Droit et devoir de Memoire

Tour de france et la collaboration

 

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le Marechal visitant une classe en 1942 pour la propagande.....

 A maintes reprises, Goddet se prononcera pourtant clairement en faveur du maréchal Pétain. Dans L'Auto du 4 novembre 1940, il se félicite du "bain de purification" que le chef de l'Etat et promoteur de la collaboration va, selon lui, donner à la France. Et l'une des rubriques consacrée à l'actualité générale relaie avec assiduité les communiqués de la propagande allemande.

Cette même année 1942 sous l’Heure d'été de la collaboration, du 28 septembre au 4 octobre, le gouvernement de Vichy lance justement un  Tour de France a l image de l’auto journal. Le Circuit de France laissera le souvenir d’une tentative peu concluante.

En 1947, l'ex-directeur du journal collabo «l'Auto» obtient d'organiser la renaissance de la Grande Boucle. Grillant la presse communiste.

 

L’Etat français renoue avec l’idéologie de Pétain sous l heure d’été de 1942 en violation de l ordonnance du 9 août 1944 et du 3 Juin 1943 

Tour de France 2019: A quoi sert le sous-préfet dédié à la Grande Boucle?

Avec l’arrivée du Tour ce lundi en France, après deux jours passés en Belgique, , ce jeune homme fraîchement sorti de l’ENA a été nommé haut fonctionnaire de liaison pour cette édition 2019 de la Grande Boucle. Pour aller plus vite, on l’appelle le sous-préfet du Tour de France même s’il n’en a pas encore officiellement le titre. Pendant trois semaines, c’est lui qui est chargé de représenter l’Etat français sur les routes de la plus grande compétition de cyclisme.

« Mon rôle est simple. Je suis positionné au sein de l’organisation du Tour avec les autres forces du ministère de l’Intérieur pour assurer un lien avec le ministère et toutes les préfectures ou sous-préfectures traversées. Je travaille pour l’Etat qui met à disposition du Tour un important dispositif de sécurité sur l’ensemble du parcours »,

C'est un service public au sein d'une organisation  Tour de France et du journal Auto qui ont  soutenu le régime de Vichy en toute impunité a ce jour ...

L'auto fut le principal quotidien sportif français du 16 octobre 1900 au 17 aout 1945 Fondé sous le titre L'Auto-Vélo(1900-1903), par son emblématique directeur Henri Desgrange, ce titre mit notamment en place le Tour de France Il fut interdit de parution à la Libération pour collaboration. Cependant, jusqu'à la mort d'Henri Desgrange, en 1940, il avait développé des idées d'un clair patriotisme, parfois même exacer

Le quotidien est fondé sous le titre L'Auto-Véloà l'instigation du comte de Dion, en raison des prises de position dreyfusardes — à l'opposé des siennes — du directeur du journal Le Vélo, Pierre Giffard. Une guerre s'engage alors entre les deux titres.L'Auto-Vélos'incline lors de la première manche en perdant en justice une partie de son titre, trop proche de celui de son concurrent. Le journal devient L'Autole 16 janvier 1903. Alors que le cyclisme est le sport roi en France, cette perte d'appellation peut s'avérer fatale. Mais L'Autoréagit dès cette année 1903 en créant le Tour de France sur une idée de Geo Lefèvre associant ainsi à jamais son nom à celui de la plus prestigieuse des épreuves cyclistes. Le Vélo ne se remettra jamais de cette innovation, abandonnant la partie le 1er novemebre 1904 L'éphémère quotidien Le Monde sportif puis, son homologue plus durable Les Sports, connaissent le même sort. Un autre concurrent tente l'aventure quotidienne au début des années 1930, L'Écho des sports, mais il plafonne à 65 000 exemplaires vendus et s'oriente vers une périodicité hebdomadaire dès 1932.

L'Auto, au contenu omnisports, avait innové dès ses débuts en faisant la part belle aux résultats, même étrangers. Henri Degrange mort en 1940, en fut le célèbre directeur. Victor Goddet formait avec lui un efficace binôme. Goddet gérait les finances, Desgrange dirigeait la rédactionHenri Desgranges devient en 1903 le maître d'œuvre d'une épreuve sur route inédite, le Tour de France suite à une idée de son collaborateur, le journaliste Géo Lefèvre. Jusqu'en 1939, il reste l'organisateur du Tour, interrompu par la guerre. En 1936, il avait dû quitter le Tour, à Charleville, passant le témoin de la direction de course à Jacques Goddet

Un monument à la mémoire d'Henri Desgrange a été élevé par souscription au sommet duCol du Galibier Un prix Henri-Desgrange récompense chaque année sur le Tour de France le coureur qui franchit en tête le col le plus haut de la course.

Un prix Henri-Desgrange est également décerné à un journaliste, auteur ou artiste français ayant, dans l'exercice de sa profession, le mieux servi la cause sportive, soit par son action, soit par la qualité de ses écrits, de ses missions ou images. Jacques Goddet est entré au journal après le décès de son père dans les années vingt. Formé par Desgrange, il va en devenir le fils spirituel se dote en 1937 d'une rubrique concernant l'information générale intitulée « Savoir vite ». Pendant l'occupation, notamment entre 1943 et 1944, cette rubrique va se signaler par des communiqués hostiles à la résistance dont les membres sont désignés comme des « terroristes ». Il faut savoir que le capital de sa société était pour l'essentiel passé entre les mains de l'Occupant dont le délégué était Albert Lejeune. Celui-ci avait mandat de la « Propaganda Abteilung in Frankreich », instrument de contrôle de la presse. Cela lui a valu d’être arrêté après la Libération. Inculpé d’intelligence avec l’ennemi, condamné à mort, il est exécuté à Marseille le 3 janvier 1945. L'on comprend ainsi les raisons de l'interdiction de Comme en 1914, la plupart des coureurs du Tour sont mobilisés à l'automne 1939. Jacques Goddet, bras droit d'Henri Desgrange et qui en avait assuré l'intérim sur le Tour de France 1936 alors que ce dernier devait subir une intervention chirurgicale, l'est également. Henri Desgrange envisage toujours l'organisation du Tour 1940, d'autant que s'installe la « drôle de guerre ». Il doit cependant y renoncer en raison des zones militaires inaccessibles à la course qui en réduisent le parcours à une« vessie dégonflée », et de la mise au service de l'effort de guerre de l'industrie. Henri Desgrange donne rendez-vous à l'été 1941, mais malade, il meurt le 16 août 1940 et laisse Jacques Goddet lui succéder à la direcetion de L'Auto .Ce journal ne pourra etre edité qu'avec le soutient du répartiteur économiqueLe 10 mai, l'armée allemande lance son offensive. Le 22 juin, le gouvernement du maréchal Pétain, nommé une semaine plus tôt, signe l'armistice à Rethondes. La direction de l'Auto fuit à Lyon dans l'exode, puis Albert Lejeune obtient des occupants de pouvoir revenir à Paris une fois l'armistice signé, malgré l'opposition initiale de Goddet. Par l'intermédiaire de Lejeune, collaborationniste convaincu, qui mène les tractations, le journal est vendu à Gerhard Hibbelen, un proche de l'ambassade allemande à Paris, propriétaire de nombreux journaux parisiens.

Pendant l'Occupation, les Allemands souhaitent que le Tour de France soit de nouveau organisé, afin de « rallier tout le peuple français » et de « légitimer leur pouvoir en autorisant à nouveau une grande manifestation publique », ce que Jacques Goddet refuse. Ce projet est confié au journal collaborationniste La France socialiste et à son chef des sports, Jean Leulliot, ancien journaliste de L'Auto et directeur de l'équipe de France pendant le Tour 1937. Jacques Goddet ayant interdit l'usage du nom « Tour de France », une course soutenue par le gouvernement de Vichy et appelée « Circuit de France » est disputée du 28 septembre au 4 octobre 1942, en sept étapes. Le Belge François Neuville en sort vainqueur. En 1943, les industriels, déjà réticents en 1942, n'apportent pas leur soutien à La France socialiste et le Circuit de France n'est plus organisé. Pendant ce temps, Jacques Goddet entretient le souvenir du Tour de France. Il lance un sondage dans les colonnes de L'Auto pour demander aux lecteurs qui pourrait composer l'équipe de France si le Tour avait lieu. En 1943, il crée le Grand Prix du Tour de France dont le classement est établi en comptabilisant les meilleurs résultats obtenus lors des principales épreuves. À la fin de la saison, le vainqueur se voit remettre un maillot jaune.

A la Libération, L'Auto cesse de paraître à partir du 17 août 1944. Jacques Goddet, indirectement mis en cause dans la rafle du Vel' d'Hiv car propriétaire de ce vélodrome, se voit reprocher d'avoir poursuivi la parution de son journal, qui était retourné à Paris pour fonctionner sous contrôle allemand et de s'être montré passif à l'égard de l'occupant. On l'accuse également d'avoir inclus dans la rubrique « Savoir vite » de son quotidien des communiqués de propagande allemand

 

Quand les petit fils de collabo veulent rendre

hommage a Pétain a travers la grande Guerre ,,,C'est un vrai scandale a fin de glorifier Petain et nous devons résister contre ces collabos du 21 siècles qui veulent faire gravir le Front National et ses idéologies La chanson à la gloire du maréchal Pétain et véritablehymne officieux de la France de Vichy.

Les paroles sont d'André Montagard (né en 1888 et mort le 28 février

1963), qui en a aussi co-écrit la musique avec Charles Courtioux

créée en 1941 et éditée par les Éditions musicales

du VerLuisant, il y a une « ressemblance frappante » avec une chanson dédiée au Tour de France 1937 et intitulée La  Fleur au guidon de Frédo

 

En ces temps de guerre, la musique dépasse son effet distrayant pour devenir une arme Politique et un outil de propagande. Après la débâcle, les voix de la France mobilisent les esprits et ouvrent deux voies, deux choix pour le pays : la collaboration ou la résistance.

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Sport sous Vichy avec le tennis comme moral de petain sous l Heure d'ete des vaincus de 1945

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Serment Petain

Le sport pour mieux servir la Patrie

L'auto fut le principal quotidien sportif français du 16 octobre 1900 au 17 août 1944. Fondé sous le titre L'Auto-VéloTour de France. Il fut interdit de parution à la Libération pour collaboration. Cependant, jusqu'à la mort d'Henri Desgrange, en 1940, il avait développé des idées d'un clair patriotisme, parfois même exacer (1900-1903), par son emblématique directeur Henri Desgrange, ce titre mit notamment en place le

Le quotidien est fondé sous le titre L'Auto-Vélo à l'instigation du comte de Dion, en raison des prises de position dreyfusardes — à l'opposé des siennes — du directeur du journal Le VéloPierre Giffard. Une guerre s'engage alors entre les deux titres. L'Auto-Vélo s'incline lors de la première manche en perdant en justice une partie de son titre, trop proche de celui de son concurrent. Le journal devient L'Auto le 16 janvier 1903. Alors que le cyclisme est le sport roi en France, cette perte d'appellation peut s'avérer fatale. Mais L'Auto réagit dès cette année 1903 en créant le Tour de France sur une idée de Géo Lefèvre, associant ainsi à jamais son nom à celui de la plus prestigieuse des épreuves cyclistes. Le Vélo ne se remettra jamais de cette innovation, abandonnant la partie le 1er novembre 1904. L'éphémère quotidien Le Monde sportif puis, son homologue plus durable Les Sports, connaissent le même sort. Un autre concurrent tente l'aventure quotidienne au début des années 1930, L'Écho des sports, mais il plafonne à 65 000 exemplaires vendus et s'oriente vers une périodicité hebdomadaire dès 1932.

Une habileté à gérer qui remonte aux oreilles du gouvernement en construction, sitôt la capitulation de juin 1940 consommée. C’est ainsi que le 13 juillet 1940, les Français apprennent la nomination de Jean Borotra en tant que commissaire général à l’Education générale et aux Sports : «Enfin un champion dans le ministère ! […] Toute la ville en parle… Jean Borotra, "le Basque bondissant" devient un personnage officiel», évoque le France-Soir du 17 juillet. Une investiture alors saluée par la presse collaborationniste, qui s’appuie sur ses qualités de tennisman et exacerbe ses exploits passés afin de justifier sa capacité à gérer son portefeuille : Borotra y est qualifié de «sport à l’état pur», loué pour son «courage», sa «générosité», son «adresse» et son «intelligence». Surtout : «Nul n’a oublié comment, alors qu’on la croyait définitivement perdue, Borotra nous gagna la Coupe Davis.[…] Pour lui, la vie est restée un sport. Borotra mène ses affaires avec autant de fougue que s’il s’agissait de gagner un match.»

l’éducation physique de la jeunesse est une obsession pour le régime de l’octogénaire maréchal Pétain.

C'est le « mousquetaire du tennis » Jean Borotra qui est chargé de renforcer les corps et d'embrigader les esprits. Par la Charte des sports du 20 décembre 1940, imitée de la Carta dello sport de 1926, le commissaire général à l’éducation générale et au sport prend le contrôle des fédérations sportives. à compter de 1941, lors des principales manifestations sportives, le salut olympique est effectué et le Serment de l’athlète déclamé : « Je promets, sur l’honneur, de pratiquer le sport avec désintéressement, discipline et loyauté pour devenir meilleur et mieux servir ma patrie. »

Avec le soutien du secrétaire d'état à l’éducation nationale Jérôme Carcopino, et avec la caution du docteur eugéniste Alexis CarrelJean Borotra tente d'imposer neuf heures hebdomadaires d'éducation physique dans l’emploi du temps des élèves du primaire et du secondaire.

Le retour de Pierre Laval au gouvernement en avril 1942 entraîne la mise à l’écart de Borotra, la promotion d'un ancien officier de l’artillerie coloniale, Joseph Pascot. Le nouveau commissaire général se démarque de son prédécesseur par son culte de la personnalité, par un autoritarisme accru, et surtout par sa complicité passive avec l’occupant. Il dissout l’Union française des ouvres laïques d'éducation physiques (UFOLEP) en juillet 1942, lors de ce même mois terrible où plus de 13 000 Juifs parisiens sont rassemblés par les autorités allemandes, avec la complicité de la police française, dans ce temple du sport qu'est le vélodrome d'hiver.

a politique  sportive  du gouvernement de Vichy : discours et réalité

 

Le sport, outil de propagande au service des idéologies totalitaires connaît le même sort sous le gouvernement de Vichy. Le maréchal Pétain dans son souhait de former une jeunesse saine et virile fait du sport l’élément fondamental de cette régénération physique. Ainsi celui-ci participe à la diffusion et à l’intégration des valeurs de la Révolution Nationale : discipline, ordre, esprit d’équipe et goût de l’effort. Cependant, cette politisation du sport va se heurter de plein fouet au contexte de guerre (pénuries, occupation, sous-alimentation, STO) ainsi qu’aux sportifs eux-mêmes qui restent attachés à une pratique hédoniste du sport.

L’arrivée du gouvernement de Vichy, en juillet 1940, n’est pas mal vécue par le mouvement sportif français, bien au contraire. En effet, le sport vecteur d’ordre et de discipline s’accommode très bien au régime autoritaire de Vichy et les responsables sportifs voient dans la Révolution Nationale, l’occasion de développer et d’imposer durablement le sport au sein de la population française. Comment cela va-t-il se traduire ? Va-t-on retrouver dans la politique sportive de Vichy, au nom de la collaboration, les références allemandes ou bien s’inscrit-elle dans une logique et une continuité héritées de l’entre deux guerres ?

