Droit et devoir de Memoire

Informations sur violences policières en France par Papon lalemand

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Biélorussie la Commission Européenne et le Conseil de l Europe ne peuvent point intervenir sur la politique policière d'un Etat Membre 

C'est la fin de la LVF en FRANCE sous l’Heure d'été des vaincus de 1945

COMMISSION EUROPÉENNE
Direction Générale MIGRATION et AFFAIRES INTÉRIEURES
Direction D: Sécurité
Unité D.1: Coopération policière et échange d’informations
Bruxelles,
home.ddg2.d.1 (2020)
Monsieur Erick Labrousse
5 Square Hector Berlioz
94700 Maisons-Alfort
France
Monsieur Labrousse, Erick

Je me réfère à votre courriel du 17 août 20201 adressé à la Présidente de la Commission européenne, Madame von der Leyen, dans lequel vous faites part de vos préoccupations relatives aux violences policières en Europe – et en particulier l'usage «disproportionné» de la force par la police française dans les manifestations – et demandez l’application du droit et des respects des Droits de l’Homme en Europe.

Vous faites notamment référence à une résolution du Parlement européen 2 dénonçant «le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

Après analyse de votre courriel, je dois vous informer que la question des violences
Policières que vous évoquez ne relève pas de la mise en œuvre du droit de l’Union.
Les États membres — la France dans le cas présent — sont seuls chargés de maintenir
l’ordre public et de sauvegarder la sécurité intérieure. Par conséquent, toute action
entreprise par les autorités nationales reste de la compétence de l’Etat membre concerné.
La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ne s’appliquant que dans lecontexte de la mise en œuvre du droit de l’Union, elle ne peut pas être invoquée dans le cas qui vous occupe.

 Référence Ares (2020) 4384269 du 24 août 2020.
en date du 14 février 2019.
Conformément à son article 51, paragraphe 1, les dispositions de la Charte s’adressent aux États membres uniquement lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union. En outre, l’article 6, paragraphe 1, du Traité sur l’Union européenne dispose que «[l] es dispositions de la Charte n’étendent en aucune manière les compétences de l’Union telles que définies dans les traités». Pour de plus amples informations sur la Charte
et les circonstances dans lesquelles elle s’applique, vous pouvez consulter la section consacrée aux droits fondamentaux du site web de la Direction Générale de la justice et des consommateurs de la Commission européenne https://ec.europa.eu/info/aid-development-cooperation-fundamental-rights/your-rights-eu/eu-

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Il vous est possible d'adresser votre plainte au médiateur français:
Le Défenseur des droits
7 rue Saint-Florentin
F- 75008 Paris
Tel.: +33 1 53 29 22 00
Fax: +33 1 53 29 22 45
Site web: http://www.defenseurdesdroits.fr
ou aux autorités nationales compétentes pour enquêter sur les faits que vous avez portés à notre connaissance (par exemple les autorités responsables en France du contrôle de la police).
Dans votre courriel, vous faites référence également à la recommandation du Comité des ministres du Conseil de l’Europe du 1 juillet 2020 sur l’inclusion de l’histoire des Roms et/ou des Gens du voyage dans les programmes scolaires et les matériaux pédagogiques, ainsi qu’à la lutte contre l’antitsiganisme persistant en Europe.
Permettez-moi de vous assurer que la Commission européenne est fermement résolue à
faire respecter les valeurs et les droits fondamentaux européens et à préserver l'existence d'une société pluraliste et diversifiée. La Commission prend vigoureusement position contre toute forme d’intolérance, manifestation de racisme ou de xénophobie, y compris l’antitsiganisme, et elle est déterminée à améliorer la situation des Roms dans l’Union européenne. Ses actions dans ce domaine incluent, entre autres, un suivi régulier des progrès accomplis dans les États membres, la tenue de dialogues bilatéraux réguliers avec les autorités nationales, et un soutien aux efforts déployés par les autorités locales et la société civile pour améliorer l’inclusion sociale des Roms. Toutefois, dans le domaine de l’éducation que vous évoquez, l’Union européenne possède seulement des compétences d’appui et peut intervenir uniquement pour soutenir, coordonner ou compléter les actions des Etats-membres.
Veuillez noter également que la Commission adoptera en octobre un cadre stratégique
revu et renforcé pour l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms pour la période de 2020 à 2030. En plus de renforcer l’inclusion économique et sociale, de promouvoir une meilleure participation des Roms et de la société civile, et de mieux tenir compte de la diversité parmi les Roms, ce nouveau cadre mettra un accent particulier sur la lutte contre la discrimination et l’antitsiganisme.

 




Labrousse Erick


5 Square Hector Berlioz


94700 Maisons-Alfort 


   Pétition Nº 0193/2012 Parlement Européen /NO2,PM10 et PM 2.5

                   N°  1431/2015 Parlement Européen/ Heure d'été 


Madame la Présidente de la Commission Européenne 


J ai l’honneur de solliciter votre bienveillance et de votre partialité sur les violences policières en Europe 

Je vous demande l’application du droit et des respects des droits de l’homme égalitaire en Europe sous l’heure d’été des vaincus de 1945 


L’esprit de la L.V. F est une référence française qui date de la deuxième guerre mondiale et cette pensée anti-européenne est une idéologie d’un fascisme européen 

La LVF est une association officiellement créée le 5 août 1941 à Paris, notamment par trois grandes figures fondatrices de partis collaborationnistes : Marcel Déat (à la tête du Mouvement Social Révolutionnaire Populaire), Jacques Doriot (chef du Parti Populaire Français) et Eugène Deloncle (fondateur du Mouvement Social Révolutionnaire). Cette formation est destinée à combattre les soviétiques sur le front de l’Est, aux côtés de l’armée allemande. Les recrutements sont encouragés par la propagande ainsi que par la remise d’une forte prime d’engagement.

L'Europe et l'ONU condamnent l'usage «disproportionné» de la force par la police française 

Dans cette résolution, votée jeudi, les députés européens ont «dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

Dans cette résolution votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, les députés ont «dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ». Si le texte ne cible pas un État membre en particulier, il a donné lieu en préambule à un débat animé dans l'hémicycle strasbourgeois, auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français. 

Demandé par une coalition regroupant l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), le débat a été dominé lundi soir en partie par la situation en France avec les manifestations des «gilets jaunes», même s'il fait référence à d'autres pays (Roumanie, Espagne, Hongrie, Grèce). Il me semble que de remettre en cause une élection avec tant de différence et de ne point respecter le verdict des urnes la France est très mal placée pour demander des sanctions contre un pays pour des violences policières 

Dans un arrêt plutôt sévère de la Cour européenne des droits de l'homme, la France a notamment été condamnée à verser 30 000 euros pour «dommage moral » à la fille du retraité algérien mort en 2009 après une interpellation.

Les récentes condamnations de la France par la CEDH en matière de recours à la force policière : Le 30 avril 2020, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt de Chambre en l’affaire Castellani c. France  par lequel elle conclut à la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Vous devrez sanctionner la France de la même manière pour non-respect des droits de l’homme Européen sous l’Heure d’été des vaincus de 1945 

La France n a toujours pas mise en place la recommandation sur les roms adoptée par le Comité des ministres, organe regroupant les ministres des Affaires étrangères de l’organisation paneuropéenne, la "recommandation appelle pour la première fois" les États membres "à intégrer l’histoire des Roms et/ou des Gens du voyage dans les programmes scolaires et les matériels pédagogiques", indique dans un communiqué le Conseil, qui appelle à combattre "l’antitsiganisme persistant" en Europe. Cette recommandation "vise à renforcer la compréhension du fait" que les Roms et les Gens du voyage "font partie intégrante de la société, nationale et européenne" et insiste sur "l’importance de l’enseignement de l’Holocauste commis par le régime nazi et ses alliés ainsi que des autres actes commis contre (eux) à travers l’Europe".sous l’heure d’été des vaincus de 1945

Dans l’attente de votre réponse et de votre bienveillance pour le respect des droits de l’Homme de l’Union européenne 

Daigniez agréer, Madame la Présidente , l'hommage de mon profond respect et de mon sincère dévouement Européen 

L'Europe et l'ONU condamnent l'usage «disproportionné» de la force par la police

Dans cette résolution, votée jeudi, les députés européens ont «dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

Le débat autour des violences entre forces de police et «gilets jaunes» s'est invité dans le débat européen. Ce jeudi, les députés européens ont condamné l'usage «disproportionné» de la force par la police dans les manifestations tout en évitant d'appeler à l'interdiction des lanceurs de balles de défense (LBD), mis en cause dans les manifestations des «gilets jaunes».

 

La journaliste de « L’Obs » Emmanuelle Anizon a été verbalisée le soir du premier tour de l’élection présidentielle pour participation à une manifestation non déclarée

135 euros d’amende. Une journaliste du magazine « L’Obs » a été verbalisée dimanche soir, lors du premier tour de l’élection présidentielle, alors qu’elle était en reportage avec un groupe de gilets jaunes. Emmanuelle Anizon a raconté sa mésaventure lundi 10 avril dans un article publié dans « L’Obs »

La journaliste a d’abord rejoint six ou sept gilets jaunes dans un café près de la place de la Madeleine à Paris. Le but était de réaliser un article sur le risque du vote « tout sauf Macron ». Dans le groupe, des piliers du mouvement, des livreurs et l’avocat David Libeskind. « Il est 19 h 30 environ, la tablée se lève, marche quelques mètres dans la rue. On continue d’échanger, quand soudain, des sirènes, des motos vrombissantes, et une trentaine de policiers qui, vêtus de noirs, casqués, nous encerclent », raconte la journaliste. Les policiers de la Brav (Brigade de la répression et de l’action violente) procèdent à un contrôle d’identité 

« Il n’y avait pas d’appel à manifestation, ils étaient calmes, il n’y avait rien d’excité dans leur attitude », souligne pourtant Emmanuelle Anizon. Comme le montre la vidéo du contrôle, filmée et diffusé sur Facebook par le gilet jaune Jamel Bouabane, aucun ne porte de signe distinctif pouvant laisser pense qu’ils sont en manifestation. On aperçoit ensuite un policier demander à la journaliste son adresse. « C’est là qu’il me répond qu’il me verbalise. J’ai presque ri tellement c’était énorme. Je lui ai reposé la question et il me dit : Oui, je

Verbalisation « pas conforme »

Elle sort alors sa carte de presse pour montrer aux forces de l’ordre qu’elle est journaliste et qu’elle travaille. Elle tente aussi d’appeler sa direction mais les policiers lui répondent qu’elle n’a pas le droit d’appeler et la menace de l’emmener au poste. Après la diffusion de l’article de « L’Obs », la rédaction du journal a été contactée par la préfecture de police de Paris lundi, précisant qu’elle annulait la verbalisation. La préfecture ajoute que « la carte de presse présentée n’était pas de format classique », ce que réfute la journaliste.

Un deuxième courrier est envoyé dans la même journée, signé par le préfet de police de Paris Didier Lallement. Il ne remet plus en cause la conformité de la carte de presse et précise « qu’une telle verbalisation n’aurait jamais dû se produire et n’est pas conforme aux principes du nouveau Schéma national du maintien de l’ordre » en s’excusant personnellement, relaye CheckNews. Selon David Libeskind, les autres membres du groupe n’ont pas vu leur amende annulée pour manifestation non déclarée. La direction de « l’Obs » a condamné ces « entraves à la liberté d’informer ».

Papon lalemand a de grande difficulte dans la republique pour faire appliquer le droit Européenn 

Ce monsieur ne possde  donc plus les qualites intelectuelles et de comprehension pour rester a son poste Il est plonge dans un spectre  des GMR de 1940 

 

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Escroquerie de résistance a la Préfecture de Paris sous l Heure d’été de la collaboration active

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Escroquerie de la libération de la préfecture de Paris
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Amédée Bussière (1886-1953), préfet de police de la Seine du gouvernement de Vichy, à son procès. Paris, juillet 1946. RV-423217

Bussière, Amédée (Préfet de police de Paris du 21 mai 1942 au 17 août 1944, organisateur de la rafle du Vél d'hiv') : arrêté le 20 août 1944, révoqué le 25 mai 1945, jugé en juillet 1946 et condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la confiscation de ses biens et à l'indignité nationale. Libéré en mars 1951, mort en 1953. Fonctionnaires, agents ou serviteurs de l’Etat, fonction publique (civile, militaire), administrations, ces termes ne sont pas équivalents et sont pourtant souvent utilisés indifféremment par les historiens.Les fonctionnaires sous Vichy sont nombreux et surtout leur nombre augmente considérablement au cours de la période. En 1939, la fonction publique réunit près de 900 000 fonctionnaires dont environ 750 000 civils, de 1941 à 1946 l’augmentation est de 26% environ . Economie de pénurie et étatisation obligent.Ce monde est fortement stratifié, socialement et professionnellement, à l’image d’une administration dont le cloisonnement vertical et horizontal s’explique par des missions différentes et des recrutements différents. Chaque administration, chaque catégorie de fonctionnaires, possède donc sinon une historiographie particulière du moins une histoire différente. Leur point commun est qu’ils relèvent du budget de l’Etat et qu’ils sont chargés d’assurer l’application des lois et la marche des services publics conformément aux directives gouvernementales.Si les hauts fonctionnaires peuvent être définis comme « les membres des grands corps de l’Etat, sous-directeurs et emplois plus élevés et les emplois assimilables » selon un questionnaire envoyé le 20 mars 1941 aux administrations, signé par H. Moysset, secrétaire général de la vice-présidence du Conseil, « le fonctionnaire moyen », lui, est plus un stéréotype qu’une réalité. Pourtant, les fonctionnaires existent bien et étudier à part et ensemble les fonctionnaires – civils seulement ici - du point de vue de l’historiographie est justifié car leur fonction les distingue des autres groupes socioprofessionnels.Sous Vichy, cette distinction s’accentue. D’abord la simple application de l’article 3 de la convention d’armistice prévoit que « le gouvernement français » invite immédiatement toutes les autorités françaises et tous les services administratifs du territoire occupé à se conformer aux règlements des autorités militaires allemandes, et à collaborer avec ces dernières d’une manière correcte ». Les fonctionnaires de la zone occupée sont donc conduits à « une collaboration administrative minimale et inévitable ». Ensuite les conséquences, dès l’automne 1940, de la négociation, symbolisée par Montoire, voulue par la France avec une Allemagne, qu’on voyait maîtresse de l’Europe pour longtemps, entraînent les fonctionnaires de la zone libre à collaborer avec l’Allemagne. Par ailleurs, l’Etat français leur a assigné explicitement une double mission d’encadrement de la société et de relais des objectifs de la Révolution national] . Comme le disait Pétain, « La France nouvelle réclame des serviteurs animés d’un esprit nouveau », suffisamment « français » et « loyaux » . Certains fonctionnaires ont donc subi, particulièrement et prioritairement, l’ensemble des mesures d’exclusion que d’autres fonctionnaires furent chargés d’appliquer. Enfin, en face du pouvoir légal, et dès le 8 janvier 1942, un communiqué de la France libre, lu à la radio, a enjoint aux fonctionnaires et aux magistrats de rejoindre Londres, ou s’ils ne le pouvaient pas, de demeurer à leur poste et de saboter les ordres de l’ennemi. L’ennemi pour Londres étant les Allemands et le régime de Vichy, l’alternative, dès lors, était posée, même si la France libre n’a jamais été perçue comme le gouvernement légal.

Cette place à part dans la collaboration, dans le régime de Vichy, dans la société, et lors de l’épuration se retrouve dans l’histoire de Vichy et, réciproquement, la période de Vichy occupe une place à part dans l’histoire longue des administrations et des différentes catégories de fonctionnaires, non pas comme une parenthèse mais plutôt comme un trait d’union avec ses continuités et ses innovations provisoires ou durables.

A cette spécificité des fonctionnaires sous Vichy, correspond donc un questionnement en partie original, une chronologie particulière de l’historiographie de Vichy. Quelle que soit leur approche – biographie, monographie, politiques publiques, sectorielle, thématique - tous les historiens ont cherché à répondre aux questions énoncées notamment par Marc-Olivier Baruch en 1995 : « Comment et pourquoi les fonctionnaires de la République sans doute républicains et patriotes, se sont adaptés à un ordre nouveau exceptionnel à double titre » en raison de l’Occupation et de la nature anti-républicaine du nouveau régime . Les enjeux éthico-politiques de tous ces travaux, même s’ils n’ont pas été perçus par les fonctionnaires à l’époque en ces termes, restent d’actualité, comme le rappelle Jean-Pierre Azéma : « Jusqu’où un fonctionnaire peut-il servir un Etat qui cesse d’être un Etat de droit et pratique ouvertement répression et exclusion ? ».

Le changement quantitatif et qualitatif des recherches historiques s’opère au milieu des années 1990 qui voient l’histoire des technocrates du gouvernement de Vichy et de la collaboration d’Etat s’élargir à tous les fonctionnaires et à leur comportement au service du nouveau régime. La production historique s’étoffe alors, à la mesure de l’ouverture des archives publiques (notamment de l’épuration), du déplacement de perspective vers les politiques d’exclusion, de l’influence « baruchienne » à partir de 1995-1997, et de la demande sociale via les commémorations notamment.

1945 -1990 : le temps des technocrates

Cette période a ceci en commun qu’elle privilégie les politiques menées par le nouveau régime et donc par les hauts fonctionnaires aux commandes, « les technocrates ». Le contenu de cette histoire est marqué par le tournant « paxtonnien» de 1974, suivi par d’autres historiens américains et chercheurs français, juristes notamment. En effet, en 1970, au colloque de la FNSP, P.M. Dioudonnat et J. Phillipet dans leur communication sur « Les technocrates du Gouvernement de Vichy » constataient que le groupe des « technocrates » était encore peu connu >. Les souvenirs des témoins et les procès en haute cour publiés restaient les sources essentielles de ces travaux très lacunaires et centrés sur la collaboration d’Etat. L’heure était encore à l’opposition manichéenne de Darlan/Laval, au double jeu de Pétain véhiculés par Robert Aron et ses épigones et à la « semi-résistance des excellences vichyssoises ».

Le tournant « paxtonien » en 1974

Le mérite de Robert Paxton (aidé par les travaux de Eberhard Jäckel) a été de démontrer le poids de la haute administration dans le nouveau régime et ses liens fondamentaux avec la nature de ce régime. Il a bien fait remarquer que, faute de soutien de représentants élus, la légitimité du régime tenait au soutien de l’opinion et à celui de l’administration. Il a relevé le rôle des très hauts fonctionnaires dans la politique de la collaboration d’Etat et plus succinctement, chiffres à l’appui, la prolifération de la bureaucratie qui, sous couvert de l’objectif de la gestion de la pénurie, donne au nouveau régime sa véritable nature : un régime étatique. Enfin, il s’est attaché à démontrer la modernité de bien des mesures prises et leur survivance. Mais, l’analyse reste peu fouillée, technocrates et bureaucratie occupent 12 pages sur 379 . On ne s’étonnera donc pas que trente ans plus tard, dans l’ouvrage collectif La France sous Vichy : autour de Robert O. Paxton paru en 2004, les fonctionnaires ne soient pas évoquésprès le débarquement, l’appareil d’État de Vichy tombe comme un fruit mûr et passe sans coup férir sous le contrôle de la Résistance dans les départements libérés. L’ultime intention des dirigeants de Vichy est alors de ménager une porte de sortie honorable à l’État français en sauvegardant le principe de sa légitimité. Une course de vitesse s’engage alors entre Laval et Pétain pour déterminer lequel des deux parviendra le premier à conclure un accord avec les Américains tout en laissant de Gaulle sur la touche.

Après le débarquement, l’appareil d’État de Vichy tombe comme un fruit mûr et passe sans coup férir sous le contrôle de la Résistance dans les départements libérés. L’ultime intention des dirigeants de Vichy est alors de ménager une porte de sortie honorable à l’État français en sauvegardant le principe de sa légitimité. Une course de vitesse s’engage alors entre Laval et Pétain pour déterminer lequel des deux parviendra le premier à conclure un accord avec les Américains tout en laissant de Gaulle sur la touche l s’agit en quelque sorte de rééditer les événements algérois de novembre 1942, mais cette fois au profit de Vichy. Laval mise sur l’hostilité des Américains à de Gaulle et recherche une solution parlementaire. Le 7 août, il apprend que les autorités vichystes de Paris (le préfet de police Bussière, Victor Constant, le président du conseil général de la Seine, Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris) envisagent d’accueillir solennellement les Américains sur le perron de l’Hôtel de Ville en compagnie du maréchal Pétain et de lui-même.

Installé à Paris à partir du 8 août 1944 et retrouvant ses vieux réflexes parlementaires, Laval commence par consulter et en vient à la conclusion que la réunion de l’Assemblée nationale donnerait encore plus de légitimité à cette passation de pouvoir. Il sonde, à droite, Anatole de Monzie et, à gauche, Paul Faure et s’assure le feu vert d’Abetz. Ce dernier affirme dans ses mémoires, sans doute pour se donner, une fois encore, le beau rôle, qu’il fut avisé de son projet par Laval et qu’il l’autorisa, mais sans en référer à Berlin. En réalité, Abetz s’empresse d’alerter Ribbentrop qui, curieusement, donne son accord dans un premier temps. De toute façon, cela ne change rien à la situation. Laval ne prend guère de précautions et Oberg, le chef des SS en France, a immédiatement vent de l’affaire et en informe également Berlin. Le 11 août, Laval réunit les maires de la région parisienne. Ce sera son dernier succès : 87 des 89 maires sont présents. Ces derniers ont tous été nommés ou maintenus par Vichy depuis 1940 et, en leur sein, les « lavaliens » sont légion, encadrés par le fidèle Victor Constant. Laval fait part de ses intentions aux édiles parisiens qui, unanimes, votent un texte par lequel ils déclarent lui faire toute confiance pour trouver « les voies du salut qui conduiront le pays vers sa résurrection ». Dans ce texte, aucune allusion à la Résistance ni à de Gaulle, encore moins à la République. Berlin ne mettant pas son veto et le soutien des élus parisiens étant assuré, la voie est libre pour la seconde phase de l’opération. Laval imagine alors de convoquer les Chambres en leur demandant de désigner le nouveau chef du gouvernement et de rétablir la IIIe République. Ce que le Parlement a fait à Vichy le 10 juillet 1940, il peut le défaire à Paris en août 1944. S’il est impossible de réunir les parlementaires, on envisage, en application de la loi Tréveneuc de 1872, de se replier sur l’accord des conseils généraux. Votée au lendemain de la défaite de 1870, la loi Tréveneuc dispose qu’en cas d’empêchement de l’Assemblée nationale, les conseils généraux peuvent se substituer à elle.

Observons que les milieux giraudistes, à Alger, ont déjà envisagé, en 1943, d’exhumer cette vieille disposition contre de Gaulle. Mais, pour que la manoeuvre réussisse, il faut à Laval la caution de grands parlementaires. Il fait ainsi libérer Édouard Herriot, le dernier président de la Chambre des députés, qui s’est pourtant rallié à de Gaulle par une lettre en mai 1943. De santé fragile, affaibli, Herriot est en résidence surveillée à Maréville, près de Nancy, après avoir été détenu dans la station d’Évaux-les-Bains. Le 12 août, Laval est à Nancy où, sans grande difficulté, il convainc Herriot de le suivre à Paris. Les deux hommes rentrent dans la capitale le soir même, escorté par un officier SS, le lieutenant Nosek, délégué par Oberg. Laval installe aussitôt l’ancien président du Conseil à l’Hôtel de Ville, dans les appartements du préfet de la Seine Bouffet. Laval joue très serré. Pour que ce numéro d’équilibriste réussisse, il faut la carte blanche des Allemands, mais aussi l’accord au moins tacite des Américains. Laval fait donc sonder Allen Dulles, le chef de l’OSS installé à Berne qui, prudent, se contente de lui assurer que, s’il faisait libérer Herriot, Roosevelt lui en tiendrait compte. Herriot est d’abord séduit, peut-être même flatté, par le projet de Laval. Mais, très vite, le vieux briscard prend la mesure de la situation et devient méfiant, avançant mille prétextes pour tergiverser. Pour justifier son refus de convoquer l’Assemblée nationale (expression qui désigne la réunion des deux Chambres sous la IIIe République), il se réfugie derrière l’accord de son collègue Jules Jeanneney, le président du Sénat et, protocolairement, le président en titre de l’Assemblée nationale. Or, Jeanneney est alors en résidence chez son fils à Grenoble, c’est-à-dire, dans le contexte matériel de la France d’août 1944, à l’autre bout du monde. Il en faut plus pour décourager Laval qui charge Blondeau, un haut fonctionnaire, d’aller chercher le président Jeanneney à Grenoble. Le temps passe dangereusement et Herriot se contente désormais de lire la RF en fumant des cigares sous la bonne garde de son ange gardien Nosek.Il a plusieurs entretiens très cordiaux avec Laval, les deux hommes évoquant le temps passé et semblant tranquillement préparer un gouvernement d’avant guerre, mais le maire de Lyon devient subitement hésitant dès que Laval évoque l’avenir. C’est alors que, pour Laval, tout se dérègle. La Résistance, à son tour, entre en scène. Le 13 août, une affiche des FUJP, apposée dans Paris, dénonce les « maquignons de la politique » tout en affirmant que le « peuple de Paris » se dressera contre ces manoeuvres et que le seul gouvernement légal est celui du général de Gaulle. Ayant eu vent des manoeuvres de Laval, certains milieux de la Résistance parisienne, sous la houlette du sous-préfet Yves Bayet, membre de l’organisation de résistance Honneur de la Police, envisagent même d’enlever Herriot. Mais le projet est finalement abandonné après qu’André Enfière, qui est lié à Herriot, est parvenu à rencontrer Parodi et Bidault, le 15 août, et à les dissuader de recourir à de telles extrémités. Dans le même temps, Périer de Férol, le secrétaire général de la préfecture de la Seine et membre de l’ORA, une organisation de résistance bien implantée à Paris, parvient de son côté à convaincre Blondeau de renoncer à aller chercher Jeanneney à Grenoble. En outre, Laval ne parvient pas à nouer un véritable contact avec les Américains ni à convaincre Pétain de quitter Vichy pour se rendre à Paris afin de couronner la manoeuvre parlementaire. Enfin, Berlin met son veto. Même si Abetz avait donné sa caution personnelle dans un premier temps et même si Ribbentrop avait un moment vacillé, les dirigeants nazis (en particulier Goebbels et Himmler) refusent catégoriquement de voir réapparaître les symboles parlementaires de la vieille Europe. Les chefs de l’ultracollaboration (Déat, Brinon, Bonnard, Darnand), présents à Paris encore pour quelques heures, partagent le même point de vue. Révulsés devant la perspective d’une renaissance du parlementarisme, ils usent des derniers feux de leur influence à Berlin pour obtenir l’abandon de la manoeuvre. Le 16 août au soir, vers 22 heures, Herriot se voit signifier par l’inévitable lieutenant Nosek qu’il doit repartir aussitôt pour Nancy sous bonne escorte. Pierre Bourget cite cet extrait des mémoires de Nosek aussi amusant que significatif de l’état d’esprit d’Herriot en ces journées du mois d’août 1944 : Je me rendis seul chez Herriot [en réalité à l’Hôtel de Ville] qui me reçut déjà en pyjama et en robe de chambre. Lorsque je l’informai de ce que j’avais à lui dire d’après les ordres reçus, Herriot eut un véritable accès de fureur. Il cria à haute voix quelque chose comme : « À quoi pensezvous ? Pour qui me prenez-vous ? Je suis le président de la Chambre française, j’ai toujours été correct à l’égard de l’Allemagne et je vous interdis un tel traitement, etc. » […] En hurlant ces paroles, souvent à peine compréhensibles, il frappait du poing sur la table en sorte que toute la chambre tremblait. Attirée par ce bruit, sa femme arriva, laquelle aussi en robe de chambre, se précipita dans la pièce et ne cessa de dire : « Édouard, tranquillise toi »



 


 

Finalement, le 17, après avoir tranquillement déjeuné à l’hôtel Matignon en compagnie de Laval et d’Abetz, Herriot et son épouse reprennent la route de Nancy. Herriot n’y demeure que quelques jours avant d’être conduit en résidence surveillée à Potsdam où il ne sera libéré qu’en avril 1945 par les Soviétiques. Ainsi se terminait l’ultime tentative de Pierre Laval pour se ménager et ménager à Vichy une porte de sortie honorable.inalement, le 17, après avoir tranquillement déjeuné à l’hôtel Matignon en compagnie de Laval et d’Abetz, Herriot et son épouse reprennent la route de Nancy. Herriot n’y demeure que quelques jours avant d’être conduit en résidence surveillée à Potsdam où il ne sera libéré qu’en avril 1945 par les Soviétiques. Ainsi se terminait l’ultime tentative de Pierre Laval pour se ménager et ménager à Vichy une porte de sortie honorable. Si les Allemands se souciaient comme d’une guigne de cette perspective, ils entendaient, en revanche, conserver un gouvernement « français » à leur discrétion qui pourrait animer une « résistance » contre l’« envahisseur » anglosaxon. Le 17 août, arrive de Berlin une ferme instruction de Hitler et de Ribbentrop : l’intention des autorités allemandes est de « déménager » le gouvernement français à Belfort, si besoin est par la force. Ce même jour, vers 18 heures, Laval réunit à Paris un dernier Conseil des ministres plus ou moins fantomatique. Autour de la grande table de l’hôtel Matignon, dont la Résistance ne va pas tarder à prendre le contrôle, on ne trouve, en effet, outre Laval, que six ministres : Jean Bichelonne (Production industrielle), Abel Bonnard (Éducation nationale), Raymond Grasset (Santé), Paul Marion (secrétaire d’État auprès du chef du gouvernement), Pierre Mathé (Agriculture) et Maurice Gabolde (Justice). Les ministres rejettent fermement l’ultimatum allemand, mais répugnent également à tout acte de résistance collective. Dans ces conditions, Laval se résout à refuser d’exercer dorénavant les fonctions de chef du gouvernement. Il transmet une ultime protestation à Abetz : « Je voulais accomplir jusqu’au bout et quels qu’en soient les risques, mon devoir de chef du gouvernement. Je dois m’incliner, mais vous comprendrez que, dans ces conditions, je cesse d’exercer mes fonctions. »

Finalement, vers minuit, au ministère des Travaux publics, boulevard Saint-Germain, les ministres de Vichy montent dans des voitures qui, sous forte escorte des SS, les conduisent dans la nuit à Belfort où devaient les rejoindre les ministres enlevés à Vichy quelques jours plus tard dans des conditions similaires. Seul Grasset parvint à tromper la vigilance des Allemands et à disparaître dans la nature. Avant de quitter Paris, Laval eut le temps de signer une dernière série de décrets. L’un d’eux maintenait en poste les deux préfets de Paris : Bouffet (préfet de la Seine) et Bussière (préfet de police). Les instructions de Laval donnaient mission aux préfets d’assurer le ravitaillement et de représenter le gouvernement pour prendre contact avec les Alliés. En réalité, la place était vide et l’autorité des deux préfets, de même que celle de Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris, réduite à sa plus simple expression. Depuis le 15 août, le préfet de police avait perdu le contrôle des forces qu’il était censé diriger. Les trois hommes durent se contenter de demander officiellement au général von Choltitz d’épargner Paris.

