waffen-SS sont placés à un niveau supérieur par rapport aux autres formations de ligne du IIIème Reich. Ces unités sont présentées comme inaccessibles au commun des mortels. Pour ces raisons justement, des hommes de la rue vont vouloir faire partie de cette formation d’élite.
Ils se demandent s’ils sont physiquement et psychologiquement aptes, s’ils correspondent aux critères de sélection.
La Waffen-SS attire parce qu’elle fait peur autant qu’elle fascine ces hommes, car « là où il y abeaucoup de lumière, il y a aussi beaucoup d’ombre » (un proverbe allemand qui m’a été cité).
Cette formation va créer et représenter un mythe guerrier aux yeux des jeunes Français qui voient les Waffen-SS défiler dans les rues. Son prestige est grand en raison de ses victoires, malgré les défaites déjà subies par le Reich à cette date.
Patrick HETZEL Député du Bas-Rhin

Non : les malgré-nous et les malgré-elles ne sauraient être une variable d’ajustement des programmes d’histoire !

Il y a un an, j’écrivais à la ministre de
l’Education nationale afin de
l’interpeller sur la place faite à
l’histoire de l’Alsace-Moselle dans les
manuels d’histoire de France.
Elle m’a alors répondu de façon
laconique en renvoyant la question vers le Conseil supérieur des programmes. Du coup, Nicolas Roquejoffre, journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace, a interrogé ces jours-ci le président du Conseil supérieur des programmes à ce sujet et sa réponse vient d’être publiée dans les colonnes des DNA en date du 2 avril. Sa réponse montre qu’il n’a manifestement pas compris le bien fondé de ma démarche. C’est d’autant plus regrettable que le président Lussault est professeur des universités et géographe de renom en poste à l’école normale supérieure de Lyon. J’en retiens que nous avons encore un énorme travail à faire collectivement pour que nos institutions républicaines portent un autre regard sur ce qui s’est réellement et véritablement passé durant la deuxième guerre mondiale. En effet, l’annexion de fait que l’Alsace et la Moselle ont subie entre 1940 et 1944, ne constitue pas, comme semble le croire le président Lussault, une spécificité historique qui serait de nature strictement régionale, bien au contraire. Il serait grand temps que l’on admette de dire et d’écrire qu’après le 22 juin 1940, il n’y a pas juste une France libre d’un côté et une France occupée de l’autre. Il y en a bien une troisième : une France annexée de fait, constituée des trois départements que sont le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle. Un universitaire comme Jean-Laurent Vonau, professeur émérite de la faculté de droit de Strasbourg, a bien décrit la situation réelle dans plusieurs de ses travaux sur la période. Ainsi, dans ces trois départements, entre juillet 1940 et novembre 1944, il n’y a plus aucune autorité française : ni préfecture, ni sous-préfecture, ni juge, ni gendarme, ni militaire…. Il n’y a plus aucun fonctionnaire français. Une telle situation est donc bien une atteinte majeure à la souveraineté française sur le sol français. Ce n’est donc pas simplement un fait de nature strictement régionale. C’est au contraire un phénomène qui concerne bien l’histoire de France en tant que telle puisque la France comporte alors bien trois zones : la France de Vichy, la France occupée et la France annexée. Une fois admise cette réalité incontestable, il est plus que légitime de parler aussi de l’incorporation de force dans l’armée allemande de ressortissants français. En effet, cela constitue non seulement un crime de guerre mais également un crime contre l’humanité puisque on y appliquera des critères d’ordre racial. Voilà pourquoi le combat que j’ai mené et que je continuerai de mener, n’est pas de nature locale, mais bien nationale et c’est précisément en ma qualité de représentant de la Nation que je me suis adressé à la ministre de l’Education nationale. Si l’on refuse de prendre en compte le fait même de l’annexion d’une partie de la France par l’Allemagne entre 1940 et 1944, alors cela revient à diffuser une vision simplifiée à l’extrême de l’histoire de France voire une vision simpliste. Or, procéder de la sorte, n’est sûrement pas rendre service aux générations futures auxquelles on livre une version erronée de la réalité historique. Sans compter que l’on nie par là même le drame vécu si profondément par les générations précédentes. D'une part 130 000 Alsaciens-mosellans incorporés de force par l’Allemagne et dont 40 000 ne reviendront jamais et d'autre part 15 000 enrôlées de force dans la machine de guerre nazie, ce n’est pas un simple « détail » de l’histoire régionale, c’est un fait majeur de l’histoire de France. N’ayons pas peur de le rappeler sans relâche, ce devoir de mémoire, nous le devons à ceux qui nous ont précédés mais aussi à ceux qui vont nous succéder. Puissions-nous pleinement et collectivement intégrer cette belle devise du Souvenir français : « A nous le souvenir, à eux l’éternité ! ».
Il veut une carte de CVR pur les waffen SS Alsaciens lorrains c'est un adepte du Maréchal Pétain et de l'heure d’été
Liste des disparus de la 3e Compagnie du régiment « Der Führer »
Cette liste photographique allemande des disparus de la 3e Compagnie du Régiment « Der Führer » de la 2e Division blindée Waffen-SS « Das Reich » nous a été aimablement communiquée par M. Claude Herold.
Elle concerne les Alsaciens suivants :
  • FRITSCH Henri, né le 25.4.1926.