Analyser la politique sportive de Vichy, c’est analyser le comportement des responsables sportifs avant guerre et notamment leur fascination pour les modèles sportifs italiens et allemands. Ainsi, la politique sportive de Vichy peut alors être mieux appréhendée car on y retrouve le même discours sur l’amélioration de la race et le redressement physique de la jeunesse. Enfin, l’historien ne peut rester uniquement dans le domaine du discours sans se pencher sur l’impact de ce discours auprès de la population. Aussi nous analyserons la répercussion de la politique sportive de Vichy auprès des jeunes.

 

 

A - Le Commissariat Général à l’Education Générale et Sportive (CGEGS) :

 

Rattaché au ministère de l’Education Nationale, le CGEGS est chargé d’organiser l’éducation physique et le sport sur tout le territoire ainsi que dans l’Empire (Cantier & Jennings, 2004). Le budget consacré en 1940 à l’éducation physique et au sport témoigne de l’importance donnée à ces deux activités car il passe de 50 millions de francs en 1939 à près de 2 milliards de francs en 1940 (Gay-Lescot, 1986). Se succéderont à la tête du commissariat  Jean Borotra puis en avril 1942

Le secteur scolaire est bien évidemment le premier visé par Vichy car il permet d’atteindre la masse des jeunes. Une nouvelle discipline est alors créée, l’éducation générale et sportive qui se compose de différentes activités comme l’indiquent les instructions officielles de juin 1941 :

Une éducation physique générale assurant la formation de base : gymnastique corrective, hygiène et développement des résistances organiques.

Une initiation et une formation sportive : sports individuels et collectifs, jeux sportifs.

Des jeux.

La pratique des exercices rythmiques, de la danse et du chant choral.

Des travaux manuels.

Des sorties, des excursions, des activités au grand air et l’entraînement à la vie des camps.

La pratique du secourisme.

L’EGS illustre parfaitement l’orientation anti-intellectualiste de Vichy puisque les horaires iront jusqu’à 9h par semaine dans le primaire en novembre 1940. Autre nouveauté scolaire, l’instauration d’épreuves physiques au certificat d’étude primaire ainsi qu’au baccalauréat en tant qu’option facultative. Tout est fait pour inciter la pratique sportive. Qui dit nouvelle discipline, dit nouveaux enseignants et c’est effectivement le cas avec la formation d’un nouveau corps, les maîtres d’éducation générale et sportive. Enfin, une politique d’équipement est réalisée dont la création de 15 nouveaux centres régionaux d’éducation générale et sportive (CREGS) ainsi que celle du centre national de moniteurs et athlètes d’Antibes (CNMA) dont la vocation est d’entraîner les athlètes de haut-niveau tout en formant des moniteurs spécialisés dans une discipline.

Vichy investie donc le domaine scolaire pour réaliser son plan de redressement de la jeunesse. Le sport largement diffuser au sein de l’école devient alors un outil de propagande auprès de la population française.

Ce terme de « chevalerie » symbolise exactement ce qu’attend Vichy du sport : ordre, discipline, loyauté, esprit d’équipe, désintéressement, effort, endurance, force. Nous sommes là en totale opposition avec les valeurs hédonistes d’amusement, de détente, de plaisir jusque là véhiculées.  L’heure n’est plus à l’esprit de jouissance mais à l’austérité, à la sobriété et à la rigueur. Le colonel Pascot parle même de devoir :

« Jamais le sport n’a été plus utile. Le sport jusqu’à présent pouvait être un luxe. Sa pratique, maintenant, devient un devoir »

Les sportifs français sont donc appelés à servir le Maréchal en participant à la Révolution Nationale :

« La France a besoin que tous ses fils endurcissent leurs corps et trempent leur âme pour faire face aux rudes devoirs qui s’imposent à eux. Soyez les pionniers de la rénovation physique et morale »

La propagande s’attache d’ailleurs à présenter une image dynamique de Pétain, homme qui malgré son grand âge, conserve toujours son « pas alerte qui fait transpirer tant de personnages officiels » Le premier sportif de France est donc le Maréchal.

Dans l’optique vichyste, une réorganisation complète du mouvement sportif s’impose avec comme finalité l’assainissement et la moralisation du monde sportif. C’est la loi dite « charte des sports » du 20 décembre 1940 qui réorganise tout le mouvement sportif français. Dorénavant, l’Etat contrôle l’ensemble des fédérations et nomme les principaux dirigeants. Des enquêtes auprès de responsables d’associations sont ainsi menées. Enquête portant sur la valeur technique et humaine (moralité ; situation sociale ; titres civils et militaires) ainsi que sur la situation de ceux-ci vis à vis de la loi sur le statut des juifs et des lois relatives aux sociétés secrètes.  Les paroles de l’inspecteur régional à l’éducation générale et sportive de Rennes, expriment parfaitement cette nouvelle orientation du mouvement sportif : « nous ne voulons plus dans notre maison sportive : du manque de responsabilité, du travail mal fait, de l’indiscipline, de l’égoïsme outrancier, du système D, du régime de la jouissance et de l’impolitesse.» Cette ambiance moralisante, aboutit par exemple à la publication d’un code d’honneur destiné aux jeunes sportifs : un vrai sportif est l’ami de l’air, de l’eau, du soleil ; l’alcool est ton ennemi ; travaille, agis le plus possible au grand air ; suis l’exemple des meilleurs ; tu dois être fort pour mieux servir. La création, en juin 1941, du Serment de l’Athlète couronne ce discours moral. Les sportifs jurent alors sur l’honneurde pratiquer avec discipline, désintéressement et loyauté pour devenir meilleur et mieux servir la Patrie.

Cependant, tous les responsables sportifs ne sont pas des fervents pétainistes voire des collaborateurs comme en témoigne ce tract émanant d’un groupe de dirigeants sportifs contestataires qui parle de nazification du sport français :

« Certains s’étonnent que le grand champion français Nakache, recordman du monde de natation, puisse être champion de France, du fait qu’il est israélite. Si les sportifs français n’y prennent garde, bientôt on interdira aux juifs l’accès aux stades et piscines comme cela a lieu en Allemagne. C’est la nazification du sport français. 

Les hommes de la France Libre sont tout aussi virulents envers la politique éducative de Vichy qu’ils jugent d’une part trop basique et trop simple intellectuellement et d’autre part trop sportive. Le mouvement sportif n’est pas épargné car accusé d’accommodation à la Révolution Nationale. Ainsi, une ordonnance du 2 octobre 1943, du gouvernement gaulliste, abroge la législation de Vichy en supprimant le CGEGS et la charte des sports (Murraciole, 1998). Nous sommes donc loin de l’adhésion totale du monde sportif à la politique sportive de Vichy. Ceci est encore plus vrai quand on se situe au niveau régional où cette politique n’arrive pas ou pratiquement pas à s’installer dans la sociétéAu lieu de s'opposer à l’ingérence de l’occupant, les services de « Jep » Pascot se bornent à vérifier les conditions d'application de l’ordonnance allemande du 8 juillet 1942 qui interdit aux Juifs « l’accès à toutes manifestations sportives, soit comme participants, soit comme spectateurs, de même qu'aux plages et aux piscines ». En outre, l’étau se resserre sur les sportifs communistes comme Juifs. Tandis que la FSGT est pourchassée, et son secrétaire général Auguste Delaune torturé à mort par la Gestapo, les champions « Artem » Nakache et Victor Perez sont déportés à Auschwitz. 

 

Enfin de connaître les répercutions de sa politique sur les Français, Vichy a mené, en 1942 par l’intermédiaire de Jacques Dourdin, une enquête concernant 3530 parisiens (Waser, 1996).  Qu’en ressort-il ? Quelques éléments positifs concernant le taux de pratique sportive qui varie entre 12% et 18% pour les populations adultes et entre 70% et 72% pour les jeunes dont les trois activités les plus pratiquées sont la natation, le basket-ball et le football. On constate que les jeunes pratiquent régulièrement malgré le contexte d’occupation. Cependant, cette enquête révèle une autre réalité, celle-là beaucoup moins réjouissante pour Vichy. En effet, les résultats montrent que 79% des adultes ignorent les efforts faits par le gouvernement pour développer l’éducation physique et le sport. A croire que l’imposante propagande en faveur du sport ne porte pas ses fruits puisque nous sommes en 1942. Mais surtout à la question « pourquoi pratiquez-vous ? », 26% des adultes répondent « pour mon plaisir » et 21% « pour me distraire » alors que les enfants répondent à 97% « pour s’amuser ». Ces réponses témoignent clairement que l’objectif principal de Vichy, à savoir la pratique du sport pour des raisons morales, idéologiques et sanitaires, est utopique. La population reste attachée au coté festif et hédoniste du sport et rejette en bloc cette mise en ordre, cette disciplinarité, cette politisation voulue par Vichy. Ce besoin et cette demande sociale se traduisent quantitativement par une explosion du nombre de clubs et de licenciés comme en témoignent les statistiques des fédérations sportives
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L'ADEME les idées neuves de Vichy pour le développement durable

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OFFICE CENTRAL DE RECUPERATION DES PRODUITS INDUSTRIELS (OCRPI)
La section de récupération et de mobilisation de l'Office central de récupération des produits industriels, dont le siège central était 81 rue Taitbout à Paris, a remplacé, en septembre 1942, le service de la récupération et de l'utilisation des déchets et vieilles matières créé par décision* ministérielle du 24 janvier 1941 et chargé de toutes questions relatives à l'application de la loi du 23 janvier 1941 concernant la récupération et la réutilisation des vieilles matières.

COMPTOIR ADMINISTRATIF ET FINANCIER DE LA RECUPERATION (CAFR) Les archives du Comptoir administratif et financier de la Récupération (C.A.F.R.) ont été versées aux Archives nationales en octobre 1951 par le Ministre de l'Industrie et du Commerce, en même temps que les papiers des divers organismes de Récupération, éphémères comme lui et dont l'existence était liée aux exigences de l'occupation. Il fut créé à la fin du mois d'avril 1943 sous la forme d'une société anonyme s'intitulant "Groupement auxiliaire pour la récupération des produits industriels et commerciaux", et ayant son siège 81 rue Taitbout à Paris (G.A.R.P.I.C.). Il devait exécuter des missions et marchés qui lui seraient confiés par la Section de Récupération et de Mobilisation de l'Office central de Répartition des produits industriels. Ces missions ou marchés comprenaient notamment l'acquisition, à titre gratuit ou onéreux, l'échange contre bons matières ou autres marchandises en vue de leur vente ou distribution, de tous objets, déchets ou vieilles matières relevant du domaine de la récupération, en provenance d'entreprise, de collectivités ou d'administrations publiques, à la suite, soit d'action de récupération spéciale, soit d'ordre de transfert, soit de blocage provoqué ou ordonné par le Directeur de la Section. Il devait donc permettre à cette Section d'avoir à sa disposition une société privée disposant du droit d'effectuer des opérations financières et comptables. Mais, dès le début, la constitution du G.A.R.P.I.C., et les buts qui lui étaient assignés devaient provoquer dans toute la profession de la Récupération de violentes protestations. Celle-ci estimait, en effet, que les activités de la nouvelle Société empliètaient sur le champ d'action dans lequel elle trouvait sa raison d'existence. L'opposition rencontrée motive la transformation, le 18 août 1944, du GARPIC en société professionnelle régie par la loi du 17 novembre 1943 sur la question des intérêts professionnels, qui prit le nom de Comptoir administratif et financier de la Récupération (C.A.F.R.). Le Comptoir avait pour objet de procéder, suivant les missions qui lui étaient confiées par la Section, à l'organisation et à la gestion administrative et financière d'opérations ne pouvant être accomplies par la Section ou par l'entremise d'entreprises privées, mai Le C.O.G.I.R.E.C. a été créé par le décret n°1618 du 21 juin 1943 (J.O. du 25 juin 1943), dans le cadre de la loi du 16 août 1940 concernant l'organisation provisoire de la production industrielle. Ressortissaient à ce comité général toutes les entreprises s'occupant de la récupération des déchets et vieilles matières et, notamment, du ramassage ou da triage, de l'achat et de la vente ou du traitement des dits produits. Son siège central se trouvait 19, rue François 1er. Après la Libération il prit le nom d'Office professionnel et fut définitivement supprimé en 1946.

CENTRE D'INFORMATION INTERPROFESSIONNEL (C.I.I.) Créé par le décret du 30 avril 1941, il doit servir d'organe de liaison entre les différents comités d'organisation, mettre sur pied les services généraux de documentation indispensables à l'ensemble des comités et constituer une source de renseignements pour les pouvoirs publics - Le C.I.I. est administré par un bureau nommé par arrêté du secrétaire d'Etat à la production industrielle et comprenant le président du Conseil consultatif, un délégué général et un commissaire du gouvernement. De plus, un Conseil consultatif de 30 membres est placé auprès du C.I.I. Les membres, nommés par arrêtés du Secrétaire d'état à la production industrielle, sont des représentants des comités d'organisation, des industriels, commerçants ou artisans, des ouvriers, employés et réprésentants des cadres. Le C.I.I. est doté de la personnalité civile. Ses frais de fonctionnement sont répartis entre les différents C.O., et l'ensemble des biens mobiliers et immobiliers de la Confédération générale du patronat lui a été dévolu Les institutions de la France nouvelle, T.III Commerce, industrie, professions.- Paris, Société d'éditions économiques et sociales, 1942.p. 19.

Si l’on considère la destination des produits, le public qui consomme, on voit que la répartition détermine les usages que peuvent en faire les consommateurs définitifs. -

Si l’on considère l’utilisation et la transformation des produits, les industriels et commerçants,on voit que Répartition détermine les conditions d’emploi de ces produits, par les entreprises

(double choix entre les produits, entre les entreprises).

- ‘B. LES ETAPES DE LA RÉPARTITION

1- stade La répartition générale qui consiste à répartir entre

les collectivités (d’individus ou d’entreprises), grandes masses

d’usagers ou grandes branches d’activités. C’est la c répartition primaire des usagers et des activités celle qui permet de favoriser ou de désavantager telle branche de production, telle région.

2 stade Répartition individuelle ou c répartition secondaire entre les membres des collectivités répartition des usages entre individus d’une collectivité (rationnement du charbon,des textiles) et répartition des activités entre les entreprises d’une branche industrielle et commerciale (détaillants et grossistes d’une même ville par exemple).

Le 2° stade •est destiné è disparaître avec la fin de la pénurie; au contraire, le premier, dont la relation avec le rationnement est moins étroite, est appelé à subsister même en temps de paix.

C. TACHES DE L'ETAT RÉPARTITEUR

Seul l’État peut être jugé de l’intérêt public et le fait d’agir au nom de cet Intérêt lui donne le droit de saisie sur tous les produits bruts ou prêts à être consommés. D’où un recensement de tous les besoins de l’Etat, des départements des communes, des établissements publics, des entreprises des personnes privées • et trois sortes de dotations. difficiles à proportionner avec équité;

 

1° aux services publics

2° pour des travaux neufs et des activités nouvelles

3° pour les besoins

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vitaux de la population.