Il s’agit en quelque sorte de rééditer les événements algérois de novembre 1942, mais cette fois au profit de Vichy. Laval mise sur l’hostilité des Américains à de Gaulle et recherche une solution parlementaire. Le 7 août, il apprend que les autorités vichystes de Paris (le préfet de police Bussière, Victor Constant, le président du conseil général de la Seine, Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris) envisagent d’accueillir solennellement les Américains sur le perron de l’Hôtel de Ville en compagnie du maréchal Pétain et de lui-même.

Installé à Paris à partir du 8 août 1944 et retrouvant ses vieux réflexes parlementaires, Laval commence par consulter et en vient à la conclusion que la réunion de l’Assemblée nationale donnerait encore plus de légitimité à cette passation de pouvoir. Il sonde, à droite, Anatole de Monzie et, à gauche, Paul Faure et s’assure le feu vert d’Abetz. Ce dernier affirme dans ses mémoires, sans doute pour se donner, une fois encore, le beau rôle, qu’il fut avisé de son projet par Laval et qu’il l’autorisa, mais sans en référer à Berlin. En réalité, Abetz s’empresse d’alerter Ribbentrop qui, curieusement, donne son accord dans un premier temps. De toute façon, cela ne change rien à la situation. Laval ne prend guère de précautions et Oberg, le chef des SS en France, a immédiatement vent de l’affaire et en informe également Berlin. Le 11 août, Laval réunit les maires de la région parisienne. Ce sera son dernier succès : 87 des 89 maires sont présents. Ces derniers ont tous été nommés ou maintenus par Vichy depuis 1940 et, en leur sein, les « lavaliens » sont légion, encadrés par le fidèle Victor Constant. Laval fait part de ses intentions aux ALLEMANDS

Le cas des préfets ayant servi l’État français a ceci de particulier qu’il existe en fait deux dossiers ouverts à son nom dans la sous-série F1bI (personnel du ministère de l’Intérieur) : l’un (cotes 700 à 800, ou 943 à 966), d’ordre administratif, porte sur l’ensemble de la carrière, les affectations sous Vichy y prenant leur place chronologique parmi celles obtenues avant, et le cas échéant après, la période de l’État français. Plus spécifique, le second dossier (conservé sous les cotes 1037 à 1125) concerne l’épuration : il est composé des éléments les plus significatifs extraits du dossier précédent, ainsi que des pièces relatives aux mesures prises à la Libération envers chacun des membres du corps préfectoral. Détaillons brièvement ce que permet le dépouillement de l’un et l’autre de ces dossiers.

Le dossier « administratif » est d’abord un résumé de la carrière. La chemise cartonnée qui en constitue le contenant retrace la suite des affectations de l’intéressé, avec la date de la nomination – fût-ce pour ordre – et la date d’installation, c’est-à-dire de prise effective de fonctions. Le dossier administratif comprend également des éléments d’ordre financier, liés à la progression dans la carrière. Les préfectures, pour la période qui nous intéresse, étaient réparties entre quatre classes (de la 3e classe à la hors classe), la carrière consistant à occuper successivement des postes de chacune des classes, donc à voir son traitement progresser en conséquence. Ce cursus honorumrigide fut assoupli par l’instauration sous la Troisième République de la « classe personnelle », accordée à titre définitif par le ministre de l’Intérieur à un préfet indépendamment de son accession à une préfecture de la catégorie correspondante.



 

Dans la chemise cartonnée qu’on vient de décrire, se trouve un sous-dossier regroupant les feuilles annuelles de notation, un autre les interventions et, réparties par affectation, les pièces qui traduisent le quotidien, parfois terriblement prosaïque, des relations d’un sous-préfet ou d’un préfet avec sa tutelle : arrêts de maladie, demande de congés – surtout s’ils s’accompagnent d’une sortie du territoire départemental, que le ministre doit autoriser explicitement – état des frais de déménagement. Pour faire établir par la SNCF la carte de circulation dont bénéficient, avantage non négligeable, les membres de l’administration préfectorale, le ministère demanda au cours des années quarante une photographie d’identité. L’examen de ces photos fait aussi partie du travail de l’historien.

Ce même dossier peut aussi contenir des pièces d’ordre politique. Il est rare en effet qu’au cours d’une carrière un membre de l’administration préfectorale n’ait eu aucune occasion de se faire remarquer soit de son préfet lorsqu’il est sous-préfet, soit des élus qui demandent son maintien avec promotion ou au contraire sa mutation hors du département avant la prochaine échéance électorale, soit encore d’un journal, local ou national, le plus souvent d’opposition (L’Action française était friande de ce type de dénonciation), qui ne perdra pas une occasion de souligner la partialité politique de tel ou tel subordonné du ministre de l’Intérieur. Coupures de presse, lettres, notes griffonnées lors d’un coup de téléphone ou d’un entretien dans le cabinet du directeur du personnel restent, exploitées ou non, dans une mince sous-chemise.

Mais, pour ceux qui servirent l’État français, l’essentiel du dossier politique se trouve dans « l’autre » dos-sier. Constitué au moment où durent se mettre en place, de manière précipitée, les procédures d’épuration administrative et pénale du corps préfectoral, ce dernier se compose à la fois de documents ayant servi de fondement aux accusations justifiant une mesure d’épuration et de pièces produites à chacune des étapes de ces procédures. On y trouve donc presque systématiquement les avis des commissions consultatives chargées de proposer l’une une mesure d’épuration, l’autre un éventuel reclassement si la carrière sous Vichy était considérée comme exagérément rapide. S’agissant des préfets auxquels étaient reprochés des faits particulièrement graves, le dossier comporte aussi les procès-verbaux d’interrogatoires de témoins lorsque, par commission rogatoire d’un juge d’instruction, la police était chargée de nourrir le dossier pénal des intéressés. L’arrêté ou le décret portant mesure d’épuration, parfois éloigné de la proposition faite par la commission, engendre une autre série de pièces : celles relatives au calcul de la pension due, et plus tard, à mesure que le temps vient atténuer la rigueur des châtiments, celles portant application des lois d’amnistie ; éventuels pourvois devant la juridiction administrative aussi, générant mémoires en réponse du ministère de l’Intérieur, jugement ou arrêt et, si la mesure initiale est annulée, modalités de reconstitution de carrière sous son double versant, administratif et financier.

Cette répartition de pièces entre deux dossiers peut, en première analyse, apparaître comme la concrétisation quasi métaphorique de la banale dichotomie rupture-continuité : celle-ci traduite par un dossier administratif englobant, affectations parmi d’autres, les postes tenus sous l’État français, celle-là signifiée par le dossier d’épuration, qui marque évidemment une inflexion dans la carrière. C’est toutefois plus en croisant qu’en opposant ces deux ensembles qu’ apparaissent le plus clairement les difficultés d’interprétation des comportements, qui rendra nécessaire l’approche systématique que nous proposons plus loin. Il est banal de rappeler – c’est le cas dans toute recherche sur archives – qu’un document ne se comprend pleinement que si l’on sait qui parle de quoi à qui, dans quel style, quel euphémisme est courant, quelle formule est creuse, etc.. Plus significatif pour notre propos ici est l’utilisation, tout au long de la période qui s’étend du début des hostilités à la fin des opérations d’épuration, des doubles langages, et plus subtilement des doubles interprétations des faits : un préfet, au demeurant résistant incontestable, demanda ainsi à Laval, en août 1942, la régularisation de sa situation au motif que son éviction, en octobre 1940, par Peyrouton avait été présentée comme « une mesure symbolique », nécessaire pour des raisons d’affichage politique mais devant être rapidement compensée par une nomination dans un grand corps. Cinq ans plus tard, s’adressant au ministre socialiste Le Troquer, il sollicitait un reclassement particulièrement favorable comme préfet hors classe, au motif que c’était « parce que cette administration [de Vichy] [le] considérait – à juste titre – comme hostile à sa politique vis-à-vis de l’occupant comme vis-à-vis des institutions républicaines qu’elle avait pris cette mesure. » Ce genre de réécriture, ou à tout le moins de sollicitation d’un même fait à des fins opposées, n’est pas isolé. Il se diffuse au contraire à mesure que la source s’éloigne de l’archive produite dans l’activité administrative pour se rapprocher du statut de rapport, de témoignage ou d’autre écrit de circonstances.

Revenons aux sources et aux chiffres. Dès les premières lignes du texte de Luc Rouban.une caractéristique des préfets de Vichy apparaît : leur nombre. En effet, pendant les 63 années que dura la Troisième République (avec les bornes posées ci-dessus), 934 hommes exercèrent des fonctions préfectorales, ils furent 303 pour les douze ans de la Quatrième République stricto sensu. Le nombre moyen de changements de préfets par an fut donc de 14,9 sous la Troisième République ; il doubla presque, en atteignant le nombre de 25,2 sous la Quatrième République. Mais même celle-ci apparaît comme un modèle de stabilité par rapport à l’État français, où le taux de rotation par année culmine à 57,2. On peut certes trouver bien des facteurs expliquant ce chiffre, des difficultés d’administration de la période aux exigences de l’occupant ou à la volonté de revanche politique. Il n’en signe pas moins l’extension à la sphère administrative de l’instabilité politique qui caractérise le régime.



 

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Si Vichy marqua le début de l’institutionalisation du corps préfectoral, les préfets de l’État français ressemblaient en moyenne beaucoup à ceux qui servirent la Troisième République. À l’exception, notable mais peu importante en volume, des militaires les préfets de Vichy sont biographiquement proches de leurs prédécesseurs. Leur origine géographique reste majoritairement le sud du pays et leur cursus universitaire privilégie toujours, à 80 %, le passage par les facultés de droit. Avec une spécificité toutefois : 22 % de préfets de Vichy étaient docteurs en droit, pourcentage jamais atteint jusque là et qui ne sera jamais retrouvé par le suite : est-il abusif de voir dans cette caractéristique une origine du « légicentrisme » dont nous avons, après d’autres, cru lire les traces dans l’attitude de la haute fonction publique de l’État français ? En revanche la lecture des dossiers individuels renseigne peu sur la religion effective, la référence quasi unanime au catholicisme n’indiquant pas ce qu’il en est de la pratique religieuse.

L’ensemble de ces caractéristiques traduisaient on ne peut plus concrètement la forte emprise du parti radical sur le ministère de l’Intérieur depuis le début du siècle. Dans les années trente, et mis à part les cabinets Laval et Tardieu d’un côté, Blum de l’autre, la place Beauvau se trouva tenue presque continûment par le parti radical, soit au niveau de ses ténors (Chautemps, Sarraut) soit par des députés dont le nom n’est pas passé à la postérité, tels Albert Mathieu ou Jean Durand. Un certain type de préfet en découlait ; c’est, pour l’essentiel, à partir du vivier qui les produisait que Vichy construisit son administration préfectorale.

Le corps préfectoral qui sert Vichy n’est pourtant pas identique à celui en fonctions sous la République. Il en va ainsi, très concrètement, des origines sociales des membres de l’administration préfectorale de l’État français. Les conclusions de Luc Rouban sont sans ambiguïté :

Les origines sociales des préfets de Vichy tranche clairement avec celui de leurs prédécesseurs. La proportion des préfets originaires des classes supérieures perd dix points alors que les préfets issus des classes populaires ou moyennes constituent presque la moitié de l’effectif, ce qui est assez conforme aux origines sociales comme aux préoccupations populistes des animateurs de la Révolution nationale.

Quelques éléments socio-politiques peuvent être regardés de plus près. Reprenons ainsi à l’État français, pour les examiner l’un après l’autre, les qualificatifs revendiqués de rénovation de la carrière préfectorale : des hommes jeunes, des hommes neufs, des hommes compétents, restés à l’écart de l’intrigue politique.

– des hommes jeunes

La faible variation de la moyenne d’âge des préfets lors de leur nomination entre la Troisième République (43,6 ans) et Vichy (44,7 ans) montre que malgré la symbolique associée à son chef, père ou grand-père de la Patrie, l’État français n’est pas une archéocratie. Ce fut même un rajeunissement des cadres qui se manifesta d’abord, pour des raisons arithmétiques, dans les premiers temps du régime grâce à l’appel d’air qui découla des nombreuses épurations tout de suite mises en œuvre : abaissement des limites d’âge, par application de la loi du 12 septembre 1940, et « juilletisation »décapitèrent en effet la hiérarchie. À l’exception notable du Nord dont le préfet, Carles, en poste depuis avril 1936, resta en place (sans doute en raison des inextricables difficultés administratives et matérielles nées du rattachement de son département à l’administration militaire allemande de Bruxelles), les grandes préfectures changèrent toutes de titulaire. La génération des hommes nés autour de 1880 céda la place, à commencer par le plus gradé des préfets, Villey-Desmeserets, préfet de la Seine, âgé de 62 ans. Il en fut de même à Toulouse (Atger), à Bordeaux (Bodenan), à Marseille aussi – où le préfet Bouet, plus heureux que ses confrères, ne fut pas mis à la retraite, mais intégré au Conseil d’État.

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Les Transport de la Honte sous l Heure d’été de la collaboration a Paris 1940 1945

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Lors de sa création, la STCRP exploite cent-douze lignes de tramway, numérotées de 1 à 128, formant un réseau de 960 kilomètres

Elle reste marquée par la culture de la CGO, dont elle conserve le directeur, André Mariage. La STCRP n'est pas un organisme public, comme le sera la RATP, mais une société privée du groupe Empain titulaire d'une concession sous la forme d'affermage en régie intéressée du département de la Seine (qui encaisse les bénéfices et couvre les déficits).

Jean Empain avait eu “une attitude nettement germanophile se manifestant, en particulier, par des réceptions continuelles d'officiers dans sa propriété de Bouffement  Ce modèle de la collaboration d'affaires et mondaine fut comme bien d'autres sauvés du tribunal par d'énormes et puissantes complicités intérieures, avant de l'être par un fatal cancer de la gorge   La France enquêteuse marcha sur des œufs, sachant “les milieux officiels belges (...) extrêmement réticents sur le cas du baron Empain, vraisemblablement en raison des intérêts qu'il représente” – de l'ordre de 4,5 milliards –, “mais en outre il semble qu'une grande partie des capitaux contrôlés par ce groupe appartienne personnellement au roi Léopold III”. Muller, membre éminent “du milieu Empain”, échappa pour sa part à l'interrogatoire, en déclarant que : “si l'on l'interroge officiellement le gouvernement belge sera saisi de l'affaire et qu'il y aura une intervention de sa part auprès de MM. Spaak ou Gut”. Caricature minoritaire de la Collaboration que ce “noceur” qui aurait “seulement fait la noce avec les Allemands comme il l'a fait (sic) avec d'autres”, plaisante “thèse du milieu Empain”, en l'espèce de Muller, “interrogé par personne interposée” (le baron et sa femme avaient, notamment à l'occasion d'un voyage au Congo, acquis une réputation de mœurs particulièrement dissolues) ?

Son frère Louis était le second héritier du tentaculaire empire légué par leur père, le premier baron Empain, étendu des banques, notamment la Banque Générale de Belgique, au pétrole et à la chimie en passant par les sociétés électriques, les charbonnages, la métallurgie, les tramways de Belgique et de Buenos Aires, le métro parisien (alors privé), les intérêts divers en Belgique, au Congo, en France, en Espagne et au Canada, etc. “Très bien considéré” et menant une vie moins tapageuse ou dissolue que Jean, Louis Empain ne se borna cependant pas aux contacts économiques de routine avec l'occupant. Cet administrateur pourvu de sièges multiples (Électricité du Pays de Liège, Arena, Tabarudi, Société Congolaise, Banque Immobilière ardennaise, Compagnie belge d'entreprises minières à Rindue, Compagnie auxiliaire d'Entreprise générale de la Société de Saint-Ode, Compagnie Belge du Levant, Ateliers des constructions électriques de Charleroi, liste non exhaustive, comparée à l'énorme “groupe Empain”) franchit les limites de la politique conservatoire : la dernière société citée fit en particulier “l'objet de violentes attaques de la part de la presse belge pour avoir, pendant l'Occupation, réorganisé ses méthodes (Bedeau), augmenté sa production et conclu des accords avec la société allemande Siemens” 

Si les autorités canadiennes confient la responsabilité du séquestre à M. A.-H. Mathieu, haut fonctionnaire au secrétariat d’État à Ottawa, ils n’hésitent pas à nommer comme responsable adjoint de la saisie avec le titre de contrôleur, le directeur-général de la Belgo-Canadienne de Crédit, M. Pierre Roche qui, en tant que citoyen suisse, n’est pas touché par la loi. Cette mesure ne sera pas suffisante pour apaiser le dépit ou la colère de Louis Empain. C’est par une lettre datée du 24 juillet 1945, qu’il informe M. Pierre Roche et ses collaborateurs de la décision irrévocable qu’il vient de prendre de liquider toutes ses sociétés canadiennes.

Le directeur-général de la Belgo-Canadienne de Crédit a-t-il tenté de faire revenir le baron sur sa décision ? Un informateur nous a dit qu’il aurait pu charger le sénateur Léon-Mercier Gouin d’une mission en ce sens, lui qui a fait deux voyages en Belgique, en septembre 1944 et fin janvier 1945, au cours desquels il a rencontré Louis Empain. Au retour de son second voyage, Léon-Mercier Gouin montera aux barricades pour se porter à la défense de son ami : " En certains milieux communistes, dira-t-il, on a attaqué mon ami Louis Empain, comme du reste tous les industriels et les financiers de la Belgique, sous prétexte que c’étaient des collaborateurs. L’histoire véritable est bien différente de ces calomnies. " Quoiqu’il en soit, M. Roche qui souffre d’un asthme inquiétant et tenace - il s’éteindra d’ailleurs à Montréal, le 12 juillet 1948 - ne trouve peut-être plus ni la force ni la motivation pour entreprendre cette ultime opération. Dès la fin de 1945 ou au début de 1946, Louis Empain fera donc appel aux services de son vieil ami et ancien régisseur-général en Belgique. Il nomme Roger van Casteel, président et directeur-général de la Belgo-Canadienne de Crédit, en remplacement de Pierre Roche, avec pour mission de liquider au meilleur prix les diverses sociétés canadiennes appartenant au groupe Louis Empain.La mise sous séquestre de ses biens jointe aux allégations mensongères que l’on fait courir dès le début de la guerre, sur le baron et sur ses présumées activités de collaborateur du régime nazi vont précipiter sa décision de liquider tous ses avoirs au Canada. Mais, à ces deux facteurs, il faut en ajouter un troisième, le plus important, nous dira sa femme, Geneviève Hone : l’homme a changé. Ses priorités et ses intérêts aussi. Désormais, Louis Empain que, dans certains milieux, l’on se plaît à nommer avec dérision, le petit Léon Bloy de Belgique, va tenir fermement entre ses mains sa propre destinée, n’aspirant plus qu’à un seul idéal : la sainteté. Il refuse donc de marcher dans les traces du Général-baron Édouard, son père qui, pourtant, s’était un jour demandé si ce fils cadet ne valait pas mieux que l’aîné pour lui succéder à la tête du Groupe. Il renonce à devenir un grand financier, un célèbre capitaliste, un éminent entrepreneur. Il se veut philanthrope, pédagogue et moraliste. Dorénavant, son champ d’action se limitera à son pays, la Belgique, et ses investissements, à ses œuvres caritatives. Violemment contesté par tous ceux qui redoutaient la nationalisation d'Ugine, ce document étudiait l'“activité pendant l'Occupation” : plus précisément, les huit produits ou types de produits livrés, tous clairement destinés à “aider l'économie de guerre ennemie” (sodium, chlore, produits fluorés, acétone, acide nitrique, hydrogène, électrodes, métaux légers, aluminium et magnésium), la “Relève” et les négociations, décrites plus loin, sur l'affaire commune IG Farben-Ugine-Buna menées sans désemparer de juillet 1941 à octobre 1943. L'imprimé de Wiesbaden confirme, entre autres, les conclusions que cette Commission d'Enquête régionale tira de son analyse “par produit” des livraisons au Reich en guerre : la seule documentation fournie par le secrétariat général de la société ne révélait, bien au contraire, “aucune contrainte et aucun freinage” de la production (à propos des contrats sur l'acétone avec la société allemande Degussa, évoquée ci-dessous) ; et l'on pouvait généraliser à l'ensemble des livraisons les remarques faites à propos des contrats A et B signés par la Société générale du Magnésium : le premier, signé le 7 septembre 1940, avait précédé la lettre officielle de Vichy, datée du 9 ; le second, conclu le 3 avril 1941 par Dumas et Jaoul, le fut “sous réserve de l'accord des deux gouvernements allemand et français, que les parties contractantes demanderont immédiatement. La SGM n'a donc pas ici exécuté les "ordres" de l'autorité de fait de Vichy, mais conclu un accord qu'elle demande ensuite à celle-ci d'approuver

 

L’homme tout-puissant de cette société, précurseur de la RAPT, se nommait Lucien Nachin (1885-1951), directeur des ressources humaines et donc à la tête des environ 25.000 employés, de 1940 jusqu’à sa mise à la retraite le 1er juin 1946.

La mise au pas du personnel et l’application des « lois de Vichy »

La société ne peut résoudre seule cette question. Pour la préfecture de la Seine, une chose est certaine : « Il n’était pas possible que le département, lié aux agents du réseau de surface par le statut, continuât à supporter une charge de salaire aussi lourde qu’improductive. »19 Dès lors, les dégraissages sont massifs. Sur 22 792 agents, la loi du 1er décembre 1940 n’en maintient pas plus de la moitié en service. Elle fixe, pour un réseau de 1 000 voitures, l’effectif du personnel à 10 896 agents. Pour remédier à une situation exceptionnelle, il fallait des mesures non moins exceptionnelles. Dans un premier temps, il s’agit de mises à la retraite puis d’encouragements donnés aux démissions volontaires par l’octroi d’un pécule. Dans un second temps, les agents restés en surnombre après l’application de ces premières mesures sont, conformément à l’article 4 de la loi, mis en « congé spécial de disponibilité » (CSD) pour une durée de cinq ans à partir du 1er janvier 1941. Pendant quinze mois, ils auront le droit à une indemnité mensuelle égale à la moitié de leur rémunération. Le 30 décembre 1940, les listes nominatives des agents placés en CSD sont affichées dans les différents établissements de la société : on compte 11 024 noms

Pour la direction de la STCRP, qui a toujours repris à son compte la propagande antisociale de la droite et dénoncé les avantages accordés au personnel du réseau par l’État et le département de la Seine, l’Occupation est l’occasion de reprendre en main la société. Les militants communistes constituent une cible privilégiée. La STCRP va appliquer avec un zèle certain la législation de Vichy. Dans un premier temps, la politique d’exclusion obéit à une logique préventive : les « meneurs » connus de longue date sont révoqués. La loi du 17 juillet 1940, complétée le 30 août, donne aux services concédés le droit de proposer au préfet la suspension de tout employé pour raisons professionnelles ou politiques. La direction affiche clairement sa volonté d’étouffer la contestation dans l’œuf. Elle demande l’épuration des fortes têtes et des meneurs Quant au service du personnel, il fait établir des rapports individuels. On peut lire par exemple : « Gabriel F., agent faisant preuve d’une très grande activité extraprofessionnelle dans le service. Réunit dans les terminus, chaque fois qu’il en a l’occasion, ses collègues pour diffuser les mots d’ordre de son organisation. Agent intelligent et dangereux. »  La STCRP a recherché tout particulièrement les anciens membres du Parti communiste. Mais l’étiquette communiste est extensive. Des agents sont « relevés de fonction » parce que sympathisants, parce qu’ils avaient participé aux grèves de 1938 ou de 1928, voire parce qu’ils auraient été signalés « [...] pour avoir manifesté dans l’enceinte de l’Atelier central » Mais toutes les propositions ne sont pas politiques. Les rapports font apparaître dans un peu moins d’un quart des cas, des insuffisances dans le travail, des négligences répétées ou l’insubordination : « Madame H. receveuse. L’examen du dossier montre qu’en plus de signalements pour places non perçues en connaissance de cause, l’intéressé assure également un service peu régulier. »

Le grief fondamental est l’attitude grossière envers les voyageurs. La lecture d’une plainte est caractéristique :« - “elle en a marre d’avoir affaire toute la journée à des imbéciles ; - qu’elle se foutait de la Compagnie et des voyageurs et ne tenait du reste pas du tout à travailler ; - va pleurer chez ta mère, face d’âne” ». [...] Elle peut être considérée comme le type caractérisé de l’agent indésirable pour un service public. » Dans un second temps, la politique d’exclusion prend un tour nettement répressif : une coopération avec la police s’instaure afin de lutter contre les résistants. Pour les dirigeants du réseau de surface, un acte de résistance est avant tout un acte de désobéissance et de trouble pour le service. Face aux mesures de licenciement et à la répression, les agents communistes se sont en effet mis à l’ouvrage. L’action clandestine s’organise et se développe dans les dépôts. Elle prend de multiples formes : lutte revendicative quotidienne pour des tickets de pain supplémentaires, des bleus de travail ou l’octroi de primes et même sabotages. Mais l’aspect principal de l’activité des militants est la rédaction et, plus dangereux encore, la distribution de tracts. La STCRP ne peut tolérer ces tracts clandestins qui entretiennent le mécontentement des machinistes et des ouvriers dont les conditions de travail se sont fortement aggravées. A de nombreuses reprises, la société dénonce cette propagande active et s’interroge sur les mesures à prendre. Une note de la direction du Personnel est ainsi rédigée : « Il semble que si l’on voulait enrayer entièrement ce mouvement, il faudrait prononcer contre les délinquants des peines très sévères. » Dans un avis au personnel, la STCRP par Lucien Nachin  annonce clairement, aux agents « [qui] voudraient apporter dans le service des éléments de trouble ou y introduire un état d’esprit contraire à l’œuvre de rénovation nationale poursuivie par le gouvernement [...] » sa volonté d’user avec rigueur des pouvoirs que lui donne la loi. Aussi, lorsqu’elle saisit des tracts, la STCRP applique effectivement les instructions préfectorales et gouvernementales en envoyant les tracts découverts à la préfecture de Police Elle accélère même les modalités de leur transmission pour permettre une intervention plus rapide de la police comme le précise une note de la direction du personnel « Lorsque la découverte présentera un caractère de gravité certain que le chef d’établissement aura personnellement à établir, celui-ci devra aviser téléphoniquement, sans délais, en même temps que ses chefs hiérarchiques, soit le commissariat de Police local, soit même dans un cas particulièrement grave, M. L., commissaire de Police, direction des Renseignements généraux, préfecture de Police, automatique 467

Aussitôt Paris libéré, l’heure du règlement de compte a sonné. En octobre 1944, en première page de Métro-Bus, on peut lire : « Toute une politique anti-sociale inaugurée dès 39-40 par les décrets Daladier-Reynaud, suivie et aggravée encore par Vichy, Pétain-Laval, ont atteint très durement les catégories des travailleurs du métro et de l’ex-TCRP dans leurs conditions d’existence et dans leur dignité d’agents de la fonction publique. « Parallèlement à toutes ces mesures de régression sociale, bas salaires, journée de travail plus longue, perte des avantages statutaires [...], s’ajoutait toute une série de mesures administratives innovées par un patronat avide de prébende, animé aussi par un esprit de revanche caractérisé [...]. « Le personnel [...] a su apprécier à leur juste valeur les mérites de MM. Chatelet, Le Pape, Volkerick pour la surface ; [...] et combien d’autres restant à mettre sur la sellette ; aujourd’hui chassés des postes qu’ils occupaient, vomis par tout le personnel et les gradés. Ils se sont rendus responsables de faits très graves, dénonciateurs de patriotes, et connus pour leur esprit collaborateur, comme des chefs indignes et des anti-sociaux avérés.