- HAUACKER Maurice, Grenadier, né à Urbès le 07.09.1926, décédé le 01.08.1944 et inhumé au cimetiere militaire a llemand d’Orglandes, Block 19, Grab 249. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°1908.
  • MARXER Albert, né 1.10.1911, disparu dans le Nord de la France en août 1944.

  • SCHEER Charles, né à Strasbourg le 13.7.1926. Disparu à Grainville. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°4808.

  • SCHWARTZ Alfred, né le 30.9.1926, disparu en Hongrie. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5234.

  • WALTER Eugène, né le 19.7.1926, disparu à Caen. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5752.


 
Les SS de la Das Reich
Coup de projecteur sur la tristement célèbre division nazie Das Reich
Formation
Désignations successives
  • 10 septembre 1939 : Panzerverband Ostpreussen 10 octobre 1939 : SS-Division Verfügungstruppe (SS-V) (mot.)

  • 21 décembre 1940 : SS-Division (mot.) Reich

  • 15 octobre 1942 : SS-Division (mot.) Das Reich

  • 9 novembre 1942 : SS-Panzergrenadier Division Das Reich

  • 22 octobre 1943 : 2. SS-Panzer Division Das ReichComposée comme suit :

SS-Standarte Deutschland
  • SS-Standarte Germania

  • SS-Standarte Der Führer

  • SS-Nachrichtensturmbann

  • SS-Artillerie-Standarte

  • SS-Aufklärungs-Abteilung

  • SS-Pioniersturmbann

  • SS-Division Reich (mot.) (1941)

URSS, 21 juin 1941
Composée comme suit :
  • SS-Regiment Der Führer

  • SS-Regiment Deutschland

  • SS-Infanterie-Regiment 11

    • Flak-MG-Bataillon SS-Division Reich

    • Kradschützen-Abteilung SS-Division Reich

    • Artillerie-Regiment SS-Division Reich

    • Aufklärung-Abteilung SS-Division Reich

    • Panzerjäger-Bataillon SS-Division Reich

    • Pionier-Bataillon SS-Division Reich

      • Sturmgeschütz-Batterie SS-Division Reich

    • Nachrichten-Abteilung SS-Division Reich Nachschubtruppen SS-Division Reich

  • 2. SS-Panzer-Division Das Reich (1944)

Panzer III de la Das Reich à Koursk, juillet 1943. Ce char constitue la majorité du parc blindé de la division à son retour à l'est en février 1943. Surclassé par les antichars soviétiques, les Panzer III souffrent beaucoup, en particulier lors de Zitadelle. Dès lors lePanzer IV puis le Panther les remplacent dans les effectifs
Composée d'environ 19 185 hommes au total :
  • Quartier général : 140 hommes. Heinz Lammerding, commandant de la division en juin 1944.

  • SS-Panzer-Regiment 2 : 2 400 hommes (1 bataillon de chars Panzer IV ; 1 bataillon de chars Panzer V Panther).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 3 Deutschland : 3 240 hommes (trois bataillons motorisés).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 4 Der Führer : 3 240 hommes dont de tres nombreux alsaciens engagés volontaires (deux bataillons motorisés et 1 mécanisé). Sylvester Stadler, commandant du régiment ;Adolf Diekmann, commandant du I. bataillon et Otto Weidinger qui devient le commandant du régiment le 14 juin.

  • SS-Panzer-Artillerie-Regiment 2 : 2 165 hommes (1 groupe autopropulsé et trois groupes tractés).

  • SS-Panzerjäger-Abteilung 2 (bataillon antichar autopropulsé) : 515 hommes.