Ces derniers ne sont pas toujours évidents et mesurables Ils comprennent de multiples nécessités qui ont un grand, retentissement sur la vie économique du pays,et qui ne Peuvent se déterminer qu’empiriquement d’où l’importance et la nécessité du ( secteur non plané ).. -

Deuxième recensement, parallèle au premier celui des ressources :venant de la production nationale, des Importations, détenues par les particuliers,,, les services publics producteurs et les commerçants, Mais «  Il ne faut faire appel aux biens constitués régulièrement par les particuliers que dans la mesure où ,les autres ressources seront insuffisantes ». Il faut chercher à respecter les petites réserves des, industriels et des commerçants destinées à assurer la régularité de leur travail, Ce qui n’empêche pas d’ agir contre l’accaparement avec la dernière vigueur.,

Pour accroître les ressources, la répartition met en œuvre deux techniques

1° Celle  de la récupération des déchets et vieilles matières

2° celle des produits de remplacement - (ainsi l’industrie. cotonnière vit-elle grâce à la récupération des chiffons et à la production des fibres artificielles).

Ces deux techniques -sont appelées à subsister dans l’écononomie car elles permettent d'abaisser les prix de revient, donc finalement de mieux répartir les richesses,

D. MOYENS MIS EN OEUVRE PAR L'ETAT RÉPARTITEUR

1° POUR SON INFORMATION, pour opérer les recensements définis ci-dessus, l’État use de statistiques qui n’ont pas besoin d’être très précises, niais plutôt rapidement recueillies et établies. Leur imprécision est corrigée par des données directes et, par un • recours au bon sens".

2° POUR REPARTIR EFFECTIVERMENT LES PRO DUITS , l’État recourt à deux sortes de méthodes

a) La répartition descendante On prend le produit au moment où il est fabriqué et on détermine par voie d’autorité quel en sera le titulaire au fur et à mesure que, se transformant, il progresse vers. l’emploi définitif ., c’est ,une forme extrême où l’autorité du répartiteur se substitue au libre, choix de l’industriel ou du commerçant,, mais qui doit être employée lorsque la production ne peut satisfaire qu’une très faible part des besoins normaux.

b) La répartition ascendante

Elle consiste à fixer tout d’abord le droit de chaque collectivité d’utilisateurs finals, en laissant dans certaines limites ces utilisateurs régler eux-mêmes par leurs commandes la répartition des activités des entreprises qu’ils choisissent comme fournisseurs. « On répartit simplement les droits — bons matières — entre les différents consommateurs et on laisse à la concurrence le soin de départager les transformateurs entre eux, » C’est la méthode employée lorsque la production couvre une assez forte fraction des besoins, par exemple 50 % des besoins normaux

3° POUR REGLEMENTEI1 LA RÉPARTITION,

le répartiteur publie des • Décisions au « Journal Officiel .. Ces décisions sont d’autant plus nombreuses que le produit est plus rare.

4° POUR CONTROLER LA RÉPARTITION, le répartiteur s’efforce « d’éviter la formation ou de réduire l’ampleur• »des circuits clandestins,Il dispose pour cela de moyens de répression tels que l’amende ou la suspension d’activité.

- E, ORGANISATION PRATIQUE ACTUELLE

DE LA RÉPARTITION

La répartition est assurée par un • Office Central de répartition des produits Industriels (O.C.R.P,!.)

divisé en quatorze sections

Fontes, fers et aciers;

Métaux non ferreux;

Charbon;

Pétrole;

Corps gras industriels;

Produits chimiques;

Textiles;

Papier, carton et emballages;

Cuirs et pelleteries;

Caoutchouc, amiante et ruoiç

de fumée;

Matériaux de construction;

Produits divers;

Récupération et mobilisation

des déchets vieilles matières.

Sois,

La pénurie de textile touche de plein fouet la capitale coupée de ses approvisionnements habituels du nord et de la région de Lyon et de Roanne située en zone sud. La production des usines de la région parisienne ou de Normandie est en grande partie réquisitionnée par l'armée Allemande.
 Les premiers tickets de textile apparaissent le 18 juillet 1941 et une réglementation sévère règle le volume de la matière première livrée aux fabricants d'habits et les lots d'habits distribués aux commerçants. Pour faire face à la pénurie, des ersatz très divers font leur apparition : tissus de remplacement fabriqués avec de la fougère, des poils de lapin, des crins d'acétate et même des cheveux dont un décret de mars 1942 ordonne la récupération

Le lanaté qui est sensé remplacer la laine se compose de 15 % de laine, de 80% de fibrane et de 5 % de poils de lapin. Mais les résultats sont généralement décevants. Les nouveaux tissus sont de très mauvaise qualité, ne sont pas chauds et ne résistent pas à l'eau... Toutes les astuces sont bonnes pour faire face à la pénurie de textile. On rajeunit ou transforme ses habits. On utilise ses vieux rideaux pour tailler une veste, une robe. Edmond Dubois cite le cas de deux femmes de la même taille qui achè­tent à elles deux un seul tailleur qu'elles porteront à tour de rôle avant de se brouiller au bout de quelques mois ! Les vieux tissus sont récupérés. Ils peuvent être échangés contre des bons de textile. Le secours national organise des collectes de vieux vête­ments qu'il lave, trie et recoupe avant de les distribuer aux plus nécessiteux...

 

La mode survit cependant en s’adaptant à cette période de crise et les maisons de la haute couture parisienne défilent toujours. Les couturiers sont particulièrement inventifs sur les chapeaux confectionnés à partir de tous les matériaux inimaginables. Les bas de femme sont remplacés par des socquettes ou des teintures ; certaines femmes dessinent même au crayon une fausse couture de bas au dos de leurs jambes. Les femmes circulant beaucoup à bicyclette, les pantalons et les jupes-culottes remplacent les jupes traditionnelles.
Les revues de mode comme Marie-Claire, Mode et Travaux ou Mode du Jour continuent de paraître et donnent des conseils aux ménagères pour se confectionner elles-mêmes leurs vêtements et leurs chaussures à partir de matériaux de récupération. Le bois qui a remplacé le cuir des semelles donne, mêlé à celui des bottes cloutées allemandes, un son particulier aux trottoirs sous l’Occupation
 

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LES FRANÇAIS DANS LA SS ET LE MASSACRE D'ORADOUR SUR GLANE sous l Heure d ete des vaincus de 1945 Heure Allemande...

Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942

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Oradour sur Glane sous l'heure d'ete de petain 1942
Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l'Etat allemand en 2019 ?

Cette prestation ne concerne "que des victimes de guerre" et exclut des versements à "une personne qui aurait commis un crime de guerre". Mais en France, l'affaire suscite un profond malaise.

"Rente pour service rendu au IIIe Reich", "collabo". Fin février, les parlementaires belges n'ont pas eu de mots assez forts pour fustiger une allocation versée par l'Allemagne au titre de la Seconde Guerre mondiale. Selon eux, ces pensions ont été accordées à des collaborateurs belges du régime nazi, membres de la Waffen-SS, condamnés après-guerre dans leur pays. Et la Belgique pourrait ne pas être la seule nation concernée. Selon le ministère du Travail allemand, 2 033 personnes ont touché ces pensions le mois dernier, dans le monde. 

L'affaire a suscité un profond malaise en France, Jean-Luc Mélenchon appelant à interdire le versement de cette pension, encadrée par une loi allemande de 1951. Paris a même demandé à Berlin d'expliciter le profil des bénéficiaires en France, mercredi 27 février. Car parmi les bénéficiaires figurent 54 personnes vivant sur le sol français. Qui sont-elles exactement ? D'anciens collaborateurs nazis en font-ils partie ? Pour l'instant, personne à Paris ne connaît leur identité. "Nous n’avions pas connaissance de cette pension", a même reconnu la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Franceinfo a donc tenté d'en savoir plus. 

 

Il y a 65 ans s’ouvrait le procès du massacre d’Oradour-sur-Glane, symbole de la barbarie nazie et Pétainiste sous l Heure d ete des vaincus de 1945

Le 12 janvier 1953 le «procès d’Oradour» débutait à Bordeaux. Les accusés sont jugés pour la tuerie perpétrée en juin 1944 dans le village du Limousin. Récit du quatrième jour d’audience.

Oradour et les faux  «Malgré-Nous». Le 12 janvier 1953 commencent devant le tribunal militaire permanent de Bordeaux les débats du procès du drame d’Oradour-sur-Glane. C’est dans ce village du Limousin qu’une unité blindée de la Waffen SS, lors de la Seconde Guerre mondialemassacre le 10 juin 1944 plusieurs centaines de civils de tous âges. Sur le banc des accusés aucun donneur d’ordre mais des exécutants: sept soldats allemands-dont l’adjudant Karl Lenz, le plus haut gradé retrouvé- et quatorze Alsaciens. Dès l’ouverture du procès le Président Nussy-Saint-Saëns précise dans une courte déclaration que «Le véritable procès est et demeure le procès de l’hitlérisme.»

Les accusés français, considérés comme des sujets d’une puissance ennemie

Parmi les prévenus français, un engagé volontaire dans les SS, Georges René Boss, et treize hommes incorporés Volontaires  dans la Waffen SS. Neuf années après les faits incriminés, ils sont jugés en raison de la loi du 15 septembre 1948, qui établit rétroactivement une présomption de responsabilité collective pour les SS. Ces prévenus étaient de jeunes gens au moment du massacre, certains n’avaient que 16 ans. Le chroniqueur judiciaire du Figaro, Pierre Scize, précise dans l’édition du 13 janviers 1953: «Douze hommes sont en liberté provisoire depuis cinq ans. Ils travaillent. Ils sont facteurs, chauffeurs, agriculteurs, inspecteurs de police, bouchers, employés de gaz. Plusieurs se sont mariés.» Et nombreux sont devenus des pères de familles nombreuses. Le journaliste poursuit en imaginant la scène de leur départ pour Bordeaux: «Ils ont embrassé leur femme et leurs enfants. Ont-ils pensé alors à cette église hallucinante où 207 gosses ont brûlé avec leurs mères? Je parie que non. Je parie bien qu’aucun d’entre eux n’a eu de mauvais souvenirs quand la bouche fraîche de leurs enfants s’est appuyée sur leur joue. Ils n’ont pas pensé aux voix qui hurlaient quand de douces voix leur ont dit “au revoir, papa”. Je parie bien que les faits monstrueux qu’on leur reproche leur semblent avoir été accomplis par d’autres, il y a longtemps, dans un autre monde. Une autre vie….»

Un verdict qui ne satisfait personne

De nombreuses protestations émisent entre autres par l’archevêque de Strasbourg, le Général Weygand, François Mauriac, Jules Romains, et les anciens combattants alsaciens enrôlés de force dans la Wehrmacht...se sont élevées avant le procès concernant la présence des Malgré-Nous dans le box des accusés.

Plaque commémorative du massacre d’Oradour-sur-Glane en juin 1944 avec la liste des députés et sénateurs qui ont voté la loi amnistiant les condamnés alsaciens. Gerald Bloncourt/mention obligatoire©Gerald Blonc

Le verdict tombe le 12 février 1953. Côté allemand: une condamnation à mort est prononcée contre Karl Lenz, des peines de prisons et travaux forcés de 10 à 12 ans pour les autres et 44 condamnations capitales par contumace. Côté français: la condamnation à mort de Georges René Boss -«le traître»-, pour les autres, reconnus coupables à l’unanimité, des travaux forcés et des peines d’emprisonnement de 5 à 8 ans. C’est la stupeur dans le prétoire. L’Alsace, qui attendait le retour de ses fils, est sous le choc. L’émotion est considérable et la colère prédomine dans l’opinion publique, qui considère le jugement comme une injustice pour ces Malgré-Nous. Les maires d’Alsace manifestent à Strasbourg contre le verdict. La contestation et l’indignation sont telles qu’une loi d’amnistie est votée en urgence par les députés le 21 février 1953. L’indignation et le mécontentement gagnent alors le Limousin. À l’entrée d’Oradour les noms des députés ayant voté l’amnistie sont placardés. Entre les deux régions un immense fossé s’est creusé. L’incompréhension de part et d’autre est profonde, durable.

Retrouvez l’intégralité du récit de Pierre Scize, au quatrième jour d’audience: l’énumération des 642 martyrs, et l’audition de l’adjudant allemand Lenz -qui dit ne rien savoir de ce qui s’est passé ce dramatique 10 juin 1944.


 

Au procès des criminels d’Oradour

L’adjudant Lenz qui n’a rien vu rien fait, rien compris prétend tout ignorer de la tragique journée du 10 juin 1944.

La lecture de pièces de procédure est terminée, les accusés répondent à l’interrogatoire au fond. Le procès largue enfin ses amarres et file vers la haute mer. Il était temps. Touchant ces lectures infinies, il est apparu à tout le monde que la justice militaire aurait tout avantage à confier la rédaction de ses actes à des gens pourvus au moins de leur certificat d’études et non point à des scribes en délire, jaloux des lauriers du plus lyrique feuilletoniste.

On a trouvé le moyen de nous dire que les 642 victimes du massacre d’Oradour étaient mortes «pour la plus grande gloire de la France»! II n’est pas besoin d’insister sur l’indécence de ce propos. Non, la gloire de la France ne requiert pas de tels sacrifices humains; elle ne demande pas que 350 enfants, femmes, bébés à la mamelle soient entassés dans une église et brûlés. Disons plutôt que les 642 martyrs d’Oradour sont morts pour la plus grande honte du Reich hitlérien. Le mieux dans un acte de pure procédure serait encore d’éviter ces formules avantageuses et creuses et de s’en tenir aux seuls faits. Ils parlent assez, eux.

Comment reconnaître les bourreaux?

Nous avons entendu le début de la confession de l’adjudant Karl Lenz. Nous allons en ouïr la suite.

Procès d’Oradour-sur-Glane au tribunal militaire de Bordeaux, 13 janvier 1953: les accusés. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il serait vain d’espérer que ces hommes qui ont eu le temps depuis huit ans que l’incurie de la justice militaire les retient en prison de se constituer des systèmes de défense cohérents s’accusent eux- mêmes. Lenz a choisi cette attitude, absurde mais très forte dans son absurdité, de tout nier en bloc et de ne rien savoir de la tragique journée. Comment prouver le contraire de ce qu’il dit? Quels témoins invoquer? Les rares rescapés d’Oradour sont eux-mêmes incapables de reconnaître leurs bourreaux dans ces hommes calmes en complet veston fripé, qui sont accroupis dans le prétoire. C’est qu’en effet ils devaient être très différents, et tellement semblables les uns aux autres sous le casque plat, bottés, hagards, ivres, hurlants, hideux.

Ainsi une jeune fille d’Oradour fut sauvée parce qu’un soldat allemand, un de ceux qui sont là peut-être, l’empêcha de rentrer dans le village, elle en convient -et qu’elle doit la vie à ce soldat. Mais quand celui qui se vante de l’avoir sauvée est devant elle, elle ne peut plus le reconnaître. Il n’y a aucune mesure entre les reîtres de 1944 et les sages jeunes gens de 1953.

Et les accusés alsaciens? Ils ne sont pas mal, merci. La perspective d’une disjonction qui les eût amenés devant la cour d’assises leur avait fait très peur. Aujourd’hui que toute l’Alsace met ses drapeaux en berne pleure dans ses églises, devant ses monuments aux morts et multiplie les protestations indignées, les accusés alsaciens, tout au rebours, sont parfaitement satisfaits de se voir à côté, de leurs anciens camarades de combat. Ils savent que c’est à ce voisinage qu’ils devront d’être traités, sans trop de rigueur. Qu’importe, n’est-il pas vrai? que des millions de Français innocent se sentent, outragés, si ces douze-là sont rassurés!

Le pathétique appel des 642 martyrs

-Accusés, levez-vous!