Nachin ne connaissait point le Général de Gaulle personnellement, mais  la libération grâce a X crise de 1934 a sauvé le collaborateur Nachin des poursuites judiciaires  La Seconde Guerre mondiale a provoqué une désorganisation totale des transports parisiens. C’est une période clef pour les entreprises privées de transports - qui ont, ensuite, donné naissance à la RATP - la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP)et la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP). Les deux réseaux connaissent différents sorts. Tandis que le réseau de surface est réduit à sa plus simple expression avec l’utilisation de bus à gaz et de trolleybus, le métro voit, lui, son trafic augmenter considérablement. Les bouleversements causés par la collaboration active  intéressent non seulement le trafic, mais aussi le personnel : licenciements, allongement des horaires de travail et application de la législation vichyste. On peut se demander si ce sont les événements qui dictent ces bouleversements ou, au contraire, si l’Occupation est l’occasion pour la direction de la STCRP d’affirmer son pouvoir et de reprendre en main la société. Les deux interprétations ne s’excluent pas. Aussi, plutôt que de choisir l’une d’entre elles, on tentera d’évaluer le poids respectif des événements et des décisions tributaires de la volonté des dirigeants du réseau de surface. La STCRP des coups très rudes, qui lui seront fatals. La mobilisation de 13 000 agents et la réquisition de plus de 2 000 voitures, dès le 2 septembre, ont entraîné la réduction de service à soixante-quinze lignes. À la fin de décembre 1939, quatre-vingt-onze des cent quatre-vingt-dix-neuf lignes normalement exploitées se trouvent encore fermées. Mais les ateliers et les dépôts ne chôment pas pour autant. Les autobus circulent toujours dans Paris et sa banlieue et, outre l’entretien du matériel roulant, les ateliers sont utilisés pour l’industrie de guerre. L’effort imposé au personnel est considérable. En mai 1939, la semaine de travail était encore de quarante heures. Le décret du 1er septembre 1939 qui fixe le régime de travail pendant la guerre impose soixante heures par semaine, avec un maximum de douze heures par jour pour les hommes et de dix heures pour les femmes. Les heures supplémentaires au-delà de quarante-cinq heures, soit le quart du temps de travail, sont rétribuées seulement à hauteur de soixante-quinze pour cent de l’heure normale. Enfin, la législation sur la conciliation et l’arbitrage est suspendue : on ne peut plus négocier ni les rémunérations, ni les horaires. A la STCRP, un régime spécial vient s’ajouter au précédent : le décret du 19 janvier 1940 stipule que la durée moyenne hebdomadaire du travail peut « si les circonstances l’exigent, atteindre soixante heures sans rémunération du temps supplémentaire » Mais pour mesurer l’effort des agents, on ne peut s’en tenir aux textes légaux sur la durée du travail. La mobilisation a vidé les dépôts. Pour répondre aux besoins de l’exploitation, la STCRP ne dispose plus que de 1 545 machinistes. Ils étaient 7 247 avant la déclaration de la guerre. En raison de l’insuffisance du personnel, les repos des agents sont décalés. Certains restent trois semaines sans y avoir droit. Au cours de l’hiver rigoureux, des machinistes et des receveurs doivent assurer des services comportant onze heures de travail, avec des amplitudes de dix-sept à dix-huit heures sous l'Heure d'été de l'occupation et de la collaboration en zone occupée.  André Mariage collaborateur notoire,  multiplie les démarches auprès des autorités françaises et allemandes afin d’obtenir l’autorisation de reprendre l’exploitation. Dans une lettre au préfet de la Seine, il écrit :« La situation actuelle de l’agglomération parisienne où les échanges sociaux et économiques sont quasi nuls ne peut se prolonger sans risques graves. Or, il n’y a pas de reprise possible de l’activité industrielle et commerciale s’il n’existe pas de communications normales entre les centres de production et de vente d’une part, et les centres de peuplement de banlieue d’autre part. À Paris même, dès que le mouvement des rentrées s’amplifiera, le métropolitain sera insuffisant, comme il l’était naguère, pour répondre aux besoins du trafic urbain

La STCRP a concouru aux opérations militaires françaises en sollicitant sans réserve son personnel. A cela, il faut ajouter une contribution a la collaboration effrénée aux transports nazis , qu’il s’agisse de convois de troupes ou de matériels. Le réseau qui comprenait 648 voitures en service en 1941, n’en compte plus que 510 en juillet 1942. Seules quarante-quatre lignes sont ouvertes. Les réductions importantes de service sont d’abord affectées aux heures creuses puis aux « heures de charges ». Des lignes intra-muros sont supprimées, le service du dimanche est réduit à cinquante pour cent. En janvier 1943, avec l’apparition des premiers trolleybus, une nouvelle ligne est créée et l’exploitation dispose de 515 voitures. Mais au fur et à mesure que se prolonge l’Occupation, la situation devient de plus en plus difficile. Le matériel roulant ne peut plus être entretenu correctement, faute de matières premières : il n’y a plus d’huile pour graisser les voitures.

 

La société doit répondre également aux demandes de main-d’œuvre qui émanent des Allemands au titre de la « relève ». D’octobre 1942 à mars 1943, la CMP s’est vu imposer trois prélèvements successifs : un premier de 700 « ouvriers spécialistes métaux », un deuxième de 450 manœuvres et un troisième de 944 travailleurs. C’est l’augmentation de la durée hebdomadaire du travail, portée de quarante-huit à cinquante-quatre heures, qui permet de compenser dans une très large mesure les départs pour l’Allemagne. Dans les dépôts, les effectifs fondent. À Charlebourg par exemple, le nombre de machinistes passe de cent vingt-deux à soixante-treize. Ce n’est qu’à partir du moment où les prélèvements allemands menacent l’exploitation du réseau que la compagnie s’oppose aux départs de ses agents. Une fois cette crainte dissipée, elle présente aux autorités d’Occupation le nombre d’agents qui lui est réclamé et applique sans ménagement les mesures concernant les réfractaires. Sortant de son rôle d’exploitation du réseau de surface, la société met à la disposition des Allemands ses capacités d’entretien et de réparation. La STCRP possède rue Championnet un atelier important, dans lequel travaillaient 2 000 à 3 000 ouvriers avant l’armistice. On peut y fabriquer des pièces pour automobiles et réparer des véhicules endommagés. Il comprend notamment des départements de chaudronnerie, de fabrication mécanique, de démontage et de remontage, ainsi qu’une forge et des bancs d’essai pour la mise au point. Elle fait donc travailler son personnel sur des commandes allemandes dans ses ateliers de la rue Championnet Par ailleurs, la STCRP détache du personnel qualifié en province pour former des ateliers de réparation de camions militaires et d’engins blindés. Afin de recruter les ouvriers nécessaires, elle n’hésite pas à dégarnir ses propres services pour dégager du personnel. Ainsi, durant la période d’Occupation, le total des sommes facturées aux Allemands s’élève à 580 millions : l’affairisme des Mariage survit à l’absorption de la STCRP.

Lucien Nachin, de dissimuler son passé, de reconstruire une identité fictive et de se faire passer pour un courageux patriote. Lucien Nachin ne s'est-il pas toujours présenté comme un ami du général de Gaulle, comme le prouvait la dédicace signée de la main du futur chef de la France libre pour son ouvrage Trois études ? La mémoire de Jean Marie Dubois reste vive à ce sujet. La légende du grand père était sans faille et son héroïsme supposé construisait pour le petit Jean Marie une mythologie familiale héroïque. Durant l'Occupation Lucien Nachin, ancien officier de l'armée française avait un poste important : il était chef de service à la direction du personnel à la Société des Transports en Commun de la Région Parisienne (STCRP), l'ancêtre de la RATP. Or les autobus de la STCRP vont constituer le moyen logistique déterminant ayant permis les rafles des Juifs, pour leur transport à Drancy, puis de Drancy aux gares de banlieue d'où ils étaient envoyés dans les camps d'extermination ou de concentration. Cette logistique était bien évidemment complétée par les trains et la SNCF a aussi reconnu, tardivement, sa part de responsabilité dans le processus de déportation des Juifs vers les camps de la mort. L'investigation dans les archives de la RATP (dont le nouveau sigle, date de 1949, destiné à effacer l'ancien, trop lié à la collaboration Ces autobus, figurent en bonne place dans toutes les représentations filmiques de la rafle du 16 juillet 1942 qui conduisent au Vel d'Hiv. Ils sont autant d'acteurs muets des Guichets du Louvre, de Monsieur Klein, de la Rafle. Ils sont omniprésents dans tous les témoignages de survivants. Or ces autobus avaient besoin de chauffeurs de confiance pour les conduire, pour les mener à l'adresse indiquée par la police, pour ensuite retrouver les divers points de rassemblement. Il fallait donc une grande organisation méticuleusement précise des personnels, une planification sans défaut, une coordination parfaitement mise au point avec la Préfecture de police, la SNCF et les services allemands. On sait qu'il y eut des ratées. On sait qu'il y eut des policiers qui vinrent prévenir les familles pour les inciter à quitter leurs domiciles à se cacher. Ces gestes, minoritaires, pour réels et admirables qu'ils furent, ne peuvent dissimuler la réalité de la complicité active, à tout niveau de sa hiérarchie, d'un grand service public au service de l'occupant.Ecarté de ses fonctions à la Libération, l'ex-chef du personnel de la STCRP était suffisamment connu de la Résistance, sut cependant grâce au réseau des complicités obligées et des couardises, éviter d'être désigné comme collaborateur. Comme bien d'autres, il sut reconstruire à son profit une légende honorable. Celui qui avait géré avec zèle la logistique parisienne de la déportation des Juifs vers les camps de la mort, avait simultanément dénoncé résistants, communistes et syndicalistes nuisibles à la bonne marche de l'entreprise. Certaines de ces complicités sont dévoilées, des noms apparaissent mais la justice ne les a jamais inquiétées et nombreux sont ceux qui ont fini leur vie avec la bonne conscience comme oreiller. La "continuité de l'Etat" voulue par de Gaulle, autant que la "clôture de ce temps où les Français de s'aimaient pas" voulue par Pompidou, ont refermé le couvercle. La paix civile ou sa fiction imposent leurs règles sans comprendre que des hasards permettent à des voix de sortir de l'oubli où certains avaient désiré les enterrer.

Le symbole de cette collaboration active est bien l'Heure d’été qui sera imposée à la zone libre par la SNCF  en mars 1942  qui aujourd'hui profite des mêmes rouages que pour cacher cette collaboration du fascisme français.

 

 

 

 

 

 

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Ukraine et l extrême droite sous l Heure d'ete des vaincus de 1945

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La division de la Waffen SS « Galicie » : quand l’Ukraine renoue avec les heures sombres d'été de 1940 par son histoireL’idée de créer des troupes SS slaves pour combattre l’URSS avait germé, chez les militaires allemands et dans l’entourage de Rosenberg, ministre nazi chargé des Territoires de l’Est après l’Opération Barberousse. Mais Hitler et son entourage rejeta cette proposition : il n’était pas question de former de grandes unités indépendantes composées majoritairement d’untermenschen slaves.
Début 1943, tandis que les Allemands et leurs alliés se font balayer à Stalingrad, le SS-Brig.Fhr Dr Otto Wächter, alors gouverneur de la Galicie propose à Heinrich Himmler de créer une nouvelle division de la Waffen SS constituée avec des volontaires ukrainiens.
Wächter, qui se trouve à Lviv depuis 1941, est connu pour ses sympathies envers les Ukrainiens.
Il n’est donc pas surprenant de le voir prendre l’initiative de former une grande unité qui serait levée avec des Galiciens, anciens citoyens de l’Autriche-Hongrie, catholiques et plus « occidentalisés » que les Ukrainiens de l’est.
Le thème choisi pour le recrutement est très simple : la lutte sans pitié contre le Bolchevisme et le judaïsme politique Les derniers SS 16.000 de la division ukrainienne déposent les armes le 12 mai près de Radstadt. Pour éviter d’être livrés aux Soviétiques, les Ukrainiens prétendent être des Galiciens, donc des Polonais ! Ils sont alors internés au camp de Rimini, en Italie où ils reçoivent le secours de l’archevêque Ivan Buchko, prélat ukrainien au Vatican, qui va intercéder en leur faveur auprès du pape Pie XII.

Lviv 2009 - Des panneaux publicitaires rendent hommage aux vétérans de la division SS « Galicie » ayant combattu au côté de l’Allemagne hitlérienne. Ses panneaux publicitaires portent l’inscription : «Division ukrainienne Galicie. Ils ont défendus l’Ukraine. »Une enquête est toutefois ouverte et dirigée par la commission canadienne pour les crimes de guerre. Pendant toute la durée des travaux de la commission, se manifeste une campagne active des diasporas baltes et ukrainiennes, dont les représentants exigent que ne soient pas examinées les preuves présentées par les pays occidentaux d'Europe et par l'URSS. Après avoir siégé près de 2 ans, la commission canadienne pour les crimes de guerre, accepte formellement l'absence de responsabilité collective pour les crimes de guerre de la division « Galicie ». Dans le compte rendu officiel de la commission, les membres de la « SS Galicie » sont mentionnés comme des « réfugiés ayant été victimes de la propagande communiste » ; quant à la raison de leur entrée volontaire dans les rangs des SS, elle est renseignée comme étant une « haine à l'égard de la tyrannie communiste »Les Canadiens de la Suprématie blanche ont falsifié l'Enquête avec les pattes rouges Anglaises. Une nouvelle fois, l'Angleterre et la royauté rendent hommage au nazisme Les images d'enfance montrant la future reine Elizabeth II faire le salut nazi rappellent à la mémoire des Britanniques les relations parfois troubles de la famille royale avec le régime hitlérien, une page d'histoire que Buckingham Palace aurait certainement préféré garder refermée.

 

Le Canada renoue sous l Heure d’ete avec la suprématie Blanche dans le nazisme en toute impunité 

 

Les Canadiens ont falsifié volontairement l'enquête sur le massacre de la division Ukrainienne SS Galicie 

Le Slogan Gloire aux Héros a été reprise sur un maillot de Football lors de l'Euro 2021 avec le sceau de l État Ukrainien de 1941

 

Soutien du président ukrainien

Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la tenue, en postant mardi soir sur Instagram une photo où il pose avec le nouveau maillot. "Le nouveau maillot de la sélection de football ukrainienne est en effet pas comme les autres. Il peut choquer. Il comporte plusieurs symboles importants qui unissent les Ukrainiens", a écrit le chef de l'État sur Instagram.L'ambassade des États-Unis à Kiev a aussi réagi sur Twitter, indiquant qu'elle appréciait la nouvelle tenue et utilisant le hashtag "CrimeaIsUkraine" ("la Crimée est l'Ukraine").

Y figurent également les slogans "Gloire à l'Ukraine ! Gloire aux Héros !", formules tirées d'un chant patriotique et devenues un cri de ralliement lors du soulèvement populaire de Maïdan, en 2014, qui avait évincé un président soutenu par le Kremlin, Viktor Ianoukovitch. 

Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la tenue, en postant mardi soir sur Instagram une photo où il pose avec le nouveau maillot. "Le nouveau maillot de la sélection de football ukrainienne est en effet pas comme les autres. Il peut choquer. Il comporte plusieurs symboles importants qui unissent les Ukrainiens", a-t-il écrit sur le réseau social, propriété de Facebook. 

 

 



 L’indépendance de l'Ukraine (aussi l'Acte de restauration de l'État ukrainien) fut proclamée le 30 juin 1941 à Lviv par l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) sous la direction de Stepan Bandera. Le Premier ministre était Yaroslav Stetsko, et le président du conseil des Anciens Kost Levytsky.

L'OUN profitait du retrait des forces soviétiques pour faire valoir ses objectifs.

Certains membres de l'OUN estimaient qu'ils avaient trouvé un nouvel allié puissant avec l'Allemagne pour les aider dans leur lutte contre l'Union soviétique. Quelques jours après l'invasion allemande à Lviv

« Acte de proclamation de l'État ukrainien

1. Par la volonté du peuple ukrainien, l'Organisation des nationalistes ukrainiens, sous la direction de Stepan Bandera, proclame la formation de l'État ukrainien pour lequel sont tombés tant de générations entières des meilleurs fils de l'Ukraine.

L'Organisation des nationalistes ukrainiens, qui, sous la direction de son fondateur et chef Yevhen Konovalets a entrepris, au cours des dix dernières années, une bataille sanglante pour la liberté et contre l'Union soviétique qui veut nous asservir ; cette organisation appelle tous les Ukrainiens à ne pas jeter bas les armes avant que toutes les terres ukrainiennes ne soient réunies pour former un gouvernement ukrainien souverain.

Le gouvernement ukrainien souverain garantit au peuple ukrainien le développement de toutes ses énergies et tous ses besoins.

2. Dans les terres occidentales de l'Ukraine un gouvernement ukrainien est formé, qui est subordonné au Gouvernement national ukrainien qui sera formé dans la capitale de l'Ukraine - Kiev.

3. L'État ukrainien nouvellement formé travaillera en étroite collaboration avec le national-socialisme de la Grande Allemagne, sous la direction de son chef, Adolf Hitler, qui veut créer un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les ukrainiens à se libérer de l'occupation soviétiquec. L'Armée révolutionnaire populaire ukrainienne, qui a été formée sur les terres ukrainiennes veut continuer à se battre avec l'armée allemande alliée contre l'occupation moscovite pour un État souverain et uni et un nouvel ordre dans le monde entier

Vive la Souveraineté de l'Ukraine-Unie ! Vive l'Organisation des nationalistes ukrainiens ! Vive le leader de l'Organisation des nationalistes ukrainiens et le peuple ukrainien - Stepan Bandera

GLOIRE À L'UKRAINE ! »

 

 

Sceau de l'État Ukrainien de 1941

Lviv 2009 - Des panneaux publicitaires rendent hommage aux vétérans de la division SS « Galicie » ayant combattu au côté de l’Allemagne hitlérienne. Ses panneaux publicitaires portent l’inscription : «Division ukrainienne Galicie. Ils ont défendus l’Ukraine.

 

Les révélations sur l’alliance du Canada avec les combattants nationalistes ukrainiens d’extrême droite montrent à quel point les puissances de l’OTAN sont prêtes à collaborer avec les forces politiques les plus réactionnaires dans le cadre de leur escalade militaire agressive contre la Russie. L’offensive militaro-stratégique menée par les États-Unis contre la Russie, qui a vu l’OTAN déployer des forces le long d’une grande partie des frontières occidentales de la Russie, vise à soumettre l’Ukraine et d’autres anciennes républiques soviétiques à la domination occidentale et à ouvrir la Russie elle-même à une exploitation de type néocolonial par les puissances impérialistes.

Les Forces armées canadiennes (FAC) entraînent des groupes néonazis actifs dans les Forces armées de l’Ukraine et dans la Garde nationale de l’Ukraine et collaborent avec eux, à la connaissance et avec l’approbation tacite des gouvernements canadiens successifs.

Le 8 novembre, le Ottawa Citizen a rapporté que des responsables de l’armée et du ministère de la Défense ont tenté de dissimuler une réunion qui a eu lieu en 2018 entre un groupe d’«officiers et de diplomates» canadiens et des membres du bataillon Azov, un groupe ouvertement fasciste dont les membres sont intégrés à la Garde nationale de l’Ukraine. Informés de son idéologie nazie en 2017, les responsables canadiens ne se souciaient que du fait que la réunion reste secrète. Elle a été révélée lorsque le bataillon Azov s’en est vanté sur les médias sociaux.

Une étude [en anglais] de l’Institut d’études européennes russes et eurasiennes de l’université George Washington a récemment révélé que les forces militaires canadiennes formaient des étudiants de l’Académie nationale de l’armée de l’Ukraine (NAA) appartenant à une organisation néonazie appelée «Centuria». La NAA est la version ukrainienne du Collège militaire royal du Canada, où sont formés les futurs officiers et commandants militaires. Des conseillers militaires canadiens, américains et venant d’autres pays de l’OTAN élaborent le programme d’études de la NAA.

Centuria fonctionne comme une aile du bataillon Azov au sein de la NAA et cherche à former un «corps d’élite» d’officiers acquis à l’idéologie néonazie. Le Bataillon Azov, qui célèbre les fascistes nationalistes ukrainiens qui ont collaboré avec les nazis dans leur «guerre d’extermination» contre l’URSS, a été qualifié d’organisation terroriste par le département d’État américain; ceci bien que Washington ait lui-même fait appel à Azov et à d’autres groupes nationalistes ukrainiens d’extrême droite pour renverser le gouvernement ukrainien lors du coup d’État «Maïdan» de février 2014.

Les adeptes de la SS galicienne, réhabilitée de nos jours en Ukraine occidentale, réclament une reconnaissance officielle de leurs « mérites ». Chaque 28 avril est désormais l’occasion de raviver la flamme de leur souvenir nostalgique. Aux Etats-Unis et au Canada, la mémoire de ces ex-combattants nazis galiciens est toujours honorée au sein de la diaspora ukrainienne. Cette dernière est notamment formée d'anciens de la division SS galicienne qui combattit « héroïquement » (sic) l’Armée rouge et les partisans communistes en Slovaquie et en Slovénie. On ne peut donc s’étonner de la complaisance, pour ne pas dire le soutien, des Etats-Unis envers les milices ukrainiennes.

 

 

 

La division de la Waffen SS « Galicie » : quand l’Ukraine renoue avec les heures d ‘ete du Nazisme les plus sombres de son histoire.




On peut être surpris de la lecture paradoxale de l’histoire faite par les médias occidentaux. Ainsi cette presse, notamment française, toujours si enclin à trouver le fasciste en tout citoyen de la droite nationale et populaire se veut bien silencieuse face aux milices néo-nazies qui sévissent ouvertement en Ukraine. 

La France n’a bien sûr pas de leçon de morale à donner sur le passé collaborationniste de l’Ukraine car la Division SS « Charlemagne » demeure, en France, le pendant de la division SS ukrainienne « Galicie ». Mais autant il parait aujourd’hui légitime de s’alarmer de la résurgence de groupuscules néo-nazis dans plusieurs pays d’Europe, autant le silence fait sur les milices ukrainiennes qui assassinent dans le Donbass est consternant.

Pourtant cette montée extrémiste n’est pas nouvelle puisqu’en 2009 différents évènements auraient dû inquiéter l’Union Européenne et les médias occidentaux. Ainsi, le 28 avril 2009, la principale formation néofasciste locale, « Svoboda » (Liberté), dirigée par Oleh Tiahnibog, faisait installer à Lviv (Lwow), capitale de la Galicie en Ukraine occidentale, de grands panneaux publicitaires en l’honneur de la division Waffen SS « Galizien » (Halitchina, en ukrainien)1.

Aujourd’hui, ces milices demandent la réhabilitation des « Héros » de la Division SS « Galicie » arguant le fait que ces hommes ont, durant la guerre 41-45 en Ukraine, participé à la « résistance nationale »…

 

La Division de la Waffen SS « Galicie »

Cérémonie de la création de la 14eme division « Galicie » de la Waffen SS a LvivL’idée de créer des troupes SS slaves pour combattre l’URSS avait germé, chez les militaires allemands et dans l’entourage de Rosenberg, ministre nazi chargé des Territoires de l’Est après l’Opération Barberousse. Mais Hitler et son entourage rejeta cette proposition : il n’était pas question de former de grandes unités indépendantes composées majoritairement d’untermenschen slaves.

Début 1943, tandis que les Allemands et leurs alliés se font balayer à Stalingrad, le SS-Brig.Fhr Dr Otto Wächter, alors gouverneur de la Galicie propose à Heinrich Himmler de créer une nouvelle division de la Waffen SS  constituée avec des volontaires ukrainiens.

Wächter, qui se trouve à Lviv depuis 1941, est connu pour ses sympathies envers les Ukrainiens.

Il n’est donc pas surprenant de le voir prendre l’initiative de former une grande unité qui serait levée avec des Galiciens, anciens citoyens de l’Autriche-Hongrie, catholiques et plus « occidentalisés » que les Ukrainiens de l’est.

Le thème choisi pour le recrutement est très simple : la lutte sans pitié contre le Bolchevisme et le judaïsme politique.

Les nécessités militaires l’emportent sur les exigences raciales alors en vigueur à la Waffen SS et Himmler, malgré sa haine envers les Slaves, Himmler ne peut qu’accepter.

Création de la SS-Freiwilligen –Division « Galizien »Le 28 avril 1943, Wächter rend le projet public. La nouvelle unité est baptisée « SS-Freiwilligen-Division « Galizien », nom impropre étant donné le caractère plus ukrainien que galicien de la division.

Parmi les ukrainiens, les avis sont partagés : les Nationalistes de Bandera, chef de l’organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Pensent que les Ukrainiens ne feront que servir de chair à canon et s’opposent à ce projet.

Du côté des collaborateurs, en revanche, on est enthousiaste. Le chef du Comité Central Ukrainien du Gouvernement Général (Pologne), le professeur Volodymyr Kubiiovych se trouve en effet mêlé au projet depuis qu’il a proposé, le 8 mars 1943, au Gouverneur-Général Hans Frank, de lever une force armée ukrainienne pour combattre les communistes.

Des Ukrainiennes rendent hommage aux dignitaires nazis et aux volontaires ukrainiensLe recrutement commence dès le 1er mai. Les soldats doivent mesurer au moins 1,65 m et avoir de 18 à 35 ans. De nombreux volontaires se présentent. Comme toujours, on y trouve de tout : des aventuriers, des gens qui pensent échapper à leurs conditions de vie, des volontaires qui croient intégrer une nouvelle Légion Ukrainienne identique à celle (les Sichovi Striltsi) qui avait combattu contre les Russes dans l’Armée austro-hongroise au cours du premier conflit mondial et des adhérents au gouvernement en exil de l’UNR. Le 4,

le professeur Volodymyr Kubiiovych s’adresse à la population ukrainienne et lui demande de fournir massivement des volontaires à la division.

Dès le 8 mai 1943, 32.000 hommes se sont portés volontaires ! Le 3 juillet 1943, Gottlob Berger annonce que le total de volontaires est monté à 80.000. Mais seuls 13.245 hommes sont finalement retenus pour la division sur les 30.000 qui ont été acceptés.

La plus grande partie des volontaires provient des villes d’Ukraine occidentale (Ivano-Frankivsk, Ternopil et Lvov en particulier). Le 22 octobre, la division est rebaptisée 14. Galizische SS-Freiwilligen-Infanterie-Division.

Ottawa a donné refuge à des milliers de criminels de guerre nazis

Complétons cette trilogie de blogues sur les criminels de guerre en parlant du Canada. Des milliers d’entre eux ont été accueillis ici par les autorités fédérales. Ottawa a reconnu en 1997 avoir permis en 1950 à plus de 2000 membres de la 14e division Waffen-SS ukrainienne, la division «Galicie», de s’établir au Canada à la demande de Londres qui n’en voulait pas en Grande-Bretagne.  

Les SS ukrainiens servaient avec des escadrons d’extermination nazis (Einsatzgruppen) et des unités de police militaire allemande qui combattaient des groupes de partisans. Le Canada affirmait avoir reçu des assurances des Anglais que les SS ukrainiens n’avaient pas participé à des crimes de guerre. Ce que soutient également la communauté ukrainienne qui les considère comme des «combattants de la liberté». Des documents publiés depuis indiquent que les Britanniques n’avaient effectué aucune enquête sur leurs faits d’armes. 