  • SS-Flak-Abteilung 2 (groupe DCA) : 825 hommes.

  • SS-"Nebel"werfer-Abteilung 2 (bataillon lance-roquettes) : 475 hommes.

  • SS-Sturmgeschütz-Abteilung 2 (bataillon de canons d'assaut autopropulsés) : 345 hommes. Karl Gerlach, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Aufklärungs-Abteilung 2 (bataillon de reconnaissance) : 940 hommes. Helmut Kämpfe, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Pionier-Bataillon 2 (bataillon du génie) : 985 hommes.

  • SS-Nachrichten-Abteilung 2 (bataillon de transmissions) : 515 hommes.

  • Autres unités : bataillon de remplacement (infanterie, Feldersatz-Bataillon) : 950 hommes ; troupes de remplacement (chars) : 800 hommes ; transport, approvisionnement, santé,maintenance : 1 500 hommes ; courrier, prévôté, etc. : 150 hommes = 3 400 hommes.

  •  

Son séjour dans la région toulousaine et son parcours sanglant en France au printemps et à l’été 1944, particulièrement dans le Quercy, la Haute-Garonne, le Périgord, le Limousin et la Creuse, avant sa translation vers la Normandie à partir du 11 juin 1944. Il présente l’histoire de cette division SS, sa force de frappe, ses missions, ses hommes, et explique pourquoi dans le contexte de l’après-guerre, particulièrement dans le nouveau contexte de la guerre froide, ses principaux responsables encore en vie ont pu échapper aux poursuites qu’ils auraient dû encourir et finir tranquillement leurs jours sans être inquiétés.
Si le massacre d’Oradour sur Glane dans le Limousin est généralement connu du public - celui de Tulle en Corrèze l’étant beaucoup moins - on ignore souvent que de très nombreux villages, bourgs et bourgades du Grand Sud-Ouest et du Centre de la France, ont eux aussi été saignés à blanc par cette division SS au printemps et à l’été 1944. C’est une traînée sanglante que laisse cette horde barbare sur son passage entre mai et août 1944 dans près de 350 communes de quatorze départements : Lot, Lot & Garonne, Tarn et Garonne, Gers, Dordogne, Haute-Garonne, Corrèze, Haute-Vienne, Creuse, Indre, Mayenne, Manche, Hautes-Pyrénées, Ariège.
Ce film permet de mieux connaitre l’enchainement de ces tragiques événements qui, loin de résulter d’un coup de folie brutal et irrationnel comme on l’a longtemps cru, furent les pièces d’une mécanique infernale de mise à mort des résistances.

 
Les hommes sont regroupés et sont répartis dans six lieux différents bien réfléchis, avec peu d'ouvertures pour ne pas s'enfuir : granges, cours, remises, où ils sont mitraillés, puis les corps sont recouverts de fagots et de bottes de paille auxquels les SS mettent le feu. Selon quelques rescapés, les SS tirent bas et dans les jambes de leurs victimes ; le feu est allumé sur des hommes blessés mais encore vivants. La déclaration de Robert Hébras, un des six rescapés, établit qu'ils parlaient encore ; certains, légèrement blessés, ont pu s'échapper, la plupart des autres ont certainement été brûlés vifs
Vestiges de l'école primaire
Le groupe emmené et enfermé dans l’église comprend toutes les femmes et tous les enfants du village. Des soldats placent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent des cordons qu'ils laissent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l'engin, qui contient un gaz asphyxiant (c'était la solution prévue) et explose par erreur ; une fumée noire, épaisse et suffocante se dégage. Une fusillade éclate dans l'église ; puis de la paille, des fagots, des chaises sont jetés pêle-mêle sur les corps qui gisent sur les dalles. Les SS y mettent ensuite le feu. La chaleur était tellement forte qu'à l'entrée de cette église on peut voir les restes de la cloche, fondue et écrasée sur le sol. Des débris de1,20 m de hauteur recouvraient les corps.
Une seule femme survit au carnage : Marguerite Rouffanche, née Thurmeaux. Son témoignage constitue tout ce qu'il est possible de savoir du drame. Elle a perdu dans la tuerie son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois.
Le chœur de l’église comprenant trois ouvertures, dans un instinct de survie, Mme Rouffanche se dirigea vers la plus grande, celle du milieu et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, elle parvint à l’atteindre. Le vitrail étant brisé, elle se jeta par l'ouverture. Après un saut de trois mètres, elle atterrit au pied de l’église sur un fourré et fut blessée par un SS en fuyant vers un jardin voisin. Dissimulée parmi des rangs de petits pois, elle ne fut délivrée que le lendemain vers 17 heures. Heure d’été comme aujourd'hui
Les SS inspectent de nouveau les maisons du bourg ; ils y tuent tous les habitants qui avaient pu échapper à leurs premières recherches, en particulier ceux que leur état physique avait empêchés de se rendre sur le lieu du rassemblement. C'est ainsi que les équipes de secours trouveront dans diverses habitations les corps brûlés de quelques vieillards impotents.
Un envoyé spécial des FFI, présent à Oradour dans les tout premiers jours après la tuerie, indique qu'on a recueilli dans le four d'un boulanger les restes calcinés de cinq personnes : le père, la mère et leurs trois enfants.
Un puits renfermant de nombreux cadavres est découvert dans une ferme : trop décomposés pour être identifiés, ils seront laissés sur place.
Au total, 642 personnes ont été massacrées lors de cette journée.mais ou est passe le reste de la population
D’après les statistiques et le recensement de l'INSEE a l’époque en 1943 la population était de 1800 habitants dont 600 alsaciens
Procès et réactions
Ruines actuelles de l'ancien village d'Oradour-sur-Glane
Après huit années d'attente le procès de 21 soldats — sur les 64 identifiés — ayant participé au massacre d'Oradour a lieu en janvier-février 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux. Adolf Diekmann, le commandant SS responsable, ne sera pas jugé car il est mort sur le front de Normandie ; il est enterré aucimetière normand de la Cambe. Le 12 février février 1953, le tribunal prononce les peines suivantes après délibérations :
  • le sergent allemand Lenz, le plus gradé du détachement, est condamné à mort ;