D’une même détente de leurs jeunes jarrets, les dix-neuf se sont dressés.

-Monsieur le chef du service d’ordre, veuillez commander: garde à vous!

Les talons de la garde claquant avec ensemble.

-Messieurs les juges, je vous prie de vous lever!

Tout le monde est debout. Un silence extraordinaire descend soudain sur l’assemblée.

-Monsieur le greffier, continuez votre lecture.

Ruines d’Oradour-sur-Glane, après le massacre des villageois par les nazis le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

Le greffier, lisant le long acte d’accusation, au cours de l’audience d’hier, en était arrivé au moment où il lui fallait énoncer les noms des victimes d’Oradour. Tous les noms. Ceux des cinquante-deux identifiés de qui on a pu dresser des actes de décès. Ceux des cinq cent quatre-vingt-dix disparus dont on n’a rien retrouvé qu’un peu de cendre grise, quelques ossements calcinés. Le greffier commence à faire cet appel des morts. Nous touchons à un très haut moment de ce procès monstrueux. Le plus haut sans doute. Tout s’est effacé soudain dans cet invraisemblable prétoire, qui n’est pas recueillement, souvenir, larmes.

Tout à l’heure cette salle ressemblait à un foirail, mais il vient d’y entrer six cent vingt-cinq âmes de martyrs. Le greffier, dont la voix chavire très vite, les appelle tous. Les vieux qui s’appuyaient sur deux cannes, les petits qui allaient gaiement sous la conduite de leur maître, le vieux curé, le maire, les Lorrains réfugiés, les hommes, les femmes, les petites filles qui nouaient un ruban dans leurs cheveux et qui demandent pourquoi on va à l’église à cette heure insolite, et parmi elles celle qui vient d’inscrire sur son ardoise: «Je prends la résolution de ne plus jamais faire de peine à personne.»

Une lecture de cauchemar

Procès d’Oradour-sur-Glane: le 1er février 1953, Marguerite Rouffanche, l’unique rescapée de l’incendie de l’église, à la barre des témoins. AGIP/Rue des Archives/AGIP

Il appelle des familles entièrement exterminées: les quatorze Bordet, les dix Hyvernaud, les sept Miozo dont le père était venu d’Italie travailler la bonne terre limousine, les six Pontaraud, les cinq Rouffanche, famille dont il ne devait plus demeurer, au soir de cette journée, que l’austère vieille dame que nous avons vue ici, à jamais murée dans son deuil éternel.

Des larmes étaient dans bien des yeux, des larmes qu’on n’essuyait pas et qui laissaient des traces brillantes sur les joues pâles. Là-bas, le tribunal au garde-à-vous semblait de pierre. Le président, sévère, les yeux perdus droit devant lui, revêtait soudain une majesté singulière. Le greffier lisait, lisait toujours. Quant au bout de vingt-cinq minutes il s’arrêta, toute la salle demeura un instant comme devant une énorme fosse ouverte où les os des martyrs avaient été versés en masse. On sortait de cette lecture ainsi que d’un cauchemar.

Après quoi, l’acte d’accusation poursuivit son cours, atteignit à sa péroraison, et le président fit procéder à l’appel des témoins. Ceux qui étaient présents dans la salle la quittèrent. Il était 5h30 de relevée: au quatrième jour de son ouverture, le vrai procès des massacreurs d’Oradour-sur-Glane commençait enfin.

L’adjudant Lenz n’a rien vu rien fait, rien compris...

L’accusé allemand Lenz, adjudant, le plus haut gradé qu’on ait pu retrouver, vient à la barre. Il ne semble pas intimidé le moins du monde. Avec lui, et sans doute avec tous ses compatriotes, nous allons apprendre à conjuguer ce verbe «finassieren» dont notre finasser ne donne, paraît-il, qu’une idée approximative.

Procès d’Oradour-sur Glane au tribunal militaire de Bordeaux: vue generale du tribunal, pendant la deuxième audience le 14 janvier 1953. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Karl Lenz est né en 1915 et il a grandi dans l’Allemagne vaincue de 1918, si déchirée, en proie à tant de démons contradictoires, grand corps malade, oscillant de l’extrême-gauche à la dictature militaire. Jeune homme émoulu des écoles primaires lors de l’avènement de Hitler, il entra tout naturellement dans les formations de la jeunesse hitlérienne, où le IIIe Reich forgeait des hommes dressés à l’obéissance la plus fanatique. À l’âge de partir pour l’armée, il fut -c’est encore dans la ligne de ce garçon- volontaire pour le corps «d’élite» des Waffen SS. Sous cet uniforme il fit la guerre des Sudètes, en 1938, et reçut la médaille commémorative de cette guerre préparatoire à la vraie, qui allait éclater bientôt.

-Il est exact que j’ai cette décoration, dit-il par le truchement de l’interprète. Mais je n’ai absolument rien fait dans les Sudètes. Mon unité n’a pas été engagée.

-Tiens, dit tout à tract M. le président, je croyais qu’il n’y avait que chez nous. (Rires dans la salle.)

Au surplus, Lenz, s’il faut l’en croire, semble avoir eu une solide vocation d’embusqué. Ce SS, en 1938, entra dans la Luftwaffe. Mais ce ne fut pas pour bombarder Paris, Londres ou Coventry et, certes, nous ne le lui reprocherons pas. Ce fut pour être garde-nippes. D’autres se battaient en France en Yougoslavie, en Pologne, en Grèce, en Russie. Pas lui. C’était un doux, un pacifique, il mettait de la naphtaline dans les beaux uniformes des faucons de Goering. Ceci jusqu’en 1943, année, comme on dit, cruciale où les revers du IIIe Reich en Afrique et en Russie firent racler les fonds de tiroir et sortir les embusqués de leurs «planques».

Oradour-sur-Glane: intérieur de l’église où 450 femmes et 207 enfants furent brûlés vifs le 10 juin 1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

On le versa donc dans la 3e compagnie de ce régiment «Der Führer» de la division «Das Reich» qui accomplit le fait d’armes à jamais célèbre qui l’amène ici, aujourd’hui. Mais là encore Lenz ne se bat guère. Toujours s’il faut l’en croire, bien entendu. Il voyage. Il fait l’instruction des recrues à Karkhov, à Cracovie, à Prague. Puis on l’envoie en repos (au fait de quoi se reposait-il?) en France où sa division est répandue en Haute-Garonne, dans les Landes et le Tarn. Il connaît ainsi Moissac, Montauban, Valence-d’Agen. Là, il a «des mots» avec son capitaine, M. Kahn, contumax et principal responsable du massacre d’Oradour.

Il faut le dire. À tous les défauts qu’on lui connaît, ce Kahn ajoute celui d’être discourtois. Lenz et lui ne sont pas d’accord sur certains points. L’art et la manière d’instruire des recrues est un de ceux- là.

«Le capitaine m’a tenu des propos désobligeants. Alors je me suis désintéressé totalement de tout ce qui se passait à la compagnie».

Voilà justement ce qui fait que Karl Lenz, à Oradour, n’a rien vu, rien fait, rien compris. Il boudait dans son coin. Il ne sait rien. Pas même si sa section possédait ou non des grenades, pas même si elle était munie de mitrailleuses, et pas même si ces mitrailleuses, à supposer qu’elles existassent, avaient une cadence de tir de 3.000 ou de 1.500 coups par minute!

«1.500, ce n’est déjà pas mal», dit le président, connaisseur.

 

Oradour-sur-Glane : le village martyr profané

La colère et l'indignation sont fortes samedi 22 août à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), où une stèle a été dégradée par des inscriptions négationnistes. Une enquête a été ouverte. 

Environ cinquante ans après les événements, il est difficile de donner un nombre vraiment précis sur l’effectif total des Français dans la Waffen-SS Charlemagne . Toutes formations confondues, il y a eu entre 30.000 et 40.000 Français sous l’uniforme allemand entre 1941 et 1945 dont 50.000 environ dans la Waffen-SS. Mais certains Français engagés n’ont pas été répertoriés.
2: DARNAND prête serment : Un « tournant » pour la Milice (août 1943).

 
Joseph DARNAND, après avoir démissionné de Légion Française des Combattants et du S.O.L (Service d’Ordre Légionnaire), a créé en janvier 1943 la Milice Française « pour barrer la route aux forces occultes. »
Avant 1940, Paul P-B… n’a jamais fait de politique. Il est même « impressionné autant qu’inquiété par la renaissance allemande. » Il fonde beaucoup d’espoir dans la Révolution Nationale.
Démobilisé en août 1940 avec le grade d’aspirant,Paul P-B… passe aux Chantiers de Jeunesse, comme chef de groupe. Trouvant « la formation un peu mièvre, bien que pleine de bonne intentions », il s’engage au 27ème B.C.A (bataillon de chasseurs alpins) début novembre 1942; mais cette unité est dissoute le 27 du même mois.
Alors, il adhère au S.O.L qui se transforme en janvier 1943 en Milice Française, où il est instructeur militaire à l’Ecole d’Uriage. A ce moment, Paul P-B… commence à découvrir la politique. « Avant de faire la guerre civile, la Milice va la subir » ; elle a environ 70 militants tués lors « d’attentats« .
Face à cette situation, à partir de juin 1943, une formation de la Milice, la Franc-Garde, est mise sur pied. Son but est de « toujours servir la France« .
Pour Paul P-B…, ce mois de juin 1943, est « le tournant. »
« Ne voulant pas participer à une guerre civile, devenant inévitable, la pire des guerres… » il préféra faire « …partie des volontaires que DARNAND donne en gage à la SS. »
Pour éviter de tomber dans ce piège de l’engrenage des représailles face aux attentats perpétrés par les F.T.P (Francs Tireurs Partisans, d’obédience communiste), Paul P-B… saute le pas pour se battre contre les bolcheviks.
La Waffen-SS est pour lui « une illumination. » C’est « un monde insoupçonné » qui se dévoile. Il n’a aucune difficulté à s’intégrer. Il me confie:
« J’étais à l’aise. Cette période fut la plus exaltante de mon existence. Ma vie avait un sens, un sens débordant ma petite personne. »
En août 1943, Joseph DARNAND a prêté le serment SS et a reçu le grade de Sturmbannführer (commandant). Il s’est rendu à la SS-Junkerschule de Bad-Tölz (école de formation des officiers de la Waffen-SS) en Bavière, comme invité de l’Obergruppenführer Gottlob BERGER (général de corps d’armée). En revenant, il décide de déclencher le processus de l’engagement de miliciens dans la Waffen-SS.
Comme pour DORIOT, qui s’engage dans la L.V.F, entraînant avec lui des militants du P.P.F, des miliciens vont suivre l’exemple de leur chef DARNAND.
Léon GAULTIER qui s’engage (septembre / octobre 1943) aussi dans la Waffen-SS avec d’autres camarades de la Milice, comme Noël de TISSOT et Pierre CANCE, écrit dans « Siegfried et le Berrichon » :
« Nous sommes Français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit aux côtés de l’Allemagne plutôt que des communistes. »
Léon GAULTIER est conscient que l’Allemagne n’a pas que de bons sentiments envers la France, mais, tout de même, elle les préserve du bolchevisme.
Malgré la petite phrase que Jean MARAIS lui glisse à l’oreille lors d’un souper mondain : « Vous avez choisi la meilleure part ! »  Léon GAULTIER, « arrivé sans passion autre que de ne pas croupir dans l’inaction », se demande si le camp qu’il a choisi à encore une chance de l’emporter. Car, comme il le remarque, « partout l’étau se resserre », alors, « pourquoi cet engagement ? » se demande Léon GAULTIER. « Est-ce le fruit du hasard ? Est-ce la conclusion réfléchie d’une volonté lentement concertée ? » Il reconnaît que « rien n’a particulièrement déterminé la voie » dans laquelle il s’est engagé.
Le 06 novembre 1943, dans l’hebdomadaire « COMBATS » de la Milice, Joseph DARNAND lance un appel aux miliciens pour qu’ils s’engagent dans la Waffen-SS.
Pourquoi des Français ont-ils voulu rallier ce corps d’élite qu’est la Waffen-SS, cette formation combattante de choc, particulièrement efficace, certes, mais aussi ce corps maudit, à la réputation de dureté, dont les nombreux combats ont rejoint la légende du mythe teuton autant que l’enfer de la Seconde Guerre Mondiale ?
Pour Heinrich Himmler, le Reichsführer SS, une armée a besoin d’une garde du corps pour montrer l’exemple. La Waffen-SS est cet exemple; servir dans cette garde était un honneur et les hommes de la Waffen-SS étaient naturellement choisi parmi les meilleurs.
Déjà, sous Napoléon Ier, l’image de la Garde était présente. Elle traversait toute l’Europe à pied et, là où les régiments classiques ne parvenaient pas, à l’emporter, la Garde de l’Empereur forçait la victoire. Elle faisait en tout lieu la différence.
Les Waffen-SS sont placés à un niveau supérieur par rapport aux autres formations de ligne du IIIème Reich. Ces unités sont présentées comme inaccessibles au commun des mortels. Pour ces raisons justement, des hommes de la rue vont vouloir faire partie de cette formation d’élite.
Ils se demandent s’ils sont physiquement et psychologiquement aptes, s’ils correspondent aux critères de sélection.
La Waffen-SS attire parce qu’elle fait peur autant qu’elle fascine ces hommes, car « là où il y abeaucoup de lumière, il y a aussi beaucoup d’ombre » (un proverbe allemand qui m’a été cité).
Cette formation va créer et représenter un mythe guerrier aux yeux des jeunes Français qui voient les Waffen-SS défiler dans les rues. Son prestige est grand en raison de ses victoires, malgré les défaites déjà subies par le Reich à cette date.
Patrick HETZEL Député du Bas-Rhin

Non : les malgré-nous et les malgré-elles ne sauraient être une variable d’ajustement des programmes d’histoire !