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Dissolution de l Ordre des médecins de Vichy avec la vaccination obligatoire a l OGM

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voies-navigables

Pour la dissolution du Conseil national de l’Ordre des Médecins !
Veran et Castex sortent les lois de Vichy pour les vaccins OGM pour enrichir les labos et les copains en blouses blanches corrompus sous l Heure d hiver des vaincus de 1945
Loi du 24 novembre 1940 INSTITUANT L'OBLIGATION DE LA VACCINATION ANTITETANIQUE ASSOCIEE A LA VACCINATION ANTIDIPHTERIQUE
LOI instituant l’obligation de la vaccination antiténanique associée à la vaccination antidiphtérique.
Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat
français,
Sur le rapport du ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur, du ministre secrétaire
d’Etat aux finances, du garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat à la justice, et
du secrétaire d’Etat à l’instruction publique, Vu la loi du 15 février 1902, complétée
par la loi du 7 septomlve 1939;
Vu la loi du 16 juillet 1912 (art. 11);
Vu la loi du 11 août 1936;
Vu la loi du 25 juin 1938;
Le conseil des ministres entendu,
Décrétons:
Art. 1er. — Il est ajouté à la loi du
15 février 1902, relative à la protection de
la santé publique, un article 6 ter, ainsi
rédigé :
« La vaccination antitétanique par l’anatoxine est désormais obligatoire. Elle est
pratiquée en même temps et dans les mêmes conditions que la vaccination antidiphtérique prévue à l’article 6 bis ajouté
à la loi du 15 février 1902, par la loi du 25 juin 1938 ».
Art. 2. — Le paragraphe 4 de l’article unique de la loi du 25 juin 1938 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Un décret simple, pris sur la proposition du ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur, déterminera les conditions dans lesquelles seront pratiquées la vaccination
antidiphtérique, instituée par la loi du 25 juin 1938, et la vaccination antitétani-
| que, instituée par la présente loi ». | Art. 3. — Le présent décret sera publié
au Journal officiel et exécuté comme loi de l’Etat.
Fait à Vichy, le 21 novembre 1910.
PH. PÉTAIN.
Par le Maréchal de France, chef de l’État français:
Lp ministre secrétaire d’Etat à à l’intérieur,
MARCEL PEYROUTON.
 
LOI instituant l’obligation de la vaccination antityphoparatyphoïdique pour certaines catégories de personnes.
Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat
français, Sur le rapport du ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur, du garde des sceaux,
ministre secrétaire d’Etat à la justice, du ministre secrétaire d’Etat aux finances et
du ministre secrétaire d’Etat à l’instruction publique,
Vu la loi du 15 février 1902 (art. 6), complétée par la loi du 7 septembre 1915, ensemble le règlement d’administration publique du 27 juillet 1903;
Vu la loi du 16 juillet 1912, article 11, ensemble le règlement d’administration publique du 2 mai 1913 Vu la loi du 18 décembre 1931
Vu la loi du 14 août 1936;
Vu la loi du 25 juin 1938 instituant l’obligation de la vaccination antidiphtérique ;
Vu la loi du 24 novembre 1940 instituant l’obligation de la vaccination antitétanique;
Le conseil des ministres entendu,
Décrétons :
Art. 1er — La vaccination antityphoïdique est obligatoire pour tout adolescent
entrant dans un camp de la jeunesse.
Art. 2. — Sur la proposition du secrétaire général à la famille et à la santé,
le ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur peut instituer par arrêté l’obligation de
la vaccination antityjdioparatyphoïdique, pour tous les sujets de dix à trente ans,
résidant dans des zones du territoire menacées par une épidémie de fièvres typhoparatyphoïdes.
Art. 3. — En même temps que la vaccination antityphoparatyphoïdique la vaccination antidiphtérique et antitétanique est pratiquée, au moyen d’un vaccin associé,
chez tous les sujets visés aux articles Ie* et 2 de la présente loi, qui ne peuvent établir par la production de leur carnet de vaccination, qu’ils ont déjà bénéficié d’une
ou de l’autre de ces vaccinations.
Art. 4. — Les vaccinations prescrites par la présente loi seront pratiquées dans
des conditions qui seront déterminées par décret.
Ait. 5. — Le présent décret sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi
de l’Etat.
Fait à Vichy, le 25 novembre 1940.
PH. PÉTAIN.
Par le Maréchal de France, chef de l’Etat
français:
Le ministre secrétaire d’Etat à l'intérieur,
MARCEL PEYROUTON.
 
 
 
Autrefois fondée pour les meilleurs desseins, L’Ordre des Médecins est devenu aujourd'hui un organisme dépassé.
Entre la compétence des médecins qui n'est jamais réévaluée, des prescriptions dictées par les lobbys pharmaceutiques, des détournements de fonds et l'impunité des médecins en cas de plainte (y compris pour abus sexuels), comment pouvons-nous encore faire confiance à cette institution ?
Oui la liste est longue, comme vous pourrez le constater par vous-même un peu plus bas !!
Et c’est sans parler du musellement des médecins qui osent hausser la voix pour émettre de nouvelles idées.
Le Conseil national de l’Ordre des Médecins est un organisme archaïque qui cumule aujourd’hui les affaires louches, le tout dans un esprit obscurantiste et malsain.
Nous ne sommes plus en sécurité tant que l’Ordre des Médecins existera et détiendra autant de pouvoirs. Je fais donc un appel général au bon sens de tous les citoyens pour demander à ce que cet organisme soit aboli et remplacé par un nouveau plus sain, plus moderne et plus ouvert d’esprit.
L’Ordre des Médecins : à l’origine, c’était quoi ?
L’Ordre des Médecins est né le 7 octobre 1940, sous le régime de Vichy, prenant la forme d’un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public :
veiller au respect de l’éthique médicale,
accompagner les médecins en matière de déontologie, de justice et dans leurs démarches administratives,
se poser comme garant de la relation médecin-patient,
et comme conseiller des pouvoirs publics et des organismes français de santé publique.
Bien que créé dans un contexte sombre, les missions confiées à cet organisme semblent a priori utiles, voire indispensables. En tout cas en théorie.
Mais dans les faits, le Conseil de l’Ordre ne remplit plus sa mission !
Qu’en est-il de l’Ordre des Médecins aujourd’hui ?
Dans une tribune publiée le 9 mars 2021, 26 organisations (parmi lesquelles plusieurs syndicats de médecins et des associations de patients) ont demandé officiellement la dissolution de l’ordre.
Selon les auteurs de cette tribune, le Conseil de l’Ordre « protège des professionnels de santé corrompus et maltraitants. »
Et ce ne sont pas des accusations en l’air. Elles reposent en effet sur un rapport à charge de la Cour des comptes paru en décembre 2019[1], pour le moins édifiant.
Voici quelques uns des nombreux manquements que ce rapport soulève :
un contrôle insuffisant de l’exercice de la profession et de la déontologie ;
une absence de contrôle de l’actualisation des compétences des médecins ;
un contrôle hétérogène des contrats entre médecins et industriels ;une faible implication de l’Ordre des Médecins dans l’accès aux soins ; divers problèmes de gouvernances et défaillances de gestion, etc. Aucune enquête sur les conflits d'interets et les labos comme en 1940
La deuxième catégorie d'expériences visait à mettre au point et à tester des médicaments et des méthodes de traitement de blessures et de maladies que les soldats allemands pouvaient subir ou contracter au combat. Dans les camps de concentration de Sachsenhausen, Dachau, Natzweiler-Struthof, Buchenwald et Neuengamme, des chercheurs testèrent des composés et des sérums pour la prévention et le traitement de maladies contagieuses telles que le paludisme, le typhus, la tuberculose, la fièvre typhoïde, la fièvre jaune et l'hépatite. Au camp de Ravensbrück furent pratiquées des greffes d'os et des expériences en vue de tester l'efficacité de médicaments nouvellement développés à base de sulfamides (sulfanilamide). Au Struthof et à Sachsenhausen, les prisonniers furent soumis aux effets du phosgène et du gaz moutarde pour tester de possibles antidotes.
Aujourd'hui les vaccins OGM contre la population avec l'aide des gouvernements fascistes en Europe en toute impunité

2) Ensuite, les arrangements obscurs entre les médecins et les laboratoires pharmaceutiques.

La Cour de Compte a pu en effet observer un fait étrange : aucun rappel à l’ordre n’a été émis par le conseil de l’ordre concernant les conventions entre les fabricants de médicaments et les prescripteurs… aucun !  (page 33 du rapport)

A croire que tous les médecins sont irréprochables à ce propos… la bonne blague !

Lorsque le journal Le Monde a souhaité enquêter sur ces relations troubles en mars 2019, le Conseil national de l’Ordre des médecins a refusé de communiquer sa base de données contenant les contrats conclus entre les laboratoires pharmaceutiques et les médecins[3]. Pourtant, fin 2011, après le scandale du Mediator, qui avait révélé l’emprise du laboratoire Servier sur la médecine française, la loi Bertrand avait instauré une obligation de transparence sur ces collaborations[4].

3) Et finalement, les fonds dédiés à l’aide aux médecins en difficulté attribués majoritairement aux conseillers ordinaux (soit les dirigeants du Conseil de l’Ordre) ou au président national lui-même, qui aurait touché jusqu’à 10 000€ par mois (pages 15 et 16 du rapport) alors que, comble de l’ironie, il est censé exercer sa fonction bénévolement…

 

A ce compte-là, je pense que beaucoup de Français souhaiteraient devenir de fervents bénévoles !

L’ANSM a octroyé une autorisation temporaire au laboratoire Lilly pour un traitement contre le Covid-19. Dans ce labo travaille l’épouse d’un député LREM, qui se trouve également être la mère de deux conseillers à l’Elysée et à Matignon.

Dans la famille Cazeneuve, on demande la mère. Le 12 février, la branche française du laboratoire américain Eli Lilly a reçu, de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), une autorisation d’utilisation pour le médicament Bamlanivimab, un anticorps monoclonal contre le Sars-CoV-2 en cours d’étude. Au sein du comité de direction, en charge de «l’accès national et régional et des nouveaux produits», comme l’indique le site du labo Lilly France, figure Béatrice Cazeneuve.

Un nom qui attire l’attention de plusieurs observateurs, en raison des nombreux liens familiaux supposés au sein de la majorité et de l’exécutif. Car si Béatrice Cazeneuve ne partage aucune parenté avec l’ex-Premier ministre Bernard, elle n’est autre que l’épouse du député LREM du Gers Jean-René Cazeneuve. Et la mère de deux conseillers proches de l’Elysée et de Matignon. Le premier, Pierre Cazeneuve, est conseiller municipal à Saint-Cloud, cofondateur du parti Allons enfants et conseiller technique, depuis septembre, auprès du chef de cabinet de la présidence de la République.

Matignon, ARS et McKinsey

La seconde, Marguerite Cazeneuve, a occupé un poste stratégique pendant la réforme des retraites, entre l’Elysée et Matignon, en tant que conseillère technique en charge de la protection sociale et des comptes sociaux. Depuis le mois de juillet, elle est cheffe de pôle santé, solidarités et protection sociale auprès du Premier ministre. En outre, Marguerite Cazeneuve est l’épouse d’Aurélien Rousseau, patron de l’agence régionale de santé (ARS) Ile-de-france. Enfin, elle est passée, en 2013, par le cabinet de conseil en stratégie McKinsey, auquel l’exécutif a fait appel au sujet de la campagne de vaccination, dans le contexte d’un accord-cadre signé en 2018.

Autant de connexions qui en laissent plus d’un songeurs, certains s’interrogeant devant l’omniprésence de la famille Cazeneuve dans les sphères de pouvoir, d’autres n’hésitant pas à parler de «complet scandale». Pour eux, ce traitement aurait obtenu une validation précoce des autorités de santé et surtout bénéficié de commandes massives, alors même que les études cliniques ne sont pas terminées, en raison de conflits d’intérêts évidents.CheckNews a contacté le laboratoire Lilly France. Ce dernier nous assure que ni Béatrice Cazeneuve, d’une part, ni ses enfants et son mari, d’autre part, n’ont été impliqués dans le dossier Bamlanivimab : «L’octroi de l’autorisation ayant permis la mise à disposition du Bamlanivimab repose sur une procédure médico-réglementaire. De par ses responsabilités, Béatrice Cazeneuve n’a pas été impliquée dans les discussions relatives à cette autorisation, et plus largement sur le dossier Bamlanivimab. Elle est en charge de l’accès au marché des médicaments ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché, ce qui n’est pas le cas ici. S’agissant de son mari, la délivrance d’une autorisation ne fait pas partie de ses attributions de parlementaire et relève de l’ANSM, établissement public soumis à des règles déontologiques. S’agissant de ses enfants, ni l’un ni l’autre ne sont intervenus sur ce dossier.»

Côté Matignon, où travaille Marguerite Cazeneuve, on indique à Libération : «Nous réfutons tout conflit d’intérêts, dans la mesure où Marguerite Cazeneuve a proactivement déclaré les activités de sa mère et un déport de tous les sujets ayant trait aux traitements pharmaceutiques a été acté.» Libération a en effet pu consulter une lettre de Marguerite Cazeneuve en date du 23 juillet dans laquelle elle informe son directeur de cabinet qu’elle «s’abstiendra de connaître tout dossier ayant trait au groupe pharmaceutique Lilly», ainsi qu’une saisine de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La réponse de cette dernière lui donne un avis favorable : «Un déport sur l’ensemble du secteur des produits de santé apparaît excessif. En revanche, [Marguerite] Cazeneuve devra continuer à se déporter de toute décision ou discussion relative à une mission ou une prestation au profit de l’Etat pour laquelle une société du groupe Lilly serait candidate, directement ou indirectement, quel que soit le produit de santé concerné. […] Au regard des éléments communiqués, [Marguerite] Cazeneuve peut donc piloter la stratégie du cabinet du Premier ministre en rapport avec les vaccins et les tests Covid-19 tant que le groupe Lilly n’intervient pas, directement ou indirectement, dans ces deux domaines.» Ce qui n’est effectivement pas le cas puisque, rappelons-le, les laboratoires Lilly travaillent sur un anticorps et non un vaccin. Selon les documents que nous avons consultés, un premier déport avait été organisé dès 2017 et sa prise de fonction auprès d’Edouard Philippe.

Enfin, concernant les anciennes activités de Marguerite Cazeneuve au sein du groupe McKinsey, Matignon détaille que ces liens ont été déclarés en 2017 auprès de la HATVP, qui n’a alors pas demandé de déport. En outre, les services du Premier ministre indiquent qu’il n’y a «aucun lien de quelque nature que ce soit entre Marguerite Cazeneuve et son ancien employeur et que Matignon n’a pas de contrat direct avec McKinsey».

Procédure classique

Concernant la procédure d’autorisation en elle-même, il apparaît que le Bamlanivimab a suivi un parcours relativement classique. En effet, l’ANSM n’a pas délivré à Lilly France une autorisation de mise sur le marché (AMM) mais une autorisation temporaire d’utilisation dite de cohorte (ATUc). Il s’agit d’une autorisation délivrée sous plusieurs conditions : lorsque ces spécialités pharmaceutiques «sont destinées à traiter, prévenir ou diagnostiquer des maladies graves ou rares», lorsqu’il «n’existe pas de traitement approprié disponible sur le marché» et, enfin, lorsque «leur efficacité et leur sécurité d’emploi sont présumées en l’état des connaissances scientifiques et [que] la mise en œuvre du traitement ne peut pas être différée», indique le site de l’ANSML’agence, à l’heure où nous publions cet article, n’a pas encore répondu à nos questions, mais plusieurs documents concernant le Bamlanivimab sont en accès libre. Ainsi, l’ANSM, dans le protocole d’utilisation thérapeutique et de recueil d’informations mis en place le 26 février, justifie la délivrance de l’ATUc par le fait qu’«à ce jour, aucun anticorps monoclonal tel que le Bamlanivimab ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché pour le traitement de la maladie Covid-19. La maladie est le plus souvent bénigne dans la population générale, mais peut s’aggraver et entraîner une mise en en jeu du pronostic vital chez certains groupes de patients au regard de leur immunodépression, de leur âge avancé ou de leurs comorbidités».

En clair, donc, une ATUc permet l’utilisation à titre exceptionnel d’une spécialité pharmaceutique ne bénéficiant pas d’une AMM, dans un contexte d’urgence. Ce qui semble correspondre au profil du Bamlanivimab.

Des bases scientifiques fragiles

Demeure la question des commandes. Lors d’un point presse jeudi, Olivier Véran a annoncé que «quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de doses de ce traitement, qui pourra commencer à être administré avec prudence, initialement dans un cadre hospitalier pour des patients âgés de 80 ans et plus ou qui ont des troubles de l’immunité». Si les patients ciblés par l’administration de ce traitement correspondent aux profils recommandés par l’ANSM, la rapidité des commandes et le nombre de centres hospitaliers déjà desservis ont de quoi étonner.

En effet, les bases scientifiques concernant l’efficacité du Bamlanivimab demeurent fragiles. Une étude clinique de phase 2, encadrée par l’octroi de l’ATUc, est bien en cours, mais rien n’indique, pour l’instant, que le médicament constituera une réussite thérapeutique. Ses résultats seront étroitement suivis par l’ANSM, au moyen de remontées de rapports de synthèse mensuels obligatoires transmis par le laboratoire. Mais là encore, il ne s’agit pas d’une garantie de réussite.

Quand la famille Casex adorait Vichy et l'Heure d'été des vaincus de 1945 sous les ausweish des amis de Petain a l Heure d ete de la collaboration de mars 1942 pour la zone libre a la demande de la SNCF
Marc Castexl s'engage dans la vie publique du Gers, bien qu'il n'adhère à aucun parti. Il est d'abord chargé des questions sportives au sein du conseil municipal de Vic-Fezensac de 1941 à 1944. Il se présente aux élections municipales de 1947, sans succès, avant d'être élu conseiller municipal en 1953
Jean Castex l ami de Petain sous l Heure d'ete des vaincus de 1945 a dévoilé ses inquiétudes au sujet d'Emmanuel Macron lors d'un dîner à l'Élysée.
Le compte rendu d’un dîner à l’Élysée où les membres du gouvernement étaient présents vient d'être rendu public et les propos de Jean Castex qui s'y trouvait aussi, par conséquent.


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le Patrimoine européen en péril sur les routes du Chemin de Compostelle en Périgord

 

 

LES 24 ,ANS DE L'ITINÉRAIRE CULTUREL EUROPÉEN ENTRE BERGERAC ET EYMET EN PERIGORD

Les Eddifices sont en perils par le manque de moyen de l Etat Françai

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les 20 ,ans de l'itinéraire culturel européen entre BERGERAC et EYMET en PERIGORD les 20 ,ans de l'itinéraire culturel européen entre BERGERAC et EYMET en PERIGORD

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les 20 ,ans de l'itinéraire culturel européen entre BERGERAC et EYMET en PERIGORD

 

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les templiers sont présents

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eglise de sadillac 24

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Brève description

Proclamé en 1987 premier itinéraire culturel européen par le Conseil de l'Europe, le chemin est celui que suivaient et que suivent encore, à partir de la frontière franco-espagnole, les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est jalonné de plus de 1 800 bâtiments religieux et civils présentant un intérêt historique. Il joua un rôle fondamental dans les échanges culturels entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe au Moyen Âge et demeure un témoignage du pouvoir de la foi chrétienne sur les hommes de toutes les classes sociales et de tous les pays d'Europe. 

Ce n'est qu'après la définition des Chemins de Compostelle comme premier itinéraire culturel européen, officialisé en en 1987 que de véritables itinéraires et chemins ont été plus ou moins arbitrairement tracés et balisés jusqu'aux confins de l'Europe.

Paru dans l'enthousiasme de cette décision européenne, un livre de référence leur a donné une existence et une notoriété accrues. Ce « Guide européen des chemins de Compostelle » est à la fois un guide sommaire pour les randonneurs et un guide routier pour les automobilistes et autres touristes contemporains. Son titre de « Guide des chemins » est trompeur. C'est cependant de lui que sont inspirées les descriptions ci-dessous pour les chemins européens. Elles correspondent à une vision contemporaine, conforme aux projets culturels et socio-économiques des institutions qui souhaitent à nouveau promouvoir les chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en leur donnant une place privilégiée dans la culture européenne.

La première découverte de l'histoire chrétienne dans le Périgord est de rester fidèle au culte païen en edifiant des lieux de culte sur des emplacements existants ...

La grottes de la FONTANGUILLERE 24

Cavernes sépulcrales occupées par les rites funéraires de l'Age du Bronze 
Dans une communication, parue dans les C. R. du Congrès Préhistorique de Toulouse-Foix, 1936, sur les fouilles de la caverne sépulcrale de Fontanguillère pres de Bergerac et Eymet , en Dordogne, nous faisions remarquer, en conclusion, que : « l'utilisation de cette caverne comme nécropole [du Cuivre au Bronze ] ne l'a pas été d'une manière arbitraire : la répartition et la découverte de toutes les sépultures, sans exception, entre les berges du ruisseau souterrain et jamais dans les autres parties sèches de la grotte, impliquent une intention qui ne peut être qu'en corrélation avec un rite se rapportant au culte des eaux » . Cette opinion, de par sa nouveauté, pouvait à la rigueur prêter à une certaine réserve et être considérée jusqu'ici comme l'expression d'un cas isolé, en attendant d'avoir été confirmée par de nouvelles découvertes. On éprouve en effet, avant d'avoir touché les faits du doigt, quelque réticence à admettre sinon la possibilité, mais tout au moins la raison d'inhumations intentionnelles dans une grotte occupée par les eaux!... C'est certainement sous l'impression d'un sentiment pareil que M. R. de Joly, dernièrement, dans ses « Notes et observations d'un spéléologue », parues dans le B. S. P. F., du mois de mai, fait précéder la partie de sa communication, ayant trait aux « grottes sépulcrales », de cette remarque préliminaire: « On ne sait, dit-il, si les préhistoriques s'étaient rendu compte du danger qu'il y avait à déposer leurs morts dans les mêmes cavernes que celles où ils recueillaient de l'eau. Pour notre compte nous en avons découvert des deux sortes — dans les grottes sèches et grottes-citernes. Il  est possible, ajoute-t-il, que certaines peuplades venues par la suite utilisèrent d anciennes grottes citernes en grottes sépulcrales Ainsi M. R. de Joly apporte de nouvelles preuves en faveur de l'existence d'inhumations énéolithiques dans des grottes à régime hydraulique. Voyons maintenant dans quelles conditions ces découvertes se présentent : Dans la grotte citerne de la Baume (Saint-André de Cruzières Ardèche) : « le cas, dit-il, est peut-être un peu spécial, puisque le couloir où se trouvent les corps n'est qu'un passage et que l'eau se trouve assez loin de là dans une autre galerie ». Cet exemple est peu démonstratif, aussi nous ne le retenons qu'à titre d'indication provisoire, en attendant le résultat des recherches qui pourraient être faites dans la région du ruisseau temporaire de cette, grotte. A l'aven de Serras ou des Robert, dans le causse de Blandas( Gard), le même explorateur signale : deux crânes isolés au milieu du passage dans un large couloir (à — 60), et plus loin des fragments de poteries. A — 100, dans les eaux d'un lac temporaire de la même caverne, la découverte d'un squelette de Loup et « d'un crâne d'homme complètement enrobé de carbonate de chaux sur au moins un centimètre ď épaisseur », puis enfin « derrière un bloc calant le grand éboulis de la descente, dans un espace entre lui et la paroi, nous découvrîmes, dit M. de Joly, encore trois crânes (sans mandibule) à 1 mètre de profondeur. Etant donnés les lieux, ils n'ont pu y être posés qu'intentionnellement... et seuls les Énéolithiques ont pu glisser les crânes dans la position que nous venons d'indiquer ». Ces trouvailles, comme le précise l'auteur, n'étant pas le résultat de fouilles méthodiques, mais le fruit d'observations de passage au cours d'explorations spéléologiques, il se pourrait très bien qu'en initiant de nouvelles recherches dans les mêmes lieux, — dans le lac, par exemple, où a été trouvé le crâne à concrétions — on n'arrive à des résultats plus complets et peut-être même en tout semblables à ceux signalés à Fontanguillère... Quoi qu'il en soit, les faits de l'aven de Serras parlent d'eux-mêmes et confirment l'existence d'inhumations pratiquées, au Bronze, dans des grottes occupées par les eaux, c'est là le fait essentiel à retenir. La comparaison du résultat des fouilles de Fontanguillère avec les observations de M. R. de Joly, du С Octobon et autres préhistoriens, nous amène maintenant à souligner la portée de certains faits de détail concernant les modalités rituelles qui présidaient à l'inhumation dans les cavernes à l'Age du Bronze. Dans toutes les grottes funéraires de cette époque, les explorateurs ont noté la présence, parmi les objets votifs du mobilier funéraire accompagnant les restes humains, de poteries entières, retrouvées presque toujours brisées, et d'un grand nombre de tessons céramiques dépareillés ; souvent un seul fragment de poterie figure au mobilier: dans ce cas, comme dans les vases entiers, tout porte à croire à un dépôt intentionnel. Le bris de vases, dont on retrouve parfois tous les morceaux, était peut-être aussi intentionnel? Quant aux restes humains, dans les grottes sépulcrales de toutes catégories, ils peuvent se présenter sous des espèces très diverses : squelettes complets ou incomplets ; portions de squelettes où prédominent les os longs, réunies en petits tas ; crânes entiers ou dépourvus de maxillaire, placés isolés ou groupés; calottes crâniennes déposées isolément ou rassemblées ensemble ; enfin, simples fragments osseux humains avec mobilier funéraire. Ces pièces anatomiques disparates se retrouvent parfois aussi dans des conditions de découvertes si particulières que le hasard ne peut être invoqué pour expliquer la présence de ces dépôts. Tel est en particulier le cas, déjà cité, des 3 crânes isolés dans une cachette à Taven de Serras, ou celui de la Baume de Payan (Bouquet-Gard). Là, «. le sol d'une petite salle est jonché de poteries cassées et d'os humains ; parmi eux, un crâne », mais « dans un petit diverticule latéral, dont nous devons, dit M. de Joly, agrandir l'entrée stalagmitée, pour nous y faufiler », se trouvent réunies 9 calottes crâniennes, toutes eoncrétionnées. « Ce ne peut être, ajoute l'auteur, qu'intentionnellement que ces vestiges humains ont été déposés dans cette cachette, après le décharnement naturel des corps dans la grotte où règne beaucoup de désordre et où ils avaient dû être mis en surface, la terre n'y existant pas. » A ces cas typiques de cachettes nous pourrions en ajouter un troisième, non moins concluant, observé par le С Octobon dans la grotte sépulcrale de la Pladiere. De ces remarques documentaires on peut dégager plusieurs ordres de faits et conclure en faveur ; lû de lutilisation dans un but funéraire, non seulement des grottes sèches, mais aussi' des « grottes citernes » et des cavernes parcourues par un courant d'eau ; 2° de l'usage courant, à l'Age du Bronze, de la décarnisation des cadavres et de la décollation des crânes, préalablement, dans la plupart des cas, au transfert des restes humains du lieu de décarnisation dans les cavernes spéciales où se pratiquait le dépôt définitif. La modicité de certains de ces dépôts osseux dans ces nécropoles laisse supposer toute la vertu symbolique que l'on attachait à l'accomplissement de ce rite
Observations sur les rites de l'Age du Bronze dans la grotte 
La grotte à ruisseau souterrain actif de la Fontanguillère (Rouffignac-de-Sigoulès: Dordogne) : Quelques réflexions sur les rites funéraires liés aux cultes des eaux et chtoniens au cours de la protohistoire 
Le ruisseau souterrain de la Fontanguillère ( fontaine aux anguilles ) est considéré comme la plus longue percée hydrogéologique pénétrable du Périgord. Une nécropole, datant de l'âge du bronze, y a été découverte au XIXème siècle sur 600 mètres le long du ruisseau.
La frairie qui a lieu tous les 15 Aout , avec une procession jusqu'à la galerie d'entrée de la grotte, perpétue en quelque sorte ces lointains rites religieux. Moins religieux par contre sont les concours de pêche et courses aux ânes, qui semblaient davantage justifier l'affluence de toute cette foule endimanchée...Ce souterrain relie le chateau de Bridoire 

 

Le château médiéval a vu sa construction s'échelonner

dxiie au xixe siècle. Un oppidum romain dut être à l'origine du

château actuel. Cet oppidum devait protéger le franchissement du cours d'eau par une voie romaine, dite via Rubana, qui

reliait Cadouin à Gardonne. Par la suite, un château fut construit dès avant le xiie siècle. Les faces nord, sud et ouest étaient protégées par l'à pic du rocher. À l'est, un fossé le séparait du plateau, franchi par un pont-levis. Une saillie crénelée de la muraille formait une sorte de châtelet. Au xvie siècle, le pont-levis a été remplacé par un pont de pierre d'une arche. Le châtelet ouvre sur une cour intérieure fermée d'une muraille portant chemin de ronde. Au sud se trouvent les communs, entre le châtelet et la tour d'angle carrée. Le château est composé de deux corps de logis en retour d'équerre. Quatre tours rondes à mâchicoulis cantonnent leurs extrémités. Chacune d'elles est pourvue d'une petite tourelle d'escalier, en encorbellement ou partant du pied. Une cinquième grosse tour carrée prolonge les communs et ferme la cour. Dans la cour se trouve un puits avec superstructure en fer. De l'autre côté de la voie, unpigeonnier carré, à pans de bois, est construit sur neuf piles rondes en pierre.