  • un autre militaire allemand qui a pu prouver son absence à Oradour le 10 juin est relaxé ;

  • quatre autres militaires allemands sont condamnés à des peines de travaux forcés de dix à douze ans ;

  • le seul Alsacien volontaire du groupe est condamné à mort ;

  • neuf Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de travaux forcés de cinq à douze ans ;

  • les quatre autres Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de prison de cinq à huit ans.

La population alsacienne proteste contre les peines infligées aux Malgré-nous, car ceux-ci ont été contraints d'exécuter les ordres des supérieurs allemands. Le procès de Bordeaux symbolise en quelque sorte le malaise alsacien : la population française n'a, dans sa grande majorité, pas connaissance du drame des 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans les armées allemandes. Quant aux familles des victimes - et au Limousin en général -, ils trouvent les sentences scandaleusement indulgentes : d'après eux, tous les participants au massacre auraient dû être condamnés à mort.
La loi d'amnistie votée dès le 19 février 1953 accentue ce sentiment d'outrage. La riposte d'Oradour est immédiate et se manifeste par :
  • la demande pour qu'on lui rende le site commémoratif ;

  • la décision de l'association nationale des familles des martyrs d'Oradour-sur-Glane de renvoyer la croix de guerre décernée à Oradour en 1947, ainsi que la Légion d'honneur décernée à l'association en 1949 ;

  • le refus de transférer les cendres des martyrs dans la crypte construite par l'État ;

  • le refus de la présence de représentants de l'État aux cérémonies commémoratives (l'exception étant la visite du Général de Gaulle en 1962) ;

  • l'inscription sur une plaque à l'entrée des ruines des noms des députés qui avaient voté l'amnistie.

Le collectif « Maquis de Corrèze », dirigé par le député honoraire Pierre Pranchère, s'oppose au projet de loi voté au Sénat en 2008 portant adaptation du droit pénal français à la Cour_pénale_internationale">Cour pénale internationale. En effet, ce texte prévoit une prescription des crimes de guerre pour trente ans (article 462-10), ce qui revient à déclarer une amnistie pour les responsables des massacres de Tulle et d'Oradour.
Le Centre de la Mémoire est un appel à la réflexion. Il décrit en détail et rappelle ce qui s'est passé ici même pour éviter que d'autres massacres n'aient lieu et ainsi perpétuer la notion de devoir de mémoire.

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Commentaires
Droit et devoir de Memoire
  • Erick Labrousse J'ai participe au procès de Maurice Papon à Bordeaux en soutien aux parties civiles. . Je me suis très vite rendu compte que les informations parvenues aux citoyens vis à vis de ce procès atténuaient les responsabilités pour la défense.
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