Il y a un an, j’écrivais à la ministre de
l’Education nationale afin de
l’interpeller sur la place faite à
l’histoire de l’Alsace-Moselle dans les
manuels d’histoire de France.
Elle m’a alors répondu de façon
laconique en renvoyant la question vers le Conseil supérieur des programmes. Du coup, Nicolas Roquejoffre, journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace, a interrogé ces jours-ci le président du Conseil supérieur des programmes à ce sujet et sa réponse vient d’être publiée dans les colonnes des DNA en date du 2 avril. Sa réponse montre qu’il n’a manifestement pas compris le bien fondé de ma démarche. C’est d’autant plus regrettable que le président Lussault est professeur des universités et géographe de renom en poste à l’école normale supérieure de Lyon. J’en retiens que nous avons encore un énorme travail à faire collectivement pour que nos institutions républicaines portent un autre regard sur ce qui s’est réellement et véritablement passé durant la deuxième guerre mondiale. En effet, l’annexion de fait que l’Alsace et la Moselle ont subie entre 1940 et 1944, ne constitue pas, comme semble le croire le président Lussault, une spécificité historique qui serait de nature strictement régionale, bien au contraire. Il serait grand temps que l’on admette de dire et d’écrire qu’après le 22 juin 1940, il n’y a pas juste une France libre d’un côté et une France occupée de l’autre. Il y en a bien une troisième : une France annexée de fait, constituée des trois départements que sont le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle. Un universitaire comme Jean-Laurent Vonau, professeur émérite de la faculté de droit de Strasbourg, a bien décrit la situation réelle dans plusieurs de ses travaux sur la période. Ainsi, dans ces trois départements, entre juillet 1940 et novembre 1944, il n’y a plus aucune autorité française : ni préfecture, ni sous-préfecture, ni juge, ni gendarme, ni militaire…. Il n’y a plus aucun fonctionnaire français. Une telle situation est donc bien une atteinte majeure à la souveraineté française sur le sol français. Ce n’est donc pas simplement un fait de nature strictement régionale. C’est au contraire un phénomène qui concerne bien l’histoire de France en tant que telle puisque la France comporte alors bien trois zones : la France de Vichy, la France occupée et la France annexée. Une fois admise cette réalité incontestable, il est plus que légitime de parler aussi de l’incorporation de force dans l’armée allemande de ressortissants français. En effet, cela constitue non seulement un crime de guerre mais également un crime contre l’humanité puisque on y appliquera des critères d’ordre racial. Voilà pourquoi le combat que j’ai mené et que je continuerai de mener, n’est pas de nature locale, mais bien nationale et c’est précisément en ma qualité de représentant de la Nation que je me suis adressé à la ministre de l’Education nationale. Si l’on refuse de prendre en compte le fait même de l’annexion d’une partie de la France par l’Allemagne entre 1940 et 1944, alors cela revient à diffuser une vision simplifiée à l’extrême de l’histoire de France voire une vision simpliste. Or, procéder de la sorte, n’est sûrement pas rendre service aux générations futures auxquelles on livre une version erronée de la réalité historique. Sans compter que l’on nie par là même le drame vécu si profondément par les générations précédentes. D'une part 130 000 Alsaciens-mosellans incorporés de force par l’Allemagne et dont 40 000 ne reviendront jamais et d'autre part 15 000 enrôlées de force dans la machine de guerre nazie, ce n’est pas un simple « détail » de l’histoire régionale, c’est un fait majeur de l’histoire de France. N’ayons pas peur de le rappeler sans relâche, ce devoir de mémoire, nous le devons à ceux qui nous ont précédés mais aussi à ceux qui vont nous succéder. Puissions-nous pleinement et collectivement intégrer cette belle devise du Souvenir français : « A nous le souvenir, à eux l’éternité ! ».
Il veut une carte de CVR pur les waffen SS Alsaciens lorrains c'est un adepte du Maréchal Pétain et de l'heure d’été
Liste des disparus de la 3e Compagnie du régiment « Der Führer »
Cette liste photographique allemande des disparus de la 3e Compagnie du Régiment « Der Führer » de la 2e Division blindée Waffen-SS « Das Reich » nous a été aimablement communiquée par M. Claude Herold.
Elle concerne les Alsaciens suivants :
  • FRITSCH Henri, né le 25.4.1926.

- HAUACKER Maurice, Grenadier, né à Urbès le 07.09.1926, décédé le 01.08.1944 et inhumé au cimetiere militaire a llemand d’Orglandes, Block 19, Grab 249. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°1908.
  • MARXER Albert, né 1.10.1911, disparu dans le Nord de la France en août 1944.

  • SCHEER Charles, né à Strasbourg le 13.7.1926. Disparu à Grainville. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°4808.

  • SCHWARTZ Alfred, né le 30.9.1926, disparu en Hongrie. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5234.

  • WALTER Eugène, né le 19.7.1926, disparu à Caen. Voir aussi le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin n°5752.


 
Les SS de la Das Reich
Coup de projecteur sur la tristement célèbre division nazie Das Reich
Formation
Désignations successives
  • 10 septembre 1939 : Panzerverband Ostpreussen 10 octobre 1939 : SS-Division Verfügungstruppe (SS-V) (mot.)

  • 21 décembre 1940 : SS-Division (mot.) Reich

  • 15 octobre 1942 : SS-Division (mot.) Das Reich

  • 9 novembre 1942 : SS-Panzergrenadier Division Das Reich

  • 22 octobre 1943 : 2. SS-Panzer Division Das ReichComposée comme suit :

SS-Standarte Deutschland
  • SS-Standarte Germania

  • SS-Standarte Der Führer

  • SS-Nachrichtensturmbann

  • SS-Artillerie-Standarte

  • SS-Aufklärungs-Abteilung

  • SS-Pioniersturmbann

  • SS-Division Reich (mot.) (1941)

URSS, 21 juin 1941
Composée comme suit :
  • SS-Regiment Der Führer

  • SS-Regiment Deutschland

  • SS-Infanterie-Regiment 11

    • Flak-MG-Bataillon SS-Division Reich

    • Kradschützen-Abteilung SS-Division Reich

    • Artillerie-Regiment SS-Division Reich

    • Aufklärung-Abteilung SS-Division Reich

    • Panzerjäger-Bataillon SS-Division Reich

    • Pionier-Bataillon SS-Division Reich

      • Sturmgeschütz-Batterie SS-Division Reich

    • Nachrichten-Abteilung SS-Division Reich Nachschubtruppen SS-Division Reich

  • 2. SS-Panzer-Division Das Reich (1944)

Panzer III de la Das Reich à Koursk, juillet 1943. Ce char constitue la majorité du parc blindé de la division à son retour à l'est en février 1943. Surclassé par les antichars soviétiques, les Panzer III souffrent beaucoup, en particulier lors de Zitadelle. Dès lors lePanzer IV puis le Panther les remplacent dans les effectifs
Composée d'environ 19 185 hommes au total :
  • Quartier général : 140 hommes. Heinz Lammerding, commandant de la division en juin 1944.

  • SS-Panzer-Regiment 2 : 2 400 hommes (1 bataillon de chars Panzer IV ; 1 bataillon de chars Panzer V Panther).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 3 Deutschland : 3 240 hommes (trois bataillons motorisés).

  • SS-Panzergrenadier-Regiment 4 Der Führer : 3 240 hommes dont de tres nombreux alsaciens engagés volontaires (deux bataillons motorisés et 1 mécanisé). Sylvester Stadler, commandant du régiment ;Adolf Diekmann, commandant du I. bataillon et Otto Weidinger qui devient le commandant du régiment le 14 juin.

  • SS-Panzer-Artillerie-Regiment 2 : 2 165 hommes (1 groupe autopropulsé et trois groupes tractés).

  • SS-Panzerjäger-Abteilung 2 (bataillon antichar autopropulsé) : 515 hommes.

  • SS-Flak-Abteilung 2 (groupe DCA) : 825 hommes.

  • SS-"Nebel"werfer-Abteilung 2 (bataillon lance-roquettes) : 475 hommes.

  • SS-Sturmgeschütz-Abteilung 2 (bataillon de canons d'assaut autopropulsés) : 345 hommes. Karl Gerlach, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Aufklärungs-Abteilung 2 (bataillon de reconnaissance) : 940 hommes. Helmut Kämpfe, commandant le 9 juin 1944.

  • SS-Pionier-Bataillon 2 (bataillon du génie) : 985 hommes.

  • SS-Nachrichten-Abteilung 2 (bataillon de transmissions) : 515 hommes.

  • Autres unités : bataillon de remplacement (infanterie, Feldersatz-Bataillon) : 950 hommes ; troupes de remplacement (chars) : 800 hommes ; transport, approvisionnement, santé,maintenance : 1 500 hommes ; courrier, prévôté, etc. : 150 hommes = 3 400 hommes.

  •  

Son séjour dans la région toulousaine et son parcours sanglant en France au printemps et à l’été 1944, particulièrement dans le Quercy, la Haute-Garonne, le Périgord, le Limousin et la Creuse, avant sa translation vers la Normandie à partir du 11 juin 1944. Il présente l’histoire de cette division SS, sa force de frappe, ses missions, ses hommes, et explique pourquoi dans le contexte de l’après-guerre, particulièrement dans le nouveau contexte de la guerre froide, ses principaux responsables encore en vie ont pu échapper aux poursuites qu’ils auraient dû encourir et finir tranquillement leurs jours sans être inquiétés.
Si le massacre d’Oradour sur Glane dans le Limousin est généralement connu du public - celui de Tulle en Corrèze l’étant beaucoup moins - on ignore souvent que de très nombreux villages, bourgs et bourgades du Grand Sud-Ouest et du Centre de la France, ont eux aussi été saignés à blanc par cette division SS au printemps et à l’été 1944. C’est une traînée sanglante que laisse cette horde barbare sur son passage entre mai et août 1944 dans près de 350 communes de quatorze départements : Lot, Lot & Garonne, Tarn et Garonne, Gers, Dordogne, Haute-Garonne, Corrèze, Haute-Vienne, Creuse, Indre, Mayenne, Manche, Hautes-Pyrénées, Ariège.
Ce film permet de mieux connaitre l’enchainement de ces tragiques événements qui, loin de résulter d’un coup de folie brutal et irrationnel comme on l’a longtemps cru, furent les pièces d’une mécanique infernale de mise à mort des résistances.

 
Les hommes sont regroupés et sont répartis dans six lieux différents bien réfléchis, avec peu d'ouvertures pour ne pas s'enfuir : granges, cours, remises, où ils sont mitraillés, puis les corps sont recouverts de fagots et de bottes de paille auxquels les SS mettent le feu. Selon quelques rescapés, les SS tirent bas et dans les jambes de leurs victimes ; le feu est allumé sur des hommes blessés mais encore vivants. La déclaration de Robert Hébras, un des six rescapés, établit qu'ils parlaient encore ; certains, légèrement blessés, ont pu s'échapper, la plupart des autres ont certainement été brûlés vifs
Vestiges de l'école primaire
Le groupe emmené et enfermé dans l’église comprend toutes les femmes et tous les enfants du village. Des soldats placent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent des cordons qu'ils laissent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l'engin, qui contient un gaz asphyxiant (c'était la solution prévue) et explose par erreur ; une fumée noire, épaisse et suffocante se dégage. Une fusillade éclate dans l'église ; puis de la paille, des fagots, des chaises sont jetés pêle-mêle sur les corps qui gisent sur les dalles. Les SS y mettent ensuite le feu. La chaleur était tellement forte qu'à l'entrée de cette église on peut voir les restes de la cloche, fondue et écrasée sur le sol. Des débris de1,20 m de hauteur recouvraient les corps.
Une seule femme survit au carnage : Marguerite Rouffanche, née Thurmeaux. Son témoignage constitue tout ce qu'il est possible de savoir du drame. Elle a perdu dans la tuerie son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois.
Le chœur de l’église comprenant trois ouvertures, dans un instinct de survie, Mme Rouffanche se dirigea vers la plus grande, celle du milieu et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, elle parvint à l’atteindre. Le vitrail étant brisé, elle se jeta par l'ouverture. Après un saut de trois mètres, elle atterrit au pied de l’église sur un fourré et fut blessée par un SS en fuyant vers un jardin voisin. Dissimulée parmi des rangs de petits pois, elle ne fut délivrée que le lendemain vers 17 heures. Heure d’été comme aujourd'hui
Les SS inspectent de nouveau les maisons du bourg ; ils y tuent tous les habitants qui avaient pu échapper à leurs premières recherches, en particulier ceux que leur état physique avait empêchés de se rendre sur le lieu du rassemblement. C'est ainsi que les équipes de secours trouveront dans diverses habitations les corps brûlés de quelques vieillards impotents.
Un envoyé spécial des FFI, présent à Oradour dans les tout premiers jours après la tuerie, indique qu'on a recueilli dans le four d'un boulanger les restes calcinés de cinq personnes : le père, la mère et leurs trois enfants.
Un puits renfermant de nombreux cadavres est découvert dans une ferme : trop décomposés pour être identifiés, ils seront laissés sur place.
Au total, 642 personnes ont été massacrées lors de cette journée.mais ou est passe le reste de la population
D’après les statistiques et le recensement de l'INSEE a l’époque en 1943 la population était de 1800 habitants dont 600 alsaciens
Procès et réactions
Ruines actuelles de l'ancien village d'Oradour-sur-Glane
Après huit années d'attente le procès de 21 soldats — sur les 64 identifiés — ayant participé au massacre d'Oradour a lieu en janvier-février 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux. Adolf Diekmann, le commandant SS responsable, ne sera pas jugé car il est mort sur le front de Normandie ; il est enterré aucimetière normand de la Cambe. Le 12 février février 1953, le tribunal prononce les peines suivantes après délibérations :
  • le sergent allemand Lenz, le plus gradé du détachement, est condamné à mort ;

  • un autre militaire allemand qui a pu prouver son absence à Oradour le 10 juin est relaxé ;

  • quatre autres militaires allemands sont condamnés à des peines de travaux forcés de dix à douze ans ;

  • le seul Alsacien volontaire du groupe est condamné à mort ;

  • neuf Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de travaux forcés de cinq à douze ans ;

  • les quatre autres Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de prison de cinq à huit ans.

La population alsacienne proteste contre les peines infligées aux Malgré-nous, car ceux-ci ont été contraints d'exécuter les ordres des supérieurs allemands. Le procès de Bordeaux symbolise en quelque sorte le malaise alsacien : la population française n'a, dans sa grande majorité, pas connaissance du drame des 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans les armées allemandes. Quant aux familles des victimes - et au Limousin en général -, ils trouvent les sentences scandaleusement indulgentes : d'après eux, tous les participants au massacre auraient dû être condamnés à mort.
La loi d'amnistie votée dès le 19 février 1953 accentue ce sentiment d'outrage. La riposte d'Oradour est immédiate et se manifeste par :
  • la demande pour qu'on lui rende le site commémoratif ;

  • la décision de l'association nationale des familles des martyrs d'Oradour-sur-Glane de renvoyer la croix de guerre décernée à Oradour en 1947, ainsi que la Légion d'honneur décernée à l'association en 1949 ;

  • le refus de transférer les cendres des martyrs dans la crypte construite par l'État ;

  • le refus de la présence de représentants de l'État aux cérémonies commémoratives (l'exception étant la visite du Général de Gaulle en 1962) ;

  • l'inscription sur une plaque à l'entrée des ruines des noms des députés qui avaient voté l'amnistie.

Le collectif « Maquis de Corrèze », dirigé par le député honoraire Pierre Pranchère, s'oppose au projet de loi voté au Sénat en 2008 portant adaptation du droit pénal français à la Cour_pénale_internationale">Cour pénale internationale. En effet, ce texte prévoit une prescription des crimes de guerre pour trente ans (article 462-10), ce qui revient à déclarer une amnistie pour les responsables des massacres de Tulle et d'Oradour.
Le Centre de la Mémoire est un appel à la réflexion. Il décrit en détail et rappelle ce qui s'est passé ici même pour éviter que d'autres massacres n'aient lieu et ainsi perpétuer la notion de devoir de mémoire.

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franc-maçonnerie les poursuites du fascisme français de Pétain 1940 1945

 

 

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Franc-maçon pourchasse par la collbaoration sous l heure d'ete des vaincus de 1945

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la franc-maçonnerie subit l'épreuve la plus terrible de son histoire. Celle qui s'est identifiée à la philosophie des Lumières choisit le camp de la France républicaine et démocratique. Affirmant vouloir travailler à « l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité », elle trouve face à elle l’acharnement diabolique des nazis et l'entreprise de persécution mise en place par l'État français du maréchal Pétain. La période 1940-1944 marque l'aboutissement de décennies de frénésie antimaçonnique. L'ordre nouveau du maréchal Pétain, de Laval et de Darlan n'a de cesse de liquider, dans tous les sens du terme, tout ce qui, de près ou de loin, peut avoir un quelconque lien avec la franc-maçonnerie. Pour Pétain, un Juif n’est jamais responsable de ses origines, un franc-maçon l’est toujours de son choix. Les chiffres, sont eux aussi éloquents : 3 000 fonctionnaires perdent leur emploi, plus de 1 000 sont assassinés par les Allemands et 64 000 franLa loi du 13 août 1940 s'attache également à légiférer sur le sort du patrimoine des sociétés secrètes. Le dépouillement de l'Ordre de tous ses biens se fait au profit de l'administration générale de l'Assistance publique pour la capitale et des bureaux de bienfaisance pour la province. Plus tard, les immeubles seront également attribués aux Scouts de France ainsi qu’aux œuvres scolaires et sportives.