Durant la guerre de Cent Ans, c'était un repaire de pillards. Lors des guerres de religion, la place tomba aux mains des Protestants en 1560, et fut presque entièrement détruite par Monluc en 1568. Le château fut reconstruit sous Henri IV qui vint à Bridoire, mais fut à nouveau assiégé et démantelé sur les ordres du duc d'Épernon, en 1649. Il fut à nouveau restauré par la suite. Il devient, en 1806, par mariage propriété de la famille de Foucauld jusqu'en 1939. Le Père de Foucauld y résida par deux fois, en 1911 et en 1913.

Rouffignac faisait partie de la châtellenie  de  Puyguilhem au  XII siècle

 puis de la seigneurie de Flaugeac. Elle était comprise dans la  juridiction de Montcuq, châtellenie de Bergerac. En 1620, elle releva plus tard des seigneurs de Monbazillac et de Bridoire. Enfin, elle fut aussi sous la dépendance de la seigneurie de

Flaugeac.

A quelques kilomètres du bourg, au hameau de Lestignac, se trouve une église alternant roman et gothique du 12 siècle . Le clocher mur défensif comporte des réemplois romans. Le portail gothique est du XIII e siècle est dedie a la vierge marie . A l'intérieur de l'édifice, on peut apercevoir un bel autel du XIVe siècle en bois sculpté. 

Le hameau de Lestignac, au sein de la commune de Sigoules, garde son église au plan assez simple, mais souvent remaniée.
Ainsi, l’église est construite à l’époque romane, à la fin du XIIe siècle, puis modifiée à l’époque gothique, à la fin du XIII e siècle.
Composé d’une nef rectangulaire, suivi d’un choeur à chevet plat, l’édifice est surmonté d’un clocher barlong, dont le sommet est couronné d’un toit à quatre pentes. Ce dernier se situe sur la façade occidentale, elle-même appuyée par deux contreforts d’angle.
Le portail qui s’ouvre dans la façade occidentale est en arc brisé de style gothique flamboyant à quatre voussures retombant sur des piédroits moulurés. On accède à la chambre de cloche par un escalier à vis. A la fin du XIV e siècle est installé dans l’église un retable en bois.
Aux XIXe et XXe siècles, l’église fait l’objet de restaurations ; le plafond est refait en 1960 et la toiture en 1985, inscrite aux Monuments historiques puis patrimoine historique en 1988 suite au tracé européen du chemin de Compostelle

 Description historique

 La légende selon laquelle l'apôtre Jacques le Majeur prêcha l'Evangile en Espagne remonte au 7ème siècle. Dans le "Bréviaire des Apôtres", saint Jérôme affirme que les apôtres ont été enterrés sur les lieux même où ils avaient prêché et que donc le corps de saint Jacques aurait été transporté de Jérusalem où, si l'on en croit les "Actes des Apôtres", il aurait été martyrisé sur 1 'ordre d'Hérode Agrippa, jusqu'à sa dernière demeure en Espagne.Ce n'est qu'au 9ème siècle que la tombe de l'apôtre fut identifiée à Compostelle. La fin .du Sème siècle vit la consolidation du Royaume Chrétien de Galice et Asturies au nord de l'Espagne qui avec l'aide de Charlemagne servit de base à la Reconquête de la Péninsule sur la domination des Musulmans, processus qui ne sera pas terminé avant 1492. L'apôtre avait été choisi comme Saint Patron par ce royaume chrétien et dès les premières années du 9ème siècle, pendant le règne d'Alfonse II, sa tombe fut découverte dans un petit lieu de culte par l'ermite Pelayo y Todemiro, archevêque du diocèse le plus occidental du Royaume.

La renommée de la tombe de Saint-Jacques, protecteur de la chrétienté contre les menaces de l'Islam, se propagea rapidement à travers toute l'Europe occidentale, sa tombe devint un lieu de pélerinage comparable à Jérusalem ou à Rome. Au début du 10ème siècle, les pélerins venaient en Espagne par les routes de France en traversant Tours, Limoges, et le Puy. Des équipements destinés à leur bien-être spirituel et physique furent édifiés sur ce qui devait progressivement devenir 1' itinéraire privilégié tandis qu'à Compostelle même, une magnifique basilique pour héberger les reliques de 1' apôtre ainsi que d'autres bâtiments dont des églises, des chapelles, des hôpitaux furent construits. C'est au 12ème siècle que le pélerinage de Saint Jacques connut son plus grand rayonnement avec des pélerins en provenance de toute l'Europe occidentale. En 1139, le premier guide de la Route de Compostelle apparut sous la forme du Livre V du Codex de Calixte, attribué au pape Calixte II - bien qu'il ait probablement été l'oeuvre du pélerin Aymeric Picaud ; il décrit son tracé exact depuis Roncevaux jusqu'à Compostelle et précise les installations et équipements à la disposition des pélerins. Ces structures, allant de l'humble chapelle et du petit hôpital à de splendides cathédrales, présentent tous les aspects de l'évolution de l'art et de l'architecture depuis le roman jusqu'au baroque et au-delà et montrent les liens étroits existant entre la foi et la culture au moyen âge. Cette route devenant l'itinéraire du pélerinage se transforma en un axe commercial important qui aboutit à la prospérité de plusieurs villes qu'elle traversait.

Depuis cette époque la popularité du pélerinage à Saint Jacques- de-Compostelle n'a jamais disparu cependant, ces derniers siècles, elle a connu un léger ralentissement. Depuis que la Route du pélerinage a été déclaré Premier Itinéraire Culturel Européen par le Conseil de l'Europe en 1987, elle a retrouvé le rôle spirituel qu'elle a joué au moyen âge et chaque année, des milliers de pélerins l'empruntent à pieds ou à bicyclette attention a l Heure d'ete un danger pour sa santé...

L'Alchimie

La seconde discipline occulte qui s'inspira très nettement de la symbolique du Chemin est l'Alchimie. De nombreux textes ésotériques écrits par des maîtres aujourd'hui oubliés font référence à des voyages initiatiques vers Compostelle en empruntant le chemin mythique (cf Nicolas Flamel), même si bien souvent le voyage est resté symbolique et n'a été utilisé que comme métaphore des enseignements de cette discipline.

Même si les routes modernes se sont diversifiées, il n'existait traditionnellement que deux chemins principaux, celui du Nord (qui longe la côte du Golfe de Gascogne) et le chemin français ("camino francés"), l'un maritime et l'autre terrestre, qui coïncident avec les deux Voies humide et sèche de l'Alchimie. Habituellement, les pèlerins empruntaient la voie terrestre à l'aller, et la voie maritime au retour. Car il ne faut pas oublier que le pèlerinage était un voyage d'aller et de retour, tout comme dans l'Alchimie : à l'aller, le pèlerin espère obtenir quelque chose ; au retour, il tente de faire fructifier ce bien si précieux, représenté sur les anciennes illustrations par une étoile dessinée sur le front, symbole d'intelligence et d'esprit.

En empruntant le Chemin vers Compostelle, l'alchimiste quitte le confort de sa demeure et part à l'aventure, s'exposant à de multiples dangers et périples : la mort le guette sans cesse à chaque étape du Chemin. Il garde ainsi en mémoire les enseignements de la voie brèveIl part alors sur les routes qui travèrsent la France puis, après avoir passé les Pyrénées, il va fouler les terres d'Espagne en s'engageant sur le "camino francés". Là, il va se familiariser avec l'enseignement de la voie sechei, la voie de la génération et de la maîtrise. L'arrivée à Compostelle marquera la fin de cette apprentissage. Puis l'alchimiste reprendra sa route en suivant le chemin du Nord qui longe la côte cantabrique et s'initiera aux mystères de la voie humide, la voie du changement et de la compréhension.

Sur la voie de Vezelay qui est la 3eme route qui symbolise la trinité. Le chemin de Compostelle va croiser les 3 Périgords le vert la pierre philosophale dans le nord du département;Puis il va croiser les deux Périgords le Blanc et le noir ,,,Le chemin coupe et délimite le blanc du noir et nous sommes dans la limite entre cette dualité du bien et du mal entre Perigueux et Bergerac ,,,, Eymet signifie " la frontière au delà" qui fut fonde par:

Alphonse de Poitierscomte de Toulouse et frère de Saint Louis, avait détecté cette qualité, lorsqu'il décida de fonder en 1270 une bastide en ce lieu. Ce passage obligé devenait ainsi au XIIIe siècle un verrou entre les territoires français et anglais.

Eymet est une étape sur la via Lemovicensis, chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La Kabbale

Il est important de garder en mémoire le but premier du pèlerinage vers Compostelle, c'est à dire un pèlerinage chrétien vers la tombe de Saint-Jaques le Majeur. Il est donc indéniable que la première Science Occulte qui fut à l'origine du Chemin est la Kabbale.

Revenons tout d'abord plus en détail sur l'Apôtre lui-même. Jacques le Majeur fut l'un des plus proches disciples de Jésus et il était l'un des trois apôtres priviligiés (avec Pierre et Jean) qui suivirent les enseignements du Christ. Il apparaît comme un homme au caractère véhément, passionné, impulsif, ce qui lui vaudra de fortes réprimandes de la part du Christ et son surnom de Boanergès("fils du tonnerre"). Mais il est aussi présenté comme quelqu'un de persévérant, généreux, à l'esprit brillant et fécond. Cette description  nous fait penser à un Nephilim du Feu, sûrement un Djinn, Pyrim Colérique Chaud.

Nous ne savons rien sur les incarnations passées de ce Nephilim. Cependant, en ce qui concerne l'incarnation à Jérusalem au Ier siècle, plusieurs hypothèses ont été avancées sur ses activités. Ainsi, il été probablement membre de l'Arcane 0 - le Mat - et aurait participé activement au Projet Jésus. A cette époque, Jacques aurait eu des attaches avec le mouvement zélote (mouvement aux origines obscures qui rassemblait les hébreux partisans d'une action directe et immédiate contre l'occupant romain et ses complices), et il semblerait qu'il fut d'abord disciple de Jean le Baptiste avant de suivre Jésus. En tant qu'apôtre, il fut le témoin privilégié de la passion du Christ, de sa résurrection et de son ascension. Il partagea ainsi le dernier repas du Christ, lorsque celui ci rompit avec ses disciples le pain "qui était son corps". Jacques fut peut-être le disciple qui tira son épée au moment de l'arrestation de Jésus. Ayant suivi les enseignements secrets du Christ, Jacques fut probablement l'un des pionniers de la Kabbale, suivant les traces de son Maître dans l'ascension de l'Arbre de Vie.

Protection du Patrimoine Européen du Conseil de l Europe 

L’action du Conseil de l’Europe en matière de patrimoine culturel vise à promouvoir la diversité et le dialogue à travers l’accès au patrimoine, support d’identité et de mémoire collective et facteur de compréhension mutuelle entre les populations.
Le Conseil de l’Europe participe en effet à la conservation, la protection et la valorisation d'un patrimoine européen commun en renforçant la politique des droits de l'homme et de la démocratie, considérant le patrimoine et le paysage comme potentiels de développement humain, social, durable et économique, de régénération locale et d’attractivité des territoires. 


L'article 167 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne charge l'Union de contribuer à l'épanouissement des cultures des États membres dans le respect de leur diversité nationale et régionale, tout en mettant en évidence l'héritage culturel commun. L'action de l'Union doit viser à encourager la coopération entre États membres et, si nécessaire, à appuyer et compléter leur action dans les domaines, entre autres, de l'amélioration de la connaissance et de la diffusion de la culture et de l'histoire des peuples européens, ainsi que de la conservation et de la sauvegarde du patrimoine culturel d'importance européenne.

L'article 3, paragraphe 3, du traité sur l'Union européenne dispose que l'Union respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen.

Les Etats membres du Conseil de l'Europe, signataires de la présente Convention, Considérant que le but du Conseil de l'Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres, afin notamment de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes qui sont leur patrimoine commun; Reconnaissant que le patrimoine architectural constitue une expression irremplaçable de la richesse et de la diversité du patrimoine culturel de l'Europe, un témoin inestimable de notre passé et un bien commun à tous les Européens; Vu la Convention culturelle européenne signée à Paris le 19 décembre 1954 et notamment son article 1er; Vu la Charte européenne du patrimoine architectural adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe le 26 septembre 1975 et la Résolution (76) 28, adoptée le 14 avril 1976, relative à l'adaptation des systèmes législatifs et réglementaires nationaux aux exigences de la conservation intégrée du patrimoine architectural; Vu la Recommandation 880 (1979) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe relative à la conservation du patrimoine architectural; Compte tenu de la Recommandation n° R (80) 16 du Comité des Ministres aux Etats membres concernant la formation spécialisée des architectes, urbanistes, ingénieurs du génie civil et paysagistes ainsi que la Recommandation n° R (81) 13 du Comité des Ministres adoptée le 1er juillet 1981 concernant les actions à entreprendre en faveur de certains métiers menacés de disparition dans le cadre de l'activité artisanale; Rappelant qu'il importe de transmettre un système de références culturelles aux générations futures, d'améliorer le cadre de vie urbain et rural et de favoriser par la même occasion le développement économique, social et culturel des Etats et des régions; Affirmant qu'il importe de s'accorder sur les orientations essentielles d'une politique commune qui garantisse la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine architectural

Définition du patrimoine architectural Article 1 Aux fins de la présente Convention, l'expression «patrimoine architectural» est considérée comme comprenant les biens immeubles suivants:

1 les monuments: toutes réalisations particulièrement remarquables en raison de leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique, y compris les installations ou les éléments décoratifs faisant partie intégrante de ces réalisations; 2 les ensembles architecturaux: groupements homogènes de constructions urbaines ou rurales remarquables par leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique et suffisamment cohérents pour faire l'objet d'une délimitation topographique; 3 les sites: œuvres combinées de l'homme et de la nature, partiellement construites et constituant des espaces suffisamment caractéristiques et homogènes pour faire l'objet d'une délimitation topographique, remarquables par leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique. Identification des biens à protéger

Article 2 Afin d'identifier avec précision les monuments, ensembles architecturaux et sites susceptibles d'être protégés, chaque Partie s'engage à en poursuivre l'inventaire et, en cas de menaces pesant sur les biens concernés, à établir dans les meilleurs délais une documentation appropriée

Procédures légales de protection Article 3 Chaque Partie s'engage: 1 à mettre en œuvre un régime légal de protection du patrimoine architectural; 2 à assurer, dans le cadre de ce régime et selon des modalités propres à chaque Etat ou région, la protection des monuments, des ensembles architecturaux et des sites. Article 4 Chaque Partie s'engage:

1 à appliquer, en vertu de la protection juridique des biens considérés, des procédures de contrôle et d'autorisation appropriées;

2 à éviter que des biens protégés ne soient défigurés, dégradés ou démolis. Dans cette perspective, chaque Partie s'engage, si ce n'est pas déjà fait, à introduire dans sa législation des dispositions prévoyant: a la soumission à une autorité compétente des projets de démolition ou de modification de monuments déjà protégés ou faisant l'objet d'une procédure de protection, ainsi que de tout projet qui affecte leur environnement

Les pluies acides HNO3 sont un fleau et une calamite pour le patrimoine naturel et culturel 

L'expression « pluie acide » désigne toute forme de précipitations anormalement acides. On distingue les retombées humides (pluieneigebrouillardsmog...) des retombées sèches (particules en suspension, gaz).

Cette expression a été utilisée pour la première fois par Robert Angus Smith en 18721. L'expression « pluie acide » est parfois employée dans le langage courant pour désigner un ensemble plus vaste de phénomènes, les dépôts acides : ceux-ci incluent les précipitations acides (pluies et condensation), mais aussi des poussières ou fumées ayant une action acidifiante sur leur environnement.

Les pluies acides ont des effets délétères sur la flore et la faune (dont l'Homme), ainsi que sur le patrimoine bâti. L'acidification des eaux météoriques contribue à l'acidification des eaux de certaines sources, des eaux de ruissellement et des eaux de surface, ainsi qu'à l'acidification des océans. Les eaux plus acides dissolvent mieux certains produits toxiques et les font circuler, ce qui peut augmenter les risques de saturnisme quand elles circulent dans des tuyaux de plomb ou des réseaux de distribution contenant des soudures au plomb (dans les Vosges, par exemple, zone considérée comme particulièrement écologiquement vulnérable à l'acidification en France)

La pollution photochimique est un facteur aggravant des pluies acides hno3 sous l Heure d'ete

Recommandation 1432 du Conseil de l Europe 

7. Cependant, elle constate que dans les pays qui appliquent l’heure d’été tout en maintenant l’avancement permanent de l’heure légale, notamment la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas, le décalage entre cette dernière et l’heure de méridien peut dépasser deux heures en été, créant ainsi la situation d’heure d’été double.
8. D’après certaines recherches et observations scientifiques récentes, ce décalage important et le déplacement des rythmes journaliers par rapport à l’heure de méridien qui en résulte sont à l’origine, dans ces pays, de certains effets qui affectent l’environnement, la santé et la condition physiologique et psychologique humaines.
9. Ils contribuent par exemple à une plus forte concentration dans l’air des oxydants photochimiques (dont l’ozone et le nitrate de péroxyacétyle), ce qui a des conséquences graves pour la santé des personnes vulnérables aux substances toxiques, mais aussi pour le patrimoine naturel et culturel.

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Tour de france et la collaboration

 

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le Marechal visitant une classe en 1942 pour la propagande.....

 A maintes reprises, Goddet se prononcera pourtant clairement en faveur du maréchal Pétain. Dans L'Auto du 4 novembre 1940, il se félicite du "bain de purification" que le chef de l'Etat et promoteur de la collaboration va, selon lui, donner à la France. Et l'une des rubriques consacrée à l'actualité générale relaie avec assiduité les communiqués de la propagande allemande.

Cette même année 1942 sous l’Heure d'été de la collaboration, du 28 septembre au 4 octobre, le gouvernement de Vichy lance justement un  Tour de France a l image de l’auto journal. Le Circuit de France laissera le souvenir d’une tentative peu concluante.

En 1947, l'ex-directeur du journal collabo «l'Auto» obtient d'organiser la renaissance de la Grande Boucle. Grillant la presse communiste.

 

L’Etat français renoue avec l’idéologie de Pétain sous l heure d’été de 1942 en violation de l ordonnance du 9 août 1944 et du 3 Juin 1943 

Tour de France 2019: A quoi sert le sous-préfet dédié à la Grande Boucle?

Avec l’arrivée du Tour ce lundi en France, après deux jours passés en Belgique, , ce jeune homme fraîchement sorti de l’ENA a été nommé haut fonctionnaire de liaison pour cette édition 2019 de la Grande Boucle. Pour aller plus vite, on l’appelle le sous-préfet du Tour de France même s’il n’en a pas encore officiellement le titre. Pendant trois semaines, c’est lui qui est chargé de représenter l’Etat français sur les routes de la plus grande compétition de cyclisme.

« Mon rôle est simple. Je suis positionné au sein de l’organisation du Tour avec les autres forces du ministère de l’Intérieur pour assurer un lien avec le ministère et toutes les préfectures ou sous-préfectures traversées. Je travaille pour l’Etat qui met à disposition du Tour un important dispositif de sécurité sur l’ensemble du parcours »,

C'est un service public au sein d'une organisation  Tour de France et du journal Auto qui ont  soutenu le régime de Vichy en toute impunité a ce jour ...

L'auto fut le principal quotidien sportif français du 16 octobre 1900 au 17 aout 1945 Fondé sous le titre L'Auto-Vélo(1900-1903), par son emblématique directeur Henri Desgrange, ce titre mit notamment en place le Tour de France Il fut interdit de parution à la Libération pour collaboration. Cependant, jusqu'à la mort d'Henri Desgrange, en 1940, il avait développé des idées d'un clair patriotisme, parfois même exacer

Le quotidien est fondé sous le titre L'Auto-Véloà l'instigation du comte de Dion, en raison des prises de position dreyfusardes — à l'opposé des siennes — du directeur du journal Le Vélo, Pierre Giffard. Une guerre s'engage alors entre les deux titres.L'Auto-Vélos'incline lors de la première manche en perdant en justice une partie de son titre, trop proche de celui de son concurrent. Le journal devient L'Autole 16 janvier 1903. Alors que le cyclisme est le sport roi en France, cette perte d'appellation peut s'avérer fatale. Mais L'Autoréagit dès cette année 1903 en créant le Tour de France sur une idée de Geo Lefèvre associant ainsi à jamais son nom à celui de la plus prestigieuse des épreuves cyclistes. Le Vélo ne se remettra jamais de cette innovation, abandonnant la partie le 1er novemebre 1904 L'éphémère quotidien Le Monde sportif puis, son homologue plus durable Les Sports, connaissent le même sort. Un autre concurrent tente l'aventure quotidienne au début des années 1930, L'Écho des sports, mais il plafonne à 65 000 exemplaires vendus et s'oriente vers une périodicité hebdomadaire dès 1932.

L'Auto, au contenu omnisports, avait innové dès ses débuts en faisant la part belle aux résultats, même étrangers. Henri Degrange mort en 1940, en fut le célèbre directeur. Victor Goddet formait avec lui un efficace binôme. Goddet gérait les finances, Desgrange dirigeait la rédactionHenri Desgranges devient en 1903 le maître d'œuvre d'une épreuve sur route inédite, le Tour de France suite à une idée de son collaborateur, le journaliste Géo Lefèvre. Jusqu'en 1939, il reste l'organisateur du Tour, interrompu par la guerre. En 1936, il avait dû quitter le Tour, à Charleville, passant le témoin de la direction de course à Jacques Goddet

Un monument à la mémoire d'Henri Desgrange a été élevé par souscription au sommet duCol du Galibier Un prix Henri-Desgrange récompense chaque année sur le Tour de France le coureur qui franchit en tête le col le plus haut de la course.

Un prix Henri-Desgrange est également décerné à un journaliste, auteur ou artiste français ayant, dans l'exercice de sa profession, le mieux servi la cause sportive, soit par son action, soit par la qualité de ses écrits, de ses missions ou images. Jacques Goddet est entré au journal après le décès de son père dans les années vingt. Formé par Desgrange, il va en devenir le fils spirituel se dote en 1937 d'une rubrique concernant l'information générale intitulée « Savoir vite ». Pendant l'occupation, notamment entre 1943 et 1944, cette rubrique va se signaler par des communiqués hostiles à la résistance dont les membres sont désignés comme des « terroristes ». Il faut savoir que le capital de sa société était pour l'essentiel passé entre les mains de l'Occupant dont le délégué était Albert Lejeune. Celui-ci avait mandat de la « Propaganda Abteilung in Frankreich », instrument de contrôle de la presse. Cela lui a valu d’être arrêté après la Libération. Inculpé d’intelligence avec l’ennemi, condamné à mort, il est exécuté à Marseille le 3 janvier 1945. L'on comprend ainsi les raisons de l'interdiction de Comme en 1914, la plupart des coureurs du Tour sont mobilisés à l'automne 1939. Jacques Goddet, bras droit d'Henri Desgrange et qui en avait assuré l'intérim sur le Tour de France 1936 alors que ce dernier devait subir une intervention chirurgicale, l'est également. Henri Desgrange envisage toujours l'organisation du Tour 1940, d'autant que s'installe la « drôle de guerre ». Il doit cependant y renoncer en raison des zones militaires inaccessibles à la course qui en réduisent le parcours à une« vessie dégonflée », et de la mise au service de l'effort de guerre de l'industrie. Henri Desgrange donne rendez-vous à l'été 1941, mais malade, il meurt le 16 août 1940 et laisse Jacques Goddet lui succéder à la direcetion de L'Auto .Ce journal ne pourra etre edité qu'avec le soutient du répartiteur économiqueLe 10 mai, l'armée allemande lance son offensive. Le 22 juin, le gouvernement du maréchal Pétain, nommé une semaine plus tôt, signe l'armistice à Rethondes. La direction de l'Auto fuit à Lyon dans l'exode, puis Albert Lejeune obtient des occupants de pouvoir revenir à Paris une fois l'armistice signé, malgré l'opposition initiale de Goddet. Par l'intermédiaire de Lejeune, collaborationniste convaincu, qui mène les tractations, le journal est vendu à Gerhard Hibbelen, un proche de l'ambassade allemande à Paris, propriétaire de nombreux journaux parisiens.

Pendant l'Occupation, les Allemands souhaitent que le Tour de France soit de nouveau organisé, afin de « rallier tout le peuple français » et de « légitimer leur pouvoir en autorisant à nouveau une grande manifestation publique », ce que Jacques Goddet refuse. Ce projet est confié au journal collaborationniste La France socialiste et à son chef des sports, Jean Leulliot, ancien journaliste de L'Auto et directeur de l'équipe de France pendant le Tour 1937. Jacques Goddet ayant interdit l'usage du nom « Tour de France », une course soutenue par le gouvernement de Vichy et appelée « Circuit de France » est disputée du 28 septembre au 4 octobre 1942, en sept étapes. Le Belge François Neuville en sort vainqueur. En 1943, les industriels, déjà réticents en 1942, n'apportent pas leur soutien à La France socialiste et le Circuit de France n'est plus organisé. Pendant ce temps, Jacques Goddet entretient le souvenir du Tour de France. Il lance un sondage dans les colonnes de L'Auto pour demander aux lecteurs qui pourrait composer l'équipe de France si le Tour avait lieu. En 1943, il crée le Grand Prix du Tour de France dont le classement est établi en comptabilisant les meilleurs résultats obtenus lors des principales épreuves. À la fin de la saison, le vainqueur se voit remettre un maillot jaune.

A la Libération, L'Auto cesse de paraître à partir du 17 août 1944. Jacques Goddet, indirectement mis en cause dans la rafle du Vel' d'Hiv car propriétaire de ce vélodrome, se voit reprocher d'avoir poursuivi la parution de son journal, qui était retourné à Paris pour fonctionner sous contrôle allemand et de s'être montré passif à l'égard de l'occupant. On l'accuse également d'avoir inclus dans la rubrique « Savoir vite » de son quotidien des communiqués de propagande allemand

 

Quand les petit fils de collabo veulent rendre

hommage a Pétain a travers la grande Guerre ,,,C'est un vrai scandale a fin de glorifier Petain et nous devons résister contre ces collabos du 21 siècles qui veulent faire gravir le Front National et ses idéologies La chanson à la gloire du maréchal Pétain et véritablehymne officieux de la France de Vichy.

Les paroles sont d'André Montagard (né en 1888 et mort le 28 février

1963), qui en a aussi co-écrit la musique avec Charles Courtioux

créée en 1941 et éditée par les Éditions musicales

du VerLuisant, il y a une « ressemblance frappante » avec une chanson dédiée au Tour de France 1937 et intitulée La  Fleur au guidon de Frédo

 

En ces temps de guerre, la musique dépasse son effet distrayant pour devenir une arme Politique et un outil de propagande. Après la débâcle, les voix de la France mobilisent les esprits et ouvrent deux voies, deux choix pour le pays : la collaboration ou la résistance.

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Sport sous Vichy avec le tennis comme moral de petain sous l Heure d'ete des vaincus de 1945

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Serment Petain

Le sport pour mieux servir la Patrie

L'auto fut le principal quotidien sportif français du 16 octobre 1900 au 17 août 1944. Fondé sous le titre L'Auto-VéloTour de France. Il fut interdit de parution à la Libération pour collaboration. Cependant, jusqu'à la mort d'Henri Desgrange, en 1940, il avait développé des idées d'un clair patriotisme, parfois même exacer (1900-1903), par son emblématique directeur Henri Desgrange, ce titre mit notamment en place le

Le quotidien est fondé sous le titre L'Auto-Vélo à l'instigation du comte de Dion, en raison des prises de position dreyfusardes — à l'opposé des siennes — du directeur du journal Le VéloPierre Giffard. Une guerre s'engage alors entre les deux titres. L'Auto-Vélo s'incline lors de la première manche en perdant en justice une partie de son titre, trop proche de celui de son concurrent. Le journal devient L'Auto le 16 janvier 1903. Alors que le cyclisme est le sport roi en France, cette perte d'appellation peut s'avérer fatale. Mais L'Auto réagit dès cette année 1903 en créant le Tour de France sur une idée de Géo Lefèvre, associant ainsi à jamais son nom à celui de la plus prestigieuse des épreuves cyclistes. Le Vélo ne se remettra jamais de cette innovation, abandonnant la partie le 1er novembre 1904. L'éphémère quotidien Le Monde sportif puis, son homologue plus durable Les Sports, connaissent le même sort. Un autre concurrent tente l'aventure quotidienne au début des années 1930, L'Écho des sports, mais il plafonne à 65 000 exemplaires vendus et s'oriente vers une périodicité hebdomadaire dès 1932.

Une habileté à gérer qui remonte aux oreilles du gouvernement en construction, sitôt la capitulation de juin 1940 consommée. C’est ainsi que le 13 juillet 1940, les Français apprennent la nomination de Jean Borotra en tant que commissaire général à l’Education générale et aux Sports : «Enfin un champion dans le ministère ! […] Toute la ville en parle… Jean Borotra, "le Basque bondissant" devient un personnage officiel», évoque le France-Soir du 17 juillet. Une investiture alors saluée par la presse collaborationniste, qui s’appuie sur ses qualités de tennisman et exacerbe ses exploits passés afin de justifier sa capacité à gérer son portefeuille : Borotra y est qualifié de «sport à l’état pur», loué pour son «courage», sa «générosité», son «adresse» et son «intelligence». Surtout : «Nul n’a oublié comment, alors qu’on la croyait définitivement perdue, Borotra nous gagna la Coupe Davis.[…] Pour lui, la vie est restée un sport. Borotra mène ses affaires avec autant de fougue que s’il s’agissait de gagner un match.»

l’éducation physique de la jeunesse est une obsession pour le régime de l’octogénaire maréchal Pétain.

C'est le « mousquetaire du tennis » Jean Borotra qui est chargé de renforcer les corps et d'embrigader les esprits. Par la Charte des sports du 20 décembre 1940, imitée de la Carta dello sport de 1926, le commissaire général à l’éducation générale et au sport prend le contrôle des fédérations sportives. à compter de 1941, lors des principales manifestations sportives, le salut olympique est effectué et le Serment de l’athlète déclamé : « Je promets, sur l’honneur, de pratiquer le sport avec désintéressement, discipline et loyauté pour devenir meilleur et mieux servir ma patrie. »

Avec le soutien du secrétaire d'état à l’éducation nationale Jérôme Carcopino, et avec la caution du docteur eugéniste Alexis CarrelJean Borotra tente d'imposer neuf heures hebdomadaires d'éducation physique dans l’emploi du temps des élèves du primaire et du secondaire.

Le retour de Pierre Laval au gouvernement en avril 1942 entraîne la mise à l’écart de Borotra, la promotion d'un ancien officier de l’artillerie coloniale, Joseph Pascot. Le nouveau commissaire général se démarque de son prédécesseur par son culte de la personnalité, par un autoritarisme accru, et surtout par sa complicité passive avec l’occupant. Il dissout l’Union française des ouvres laïques d'éducation physiques (UFOLEP) en juillet 1942, lors de ce même mois terrible où plus de 13 000 Juifs parisiens sont rassemblés par les autorités allemandes, avec la complicité de la police française, dans ce temple du sport qu'est le vélodrome d'hiver.

a politique  sportive  du gouvernement de Vichy : discours et réalité

 

Le sport, outil de propagande au service des idéologies totalitaires connaît le même sort sous le gouvernement de Vichy. Le maréchal Pétain dans son souhait de former une jeunesse saine et virile fait du sport l’élément fondamental de cette régénération physique. Ainsi celui-ci participe à la diffusion et à l’intégration des valeurs de la Révolution Nationale : discipline, ordre, esprit d’équipe et goût de l’effort. Cependant, cette politisation du sport va se heurter de plein fouet au contexte de guerre (pénuries, occupation, sous-alimentation, STO) ainsi qu’aux sportifs eux-mêmes qui restent attachés à une pratique hédoniste du sport.

L’arrivée du gouvernement de Vichy, en juillet 1940, n’est pas mal vécue par le mouvement sportif français, bien au contraire. En effet, le sport vecteur d’ordre et de discipline s’accommode très bien au régime autoritaire de Vichy et les responsables sportifs voient dans la Révolution Nationale, l’occasion de développer et d’imposer durablement le sport au sein de la population française. Comment cela va-t-il se traduire ? Va-t-on retrouver dans la politique sportive de Vichy, au nom de la collaboration, les références allemandes ou bien s’inscrit-elle dans une logique et une continuité héritées de l’entre deux guerres ?

Analyser la politique sportive de Vichy, c’est analyser le comportement des responsables sportifs avant guerre et notamment leur fascination pour les modèles sportifs italiens et allemands. Ainsi, la politique sportive de Vichy peut alors être mieux appréhendée car on y retrouve le même discours sur l’amélioration de la race et le redressement physique de la jeunesse. Enfin, l’historien ne peut rester uniquement dans le domaine du discours sans se pencher sur l’impact de ce discours auprès de la population. Aussi nous analyserons la répercussion de la politique sportive de Vichy auprès des jeunes.

 

 

A - Le Commissariat Général à l’Education Générale et Sportive (CGEGS) :

 

Rattaché au ministère de l’Education Nationale, le CGEGS est chargé d’organiser l’éducation physique et le sport sur tout le territoire ainsi que dans l’Empire (Cantier & Jennings, 2004). Le budget consacré en 1940 à l’éducation physique et au sport témoigne de l’importance donnée à ces deux activités car il passe de 50 millions de francs en 1939 à près de 2 milliards de francs en 1940 (Gay-Lescot, 1986). Se succéderont à la tête du commissariat  Jean Borotra puis en avril 1942

Le secteur scolaire est bien évidemment le premier visé par Vichy car il permet d’atteindre la masse des jeunes. Une nouvelle discipline est alors créée, l’éducation générale et sportive qui se compose de différentes activités comme l’indiquent les instructions officielles de juin 1941 :

Une éducation physique générale assurant la formation de base : gymnastique corrective, hygiène et développement des résistances organiques.

Une initiation et une formation sportive : sports individuels et collectifs, jeux sportifs.

Des jeux.

La pratique des exercices rythmiques, de la danse et du chant choral.

Des travaux manuels.

Des sorties, des excursions, des activités au grand air et l’entraînement à la vie des camps.

La pratique du secourisme.

L’EGS illustre parfaitement l’orientation anti-intellectualiste de Vichy puisque les horaires iront jusqu’à 9h par semaine dans le primaire en novembre 1940. Autre nouveauté scolaire, l’instauration d’épreuves physiques au certificat d’étude primaire ainsi qu’au baccalauréat en tant qu’option facultative. Tout est fait pour inciter la pratique sportive. Qui dit nouvelle discipline, dit nouveaux enseignants et c’est effectivement le cas avec la formation d’un nouveau corps, les maîtres d’éducation générale et sportive. Enfin, une politique d’équipement est réalisée dont la création de 15 nouveaux centres régionaux d’éducation générale et sportive (CREGS) ainsi que celle du centre national de moniteurs et athlètes d’Antibes (CNMA) dont la vocation est d’entraîner les athlètes de haut-niveau tout en formant des moniteurs spécialisés dans une discipline.

Vichy investie donc le domaine scolaire pour réaliser son plan de redressement de la jeunesse. Le sport largement diffuser au sein de l’école devient alors un outil de propagande auprès de la population française.

Ce terme de « chevalerie » symbolise exactement ce qu’attend Vichy du sport : ordre, discipline, loyauté, esprit d’équipe, désintéressement, effort, endurance, force. Nous sommes là en totale opposition avec les valeurs hédonistes d’amusement, de détente, de plaisir jusque là véhiculées.  L’heure n’est plus à l’esprit de jouissance mais à l’austérité, à la sobriété et à la rigueur. Le colonel Pascot parle même de devoir :

« Jamais le sport n’a été plus utile. Le sport jusqu’à présent pouvait être un luxe. Sa pratique, maintenant, devient un devoir »

Les sportifs français sont donc appelés à servir le Maréchal en participant à la Révolution Nationale :

« La France a besoin que tous ses fils endurcissent leurs corps et trempent leur âme pour faire face aux rudes devoirs qui s’imposent à eux. Soyez les pionniers de la rénovation physique et morale »

La propagande s’attache d’ailleurs à présenter une image dynamique de Pétain, homme qui malgré son grand âge, conserve toujours son « pas alerte qui fait transpirer tant de personnages officiels » Le premier sportif de France est donc le Maréchal.

Dans l’optique vichyste, une réorganisation complète du mouvement sportif s’impose avec comme finalité l’assainissement et la moralisation du monde sportif. C’est la loi dite « charte des sports » du 20 décembre 1940 qui réorganise tout le mouvement sportif français. Dorénavant, l’Etat contrôle l’ensemble des fédérations et nomme les principaux dirigeants. Des enquêtes auprès de responsables d’associations sont ainsi menées. Enquête portant sur la valeur technique et humaine (moralité ; situation sociale ; titres civils et militaires) ainsi que sur la situation de ceux-ci vis à vis de la loi sur le statut des juifs et des lois relatives aux sociétés secrètes.  Les paroles de l’inspecteur régional à l’éducation générale et sportive de Rennes, expriment parfaitement cette nouvelle orientation du mouvement sportif : « nous ne voulons plus dans notre maison sportive : du manque de responsabilité, du travail mal fait, de l’indiscipline, de l’égoïsme outrancier, du système D, du régime de la jouissance et de l’impolitesse.» Cette ambiance moralisante, aboutit par exemple à la publication d’un code d’honneur destiné aux jeunes sportifs : un vrai sportif est l’ami de l’air, de l’eau, du soleil ; l’alcool est ton ennemi ; travaille, agis le plus possible au grand air ; suis l’exemple des meilleurs ; tu dois être fort pour mieux servir. La création, en juin 1941, du Serment de l’Athlète couronne ce discours moral. Les sportifs jurent alors sur l’honneurde pratiquer avec discipline, désintéressement et loyauté pour devenir meilleur et mieux servir la Patrie.

Cependant, tous les responsables sportifs ne sont pas des fervents pétainistes voire des collaborateurs comme en témoigne ce tract émanant d’un groupe de dirigeants sportifs contestataires qui parle de nazification du sport français :

« Certains s’étonnent que le grand champion français Nakache, recordman du monde de natation, puisse être champion de France, du fait qu’il est israélite. Si les sportifs français n’y prennent garde, bientôt on interdira aux juifs l’accès aux stades et piscines comme cela a lieu en Allemagne. C’est la nazification du sport français. 

Les hommes de la France Libre sont tout aussi virulents envers la politique éducative de Vichy qu’ils jugent d’une part trop basique et trop simple intellectuellement et d’autre part trop sportive. Le mouvement sportif n’est pas épargné car accusé d’accommodation à la Révolution Nationale. Ainsi, une ordonnance du 2 octobre 1943, du gouvernement gaulliste, abroge la législation de Vichy en supprimant le CGEGS et la charte des sports (Murraciole, 1998). Nous sommes donc loin de l’adhésion totale du monde sportif à la politique sportive de Vichy. Ceci est encore plus vrai quand on se situe au niveau régional où cette politique n’arrive pas ou pratiquement pas à s’installer dans la sociétéAu lieu de s'opposer à l’ingérence de l’occupant, les services de « Jep » Pascot se bornent à vérifier les conditions d'application de l’ordonnance allemande du 8 juillet 1942 qui interdit aux Juifs « l’accès à toutes manifestations sportives, soit comme participants, soit comme spectateurs, de même qu'aux plages et aux piscines ». En outre, l’étau se resserre sur les sportifs communistes comme Juifs. Tandis que la FSGT est pourchassée, et son secrétaire général Auguste Delaune torturé à mort par la Gestapo, les champions « Artem » Nakache et Victor Perez sont déportés à Auschwitz. 

 

Enfin de connaître les répercutions de sa politique sur les Français, Vichy a mené, en 1942 par l’intermédiaire de Jacques Dourdin, une enquête concernant 3530 parisiens (Waser, 1996).  Qu’en ressort-il ? Quelques éléments positifs concernant le taux de pratique sportive qui varie entre 12% et 18% pour les populations adultes et entre 70% et 72% pour les jeunes dont les trois activités les plus pratiquées sont la natation, le basket-ball et le football. On constate que les jeunes pratiquent régulièrement malgré le contexte d’occupation. Cependant, cette enquête révèle une autre réalité, celle-là beaucoup moins réjouissante pour Vichy. En effet, les résultats montrent que 79% des adultes ignorent les efforts faits par le gouvernement pour développer l’éducation physique et le sport. A croire que l’imposante propagande en faveur du sport ne porte pas ses fruits puisque nous sommes en 1942. Mais surtout à la question « pourquoi pratiquez-vous ? », 26% des adultes répondent « pour mon plaisir » et 21% « pour me distraire » alors que les enfants répondent à 97% « pour s’amuser ». Ces réponses témoignent clairement que l’objectif principal de Vichy, à savoir la pratique du sport pour des raisons morales, idéologiques et sanitaires, est utopique. La population reste attachée au coté festif et hédoniste du sport et rejette en bloc cette mise en ordre, cette disciplinarité, cette politisation voulue par Vichy. Ce besoin et cette demande sociale se traduisent quantitativement par une explosion du nombre de clubs et de licenciés comme en témoignent les statistiques des fédérations sportives
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LES FRANÇAIS DANS LA SS ET LE MASSACRE D'ORADOUR SUR GLANE sous l Heure d ete des vaincus de 1945 Heure Allemande...

Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942

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Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942
Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l'Etat allemand en 2019 ?

Cette prestation ne concerne "que des victimes de guerre" et exclut des versements à "une personne qui aurait commis un crime de guerre". Mais en France, l'affaire suscite un profond malaise.

"Rente pour service rendu au IIIe Reich", "collabo". Fin février, les parlementaires belges n'ont pas eu de mots assez forts pour fustiger une allocation versée par l'Allemagne au titre de la Seconde Guerre mondiale. Selon eux, ces pensions ont été accordées à des collaborateurs belges du régime nazi, membres de la Waffen-SS, condamnés après-guerre dans leur pays. Et la Belgique pourrait ne pas être la seule nation concernée. Selon le ministère du Travail allemand, 2 033 personnes ont touché ces pensions le mois dernier, dans le monde. 

L'affaire a suscité un profond malaise en France, Jean-Luc Mélenchon appelant à interdire le versement de cette pension, encadrée par une loi allemande de 1951. Paris a même demandé à Berlin d'expliciter le profil des bénéficiaires en France, mercredi 27 février. Car parmi les bénéficiaires figurent 54 personnes vivant sur le sol français. Qui sont-elles exactement ? D'anciens collaborateurs nazis en font-ils partie ? Pour l'instant, personne à Paris ne connaît leur identité. "Nous n’avions pas connaissance de cette pension", a même reconnu la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Franceinfo a donc tenté d'en savoir plus. 

 

Il y a 65 ans s’ouvrait le procès du massacre d’Oradour-sur-Glane, symbole de la barbarie nazie et Pétainiste sous l Heure d ete des vaincus de 1945

Le 12 janvier 1953 le «procès d’Oradour» débutait à Bordeaux. Les accusés sont jugés pour la tuerie perpétrée en juin 1944 dans le village du Limousin. Récit du quatrième jour d’audience.

Oradour et les faux  «Malgré-Nous». Le 12 janvier 1953 commencent devant le tribunal militaire permanent de Bordeaux les débats du procès du drame d’Oradour-sur-Glane. C’est dans ce village du Limousin qu’une unité blindée de la Waffen SS, lors de la Seconde Guerre mondialemassacre le 10 juin 1944 plusieurs centaines de civils de tous âges. Sur le banc des accusés aucun donneur d’ordre mais des exécutants: sept soldats allemands-dont l’adjudant Karl Lenz, le plus haut gradé retrouvé- et quatorze Alsaciens. Dès l’ouverture du procès le Président Nussy-Saint-Saëns précise dans une courte déclaration que «Le véritable procès est et demeure le procès de l’hitlérisme.»

Les accusés français, considérés comme des sujets d’une puissance ennemie

Parmi les prévenus français, un engagé volontaire dans les SS, Georges René Boss, et treize hommes incorporés Volontaires  dans la Waffen SS. Neuf années après les faits incriminés, ils sont jugés en raison de la loi du 15 septembre 1948, qui établit rétroactivement une présomption de responsabilité collective pour les SS. Ces prévenus étaient de jeunes gens au moment du massacre, certains n’avaient que 16 ans. Le chroniqueur judiciaire du Figaro, Pierre Scize, précise dans l’édition du 13 janviers 1953: «Douze hommes sont en liberté provisoire depuis cinq ans. Ils travaillent. Ils sont facteurs, chauffeurs, agriculteurs, inspecteurs de police, bouchers, employés de gaz. Plusieurs se sont mariés.» Et nombreux sont devenus des pères de familles nombreuses. Le journaliste poursuit en imaginant la scène de leur départ pour Bordeaux: «Ils ont embrassé leur femme et leurs enfants. Ont-ils pensé alors à cette église hallucinante où 207 gosses ont brûlé avec leurs mères? Je parie que non. Je parie bien qu’aucun d’entre eux n’a eu de mauvais souvenirs quand la bouche fraîche de leurs enfants s’est appuyée sur leur joue. Ils n’ont pas pensé aux voix qui hurlaient quand de douces voix leur ont dit “au revoir, papa”. Je parie bien que les faits monstrueux qu’on leur reproche leur semblent avoir été accomplis par d’autres, il y a longtemps, dans un autre monde. Une autre vie….»

Un verdict qui ne satisfait personne

De nombreuses protestations émisent entre autres par l’archevêque de Strasbourg, le Général Weygand, François Mauriac, Jules Romains, et les anciens combattants alsaciens enrôlés de force dans la Wehrmacht...se sont élevées avant le procès concernant la présence des Malgré-Nous dans le box des accusés.

Plaque commémorative du massacre d’Oradour-sur-Glane en juin 1944 avec la liste des députés et sénateurs qui ont voté la loi amnistiant les condamnés alsaciens. Gerald Bloncourt/mention obligatoire©Gerald Blonc

Le verdict tombe le 12 février 1953. Côté allemand: une condamnation à mort est prononcée contre Karl Lenz, des peines de prisons et travaux forcés de 10 à 12 ans pour les autres et 44 condamnations capitales par contumace. Côté français: la condamnation à mort de Georges René Boss -«le traître»-, pour les autres, reconnus coupables à l’unanimité, des travaux forcés et des peines d’emprisonnement de 5 à 8 ans. C’est la stupeur dans le prétoire. L’Alsace, qui attendait le retour de ses fils, est sous le choc. L’émotion est considérable et la colère prédomine dans l’opinion publique, qui considère le jugement comme une injustice pour ces Malgré-Nous. Les maires d’Alsace manifestent à Strasbourg contre le verdict. La contestation et l’indignation sont telles qu’une loi d’amnistie est votée en urgence par les députés le 21 février 1953. L’indignation et le mécontentement gagnent alors le Limousin. À l’entrée d’Oradour les noms des députés ayant voté l’amnistie sont placardés. Entre les deux régions un immense fossé s’est creusé. L’incompréhension de part et d’autre est profonde, durable.

Retrouvez l’intégralité du récit de Pierre Scize, au quatrième jour d’audience: l’énumération des 642 martyrs, et l’audition de l’adjudant allemand Lenz -qui dit ne rien savoir de ce qui s’est passé ce dramatique 10 juin 1944.


 

Au procès des criminels d’Oradour

L’adjudant Lenz qui n’a rien vu rien fait, rien compris prétend tout ignorer de la tragique journée du 10 juin 1944.

La lecture de pièces de procédure est terminée, les accusés répondent à l’interrogatoire au fond. Le procès largue enfin ses amarres et file vers la haute mer. Il était temps. Touchant ces lectures infinies, il est apparu à tout le monde que la justice militaire aurait tout avantage à confier la rédaction de ses actes à des gens pourvus au moins de leur certificat d’études et non point à des scribes en délire, jaloux des lauriers du plus lyrique feuilletoniste.

On a trouvé le moyen de nous dire que les 642 victimes du massacre d’Oradour étaient mortes «pour la plus grande gloire de la France»! II n’est pas besoin d’insister sur l’indécence de ce propos. Non, la gloire de la France ne requiert pas de tels sacrifices humains; elle ne demande pas que 350 enfants, femmes, bébés à la mamelle soient entassés dans une église et brûlés. Disons plutôt que les 642 martyrs d’Oradour sont morts pour la plus grande honte du Reich hitlérien. Le mieux dans un acte de pure procédure serait encore d’éviter ces formules avantageuses et creuses et de s’en tenir aux seuls faits. Ils parlent assez, eux.

Comment reconnaître les bourreaux?

Nous avons entendu le début de la confession de l’adjudant Karl Lenz. Nous allons en ouïr la suite.

Procès d’Oradour-sur-Glane au tribunal militaire de Bordeaux, 13 janvier 1953: les accusés. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il serait vain d’espérer que ces hommes qui ont eu le temps depuis huit ans que l’incurie de la justice militaire les retient en prison de se constituer des systèmes de défense cohérents s’accusent eux- mêmes. Lenz a choisi cette attitude, absurde mais très forte dans son absurdité, de tout nier en bloc et de ne rien savoir de la tragique journée. Comment prouver le contraire de ce qu’il dit? Quels témoins invoquer? Les rares rescapés d’Oradour sont eux-mêmes incapables de reconnaître leurs bourreaux dans ces hommes calmes en complet veston fripé, qui sont accroupis dans le prétoire. C’est qu’en effet ils devaient être très différents, et tellement semblables les uns aux autres sous le casque plat, bottés, hagards, ivres, hurlants, hideux.

Ainsi une jeune fille d’Oradour fut sauvée parce qu’un soldat allemand, un de ceux qui sont là peut-être, l’empêcha de rentrer dans le village, elle en convient -et qu’elle doit la vie à ce soldat. Mais quand celui qui se vante de l’avoir sauvée est devant elle, elle ne peut plus le reconnaître. Il n’y a aucune mesure entre les reîtres de 1944 et les sages jeunes gens de 1953.

Et les accusés alsaciens? Ils ne sont pas mal, merci. La perspective d’une disjonction qui les eût amenés devant la cour d’assises leur avait fait très peur. Aujourd’hui que toute l’Alsace met ses drapeaux en berne pleure dans ses églises, devant ses monuments aux morts et multiplie les protestations indignées, les accusés alsaciens, tout au rebours, sont parfaitement satisfaits de se voir à côté, de leurs anciens camarades de combat. Ils savent que c’est à ce voisinage qu’ils devront d’être traités, sans trop de rigueur. Qu’importe, n’est-il pas vrai? que des millions de Français innocent se sentent, outragés, si ces douze-là sont rassurés!

Le pathétique appel des 642 martyrs

-Accusés, levez-vous!

D’une même détente de leurs jeunes jarrets, les dix-neuf se sont dressés.

-Monsieur le chef du service d’ordre, veuillez commander: garde à vous!

Les talons de la garde claquant avec ensemble.

-Messieurs les juges, je vous prie de vous lever!

Tout le monde est debout. Un silence extraordinaire descend soudain sur l’assemblée.

-Monsieur le greffier, continuez votre lecture.

Ruines d’Oradour-sur-Glane, après le massacre des villageois par les nazis le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

Le greffier, lisant le long acte d’accusation, au cours de l’audience d’hier, en était arrivé au moment où il lui fallait énoncer les noms des victimes d’Oradour. Tous les noms. Ceux des cinquante-deux identifiés de qui on a pu dresser des actes de décès. Ceux des cinq cent quatre-vingt-dix disparus dont on n’a rien retrouvé qu’un peu de cendre grise, quelques ossements calcinés. Le greffier commence à faire cet appel des morts. Nous touchons à un très haut moment de ce procès monstrueux. Le plus haut sans doute. Tout s’est effacé soudain dans cet invraisemblable prétoire, qui n’est pas recueillement, souvenir, larmes.

Tout à l’heure cette salle ressemblait à un foirail, mais il vient d’y entrer six cent vingt-cinq âmes de martyrs. Le greffier, dont la voix chavire très vite, les appelle tous. Les vieux qui s’appuyaient sur deux cannes, les petits qui allaient gaiement sous la conduite de leur maître, le vieux curé, le maire, les Lorrains réfugiés, les hommes, les femmes, les petites filles qui nouaient un ruban dans leurs cheveux et qui demandent pourquoi on va à l’église à cette heure insolite, et parmi elles celle qui vient d’inscrire sur son ardoise: «Je prends la résolution de ne plus jamais faire de peine à personne.»

Une lecture de cauchemar

Procès d’Oradour-sur-Glane: le 1er février 1953, Marguerite Rouffanche, l’unique rescapée de l’incendie de l’église, à la barre des témoins. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il appelle des familles entièrement exterminées: les quatorze Bordet, les dix Hyvernaud, les sept Miozo dont le père était venu d’Italie travailler la bonne terre limousine, les six Pontaraud, les cinq Rouffanche, famille dont il ne devait plus demeurer, au soir de cette journée, que l’austère vieille dame que nous avons vue ici, à jamais murée dans son deuil éternel.

Des larmes étaient dans bien des yeux, des larmes qu’on n’essuyait pas et qui laissaient des traces brillantes sur les joues pâles. Là-bas, le tribunal au garde-à-vous semblait de pierre. Le président, sévère, les yeux perdus droit devant lui, revêtait soudain une majesté singulière. Le greffier lisait, lisait toujours. Quant au bout de vingt-cinq minutes il s’arrêta, toute la salle demeura un instant comme devant une énorme fosse ouverte où les os des martyrs avaient été versés en masse. On sortait de cette lecture ainsi que d’un cauchemar.

Après quoi, l’acte d’accusation poursuivit son cours, atteignit à sa péroraison, et le président fit procéder à l’appel des témoins. Ceux qui étaient présents dans la salle la quittèrent. Il était 5h30 de relevée: au quatrième jour de son ouverture, le vrai procès des massacreurs d’Oradour-sur-Glane commençait enfin.

L’adjudant Lenz n’a rien vu rien fait, rien compris...

L’accusé allemand Lenz, adjudant, le plus haut gradé qu’on ait pu retrouver, vient à la barre. Il ne semble pas intimidé le moins du monde. Avec lui, et sans doute avec tous ses compatriotes, nous allons apprendre à conjuguer ce verbe «finassieren» dont notre finasser ne donne, paraît-il, qu’une idée approximative.

Procès d’Oradour-sur Glane au tribunal militaire de Bordeaux: vue generale du tribunal, pendant la deuxième audience le 14 janvier 1953. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Karl Lenz est né en 1915 et il a grandi dans l’Allemagne vaincue de 1918, si déchirée, en proie à tant de démons contradictoires, grand corps malade, oscillant de l’extrême-gauche à la dictature militaire. Jeune homme émoulu des écoles primaires lors de l’avènement de Hitler, il entra tout naturellement dans les formations de la jeunesse hitlérienne, où le IIIe Reich forgeait des hommes dressés à l’obéissance la plus fanatique. À l’âge de partir pour l’armée, il fut -c’est encore dans la ligne de ce garçon- volontaire pour le corps «d’élite» des Waffen SS. Sous cet uniforme il fit la guerre des Sudètes, en 1938, et reçut la médaille commémorative de cette guerre préparatoire à la vraie, qui allait éclater bientôt.

-Il est exact que j’ai cette décoration, dit-il par le truchement de l’interprète. Mais je n’ai absolument rien fait dans les Sudètes. Mon unité n’a pas été engagée.

-Tiens, dit tout à tract M. le président, je croyais qu’il n’y avait que chez nous. (Rires dans la salle.)

Au surplus, Lenz, s’il faut l’en croire, semble avoir eu une solide vocation d’embusqué. Ce SS, en 1938, entra dans la Luftwaffe. Mais ce ne fut pas pour bombarder Paris, Londres ou Coventry et, certes, nous ne le lui reprocherons pas. Ce fut pour être garde-nippes. D’autres se battaient en France en Yougoslavie, en Pologne, en Grèce, en Russie. Pas lui. C’était un doux, un pacifique, il mettait de la naphtaline dans les beaux uniformes des faucons de Goering. Ceci jusqu’en 1943, année, comme on dit, cruciale où les revers du IIIe Reich en Afrique et en Russie firent racler les fonds de tiroir et sortir les embusqués de leurs «planques».

Oradour-sur-Glane: intérieur de l’église où 450 femmes et 207 enfants furent brûlés vifs le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

On le versa donc dans la 3e compagnie de ce régiment «Der Führer» de la division «Das Reich» qui accomplit le fait d’armes à jamais célèbre qui l’amène ici, aujourd’hui. Mais là encore Lenz ne se bat guère. Toujours s’il faut l’en croire, bien entendu. Il voyage. Il fait l’instruction des recrues à Karkhov, à Cracovie, à Prague. Puis on l’envoie en repos (au fait de quoi se reposait-il?) en France où sa division est répandue en Haute-Garonne, dans les Landes et le Tarn. Il connaît ainsi Moissac, Montauban, Valence-d’Agen. Là, il a «des mots» avec son capitaine, M. Kahn, contumax et principal responsable du massacre d’Oradour.