 

Cette loi s'attache en premier lieu à mettre au pas la fonction publique. L'article 5 stipule : « Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l'État, des départements, communes, établissements publics, colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l'État ou par une des collectivités publiques ci-dessus désignées :

1° S'il ne déclare pas sur l'honneur, soit ne jamais avoir appartenu à l'une des organisations définies à l'article 1, soit avoir rompu toute attache avec elle ;

2° S'il ne prend l'engagement d'honneur de ne jamais adhérer à une telle organisation, au cas où elle viendrait à se reconstituer.

La déclaration et l'engagement prévus par le présent article sont constatés par écrit. »

 

En cas de fausse déclaration, des sanctions sont prévues combinant révocation, fortes amendes et peines de prison pouvant atteindre deux années. Dès le 14 août, la menace véritable se précise avec la communication des formulaires prévus à la déclaration des fonctionnaires. Ils sont de deux sortes : un pour les profanes et un autre de renoncement définitif pour les anciens membres. Une deuxième circulaire en date du 1er juillet 1941 prescrit de nouvelles déclarations. Cette fois, les obédiences sont expressément visées : Grand Orient de France, Grande Loge Nationale, etc. La chasse aux faux déclarants, c'est à dire ceux qui ont souscrit la déclaration de non-appartenance à la place de celle de renonciation définitive, peut alors recommencer.

 

La loi du 11 août 1941 ordonne la publication au Journal officiel des noms et rangs des dignitaires et hauts gradés de la franc-maçonnerie. Cette loi prive des milliers de francs-maçons de leur emploi et de leur mandat d’élu. Ainsi, Jules Émile Crapet, maire d’Abbécourt, est dans l'obligation de démissionner et Fernand Amandio cesse ses fonctions de professeur de musique à Saint-Quentin le 31 juillet 1941 sans pouvoir être réintégré l'année suivante.

Tout commence le 10 juillet 1940 quand l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Dès l'été, la répression s'abat sur la franc-maçonnerie, frappant les structures de l'ordre, ses biens, ses adhérents, et jusqu'à son image avec la diffusion du film Forces occultes en 1943.




JOURNAL OFFICIEL DE L’ÉTAT FRANÇAIS ARRÊTÉS, CIRCULAIRES, AVIS, COMMUNICATIONS, INFORMATIONS ET ANNONCES ABONNEMENTS compte chèque postal : 100.97, Pari*. UN AN SIX MOIS TROIS MOIS Fiance, Colonies et pays de protectorat français.............................. 1 Pays accordant 50 •/» sur les tarifs postaux................. Etranger. ] . \ * r Autres pays............................................................................... Les abonnements parlent du 1er ou 2 30 fr. 405 » 570 » * du 16 de chaqu 120 fr. 225 » 300 » e mois. 55 fr. 135 » 156 » L'Edition de* « LOIS ET DÉCRETS » comprend : 1° les textes des lois, décrets, arrêtés, décisions, instructions et circulaires; 2° les avis, communications, informations et annonces. JOINDRE LA DERNIÈRE BANDE aux renouvellements et réclamations DIRECTION, RÉDACTION ET ADMINISTRATION





DÉCRETS, ARRÊTÉS & CIRCULAIRES 

PRÉSIDENCE DU CONSEIL

Liste , par obédience, des dignitaires (haut* gradée et  officiers de loge) de la Franc -maconnerie ) Les fréquentes listes ont été établies d’apres  les  premiers relevés des tableaux des loges  «fies portent mention des adresses, professions  par obédience, les documents des loges au moment de l'Inscription de  l’intéressé.

Peuvent figurer sur ces listes des membres des sociétés secrètes qui ont démissionné

depuis leur inscription ou qui se trouvent décédés.

Les secrétariats d’Etat devront faire connaître à la présidence du conseil les fonctions actuelle»? occupées par les fonctionnaires

dont les noms figurent sur ces listes.

Grand Orient de France (suite.

Carrau (Léon), L.\ « Amie des Naufragés •

de Buenos-Ayres, OratA en 1925.

Casanova' (François) contrôleur adjt. Baûtla

(Corse), LA ■ Etoile de Cyrnos » de Bastia,

otricier de loge.

Cassou (Paul-Marie), instituteur en retraite,

4, rue Jeanne-d’Arc, à Pau (Basses-Pyrénées), L.’. « Le Réveil du Béarn » de Pau,

Vén/. en 1931.

Casta (Joseph-Marie-Etienne), instituteur à

Marseille, 98, boulevard Boksson, L.’. « Vérité Réforme » de Marseille, GdA Exp.’. en

1936-1940.

Castre (Jacques-Albert-Caston), employé de

mairie, 6, rue de la Banrc, à Lyon, 18®, L.'.

« Bienfaisance et Amitié » de Lyon, Vén.'.

en 1939..

Caîhaia (A.), vérificateur des poids et mesures,

L.'. « La Parfaite Amitié » d’Albi, Très.’.

Caubet (Fernand-Louis-Elienne), directeur de

la caisse primaire des assurances sociales

du Lot-et-Garonne, 33, rue Marceau, Agen

(Lot-et-Garonne), L.’. « Amitié », L.'. ■ Vraie

Fraternité * d’Agen, Vén.’. en 1938-1939.

Cay'.a (Edouard), agriculteur, Tlemcen (Oran),

LA « Union de Tlemcen » de Tlemcen, MA

des banquels en 1934-1935, 2* Exp.’. adjt en

1931-1935.

Cavla (Régis-Eugène), agriculteur, Tlemcen

(Oran), LA « Union de Tlemcen » de Tlemcen, MA des banquets en 1934-1935

Cazeaux (A.), rue des Thermes, à Bagnèresde-Bigorre (Hautes-Pyrénées), 30®. L.’. « Les

Vrais Amis réunis et l’Indépendance française » de Toulouse.

Cazeriave, 2 bis, rue de Gounes, Toulouse,

LA « La Propagation de la vraie lumière »

de Tarbes, Vén.’. en 1936.

Cazes (Jacques-Edmond), inspecteur primaire

à Troyes. (Aube). LA « La Liberté » de

Paris, officier de loge.

Cbadenson <Louis-Rég:6), conducteur.des ponts

et chaussées, le Puy (Haute-Loire), 18®, LA

• Le Réveil anicien * du Puy, ch.’. ■ Les

Elus ».

Champsiaud, empîové de commerce, 15, tue

du iïelder, Paris (9»), L.’. « La Fraterniié

des Peuples » de Paris, 1» Exp.’.

Chapon, Casablanca (Maroc), LA « FranceMaroc » de Casablanca, officier de loge.

Charlery (RaphaëHldevert), employé de commerce, rue Christophe-Colomb, à Cayenne

(Guyane française), 18®, L.’. « Guyane républicaine » de Cayenne, GdA Exp.’., GhA

« Elus de Guyane républicaine ».

Charnier (Pierre-Henri), instituteur A Lyon

(Rhône), 43, rue Waldeck-Rousseau, L.’.

« Les Chevaliers du Temple » de Lyon, SurvA

Chauchard (Albert-Emmanuel), docteur en

médecine, 6, place de la Sorbonne, Paris (&•),

18®, LA « Conscience et Volonté » de Paris,

Ch.’. « L’Avenir ».

Chauffrein (Elle), professeur de collège, détaché à la Martinique, L.’. « Disciples d’Hlram », OratA

Chevaux, Nice. L.’. « Fratenité internationale

écossaise » de Nice, SecrA en 1935.

Chavanier (Gabriel-Léon), instituteur, Bordeaux (Gironde), 18®, LA « Etoile ou Pro-

§

rô3 », lion.’, en 1922, Ch.’. « Française

'Aquitaine et Candeur réunies ».

Chazeau (Clovis), ingénieur T. P. E., Mostaganem (Oran), L.’. « Les Enfants de Mars »

de Philippeville, SecrA de 1918 à 1923.

Chenevier (L.), professeur à l’école pratique

de commerce et d’industrie, conseiller municipal, Vienne, LA « Concorde el Persévérance » d’Annonay, SecrA en 1925.

(Chevallller (Charles-Franço's-Marius), professeur licencié do 1» classe, censeur au lycée

GallienI, Tananarive (Madagascar), L.’. « Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié

réunies » de Besançon, OratA

Chlcurel (Joseph), négociant, 24, rue BéranS er, Paris, L’. « La Fraternité des Peuples • e Pàris, 2’ MA des CérémA Christ (Jules), rentier, collage « Loulsette », rue Garnier-rages, le Cannet (Alpes-Maritimes), 32®, L.’. « Science et Solidarité » de Cannes, Oral.’, en 1924, Ch.'. « Science et Solidarité », G.’. MA du Cons.’. PhllA de Nice. Clavaud (Roger), adjudant d’artillerie coloniale en Indochine, la Londe, les Maures (Var), 3® L.’. » Le Réveil des lies d’or * d’nyèrcs. Ch.’. « Réunion ». Clement (J.), Moneteau (Yonne), 31®. Glement (Léopold), L.’. « Echo du Grand Orient » de Nîmes, GouvA en 1926-27, juge d’appel en 1926-27. Clery (Alexandre-Eugène), commis des secrétariats généraux, 32, rue Lieutenant-Becker. Cayenne (Guyane), L.’. « Guyane républicaine » de Cayenne, 3° cl 2® survA Close (William-Joseph), outflttors-menager, 5, Gover-Street, à Sweansoa (England), 18®, LA «Harmony », Ch.’, de la Val.’, de Londres. Coissac (Léon), commerçant. 19, rue NolreDame-des-Vicloires, Paris (2e), LA « Espérance » de Bourg-la-Reine, Vén.’. en 1933. Colin, 28, rue Vauquelin, Paris (5e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, Oral.’, odit. Combeuil (Elie), Inspecteur principal de 2® classe. Officier de loge. Compan (Roger-Raoul), publiciste, 21, boulevard du 4°-Tirailleurs, Fez. el Ville-Nouvelle, LA « Eveil berbère » de Fez, Vén.’. en 1936-1937-1938. Costc (Gabriel), commis principal des P. T. T.. 5, rue de la Poste, Meknès, LA « Etoile du Zerhoum » de Meknès, Vén.’. en 1938-1939. Coulure (Jean-Marie-Jutes-Gaston), avoué près la cour d’appel d’Alger. G, boulevard Baudin, Alger, LA • Bélisaire » d’Alger, Vén.’. en 1938-1939. Creance (Léon-M.), LA « Echo du Grand Orient ». de Mmes. 1er exp.’. HospA adjt en 1925-1927. Curtenelle (Pierre), Inspecteur de l’enseignement primaire retiré à Blois, Tanger, LA « Nouvelle Volubilis » de Tanger, LA « Arts réunis » de MAcon, Vén.’. en 1927-1928. Daby (Seewenken), avenue Bclle-Rose-QuatreBornes, Port-Louis (Ile Maurice), L.’. « La Bienfaisance » de Port-Louis, Vén.’. en 1937. Dary (Paul-Lucien), économe. 1, place du Parvis-Notre-Dame, Paris (4e), LA « Voltaire » de Paris, Vén.’. en 1938-1939. Davoust (Charles), métreur en peinture, 31, rue de Maubeuge, Paris (9e), LA ■ Inséparables du Progrès » de Paris, DépA suppA As.’. généA en 1932-1933 Debcrnard, Brive (Corrèze), LA ■ La Fraternité » de Brive. DélA en 1925 Dcbs (Néjib), médecin, Zatilc Liban), 18®, LA « Etoile du Liban », lion.’. Delpech (Léonce-Joseph), gouverneur de 3® classe des colonies. Officier de loge. Delpeuch père, 33, rue de Polssy, Taris (5e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, MA adjt. des banquets. Delvallée (Auguste), hôtelier, Saint-Saulve, 18®, LA de P..« Les Parfaits Egaux ®, de Valenciennes. Demaria (Louis-Fernand), service auxiliaire de la distribution P. T. T., Orient de Draguignan, Officier de loge. Deschamps (Pierre), directeur d’école primaire supérieure en retraite, 3, boulevard Clemenceau, à Marseille, L.’. « Les Amis du Travail » de Marseille, Vén.’. en 1937-1938- 1939. Desmoulins (Albert-Ernest), agence h Vichy, L.’. « La Cosmopolite » de Vichy, GdA exp.’. adjt. en 1939 Devcrnouilte, 210, avenue de Saxe, Lyon, L.’. « Les Chevaliers du Temple » de Lyon, Très.’, en 1923. Devert (Alfred), Juge fle paix, Capbreton, Orient de Pau, ChA « Idéal' humain ». Dies (Jean), masseur et représentant, 7, rue Joseph-Bara, Paris (G®), LA « Unité maçonnique » de Paris, Vén.’. en 1938-1939. Dilhac (Philippe-Guillaume), inspecteur primaire honoraire, Drneuignan (Var), 30®, J..'. « L’Egalité » de Draguignan, Vén.’. en 1924. Dorsematne fFrancois), négociant, 5*7, rue de Paris, à Vichy, 18®,