Il faut le dire. À tous les défauts qu’on lui connaît, ce Kahn ajoute celui d’être discourtois. Lenz et lui ne sont pas d’accord sur certains points. L’art et la manière d’instruire des recrues est un de ceux- là.

«Le capitaine m’a tenu des propos désobligeants. Alors je me suis désintéressé totalement de tout ce qui se passait à la compagnie».

Voilà justement ce qui fait que Karl Lenz, à Oradour, n’a rien vu, rien fait, rien compris. Il boudait dans son coin. Il ne sait rien. Pas même si sa section possédait ou non des grenades, pas même si elle était munie de mitrailleuses, et pas même si ces mitrailleuses, à supposer qu’elles existassent, avaient une cadence de tir de 3.000 ou de 1.500 coups par minute!

«1.500, ce n’est déjà pas mal», dit le président, connaisseur.

 

Oradour-sur-Glane : le village martyr profané

La colère et l'indignation sont fortes samedi 22 août à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), où une stèle a été dégradée par des inscriptions négationnistes. Une enquête a été ouverte. 

Environ cinquante ans après les événements, il est difficile de donner un nombre vraiment précis sur l’effectif total des Français dans la Waffen-SS Charlemagne . Toutes formations confondues, il y a eu entre 30.000 et 40.000 Français sous l’uniforme allemand entre 1941 et 1945 dont 50.000 environ dans la Waffen-SS. Mais certains Français engagés n’ont pas été répertoriés.
2: DARNAND prête serment : Un « tournant » pour la Milice (août 1943).

 
Joseph DARNAND, après avoir démissionné de Légion Française des Combattants et du S.O.L (Service d’Ordre Légionnaire), a créé en janvier 1943 la Milice Française « pour barrer la route aux forces occultes. »
Avant 1940, Paul P-B… n’a jamais fait de politique. Il est même « impressionné autant qu’inquiété par la renaissance allemande. » Il fonde beaucoup d’espoir dans la Révolution Nationale.
Démobilisé en août 1940 avec le grade d’aspirant,Paul P-B… passe aux Chantiers de Jeunesse, comme chef de groupe. Trouvant « la formation un peu mièvre, bien que pleine de bonne intentions », il s’engage au 27ème B.C.A (bataillon de chasseurs alpins) début novembre 1942; mais cette unité est dissoute le 27 du même mois.
Alors, il adhère au S.O.L qui se transforme en janvier 1943 en Milice Française, où il est instructeur militaire à l’Ecole d’Uriage. A ce moment, Paul P-B… commence à découvrir la politique. « Avant de faire la guerre civile, la Milice va la subir » ; elle a environ 70 militants tués lors « d’attentats« .
Face à cette situation, à partir de juin 1943, une formation de la Milice, la Franc-Garde, est mise sur pied. Son but est de « toujours servir la France« .
Pour Paul P-B…, ce mois de juin 1943, est « le tournant. »
« Ne voulant pas participer à une guerre civile, devenant inévitable, la pire des guerres… » il préféra faire « …partie des volontaires que DARNAND donne en gage à la SS. »
Pour éviter de tomber dans ce piège de l’engrenage des représailles face aux attentats perpétrés par les F.T.P (Francs Tireurs Partisans, d’obédience communiste), Paul P-B… saute le pas pour se battre contre les bolcheviks.
La Waffen-SS est pour lui « une illumination. » C’est « un monde insoupçonné » qui se dévoile. Il n’a aucune difficulté à s’intégrer. Il me confie:
« J’étais à l’aise. Cette période fut la plus exaltante de mon existence. Ma vie avait un sens, un sens débordant ma petite personne. »
En août 1943, Joseph DARNAND a prêté le serment SS et a reçu le grade de Sturmbannführer (commandant). Il s’est rendu à la SS-Junkerschule de Bad-Tölz (école de formation des officiers de la Waffen-SS) en Bavière, comme invité de l’Obergruppenführer Gottlob BERGER (général de corps d’armée). En revenant, il décide de déclencher le processus de l’engagement de miliciens dans la Waffen-SS.
Comme pour DORIOT, qui s’engage dans la L.V.F, entraînant avec lui des militants du P.P.F, des miliciens vont suivre l’exemple de leur chef DARNAND.
Léon GAULTIER qui s’engage (septembre / octobre 1943) aussi dans la Waffen-SS avec d’autres camarades de la Milice, comme Noël de TISSOT et Pierre CANCE, écrit dans « Siegfried et le Berrichon » :
« Nous sommes Français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit aux côtés de l’Allemagne plutôt que des communistes. »
Léon GAULTIER est conscient que l’Allemagne n’a pas que de bons sentiments envers la France, mais, tout de même, elle les préserve du bolchevisme.
Malgré la petite phrase que Jean MARAIS lui glisse à l’oreille lors d’un souper mondain : « Vous avez choisi la meilleure part ! »  Léon GAULTIER, « arrivé sans passion autre que de ne pas croupir dans l’inaction », se demande si le camp qu’il a choisi à encore une chance de l’emporter. Car, comme il le remarque, « partout l’étau se resserre », alors, « pourquoi cet engagement ? » se demande Léon GAULTIER. « Est-ce le fruit du hasard ? Est-ce la conclusion réfléchie d’une volonté lentement concertée ? » Il reconnaît que « rien n’a particulièrement déterminé la voie » dans laquelle il s’est engagé.
Le 06 novembre 1943, dans l’hebdomadaire « COMBATS » de la Milice, Joseph DARNAND lance un appel aux miliciens pour qu’ils s’engagent dans la Waffen-SS.
Pourquoi des Français ont-ils voulu rallier ce corps d’élite qu’est la Waffen-SS, cette formation combattante de choc, particulièrement efficace, certes, mais aussi ce corps maudit, à la réputation de dureté, dont les nombreux combats ont rejoint la légende du mythe teuton autant que l’enfer de la Seconde Guerre Mondiale ?
Pour Heinrich Himmler, le Reichsführer SS, une armée a besoin d’une garde du corps pour montrer l’exemple. La Waffen-SS est cet exemple; servir dans cette garde était un honneur et les hommes de la Waffen-SS étaient naturellement choisi parmi les meilleurs.
Déjà, sous Napoléon Ier, l’image de la Garde était présente. Elle traversait toute l’Europe à pied et, là où les régiments classiques ne parvenaient pas, à l’emporter, la Garde de l’Empereur forçait la victoire. Elle faisait en tout lieu la différence.
Les Waffen-SS sont placés à un niveau supérieur par rapport aux autres formations de ligne du IIIème Reich. Ces unités sont présentées comme inaccessibles au commun des mortels. Pour ces raisons justement, des hommes de la rue vont vouloir faire partie de cette formation d’élite.
Ils se demandent s’ils sont physiquement et psychologiquement aptes, s’ils correspondent aux critères de sélection.
La Waffen-SS attire parce qu’elle fait peur autant qu’elle fascine ces hommes, car « là où il y abeaucoup de lumière, il y a aussi beaucoup d’ombre » (un proverbe allemand qui m’a été cité).
Cette formation va créer et représenter un mythe guerrier aux yeux des jeunes Français qui voient les Waffen-SS défiler dans les rues. Son prestige est grand en raison de ses victoires, malgré les défaites déjà subies par le Reich à cette date.
Patrick HETZEL Député du Bas-Rhin

Non : les malgré-nous et les malgré-elles ne sauraient être une variable d’ajustement des programmes d’histoire !

Il y a un an, j’écrivais à la ministre de
l’Education nationale afin de
l’interpeller sur la place faite à
l’histoire de l’Alsace-Moselle dans les
manuels d’histoire de France.
Elle m’a alors répondu de façon
laconique en renvoyant la question vers le Conseil supérieur des programmes. Du coup, Nicolas Roquejoffre, journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace, a interrogé ces jours-ci le président du Conseil supérieur des programmes à ce sujet et sa réponse vient d’être publiée dans les colonnes des DNA en date du 2 avril. Sa réponse montre qu’il n’a manifestement pas compris le bien fondé de ma démarche. C’est d’autant plus regrettable que le président Lussault est professeur des universités et géographe de renom en poste à l’école normale supérieure de Lyon. J’en retiens que nous avons encore un énorme travail à faire collectivement pour que nos institutions républicaines portent un autre regard sur ce qui s’est réellement et véritablement passé durant la deuxième guerre mondiale. En effet, l’annexion de fait que l’Alsace et la Moselle ont subie entre 1940 et 1944, ne constitue pas, comme semble le croire le président Lussault, une spécificité historique qui serait de nature strictement régionale, bien au contraire. Il serait grand temps que l’on admette de dire et d’écrire qu’après le 22 juin 1940, il n’y a pas juste une France libre d’un côté et une France occupée de l’autre. Il y en a bien une troisième : une France annexée de fait, constituée des trois départements que sont le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle. Un universitaire comme Jean-Laurent Vonau, professeur émérite de la faculté de droit de Strasbourg, a bien décrit la situation réelle dans plusieurs de ses travaux sur la période. Ainsi, dans ces trois départements, entre juillet 1940 et novembre 1944, il n’y a plus aucune autorité française : ni préfecture, ni sous-préfecture, ni juge, ni gendarme, ni militaire…. Il n’y a plus aucun fonctionnaire français. Une telle situation est donc bien une atteinte majeure à la souveraineté française sur le sol français. Ce n’est donc pas simplement un fait de nature strictement régionale. C’est au contraire un phénomène qui concerne bien l’histoire de France en tant que telle puisque la France comporte alors bien trois zones : la France de Vichy, la France occupée et la France annexée. Une fois admise cette réalité incontestable, il est plus que légitime de parler aussi de l’incorporation de force dans l’armée allemande de ressortissants français. En effet, cela constitue non seulement un crime de guerre mais également un crime contre l’humanité puisque on y appliquera des critères d’ordre racial. Voilà pourquoi le combat que j’ai mené et que je continuerai de mener, n’est pas de nature locale, mais bien nationale et c’est précisément en ma qualité de représentant de la Nation que je me suis adressé à la ministre de l’Education nationale. Si l’on refuse de prendre en compte le fait même de l’annexion d’une partie de la France par l’Allemagne entre 1940 et 1944, alors cela revient à diffuser une vision simplifiée à l’extrême de l’histoire de France voire une vision simpliste. Or, procéder de la sorte, n’est sûrement pas rendre service aux générations futures auxquelles on livre une version erronée de la réalité historique. Sans compter que l’on nie par là même le drame vécu si profondément par les générations précédentes. D'une part 130 000 Alsaciens-mosellans incorporés de force par l’Allemagne et dont 40 000 ne reviendront jamais et d'autre part 15 000 enrôlées de force dans la machine de guerre nazie, ce n’est pas un simple « détail » de l’histoire régionale, c’est un fait majeur de l’histoire de France. N’ayons pas peur de le rappeler sans relâche, ce devoir de mémoire, nous le devons à ceux qui nous ont précédés mais aussi à ceux qui vont nous succéder. Puissions-nous pleinement et collectivement intégrer cette belle devise du Souvenir français : « A nous le souvenir, à eux l’éternité ! ».
Il veut une carte de CVR pur les waffen SS Alsaciens lorrains c'est un adepte du Maréchal Pétain et de l'heure d’été
Liste des disparus de la 3e Compagnie du régiment « Der Führer »
Cette liste photographique allemande des disparus de la 3e Compagnie du Régiment « Der Führer » de la 2e Division blindée Waffen-SS « Das Reich » nous a été aimablement communiquée par M. Claude Herold.
Elle concerne les Alsaciens suivants :
  • FRITSCH Henri, né le 25.4.1926.

- HAUACKER Maurice, Grenadier, né à Urbès le 07.09.1926, décédé le 01.08.1944 et inhumé au cimetiere militaire a llemand d’Orglandes, Block 19, Grab 249. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°1908.
  • MARXER Albert, né 1.10.1911, disparu dans le Nord de la France en août 1944.

  • SCHEER Charles, né à Strasbourg le 13.7.1926. Disparu à Grainville. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°4808.

  • SCHWARTZ Alfred, né le 30.9.1926, disparu en Hongrie. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5234.

  • WALTER Eugène, né le 19.7.1926, disparu à Caen. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5752.


 
Les SS de la Das Reich
Coup de projecteur sur la tristement célèbre division nazie Das Reich
Formation
Désignations successives
  • 10 septembre 1939 : Panzerverband Ostpreussen 10 octobre 1939 : SS-Division Verfügungstruppe (SS-V) (mot.)

  • 21 décembre 1940 : SS-Division (mot.) Reich

  • 15 octobre 1942 : SS-Division (mot.) Das Reich

  • 9 novembre 1942 : SS-Panzergrenadier Division Das Reich

  • 22 octobre 1943 : 2. SS-Panzer Division Das ReichComposée comme suit :

SS-Standarte Deutschland
  • SS-Standarte Germania

  • SS-Standarte Der Führer

  • SS-Nachrichtensturmbann

  • SS-Artillerie-Standarte

  • SS-Aufklärungs-Abteilung

  • SS-Pioniersturmbann

  • SS-Division Reich (mot.) (1941)

URSS, 21 juin 1941
Composée comme suit :
  • SS-Regiment Der Führer

  • SS-Regiment Deutschland

  • SS-Infanterie-Regiment 11

    • Flak-MG-Bataillon SS-Division Reich

    • Kradschützen-Abteilung SS-Division Reich

    • Artillerie-Regiment SS-Division Reich

    • Aufklärung-Abteilung SS-Division Reich

    • Panzerjäger-Bataillon SS-Division Reich

    • Pionier-Bataillon SS-Division Reich

      • Sturmgeschütz-Batterie SS-Division Reich

    • Nachrichten-Abteilung SS-Division Reich Nachschubtruppen SS-Division Reich

  • 2. SS-Panzer-Division Das Reich (1944)

Panzer III de la Das Reich à Koursk, juillet 1943. Ce char constitue la majorité du parc blindé de la division à son retour à l'est en février 1943. Surclassé par les antichars soviétiques, les Panzer III souffrent beaucoup, en particulier lors de Zitadelle. Dès lors lePanzer IV puis le Panther les remplacent dans les effectifs
Composée d'environ 19 185 hommes au total :
  • Quartier général : 140 hommes. Heinz Lammerding, commandant de la division en juin 1944.

  • SS-Panzer-Regiment 2 : 2 400 hommes (1 bataillon de chars Panzer IV ; 1 bataillon de chars Panzer V Panther).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 3 Deutschland : 3 240 hommes (trois bataillons motorisés).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 4 Der Führer : 3 240 hommes dont de tres nombreux alsaciens engagés volontaires (deux bataillons motorisés et 1 mécanisé). Sylvester Stadler, commandant du régiment ;Adolf Diekmann, commandant du I. bataillon et Otto Weidinger qui devient le commandant du régiment le 14 juin.

  • SS-Panzer-Artillerie-Regiment 2 : 2 165 hommes (1 groupe autopropulsé et trois groupes tractés).

  • SS-Panzerjäger-Abteilung 2 (bataillon antichar autopropulsé) : 515 hommes.

  • SS-Flak-Abteilung 2 (groupe DCA) : 825 hommes.

  • SS-"Nebel"werfer-Abteilung 2 (bataillon lance-roquettes) : 475 hommes.

  • SS-Sturmgeschütz-Abteilung 2 (bataillon de canons d'assaut autopropulsés) : 345 hommes. Karl Gerlach, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Aufklärungs-Abteilung 2 (bataillon de reconnaissance) : 940 hommes. Helmut Kämpfe, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Pionier-Bataillon 2 (bataillon du génie) : 985 hommes.

  • SS-Nachrichten-Abteilung 2 (bataillon de transmissions) : 515 hommes.

  • Autres unités : bataillon de remplacement (infanterie, Feldersatz-Bataillon) : 950 hommes ; troupes de remplacement (chars) : 800 hommes ; transport, approvisionnement, santé,maintenance : 1 500 hommes ; courrier, prévôté, etc. : 150 hommes = 3 400 hommes.

  •  

Son séjour dans la région toulousaine et son parcours sanglant en France au printemps et à l’été 1944, particulièrement dans le Quercy, la Haute-Garonne, le Périgord, le Limousin et la Creuse, avant sa translation vers la Normandie à partir du 11 juin 1944. Il présente l’histoire de cette division SS, sa force de frappe, ses missions, ses hommes, et explique pourquoi dans le contexte de l’après-guerre, particulièrement dans le nouveau contexte de la guerre froide, ses principaux responsables encore en vie ont pu échapper aux poursuites qu’ils auraient dû encourir et finir tranquillement leurs jours sans être inquiétés.
Si le massacre d’Oradour sur Glane dans le Limousin est généralement connu du public - celui de Tulle en Corrèze l’étant beaucoup moins - on ignore souvent que de très nombreux villages, bourgs et bourgades du Grand Sud-Ouest et du Centre de la France, ont eux aussi été saignés à blanc par cette division SS au printemps et à l’été 1944. C’est une traînée sanglante que laisse cette horde barbare sur son passage entre mai et août 1944 dans près de 350 communes de quatorze départements : Lot, Lot & Garonne, Tarn et Garonne, Gers, Dordogne, Haute-Garonne, Corrèze, Haute-Vienne, Creuse, Indre, Mayenne, Manche, Hautes-Pyrénées, Ariège.
Ce film permet de mieux connaitre l’enchainement de ces tragiques événements qui, loin de résulter d’un coup de folie brutal et irrationnel comme on l’a longtemps cru, furent les pièces d’une mécanique infernale de mise à mort des résistances.

 
Les hommes sont regroupés et sont répartis dans six lieux différents bien réfléchis, avec peu d'ouvertures pour ne pas s'enfuir : granges, cours, remises, où ils sont mitraillés, puis les corps sont recouverts de fagots et de bottes de paille auxquels les SS mettent le feu. Selon quelques rescapés, les SS tirent bas et dans les jambes de leurs victimes ; le feu est allumé sur des hommes blessés mais encore vivants. La déclaration de Robert Hébras, un des six rescapés, établit qu'ils parlaient encore ; certains, légèrement blessés, ont pu s'échapper, la plupart des autres ont certainement été brûlés vifs
Vestiges de l'école primaire
Le groupe emmené et enfermé dans l’église comprend toutes les femmes et tous les enfants du village. Des soldats placent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent des cordons qu'ils laissent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l'engin, qui contient un gaz asphyxiant (c'était la solution prévue) et explose par erreur ; une fumée noire, épaisse et suffocante se dégage. Une fusillade éclate dans l'église ; puis de la paille, des fagots, des chaises sont jetés pêle-mêle sur les corps qui gisent sur les dalles. Les SS y mettent ensuite le feu. La chaleur était tellement forte qu'à l'entrée de cette église on peut voir les restes de la cloche, fondue et écrasée sur le sol. Des débris de1,20 m de hauteur recouvraient les corps.
Une seule femme survit au carnage : Marguerite Rouffanche, née Thurmeaux. Son témoignage constitue tout ce qu'il est possible de savoir du drame. Elle a perdu dans la tuerie son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois.
Le chœur de l’église comprenant trois ouvertures, dans un instinct de survie, Mme Rouffanche se dirigea vers la plus grande, celle du milieu et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, elle parvint à l’atteindre. Le vitrail étant brisé, elle se jeta par l'ouverture. Après un saut de trois mètres, elle atterrit au pied de l’église sur un fourré et fut blessée par un SS en fuyant vers un jardin voisin. Dissimulée parmi des rangs de petits pois, elle ne fut délivrée que le lendemain vers 17 heures. Heure d’été comme aujourd'hui
Les SS inspectent de nouveau les maisons du bourg ; ils y tuent tous les habitants qui avaient pu échapper à leurs premières recherches, en particulier ceux que leur état physique avait empêchés de se rendre sur le lieu du rassemblement. C'est ainsi que les équipes de secours trouveront dans diverses habitations les corps brûlés de quelques vieillards impotents.
Un envoyé spécial des FFI, présent à Oradour dans les tout premiers jours après la tuerie, indique qu'on a recueilli dans le four d'un boulanger les restes calcinés de cinq personnes : le père, la mère et leurs trois enfants.
Un puits renfermant de nombreux cadavres est découvert dans une ferme : trop décomposés pour être identifiés, ils seront laissés sur place.
Au total, 642 personnes ont été massacrées lors de cette journée.mais ou est passe le reste de la population
D’après les statistiques et le recensement de l'INSEE a l’époque en 1943 la population était de 1800 habitants dont 600 alsaciens
Procès et réactions
Ruines actuelles de l'ancien village d'Oradour-sur-Glane
Après huit années d'attente le procès de 21 soldats — sur les 64 identifiés — ayant participé au massacre d'Oradour a lieu en janvier-février 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux. Adolf Diekmann, le commandant SS responsable, ne sera pas jugé car il est mort sur le front de Normandie ; il est enterré aucimetière normand de la Cambe. Le 12 février février 1953, le tribunal prononce les peines suivantes après délibérations :
  • le sergent allemand Lenz, le plus gradé du détachement, est condamné à mort ;

  • un autre militaire allemand qui a pu prouver son absence à Oradour le 10 juin est relaxé ;

  • quatre autres militaires allemands sont condamnés à des peines de travaux forcés de dix à douze ans ;

  • le seul Alsacien volontaire du groupe est condamné à mort ;

  • neuf Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de travaux forcés de cinq à douze ans ;

  • les quatre autres Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de prison de cinq à huit ans.

La population alsacienne proteste contre les peines infligées aux Malgré-nous, car ceux-ci ont été contraints d'exécuter les ordres des supérieurs allemands. Le procès de Bordeaux symbolise en quelque sorte le malaise alsacien : la population française n'a, dans sa grande majorité, pas connaissance du drame des 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans les armées allemandes. Quant aux familles des victimes - et au Limousin en général -, ils trouvent les sentences scandaleusement indulgentes : d'après eux, tous les participants au massacre auraient dû être condamnés à mort.
La loi d'amnistie votée dès le 19 février 1953 accentue ce sentiment d'outrage. La riposte d'Oradour est immédiate et se manifeste par :
  • la demande pour qu'on lui rende le site commémoratif ;

  • la décision de l'association nationale des familles des martyrs d'Oradour-sur-Glane de renvoyer la croix de guerre décernée à Oradour en 1947, ainsi que la Légion d'honneur décernée à l'association en 1949 ;

  • le refus de transférer les cendres des martyrs dans la crypte construite par l'État ;

  • le refus de la présence de représentants de l'État aux cérémonies commémoratives (l'exception étant la visite du Général de Gaulle en 1962) ;

  • l'inscription sur une plaque à l'entrée des ruines des noms des députés qui avaient voté l'amnistie.

Le collectif « Maquis de Corrèze », dirigé par le député honoraire Pierre Pranchère, s'oppose au projet de loi voté au Sénat en 2008 portant adaptation du droit pénal français à la Cour_pénale_internationale">Cour pénale internationale. En effet, ce texte prévoit une prescription des crimes de guerre pour trente ans (article 462-10), ce qui revient à déclarer une amnistie pour les responsables des massacres de Tulle et d'Oradour.
Le Centre de la Mémoire est un appel à la réflexion. Il décrit en détail et rappelle ce qui s'est passé ici même pour éviter que d'autres massacres n'aient lieu et ainsi perpétuer la notion de devoir de mémoire.

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franc-maçonnerie les poursuites du fascisme français de Pétain 1940 1945

 

 

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Franc-maçon pourchasse par la collbaoration sous l heure d'ete des vaincus de 1945

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la franc-maçonnerie subit l'épreuve la plus terrible de son histoire. Celle qui s'est identifiée à la philosophie des Lumières choisit le camp de la France républicaine et démocratique. Affirmant vouloir travailler à « l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité », elle trouve face à elle l’acharnement diabolique des nazis et l'entreprise de persécution mise en place par l'État français du maréchal Pétain. La période 1940-1944 marque l'aboutissement de décennies de frénésie antimaçonnique. L'ordre nouveau du maréchal Pétain, de Laval et de Darlan n'a de cesse de liquider, dans tous les sens du terme, tout ce qui, de près ou de loin, peut avoir un quelconque lien avec la franc-maçonnerie. Pour Pétain, un Juif n’est jamais responsable de ses origines, un franc-maçon l’est toujours de son choix. Les chiffres, sont eux aussi éloquents : 3 000 fonctionnaires perdent leur emploi, plus de 1 000 sont assassinés par les Allemands et 64 000 franLa loi du 13 août 1940 s'attache également à légiférer sur le sort du patrimoine des sociétés secrètes. Le dépouillement de l'Ordre de tous ses biens se fait au profit de l'administration générale de l'Assistance publique pour la capitale et des bureaux de bienfaisance pour la province. Plus tard, les immeubles seront également attribués aux Scouts de France ainsi qu’aux œuvres scolaires et sportives.

 

Cette loi s'attache en premier lieu à mettre au pas la fonction publique. L'article 5 stipule : « Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l'État, des départements, communes, établissements publics, colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l'État ou par une des collectivités publiques ci-dessus désignées :

1° S'il ne déclare pas sur l'honneur, soit ne jamais avoir appartenu à l'une des organisations définies à l'article 1, soit avoir rompu toute attache avec elle ;

2° S'il ne prend l'engagement d'honneur de ne jamais adhérer à une telle organisation, au cas où elle viendrait à se reconstituer.

La déclaration et l'engagement prévus par le présent article sont constatés par écrit. »

 

En cas de fausse déclaration, des sanctions sont prévues combinant révocation, fortes amendes et peines de prison pouvant atteindre deux années. Dès le 14 août, la menace véritable se précise avec la communication des formulaires prévus à la déclaration des fonctionnaires. Ils sont de deux sortes : un pour les profanes et un autre de renoncement définitif pour les anciens membres. Une deuxième circulaire en date du 1er juillet 1941 prescrit de nouvelles déclarations. Cette fois, les obédiences sont expressément visées : Grand Orient de France, Grande Loge Nationale, etc. La chasse aux faux déclarants, c'est à dire ceux qui ont souscrit la déclaration de non-appartenance à la place de celle de renonciation définitive, peut alors recommencer.

 

La loi du 11 août 1941 ordonne la publication au Journal officiel des noms et rangs des dignitaires et hauts gradés de la franc-maçonnerie. Cette loi prive des milliers de francs-maçons de leur emploi et de leur mandat d’élu. Ainsi, Jules Émile Crapet, maire d’Abbécourt, est dans l'obligation de démissionner et Fernand Amandio cesse ses fonctions de professeur de musique à Saint-Quentin le 31 juillet 1941 sans pouvoir être réintégré l'année suivante.

Tout commence le 10 juillet 1940 quand l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Dès l'été, la répression s'abat sur la franc-maçonnerie, frappant les structures de l'ordre, ses biens, ses adhérents, et jusqu'à son image avec la diffusion du film Forces occultes en 1943.




JOURNAL OFFICIEL DE L’ÉTAT FRANÇAIS ARRÊTÉS, CIRCULAIRES, AVIS, COMMUNICATIONS, INFORMATIONS ET ANNONCES ABONNEMENTS compte chèque postal : 100.97, Pari*. UN AN SIX MOIS TROIS MOIS Fiance, Colonies et pays de protectorat français.............................. 1 Pays accordant 50 •/» sur les tarifs postaux................. Etranger. ] . \ * r Autres pays............................................................................... Les abonnements parlent du 1er ou 2 30 fr. 405 » 570 » * du 16 de chaqu 120 fr. 225 » 300 » e mois. 55 fr. 135 » 156 » L'Edition de* « LOIS ET DÉCRETS » comprend : 1° les textes des lois, décrets, arrêtés, décisions, instructions et circulaires; 2° les avis, communications, informations et annonces. JOINDRE LA DERNIÈRE BANDE aux renouvellements et réclamations DIRECTION, RÉDACTION ET ADMINISTRATION





DÉCRETS, ARRÊTÉS & CIRCULAIRES 

PRÉSIDENCE DU CONSEIL

Liste , par obédience, des dignitaires (haut* gradée et  officiers de loge) de la Franc -maconnerie ) Les fréquentes listes ont été établies d’apres  les  premiers relevés des tableaux des loges  «fies portent mention des adresses, professions  par obédience, les documents des loges au moment de l'Inscription de  l’intéressé.

Peuvent figurer sur ces listes des membres des sociétés secrètes qui ont démissionné

depuis leur inscription ou qui se trouvent décédés.

Les secrétariats d’Etat devront faire connaître à la présidence du conseil les fonctions actuelle»? occupées par les fonctionnaires

dont les noms figurent sur ces listes.

Grand Orient de France (suite.

Carrau (Léon), L.\ « Amie des Naufragés •

de Buenos-Ayres, OratA en 1925.

Casanova' (François) contrôleur adjt. Baûtla

(Corse), LA ■ Etoile de Cyrnos » de Bastia,

otricier de loge.

Cassou (Paul-Marie), instituteur en retraite,

4, rue Jeanne-d’Arc, à Pau (Basses-Pyrénées), L.’. « Le Réveil du Béarn » de Pau,

Vén/. en 1931.

Casta (Joseph-Marie-Etienne), instituteur à

Marseille, 98, boulevard Boksson, L.’. « Vérité Réforme » de Marseille, GdA Exp.’. en

1936-1940.

Castre (Jacques-Albert-Caston), employé de

mairie, 6, rue de la Banrc, à Lyon, 18®, L.'.

« Bienfaisance et Amitié » de Lyon, Vén.'.

en 1939..

Caîhaia (A.), vérificateur des poids et mesures,

L.'. « La Parfaite Amitié » d’Albi, Très.’.

Caubet (Fernand-Louis-Elienne), directeur de

la caisse primaire des assurances sociales

du Lot-et-Garonne, 33, rue Marceau, Agen

(Lot-et-Garonne), L.’. « Amitié », L.'. ■ Vraie

Fraternité * d’Agen, Vén.’. en 1938-1939.

Cay'.a (Edouard), agriculteur, Tlemcen (Oran),

LA « Union de Tlemcen » de Tlemcen, MA

des banquels en 1934-1935, 2* Exp.’. adjt en

1931-1935.

Cavla (Régis-Eugène), agriculteur, Tlemcen

(Oran), LA « Union de Tlemcen » de Tlemcen, MA des banquets en 1934-1935

Cazeaux (A.), rue des Thermes, à Bagnèresde-Bigorre (Hautes-Pyrénées), 30®. L.’. « Les

Vrais Amis réunis et l’Indépendance française » de Toulouse.

Cazeriave, 2 bis, rue de Gounes, Toulouse,

LA « La Propagation de la vraie lumière »

de Tarbes, Vén.’. en 1936.

Cazes (Jacques-Edmond), inspecteur primaire

à Troyes. (Aube). LA « La Liberté » de

Paris, officier de loge.

Cbadenson <Louis-Rég:6), conducteur.des ponts

et chaussées, le Puy (Haute-Loire), 18®, LA

• Le Réveil anicien * du Puy, ch.’. ■ Les

Elus ».

Champsiaud, empîové de commerce, 15, tue

du iïelder, Paris (9»), L.’. « La Fraterniié

des Peuples » de Paris, 1» Exp.’.

Chapon, Casablanca (Maroc), LA « FranceMaroc » de Casablanca, officier de loge.

Charlery (RaphaëHldevert), employé de commerce, rue Christophe-Colomb, à Cayenne

(Guyane française), 18®, L.’. « Guyane républicaine » de Cayenne, GdA Exp.’., GhA

« Elus de Guyane républicaine ».

Charnier (Pierre-Henri), instituteur A Lyon

(Rhône), 43, rue Waldeck-Rousseau, L.’.

« Les Chevaliers du Temple » de Lyon, SurvA

Chauchard (Albert-Emmanuel), docteur en

médecine, 6, place de la Sorbonne, Paris (&•),

18®, LA « Conscience et Volonté » de Paris,

Ch.’. « L’Avenir ».

Chauffrein (Elle), professeur de collège, détaché à la Martinique, L.’. « Disciples d’Hlram », OratA

Chevaux, Nice. L.’. « Fratenité internationale

écossaise » de Nice, SecrA en 1935.

Chavanier (Gabriel-Léon), instituteur, Bordeaux (Gironde), 18®, LA « Etoile ou Pro-

§

rô3 », lion.’, en 1922, Ch.’. « Française

'Aquitaine et Candeur réunies ».

Chazeau (Clovis), ingénieur T. P. E., Mostaganem (Oran), L.’. « Les Enfants de Mars »

de Philippeville, SecrA de 1918 à 1923.

Chenevier (L.), professeur à l’école pratique

de commerce et d’industrie, conseiller municipal, Vienne, LA « Concorde el Persévérance » d’Annonay, SecrA en 1925.

(Chevallller (Charles-Franço's-Marius), professeur licencié do 1» classe, censeur au lycée

GallienI, Tananarive (Madagascar), L.’. « Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié

réunies » de Besançon, OratA

Chlcurel (Joseph), négociant, 24, rue BéranS er, Paris, L’. « La Fraternité des Peuples • e Pàris, 2’ MA des CérémA Christ (Jules), rentier, collage « Loulsette », rue Garnier-rages, le Cannet (Alpes-Maritimes), 32®, L.’. « Science et Solidarité » de Cannes, Oral.’, en 1924, Ch.'. « Science et Solidarité », G.’. MA du Cons.’. PhllA de Nice. Clavaud (Roger), adjudant d’artillerie coloniale en Indochine, la Londe, les Maures (Var), 3® L.’. » Le Réveil des lies d’or * d’nyèrcs. Ch.’. « Réunion ». Clement (J.), Moneteau (Yonne), 31®. Glement (Léopold), L.’. « Echo du Grand Orient » de Nîmes, GouvA en 1926-27, juge d’appel en 1926-27. Clery (Alexandre-Eugène), commis des secrétariats généraux, 32, rue Lieutenant-Becker. Cayenne (Guyane), L.’. « Guyane républicaine » de Cayenne, 3° cl 2® survA Close (William-Joseph), outflttors-menager, 5, Gover-Street, à Sweansoa (England), 18®, LA «Harmony », Ch.’, de la Val.’, de Londres. Coissac (Léon), commerçant. 19, rue NolreDame-des-Vicloires, Paris (2e), LA « Espérance » de Bourg-la-Reine, Vén.’. en 1933. Colin, 28, rue Vauquelin, Paris (5e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, Oral.’, odit. Combeuil (Elie), Inspecteur principal de 2® classe. Officier de loge. Compan (Roger-Raoul), publiciste, 21, boulevard du 4°-Tirailleurs, Fez. el Ville-Nouvelle, LA « Eveil berbère » de Fez, Vén.’. en 1936-1937-1938. Costc (Gabriel), commis principal des P. T. T.. 5, rue de la Poste, Meknès, LA « Etoile du Zerhoum » de Meknès, Vén.’. en 1938-1939. Coulure (Jean-Marie-Jutes-Gaston), avoué près la cour d’appel d’Alger. G, boulevard Baudin, Alger, LA • Bélisaire » d’Alger, Vén.’. en 1938-1939. Creance (Léon-M.), LA « Echo du Grand Orient ». de Mmes. 1er exp.’. HospA adjt en 1925-1927. Curtenelle (Pierre), Inspecteur de l’enseignement primaire retiré à Blois, Tanger, LA « Nouvelle Volubilis » de Tanger, LA « Arts réunis » de MAcon, Vén.’. en 1927-1928. Daby (Seewenken), avenue Bclle-Rose-QuatreBornes, Port-Louis (Ile Maurice), L.’. « La Bienfaisance » de Port-Louis, Vén.’. en 1937. Dary (Paul-Lucien), économe. 1, place du Parvis-Notre-Dame, Paris (4e), LA « Voltaire » de Paris, Vén.’. en 1938-1939. Davoust (Charles), métreur en peinture, 31, rue de Maubeuge, Paris (9e), LA ■ Inséparables du Progrès » de Paris, DépA suppA As.’. généA en 1932-1933 Debcrnard, Brive (Corrèze), LA ■ La Fraternité » de Brive. DélA en 1925 Dcbs (Néjib), médecin, Zatilc Liban), 18®, LA « Etoile du Liban », lion.’. Delpech (Léonce-Joseph), gouverneur de 3® classe des colonies. Officier de loge. Delpeuch père, 33, rue de Polssy, Taris (5e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, MA adjt. des banquets. Delvallée (Auguste), hôtelier, Saint-Saulve, 18®, LA de P..« Les Parfaits Egaux ®, de Valenciennes. Demaria (Louis-Fernand), service auxiliaire de la distribution P. T. T., Orient de Draguignan, Officier de loge. Deschamps (Pierre), directeur d’école primaire supérieure en retraite, 3, boulevard Clemenceau, à Marseille, L.’. « Les Amis du Travail » de Marseille, Vén.’. en 1937-1938- 1939. Desmoulins (Albert-Ernest), agence h Vichy, L.’. « La Cosmopolite » de Vichy, GdA exp.’. adjt. en 1939 Devcrnouilte, 210, avenue de Saxe, Lyon, L.’. « Les Chevaliers du Temple » de Lyon, Très.’, en 1923. Devert (Alfred), Juge fle paix, Capbreton, Orient de Pau, ChA « Idéal' humain ». Dies (Jean), masseur et représentant, 7, rue Joseph-Bara, Paris (G®), LA « Unité maçonnique » de Paris, Vén.’. en 1938-1939. Dilhac (Philippe-Guillaume), inspecteur primaire honoraire, Drneuignan (Var), 30®, J..'. « L’Egalité » de Draguignan, Vén.’. en 1924. Dorsematne fFrancois), négociant, 5*7, rue de Paris, à Vichy, 18®,

Doury (Edmond), LA » Amis des Naufragés • de Buenos-Ayres, HospA en 1925. Droin (Charles), colonel de gendarmerie en retraite 2, chemin des Aubépines, A Bron (Rhône), L.’. « Liberté et Progrès • de Coûtantes, Ch.’, de la Val.’, de Lyon. Dubar (Fernand), Ingénieur, chef de service du port de Beyrouth, compagnie du port, rue Weygand, 4 Beyrouth (Syrie), L*. « Les Enfants de Gcrgovic » de Clermont-Ferrand, 18®, L.’. « Syrie » de Beyrouth, Vén.’. en 1939. Dubief, ministre en 1912, membre du conseil de l’ordre. Dubourge.it (François), officier du génie, 18®, Ch.’. « Le Phare de la Chaoula ». Ducios (Jean-Louis), Instituteur, directeur d’éoolc Jean placé, Clermont-Ferrand, LA ■ Les Enfants de Gcrgovic » de ClermontFerrand, L.’. « La Justice » de Thicrs, *’.’ en 1937. Ducroix (Clérncnt-Maurice-IIenri), architecte, 57, boulevard Jean-Jaurès, Ctichy (Seine), LA « Evolution économique » et « Hommes libres réunis • de Parts, TréA en 1925-26-27. Duminil (Eugène-Alfred), Instituteur en r®- traite, 83. rue Poux, Boulogne-sur-Mer (Pasde Calais), L.’. ■ Indépendance et Progrès * de Calais, officier de loge. Dunème (Léon-Ju(es-Arsène), docteur en médecine, 10, rue Turbigo, Paris. 30®, L.’. « Conscience et Volonté », Ch/. « L’Avenir », CA PhA ■ L’Avenir ». Duperrier (Lucien ;, instituteur à Riilieux (Ain), Saint-O’.ive (Ain), LA « L’Amitié fraternelle » de Bourg-en-Bresse, Ch.’, de .'â Val.’, de Lyon. Duplennc (Alphonse-Lucien-Eugène), docteur en médecine, chirurgien, 2, rue Bab-el-Al* louciie, Tunis, L.’. « Etoile de Cartilage » de Tunis, Vén.’. en 1938-39. Dupon( (Eugène-Gustave), propriétaire, 18®, Ch.’. « Phare de la Chaoula » de Casab.anca. Dupuis (Alexandre), instituteur, la Réunion, L.’. « L’Amitié » de Saint-Denis, SecrA adjt Dulrern (Elisée;, Joaillier. 665, 10 av.. NewYork-City (U. S. A.), LA « L’Atlantide * de New-York, Vén.’. en 1938. Duvai (André), 10 bis, rue de^ Fontenay Bourg-la-Reine. L.’. « Espérance » d« Bournla-Reine, Très/, en 193L Elasfl (Auguste), conducteur local, travaux publics, retraite, 35, rue Voltaire, A Cayenne, 18®, 1" SurvA, Ch-’. ■ Elus Guyane répjr biicaine ». Elgosi (Alfred), avocat, 11, boulevard Charlemagne, Oran, 18®, L.’. « La Raison » d’Oran, Vén.’. en 1939. , Rondier dit Eiler (Lucien), artiste pelntr®, 10. rue du Canada, h Paris (18e), LA « Parfaite Sincérité » de Marseille, Vén.*. d’Hon.’, en 1933, LA « Nord-Midi * de Paris, Fond/. Emile (Ghanini), chef comptable A Antioche, 18®, LA « Anliochus » d’Antioche, Fond.. en 1922. Erard (Vlotor), percepteur en retraite, Montreuil (Seine), LA « Les Amis solidaires * de Meaux, lion.’. Eyquein, officier d’administration, 18®, ChA « La Fraternité marocaine », ChA • Phare de la Chaoula ». Fabre (André), LA « La Libre Pensée • d® Narbonne, OratA en 1933-1934. Fahri (Isaac), commerçant, BuenosnAyres (République argentine), 18®, LA « La Confiance » du Caire. Favereau, chef de service des domaines d» Maroc, 18®, LA « Fraternité marocaine » d® Rabat, Vén.’., Fond.’. Favot (Henri-Alphonse), économe en retrait®, rue de l’Arquebuse, Auxerre (Yonne), L.. « Le Réveil de l’Yonne » d’Auxerre, Hou.', en 1936. Favre (Emile-Jean), répétiteur au lycée, député de la Haute-Savoie, Paris, 18°, L.. « Réunion des Amis choisis », Ch/. ■ L® Fraternité ». Ferry (Robert), Instituteur A Moycnmoutler, Raon-l’Efape (Vosges), L/. « Jules-Ferry • de Saint-Dié, Officier de loge. Finelll (Georges), LA « Amis des Naufragés » de Buenos-Ayres, Gardien du Temple e® 1925. FiMère (Théophile), employé. Buenos-Ayres (République argentine), LA « Ainis des Naufragés • de Buenos-Ayre®, GA expA en 1925.

Fl*<:ks (Germain), dcniiste, Cnen (Calvados), L.’. « Thémis ■ de Caen, 1;.'. ■ Fédération universelle » de Paris, Oral.*, en 1936. Fleury (Georges), trésorier ù la Comédie-Française, 14, rue de Provence, à Paris (9»), L.’. « Temple de l’Honneur et de l'Union » de Paris, Très.’, en J936, L.’. ■ La Marseillaise ». Fonquetcnu (Adonis), capitaine, Pakla, 4®, L.’. de P. « Les Abeilles d Orient » de Saigon. Fontecavc (Frank-Itaoul), poriier, commis P. T. T., rue Lamartine, Viliefranche-sur-Saône, L’. « Fraternité progressive » de Villcfranehe, Officier de loge. Français (Léon), professeur, Nantes (Loire-Inférieure), lion.’, en 1933. François (Claude-Henri), dessinateur, C. F. M„ rue de l'Aviation-Civile, Rabat, L.'. ■ Sincérité et Tolérance » de Taza, Arch.\ en 1930, 1937. Françoise (Eugène), contrôleur technique des ehemins de fer de l’Est, f*2, rue Ordener, Paris (180, 18°, L.’. « Amitié » de Paris, Ch.’. « L’Avenir » de Paris. Frischmnnn (Lucien-Albert), graveur lithographe, 12, rue de Beücvue, Ezarivilto (Seinc-etOise), 18®. L.’. « Les Vrais Experts » de Paris, Ch/. « L’Avenir » de Paris. Ralassini (Antonio), Camdcn Rond 65 A. Londres (England), 18°, L.'. « Iiumanitas », Ch.’. ■ Iiumanitas ». Galasso (Attilio), médecin, Calauzano (Italie), 18°, L.'. « Iiumanitas », Cli.’. de la Val.', de Londres. Galasso (Francesco), médecin, 21 Frilh Slrcct, Londres, 18®, L.’. « Iiumanitas », Vén.’. d’hon.’. Galip, docteur en droit, ancien ministre, rue Charles-Dickens, 1, Paris (10®), 18®, L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris. palley (Jean-Marie-Joseph-Roger), employé de bureau, centre de réforme, Toulouse, 23, rue Gaffarelli, L/. « Harmonie sociale » de Toulouse, Vén.'. en 1938-39. Galopin (Claude-Edouard), inspecteur d'assurances, Rligny (Aube), L.’. « Voltaire » de Paris, Uçn.'. en 1926. Carangcr (Edouard), tailleur, 8, passage Ruelle, Paris (18e), L.*. « Union et Progrès » do Pacy-sur-Eure, Hosp.\ parbert (Georges), négociant, 41 Bowes, 33®, L.’. « La Bienfaisance » de Port-Louis, lion/. Garcia (Michel), clerc d’avoué, Tlemccn, L.'. « Union de Tlemccn » de Tlcmcen, Sccr.\ «dit.’. en 1931-35, Arch.’. Bibl.\ adjt. en 1934-35. Gassanne (Bernard - Edouard), employé, Puteaux, L/. « Le Progrès » de Paris, lion/, en 1921. pauberii (Maurice-Joseph), agent de publicité, 103, rue Lemercier, Paris (17e). L.'. « Les Inséparables du Progrès » de Paris, Vén.’. «n 1938. Gaudin (Louis), conducteur principal des travaux publics, rue de Londres, Mcknès. boîte postale 23, L.’. « Etoile du Zcrhoun * de Mcknès, Vén.'. en 1925-26-29. Gaudin (Louis), ingénieur en service vicinal, conducteur de travaux publics, Bramme (Gironde), L.’. ■ Vers la Justice » de Sarlat, L.’. « Etoile du Zerhoun » de Mcknès, Fond.'. .Gavard (Eugène-Félix), employé, 11, rue Car6 eaux, Paris (18e), L.’. « Là Lumière * de euilly-sur-Seine, sccr.’. en 1934. Gcmignani (Louis dit Balthazar), courtier en coton, Roanne, 18®, L.’. « Concorde et Persévérance » de Vienne, Ch.’, de la Val.’ de Lyon. Geniole (Georges), mécanicien. 12, rue du Delta. Paris (9e), L.'. « Evolution économique et Homme, libre réunies » de Paris, Secr.'. adjt. en 1935-3G-37. Penyene, 54, rue des Acacias, Paris (17e), L/. « La Fraternité des Peuples » de Paris, M.\ . des banquets. Peorgcs, représentant de commerce, 30, rue Gassendi, Paris (14e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, Archlv.’. Pcreec (Alain), industriel, Mazagan, L.’. « El Bridia Dial Doukkala • de Mazagan, Vén. . en 1924-25-26. Ghisolfi (Jules), sous-préfet honoraire, rue des Lois, Oudjda. L.’. « Prométhée » d’Oudjda, Vén.’. en 1923-24. Pillard (Louls-Alfred-Gustave), instituteur, rue Grève, 4, Vendôme. 18®, L.’., V* s

Gloton (Virgile), renlier, 1, villa Momet, Paris (19e), L.'. « Union de Belleville » de Paris, L.’. ■ Tradition maçonnique » de Paris. Fond’, en 1935. Clou (Antoine), caissier, Alexandrie (Egypte), 18®, L.'. ■ Pyramides d'Egypte » d’Alexandrie. Gobin (Clovis), retraité, 7, rue Blanche, Gage- . la-Forèt (Oise), L.’. « Union philanthropique » de Saint-Denis, L.’. « Travail et Fraternité » de Saint-Denis, L.’. « Travail et Fraternité » de Bourges, lion.*, en 1935. Godchaux (Yvan), négociant en tissus. 46, rue d’Aboukir, Paris, L.’. « Frères unis inséparables » de Paris, L.\ « Aristide Briand », . Fond.’. Godebcrge ( Alcide ), ingénieur, Poitiers (Vienne), L.’. « Arts et Métiers » de Paris, lion.’, en 1936. Godefroy (Raoul), serrurier. Meung-sur-Loire (Loiret), L.’. « Le Réveil des Emules de Montyort » d’Orléans, L.*. « Etienne Dolet » d’Orléans, lion.’, en 1935. Godin (Frédéric), procureur de la République, 111, rue Michelet, Alger, 30e, L.’. « Le Soleil Levant » d’Alger. Goclt (Emile), chef de cuisine, 34, quai des Grands-Augustins, Paris (6e), L.’. « Emancipation de Paris », Hon.\ en 1933. Gogniat (Georges), chef d’orchestre, 48, Th Strcet-’Wod-Side-Long-Island-City, New-York, L.’. « L’Atlantide » de New-York, Vén/. en 1939. Gohler (Arthur-Eugène), monteur en téléphone, retraité, 26, rue de la Hurée, Vauxsous-Laon (Aisne), L.’. « Les F.F.*. du Mont-Laonnois * de Laon, non.’, en 1935. Gonzalcs-Monjas (Gabriel), employé des postes, mayor, 47, IIcmani-Guipuzcoa (Espagne), L.’. « Spartacus » de Hcndaye, Fond.’. Goudinoux (Picrrc-Ursiij), directeur d’école honoraire, 33, rue du li-Juiilet, Cosne. L.’. « Philanthropie et Progrès » de Cosne. Vén.’. en 1935. Conlard (Eugène-François), inspecteur général d’assurances, 40, avenue Sccrétan, Paris (19e), L.’. « Etoile Polaire » de Paris, lion.’, en 1935. » Gourdan (Taul-Félix), entrepreneur de travaux publics, rue des Minimes, la Rochelle (Charente-Maritime), L.’. « Union de Belleville » de Paris, lion.’, en 1934. Gourdon (William), relraité des chemins de 1er, la Rochelle (Charente-Maritime), L.’. « L’Union parfaite » de la Rochelle, lion.’, on 1933. Gourlet (de) (Paul), contrôleur civil suppléant, Souk-el-Arba. Tunisie, 18®, L.’. « La Vo-, lonté » de Tunis, S.’. C.’. n® 374 « La Volonté Sub Rosa », Val.’, de Tunis. Gousy (Jean-Eugène), dessinateur de la compagnie parisienne d’électricité, 20, rue JeanBinet (Seine), L.’. « Les Droits de l’Homme » de Paris, Vén.’. en 1938. Goulx (Pierre-llonoré), directeur d’école, Tiemcen, Oran (Algérie), 18®, L.’. « Trinosophes africains » de Mostaganem. M.\ de la Comm.’. des Finances en 1934-1935, Mbre de la Comm.’. de la Bibli.’. en 1934-1935. Gouzon (ricrrc-Emilc), contrôleur des contributions en retraite, 13, rue de la Brêcheaux-Loups. Paris (12e). L.’. « Les Amis réunis » de Bordeaux, lion.’, en 1939. Gowlhorpe (Charles), vendeur, 30, chemin Vauché, Saint-Ramhert-l’lîc-Barbe (Rhône), L.’. « Les Chevaliers du Temple » de Lyon, Orat.L en 1940. (A suivre.) 



Maire* et adjoints aux maires. Le ministre secrétaire d’Etat A l’intérieur,‘ Vu l’article 2 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes; Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 19*0 relative au pouvoir de substitution de l’auto-' rité supérieure, aux délégations spéciales,  l’administration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-AubIn-! d’Ecrosville (Eure), tombe sous le coup des dispositions de l’article 2 de la loi du il août 1941 sur les sociétés secrètes. Arrête: Article unique. — M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-Àubin d’Ecrosville (Eure),. Est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. • PIERRE PUCHEU.

 

Considérant que M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), tombe sous le coup des dispositions de 1 article 9 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes, Arrête : Article unique. — M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 4942. Pierre Pucheu . 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur. Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure, aux délégations spéciales, et de l’adminislration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Gardct (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), ne présente plus les garanties morales nécessaire» A l’accomplissement de son mandat. Arrête: Article unique. — M. Gardet (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), est déclaré démissionnaire d’office de ses Fonctions. Fait à Vichy, le 20 février f942. PIERRE Pucheux Considérant que M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eüre-et-Loir), ne réside plus dans la commune depuis plusieurs mois et a cessé, de ce fait, d'exercer les devoirs de sa charge. Arrête: Article unique. — M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eure-et-Loir), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE Pucheux  

 

Considérant que M. Lacombe (Albert), maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), a contrevenu à la réglementation relative aux transports des céréales. Article unique. — M. Lacombe (Albert)V maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942.  PIERRE PUCHEU

 

Conseils municipaux. — Délégations spéciales. 

 

Le ministre secrétaire d'État à l’intérieur, Vu les articles 6 et 7 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure,'aux délégations spéciales, à l’administration cantonale et eux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941 ; Considérant que le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) manifeste de l’hoslilité à l’œuvre de rénovation nationale.

 Arrête: Art. !•'. — Le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) est dissous. Art. 2. — Il est Institué dans la commune de Fel (Orne) une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal et ainsi composée : Président: M. Buquet (Paul); membres: MM. Duval (Caston), Pomier (Louis). Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE  PUCHEU

 

Considérant nue M. Ledebt, maire de la commune de Rolleboise (Seine-et-Oise),  en qualité de gérant à une cabine téléphonique, souscrit une fausse déclaration de non-appartenance aux sociétés secrètes, et ne présente plus ainsi les garanties morales nécessaires a l'accomplissement de son mandat, Arrête : Article unique. — M. Ledebt, maire de la commune de Rollcboise (Seine-et-Oise), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. Pierre Pucheu 

 

Considérant que M. Dubois, maire de la commune d’Estrée-Blanche (Pas-de-Calais), a contracté des habitudes d’intempérance incompatibles avec la dignité de ses fonctions. Arrête : Article unique. — M. Dubois, maire de la commune d’Eslrée-Blauchu (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, Je 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU 

Considérant que M. Penin, maire de la commune de Buire-au Bois (Pas-de-Calais), a fait l'objet d’un procès-verbal pour vente de moutons sans bon régulier et hausse illicite. Arrête : Article unique. — M. Penin, maire de la commune de Buire-au-Bois (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU

 

 

 

 

 

 

Maire* et adjoints aux maires. Le ministre secrétaire d’Etat A l’intérieur,‘ Vu l’article 2 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes; Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 19*0 relative au pouvoir de substitution de l’auto-' rité supérieure, aux délégations spéciales,  l’administration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-AubIn-! d’Ecrosville (Eure), tombe sous le coup des dispositions de l’article 2 de la loi du il août 1941 sur les sociétés secrètes. Arrête: Article unique. — M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-Àubin d’Ecrosville (Eure),. Est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. • PIERRE PUCHEU.

 

Considérant que M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), tombe sous le coup des dispositions de 1 article 9 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes, Arrête : Article unique. — M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 4942. Pierre Pucheu . 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur. Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure, aux délégations spéciales, et de l’adminislration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Gardct (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), ne présente plus les garanties morales nécessaire» A l’accomplissement de son mandat. Arrête: Article unique. — M. Gardet (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), est déclaré démissionnaire d’office de ses Fonctions. Fait à Vichy, le 20 février f942. PIERRE Pucheux Considérant que M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eüre-et-Loir), ne réside plus dans la commune depuis plusieurs mois et a cessé, de ce fait, d'exercer les devoirs de sa charge. Arrête: Article unique. — M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eure-et-Loir), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE Pucheux  

 

Considérant que M. Lacombe (Albert), maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), a contrevenu à la réglementation relative aux transports des céréales. Article unique. — M. Lacombe (Albert)V maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942.  PIERRE PUCHEU

 

Conseils municipaux. — Délégations spéciales. 

 

Le ministre secrétaire d'État à l’intérieur, Vu les articles 6 et 7 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure,'aux délégations spéciales, à l’administration cantonale et eux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941 ; Considérant que le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) manifeste de l’hoslilité à l’œuvre de rénovation nationale.

 Arrête: Art. !•'. — Le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) est dissous. Art. 2. — Il est Institué dans la commune de Fel (Orne) une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal et ainsi composée : Président: M. Buquet (Paul); membres: MM. Duval (Caston), Pomier (Louis). Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE  PUCHEU

 

Considérant nue M. Ledebt, maire de la commune de Rolleboise (Seine-et-Oise),  en qualité de gérant à une cabine téléphonique, souscrit une fausse déclaration de non-appartenance aux sociétés secrètes, et ne présente plus ainsi les garanties morales nécessaires a l'accomplissement de son mandat, Arrête : Article unique. — M. Ledebt, maire de la commune de Rollcboise (Seine-et-Oise), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. Pierre Pucheu 

 

Considérant que M. Dubois, maire de la commune d’Estrée-Blanche (Pas-de-Calais), a contracté des habitudes d’intempérance incompatibles avec la dignité de ses fonctions. Arrête : Article unique. — M. Dubois, maire de la commune d’Eslrée-Blauchu (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, Je 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU 

Considérant que M. Penin, maire de la commune de Buire-au Bois (Pas-de-Calais), a fait l'objet d’un procès-verbal pour vente de moutons sans bon régulier et hausse illicite. Arrête : Article unique. — M. Penin, maire de la commune de Buire-au-Bois (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU

 

 

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