Doury (Edmond), LA » Amis des Naufragés • de Buenos-Ayres, HospA en 1925. Droin (Charles), colonel de gendarmerie en retraite 2, chemin des Aubépines, A Bron (Rhône), L.’. « Liberté et Progrès • de Coûtantes, Ch.’, de la Val.’, de Lyon. Dubar (Fernand), Ingénieur, chef de service du port de Beyrouth, compagnie du port, rue Weygand, 4 Beyrouth (Syrie), L*. « Les Enfants de Gcrgovic » de Clermont-Ferrand, 18®, L.’. « Syrie » de Beyrouth, Vén.’. en 1939. Dubief, ministre en 1912, membre du conseil de l’ordre. Dubourge.it (François), officier du génie, 18®, Ch.’. « Le Phare de la Chaoula ». Ducios (Jean-Louis), Instituteur, directeur d’éoolc Jean placé, Clermont-Ferrand, LA ■ Les Enfants de Gcrgovic » de ClermontFerrand, L.’. « La Justice » de Thicrs, *’.’ en 1937. Ducroix (Clérncnt-Maurice-IIenri), architecte, 57, boulevard Jean-Jaurès, Ctichy (Seine), LA « Evolution économique » et « Hommes libres réunis • de Parts, TréA en 1925-26-27. Duminil (Eugène-Alfred), Instituteur en r®- traite, 83. rue Poux, Boulogne-sur-Mer (Pasde Calais), L.’. ■ Indépendance et Progrès * de Calais, officier de loge. Dunème (Léon-Ju(es-Arsène), docteur en médecine, 10, rue Turbigo, Paris. 30®, L.’. « Conscience et Volonté », Ch/. « L’Avenir », CA PhA ■ L’Avenir ». Duperrier (Lucien ;, instituteur à Riilieux (Ain), Saint-O’.ive (Ain), LA « L’Amitié fraternelle » de Bourg-en-Bresse, Ch.’, de .'â Val.’, de Lyon. Duplennc (Alphonse-Lucien-Eugène), docteur en médecine, chirurgien, 2, rue Bab-el-Al* louciie, Tunis, L.’. « Etoile de Cartilage » de Tunis, Vén.’. en 1938-39. Dupon( (Eugène-Gustave), propriétaire, 18®, Ch.’. « Phare de la Chaoula » de Casab.anca. Dupuis (Alexandre), instituteur, la Réunion, L.’. « L’Amitié » de Saint-Denis, SecrA adjt Dulrern (Elisée;, Joaillier. 665, 10 av.. NewYork-City (U. S. A.), LA « L’Atlantide * de New-York, Vén.’. en 1938. Duvai (André), 10 bis, rue de^ Fontenay Bourg-la-Reine. L.’. « Espérance » d« Bournla-Reine, Très/, en 193L Elasfl (Auguste), conducteur local, travaux publics, retraite, 35, rue Voltaire, A Cayenne, 18®, 1" SurvA, Ch-’. ■ Elus Guyane répjr biicaine ». Elgosi (Alfred), avocat, 11, boulevard Charlemagne, Oran, 18®, L.’. « La Raison » d’Oran, Vén.’. en 1939. , Rondier dit Eiler (Lucien), artiste pelntr®, 10. rue du Canada, h Paris (18e), LA « Parfaite Sincérité » de Marseille, Vén.*. d’Hon.’, en 1933, LA « Nord-Midi * de Paris, Fond/. Emile (Ghanini), chef comptable A Antioche, 18®, LA « Anliochus » d’Antioche, Fond.. en 1922. Erard (Vlotor), percepteur en retraite, Montreuil (Seine), LA « Les Amis solidaires * de Meaux, lion.’. Eyquein, officier d’administration, 18®, ChA « La Fraternité marocaine », ChA • Phare de la Chaoula ». Fabre (André), LA « La Libre Pensée • d® Narbonne, OratA en 1933-1934. Fahri (Isaac), commerçant, BuenosnAyres (République argentine), 18®, LA « La Confiance » du Caire. Favereau, chef de service des domaines d» Maroc, 18®, LA « Fraternité marocaine » d® Rabat, Vén.’., Fond.’. Favot (Henri-Alphonse), économe en retrait®, rue de l’Arquebuse, Auxerre (Yonne), L.. « Le Réveil de l’Yonne » d’Auxerre, Hou.', en 1936. Favre (Emile-Jean), répétiteur au lycée, député de la Haute-Savoie, Paris, 18°, L.. « Réunion des Amis choisis », Ch/. ■ L® Fraternité ». Ferry (Robert), Instituteur A Moycnmoutler, Raon-l’Efape (Vosges), L/. « Jules-Ferry • de Saint-Dié, Officier de loge. Finelll (Georges), LA « Amis des Naufragés » de Buenos-Ayres, Gardien du Temple e® 1925. FiMère (Théophile), employé. Buenos-Ayres (République argentine), LA « Ainis des Naufragés • de Buenos-Ayre®, GA expA en 1925.

Fl*<:ks (Germain), dcniiste, Cnen (Calvados), L.’. « Thémis ■ de Caen, 1;.'. ■ Fédération universelle » de Paris, Oral.*, en 1936. Fleury (Georges), trésorier ù la Comédie-Française, 14, rue de Provence, à Paris (9»), L.’. « Temple de l’Honneur et de l'Union » de Paris, Très.’, en J936, L.’. ■ La Marseillaise ». Fonquetcnu (Adonis), capitaine, Pakla, 4®, L.’. de P. « Les Abeilles d Orient » de Saigon. Fontecavc (Frank-Itaoul), poriier, commis P. T. T., rue Lamartine, Viliefranche-sur-Saône, L’. « Fraternité progressive » de Villcfranehe, Officier de loge. Français (Léon), professeur, Nantes (Loire-Inférieure), lion.’, en 1933. François (Claude-Henri), dessinateur, C. F. M„ rue de l'Aviation-Civile, Rabat, L.'. ■ Sincérité et Tolérance » de Taza, Arch.\ en 1930, 1937. Françoise (Eugène), contrôleur technique des ehemins de fer de l’Est, f*2, rue Ordener, Paris (180, 18°, L.’. « Amitié » de Paris, Ch.’. « L’Avenir » de Paris. Frischmnnn (Lucien-Albert), graveur lithographe, 12, rue de Beücvue, Ezarivilto (Seinc-etOise), 18®. L.’. « Les Vrais Experts » de Paris, Ch/. « L’Avenir » de Paris. Ralassini (Antonio), Camdcn Rond 65 A. Londres (England), 18°, L.'. « Iiumanitas », Ch.’. ■ Iiumanitas ». Galasso (Attilio), médecin, Calauzano (Italie), 18°, L.'. « Iiumanitas », Cli.’. de la Val.', de Londres. Galasso (Francesco), médecin, 21 Frilh Slrcct, Londres, 18®, L.’. « Iiumanitas », Vén.’. d’hon.’. Galip, docteur en droit, ancien ministre, rue Charles-Dickens, 1, Paris (10®), 18®, L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris. palley (Jean-Marie-Joseph-Roger), employé de bureau, centre de réforme, Toulouse, 23, rue Gaffarelli, L/. « Harmonie sociale » de Toulouse, Vén.'. en 1938-39. Galopin (Claude-Edouard), inspecteur d'assurances, Rligny (Aube), L.’. « Voltaire » de Paris, Uçn.'. en 1926. Carangcr (Edouard), tailleur, 8, passage Ruelle, Paris (18e), L.*. « Union et Progrès » do Pacy-sur-Eure, Hosp.\ parbert (Georges), négociant, 41 Bowes, 33®, L.’. « La Bienfaisance » de Port-Louis, lion/. Garcia (Michel), clerc d’avoué, Tlemccn, L.'. « Union de Tlemccn » de Tlcmcen, Sccr.\ «dit.’. en 1931-35, Arch.’. Bibl.\ adjt. en 1934-35. Gassanne (Bernard - Edouard), employé, Puteaux, L/. « Le Progrès » de Paris, lion/, en 1921. pauberii (Maurice-Joseph), agent de publicité, 103, rue Lemercier, Paris (17e). L.'. « Les Inséparables du Progrès » de Paris, Vén.’. «n 1938. Gaudin (Louis), conducteur principal des travaux publics, rue de Londres, Mcknès. boîte postale 23, L.’. « Etoile du Zcrhoun * de Mcknès, Vén.'. en 1925-26-29. Gaudin (Louis), ingénieur en service vicinal, conducteur de travaux publics, Bramme (Gironde), L.’. ■ Vers la Justice » de Sarlat, L.’. « Etoile du Zerhoun » de Mcknès, Fond.'. .Gavard (Eugène-Félix), employé, 11, rue Car6 eaux, Paris (18e), L.’. « Là Lumière * de euilly-sur-Seine, sccr.’. en 1934. Gcmignani (Louis dit Balthazar), courtier en coton, Roanne, 18®, L.’. « Concorde et Persévérance » de Vienne, Ch.’, de la Val.’ de Lyon. Geniole (Georges), mécanicien. 12, rue du Delta. Paris (9e), L.'. « Evolution économique et Homme, libre réunies » de Paris, Secr.'. adjt. en 1935-3G-37. Penyene, 54, rue des Acacias, Paris (17e), L/. « La Fraternité des Peuples » de Paris, M.\ . des banquets. Peorgcs, représentant de commerce, 30, rue Gassendi, Paris (14e), L.’. « La Fraternité des Peuples » de Paris, Archlv.’. Pcreec (Alain), industriel, Mazagan, L.’. « El Bridia Dial Doukkala • de Mazagan, Vén. . en 1924-25-26. Ghisolfi (Jules), sous-préfet honoraire, rue des Lois, Oudjda. L.’. « Prométhée » d’Oudjda, Vén.’. en 1923-24. Pillard (Louls-Alfred-Gustave), instituteur, rue Grève, 4, Vendôme. 18®, L.’., V* s

Gloton (Virgile), renlier, 1, villa Momet, Paris (19e), L.'. « Union de Belleville » de Paris, L.’. ■ Tradition maçonnique » de Paris. Fond’, en 1935. Clou (Antoine), caissier, Alexandrie (Egypte), 18®, L.'. ■ Pyramides d'Egypte » d’Alexandrie. Gobin (Clovis), retraité, 7, rue Blanche, Gage- . la-Forèt (Oise), L.’. « Union philanthropique » de Saint-Denis, L.’. « Travail et Fraternité » de Saint-Denis, L.’. « Travail et Fraternité » de Bourges, lion.*, en 1935. Godchaux (Yvan), négociant en tissus. 46, rue d’Aboukir, Paris, L.’. « Frères unis inséparables » de Paris, L.\ « Aristide Briand », . Fond.’. Godebcrge ( Alcide ), ingénieur, Poitiers (Vienne), L.’. « Arts et Métiers » de Paris, lion.’, en 1936. Godefroy (Raoul), serrurier. Meung-sur-Loire (Loiret), L.’. « Le Réveil des Emules de Montyort » d’Orléans, L.*. « Etienne Dolet » d’Orléans, lion.’, en 1935. Godin (Frédéric), procureur de la République, 111, rue Michelet, Alger, 30e, L.’. « Le Soleil Levant » d’Alger. Goclt (Emile), chef de cuisine, 34, quai des Grands-Augustins, Paris (6e), L.’. « Emancipation de Paris », Hon.\ en 1933. Gogniat (Georges), chef d’orchestre, 48, Th Strcet-’Wod-Side-Long-Island-City, New-York, L.’. « L’Atlantide » de New-York, Vén/. en 1939. Gohler (Arthur-Eugène), monteur en téléphone, retraité, 26, rue de la Hurée, Vauxsous-Laon (Aisne), L.’. « Les F.F.*. du Mont-Laonnois * de Laon, non.’, en 1935. Gonzalcs-Monjas (Gabriel), employé des postes, mayor, 47, IIcmani-Guipuzcoa (Espagne), L.’. « Spartacus » de Hcndaye, Fond.’. Goudinoux (Picrrc-Ursiij), directeur d’école honoraire, 33, rue du li-Juiilet, Cosne. L.’. « Philanthropie et Progrès » de Cosne. Vén.’. en 1935. Conlard (Eugène-François), inspecteur général d’assurances, 40, avenue Sccrétan, Paris (19e), L.’. « Etoile Polaire » de Paris, lion.’, en 1935. » Gourdan (Taul-Félix), entrepreneur de travaux publics, rue des Minimes, la Rochelle (Charente-Maritime), L.’. « Union de Belleville » de Paris, lion.’, en 1934. Gourdon (William), relraité des chemins de 1er, la Rochelle (Charente-Maritime), L.’. « L’Union parfaite » de la Rochelle, lion.’, on 1933. Gourlet (de) (Paul), contrôleur civil suppléant, Souk-el-Arba. Tunisie, 18®, L.’. « La Vo-, lonté » de Tunis, S.’. C.’. n® 374 « La Volonté Sub Rosa », Val.’, de Tunis. Gousy (Jean-Eugène), dessinateur de la compagnie parisienne d’électricité, 20, rue JeanBinet (Seine), L.’. « Les Droits de l’Homme » de Paris, Vén.’. en 1938. Goulx (Pierre-llonoré), directeur d’école, Tiemcen, Oran (Algérie), 18®, L.’. « Trinosophes africains » de Mostaganem. M.\ de la Comm.’. des Finances en 1934-1935, Mbre de la Comm.’. de la Bibli.’. en 1934-1935. Gouzon (ricrrc-Emilc), contrôleur des contributions en retraite, 13, rue de la Brêcheaux-Loups. Paris (12e). L.’. « Les Amis réunis » de Bordeaux, lion.’, en 1939. Gowlhorpe (Charles), vendeur, 30, chemin Vauché, Saint-Ramhert-l’lîc-Barbe (Rhône), L.’. « Les Chevaliers du Temple » de Lyon, Orat.L en 1940. (A suivre.) 



Maire* et adjoints aux maires. Le ministre secrétaire d’Etat A l’intérieur,‘ Vu l’article 2 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes; Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 19*0 relative au pouvoir de substitution de l’auto-' rité supérieure, aux délégations spéciales,  l’administration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-AubIn-! d’Ecrosville (Eure), tombe sous le coup des dispositions de l’article 2 de la loi du il août 1941 sur les sociétés secrètes. Arrête: Article unique. — M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-Àubin d’Ecrosville (Eure),. Est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. • PIERRE PUCHEU.

 

Considérant que M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), tombe sous le coup des dispositions de 1 article 9 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes, Arrête : Article unique. — M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 4942. Pierre Pucheu . 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur. Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure, aux délégations spéciales, et de l’adminislration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Gardct (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), ne présente plus les garanties morales nécessaire» A l’accomplissement de son mandat. Arrête: Article unique. — M. Gardet (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), est déclaré démissionnaire d’office de ses Fonctions. Fait à Vichy, le 20 février f942. PIERRE Pucheux Considérant que M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eüre-et-Loir), ne réside plus dans la commune depuis plusieurs mois et a cessé, de ce fait, d'exercer les devoirs de sa charge. Arrête: Article unique. — M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eure-et-Loir), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE Pucheux  

 

Considérant que M. Lacombe (Albert), maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), a contrevenu à la réglementation relative aux transports des céréales. Article unique. — M. Lacombe (Albert)V maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942.  PIERRE PUCHEU

 

Conseils municipaux. — Délégations spéciales. 

 

Le ministre secrétaire d'État à l’intérieur, Vu les articles 6 et 7 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure,'aux délégations spéciales, à l’administration cantonale et eux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941 ; Considérant que le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) manifeste de l’hoslilité à l’œuvre de rénovation nationale.

 Arrête: Art. !•'. — Le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) est dissous. Art. 2. — Il est Institué dans la commune de Fel (Orne) une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal et ainsi composée : Président: M. Buquet (Paul); membres: MM. Duval (Caston), Pomier (Louis). Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE  PUCHEU

 

Considérant nue M. Ledebt, maire de la commune de Rolleboise (Seine-et-Oise),  en qualité de gérant à une cabine téléphonique, souscrit une fausse déclaration de non-appartenance aux sociétés secrètes, et ne présente plus ainsi les garanties morales nécessaires a l'accomplissement de son mandat, Arrête : Article unique. — M. Ledebt, maire de la commune de Rollcboise (Seine-et-Oise), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. Pierre Pucheu 

 

Considérant que M. Dubois, maire de la commune d’Estrée-Blanche (Pas-de-Calais), a contracté des habitudes d’intempérance incompatibles avec la dignité de ses fonctions. Arrête : Article unique. — M. Dubois, maire de la commune d’Eslrée-Blauchu (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, Je 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU 

Considérant que M. Penin, maire de la commune de Buire-au Bois (Pas-de-Calais), a fait l'objet d’un procès-verbal pour vente de moutons sans bon régulier et hausse illicite. Arrête : Article unique. — M. Penin, maire de la commune de Buire-au-Bois (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU

 

 

 

 

 

 

Maire* et adjoints aux maires. Le ministre secrétaire d’Etat A l’intérieur,‘ Vu l’article 2 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes; Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 19*0 relative au pouvoir de substitution de l’auto-' rité supérieure, aux délégations spéciales,  l’administration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-AubIn-! d’Ecrosville (Eure), tombe sous le coup des dispositions de l’article 2 de la loi du il août 1941 sur les sociétés secrètes. Arrête: Article unique. — M. Ruault (Robert), adjoint au maire de la commune de Saint-Àubin d’Ecrosville (Eure),. Est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. • PIERRE PUCHEU.

 

Considérant que M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), tombe sous le coup des dispositions de 1 article 9 de la loi du 11 août 1941 sur les sociétés secrètes, Arrête : Article unique. — M. Bertruc (Julien), maire de la commune de Salles (Gironde), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 4942. Pierre Pucheu . 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’intérieur. Vu l’article 4 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure, aux délégations spéciales, et de l’adminislration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941; Considérant que M. Gardct (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), ne présente plus les garanties morales nécessaire» A l’accomplissement de son mandat. Arrête: Article unique. — M. Gardet (Achille), maire de la commune de Gemonval (Doubs), est déclaré démissionnaire d’office de ses Fonctions. Fait à Vichy, le 20 février f942. PIERRE Pucheux Considérant que M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eüre-et-Loir), ne réside plus dans la commune depuis plusieurs mois et a cessé, de ce fait, d'exercer les devoirs de sa charge. Arrête: Article unique. — M. Gouzy, maire de la commune de Jouy (Eure-et-Loir), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE Pucheux  

 

Considérant que M. Lacombe (Albert), maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), a contrevenu à la réglementation relative aux transports des céréales. Article unique. — M. Lacombe (Albert)V maire de la commune de Saint-Michel (Loiret), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942.  PIERRE PUCHEU

 

Conseils municipaux. — Délégations spéciales. 

 

Le ministre secrétaire d'État à l’intérieur, Vu les articles 6 et 7 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l’autorité supérieure,'aux délégations spéciales, à l’administration cantonale et eux secrétaires de mairie, modifiée par la loi du 28 juin 1941 ; Considérant que le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) manifeste de l’hoslilité à l’œuvre de rénovation nationale.

 Arrête: Art. !•'. — Le conseil municipal de la commune de Fel (Orne) est dissous. Art. 2. — Il est Institué dans la commune de Fel (Orne) une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal et ainsi composée : Président: M. Buquet (Paul); membres: MM. Duval (Caston), Pomier (Louis). Fait A Vichy, le 20 février 1942. PIERRE  PUCHEU

 

Considérant nue M. Ledebt, maire de la commune de Rolleboise (Seine-et-Oise),  en qualité de gérant à une cabine téléphonique, souscrit une fausse déclaration de non-appartenance aux sociétés secrètes, et ne présente plus ainsi les garanties morales nécessaires a l'accomplissement de son mandat, Arrête : Article unique. — M. Ledebt, maire de la commune de Rollcboise (Seine-et-Oise), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 20 février 1942. Pierre Pucheu 

 

Considérant que M. Dubois, maire de la commune d’Estrée-Blanche (Pas-de-Calais), a contracté des habitudes d’intempérance incompatibles avec la dignité de ses fonctions. Arrête : Article unique. — M. Dubois, maire de la commune d’Eslrée-Blauchu (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d’office de ses fonctions. Fait à Vichy, Je 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU 

Considérant que M. Penin, maire de la commune de Buire-au Bois (Pas-de-Calais), a fait l'objet d’un procès-verbal pour vente de moutons sans bon régulier et hausse illicite. Arrête : Article unique. — M. Penin, maire de la commune de Buire-au-Bois (Pas-de-Calais), est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. Fait à Vichy, le 31 janvier 1942. PIERRE PUCHEU

 

 

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Soixante quinze  après, il est toujours plus facile  de parler de collaboration, surtout si des enjeux économiques sont à la clé.Selon Mediapart et Le Canard enchaîné, le service publicité de Prisma presse a fait supprimer un article de Géo histoiresur la collaboration économique. Pour quel motif ? Ce dossier de cinq pages débutait par les liens troubles entre Vuitton, le régime de Vichy et les nazis. De quoi effrayer le service pub de Prisma presse, propriétaire de Géo histoire mais aussi de GalaFemme Actuelle, et dont la maison de luxe Vuitton (filiale de LVMH) est l'un des plus gros annonceurs.

Dans son numéro de septembre-octobre, le magazine Géo histoire s'intéresse à la "France sous l'occupation". D'après Mediapart et Le Canard enchaîné, un des articles avait pour thème la collaboration économique, c'est-à-dire les entreprises françaises ayant maintenu des liens très étroits avec le régime de Vichy et les nazis au nom d'impératifs économiques. Parmi les entreprises épinglées, il y avait notamment RMC (née en 1942 "avec des capitaux français, allemands et italiens"), la Société générale (dont le PDG de l'époque avait proposé aux Allemands de créer une monnaie unique) et la maison de luxe Louis Vuitton, "un industriel fêté par les SS et la Wehrmacht".

 

 

Mais les lecteurs de Géo Histoire n'auront pas la chance de lire ces "cinq pages passionnantes de Géo histoire [qui avait pourtant]été montées, relues par un historien et validées par la rédaction en chef du magazine", explique Le Canard, car l'article a été censuré. La faute à la notice sur Louis Vuitton qui a fait tiquer le service publicité de Prisma : LVMH est l'un des gros annonceurs du groupe.

Or, cette notice avait de quoi fâcher la maison de luxe. Voici ce qu'on pouvait lire : "Lorsque Philippe Pétain installe son gouvernement dans les mûrs de l'hôtel du parc, à Vichy, toutes les enseignes de luxe qui, comme les joailliers Van Cleef & Arpels, y tiennent boutique, en sont chassées. Toutes, sauf une : le bagagiste Vuitton. La maison, fondée en 1854 par Louis Vuitton et mise à la mode par l'impératrice Eugénie (l'épouse de Napoléon III), est, en 1940, dirigée son petit-fils Gaston. Ce dernier demande à son frère aîné Henry d'afficher de façon claire sa fidélité au nouveau régime afin d'assurer la pérennité de la marque. La maison Vuitton va ainsi fabriquer, dans des ateliers expressément constitués à cette fin, des objets à la gloire du maréchal Pétain et notamment 2500 bustes officiels. Henry Vuitton entretient par ailleurs de fortes amitiés avec les officiers de la Gestapo. Il est même l'un des rares industriels à être décoré par les nazis, en remerciement de sa loyauté. Une cérémonie durant laquelle les officiers de la SS et de la Wehrmacht arborent des uniformes dessinés par un tailleur de Metzingen, un certain Hugo Boss, et confectionnés par des déportés et des travailleurs du STO".

S'agit-il d'un scoop ? Non, comme le relève Mediapart : "tout cela avait été longuement raconté par Stéphanie Bonvicini dans Louis Vuitton, une saga française publié par Fayard en 2004. Un livre qui, ironisait le Guardian, «a reçu une très faible couverture médiatique», rappelant que la maison LVMH est un des plus gros annonceurs de la presse française".

La suppression de cet article, pour préserver les bonnes relations de Prisma Presse avec le groupe LVMH (propriétaire de Louis Vuitton), n'est pas très bien passée au sein de la rédaction

"Les journalistes ont écrit une lettre furibarde à leur dénoncer cette joyeuse "censure (...) au motif que l'un des entrepreneurs cités est un annonceur du magazine ou de ceux du groupe Prisma Presse", indique Le Canard enchaîné qui précise que "c'est Sylvie Bommel, la rédac' chef adjointe, qui avait annoncé à ses troupes que les papiers avaient été relus puis rejetés par le service pub". Aujourd'hui, face au mécontentement de la rédaction, la direction a avancé une autre raison pour justifier cette suppression : "le contenu discutable des articles". Des explications un peu courtes pour la rédaction, qui a envoyé un courrier à la maison mère de Prisma, le groupe allemand Gruner+Jahr, pour saisir son comité d’éthique. L'occasion de relire nos deux dernières enquêtes sur ces tabous de l'histoire : "Chanel antisémite, tabou médiatique en France ?" Ou encore "Louis Renault : réhabilitation médiatique d'un collabo ?".

La machine de destruction nazie n’aurait jamais pu fonctionner à plein régime sans les complaisances et l’aide de partenaires industriels Francais et Allemands . Ainsi, en Allemagne et dans les pays conquis, certaines entreprises ont allègrement adhéré au régime hitlérien, soit par idéologie, soit par intérêt économique, soit les deux. Au sortir de la guerre, la plupart de ces sociétés ont poursuivi leur activité. Hamodia rappelle, dans ce dossier, le passé trouble de ces grands consortiums. La France a permis grâce a ses entreprises de collabore au efforts de guerre nazis

La compagnie d’électroménager allemande Bosch et la célèbre marque de voiture, allemande elle aussi, Opel, ont toutes deux une réputation de sérieux et elles sont massivement présentes sur le marché israélien. Mais ce que peu de gens savent, c’est que durant la Shoah, Bosch s’est empressé de conclure avec le IIIe Reich de juteux accords commerciaux et qu’Opel n’hésita pas durant cette même période à développer ses véhicules grâce à la main d’œuvre provenant de l’univers concentrationnaire. Ce ne sont là que deux exemples de collaboration sordide entre ces consortiums et les nazis. En voici d’autres. \r\n- Les industries de la mort\r\nAucun autre industriel n’a profité davantage de l’aryanisation que le magnat allemand de l’acier Friedrich Flick, fondateur de la dynastie. Opportuniste, il va entretenir de bonnes relations quasiment depuis le premier jour avec le régime nazi. Durant cette période, la société Flick bâtit sa fortune sur l’exploitation de milliers de détenus de camps de concentration nazis en Pologne, placés au service de l’industrie de guerre allemande.Les relations de la société Krupp, fondée en 1811 dans la Ruhr, avec le parti nazi sont elles aussi très bénéfiques pour ses affaires. Très tôt, elle va fournir aux nazis d’importantes sommes d’argent et se doter d’un statut tout à fait particulier. Ainsi dès 1933, Hitler surnomme les usines Krupp « les forges du Reich ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces usines produisent des armes en grande quantité. Ainsi, l’entreprise devient l’un des fleurons économiques de l’Allemagne nazie et l’un des plus puissants consortiums industriels du troisième Reich. C’est au tour de Krupp de s’enrichir très rondement. Les manufactures étendent leur emprise sur toute l’Europe occupée, n’hésitant pas à accaparer mines et aciéries. Elles utilisent les camps de concentration pour les faire marcher. Afin d’être plus proche de cette main d’œuvre esclavagisée, Krupp fait construire une énorme usine de pièces détachées près du camp d’Auschwitz, baptisée « Berhawerk ». En tout, le groupe emploie plus de 100 000 « travailleurs » forcés.\r\nIG Farben est un consortium qui rassemble plusieurs entreprises chimiques, dont AGFA, BASF (production de colorants), Bayer et Hoechst. Lui aussi va s’enrichir considérablement durant la Seconde Guerre mondiale. Il produit, outre le caoutchouc synthétique (usine Buna), de l’essence synthétique et du Zyklon B, qui on le sait, sera utilisé pour gazer les déportés. À Auschwitz seul, sont utilisées environ 20 tonnes de ce gaz mortel. Degesch, filiale du groupe, reçoit pour la vente de ce pesticide environ 300 000 marks. Dans ses diverses entreprises disséminées dans tout le Reich, IG Farben emploie durant la guerre plus de 350 000 détenus, parmi lesquels des milliers trouvent la mort, condamnés au travail forcé dans des conditions inhumaines. D’emblée, la coopération entre IG Farben et les SS est totale à Auschwitz. La compagnie fait siennes, dans son usine, les méthodes et la mentalité de ces escadrons : surpopulation dans les blocs, sous-alimentation, soins inexistants. Dans l’entreprise, les détenus sont « tués » à la tâche, maltraités par les chefs d’équipe et les encadrants, certains même assassinés. Les déportés travaillant pour IG Farben Industrie ne sont pas là pour vivre, mais pour « périr dans le béton ». Car une de ses pratiques consiste à jeter les cadavres des prisonniers dans des tranchées creusées pour les câbles et à les couler dans le ciment. Sur environ 35 000 détenus passés par Buna, 25 000 au moins périssent.La filiale Bayer fait de son côté tester par les médecins SS diverses « préparations » chimiques sur les détenus des camps de concentration. Les lettres datées d’avril-mai 1943, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge sont explicites : « En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. » « Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. » « Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. »Quant à l’entreprise chimique AGFA, connue aujourd’hui pour son matériel photographique, elle recourt à cette main-d’œuvre gratuite et forcée des déportés du camp de Dachau, pour produire appareils photo, pellicules, talonnettes de bottes (à partir des chutes de celluloïd).À la fin de la guerre, Flick, Krupp et IG Farben seront traduits en justice pour crimes de guerre par les autorités américaines lors des procès de Nuremberg. Alfried Krupp Von Bohlen und Halbach, directeur général du groupe, est condamné à douze ans de prison par un tribunal militaire américain. Il sera amnistié au bout de trois ans. Krupp est, par ailleurs, l’une des premières entreprises à reconnaître sa responsabilité vis-à-vis de l’histoire : dès 1959, elle indemnise les travailleurs forcés juifs qu’elle a employés. Par contre, malgré sa condamnation lors du procès de Nuremberg, Flick s’est toujours refusé à payer la moindre compensation aux familles des victimes. Condamné à la dissolution pour crimes contre l’humanité, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Höchst. Concernant AGFA, sa page noire ne l’empêchera pas de reprendre une activité normale et lucrative après guerre, notamment en imagerie médicale et artistique.Les constructeurs automobiles au service des nazis La guerre, c’est aussi le transport de troupes, les tanks et véhicules de combats. Sans eux, pas de logistique.Sans le régime nazi, l’entreprise Volkswagen n’aurait pas existé. En 1937, elle est créée par Hitler pour prendre en charge la production d’une voiture à bas coût pour démocratiser l’automobile. L’usine géante est conçue pour construire à échéance de trois ans 24 000 véhicules par mois. La production en série de la « voiture du peuple » (Volkswagen) commence durant l’été 1940 à Wolfsburg. Le véhicule sorti des chaînes est une sorte de Jeep (Kübelwagen) destinée à l’armée. À partir de l’automne 1942 s’ajoute, entre autres, la fabrication d’une version amphibie (Schwimmwagen). Mais la production reste bien plus faible que celle prévue pour la version civile : jusqu’en avril 1945, seuls 37 000 Kübelwagen et 14 000 véhicules amphibies sont fabriqués. À partir de l’été 1941, de nombreuses autres commandes militaires sont réalisées à Wolfsburg, des chars aux missiles V1, en passant par les moteurs d’avions ou les munitions. L’usine fait appel aux travailleurs étrangers, volontaires ou forcés. S’y ajoutent de nombreux détenus des camps de concentration employés dans des conditions la plupart du temps effroyables dans des ateliers délocalisés. Après la chute du régime nazi, l’usine qui a subi des bombardements n’est pas totalement détruite. La fabrication de la fameuse Coccinelle commence dès septembre 1945. Et pour se racheter de son passé, en 2013, le constructeur allemand consacre un million d’euros à la préservation de la mémoire d’Auschwitz.La famille Quandt, propriétaire de BMW, déjà richissime avant la guerre, profite du nazisme puis du conflit mondial pour s’enrichir davantage. Membre du parti nazi (NSDAP) dès 1933, Günter Quandt (1881-1954) devient un rouage incontournable de la machine de guerre nazie. Les usines d’accumulateurs AG Afa (future Varta) appartenant >>> suite page 26>>> suite de la page 25 à la famille tournent à plein régime. Sous-marins et bombardiers sont tous équipés d’accumulateurs sortis du site de Hagen, près de Hanovre. Le personnel est fourni par les camps de concentration de Stocken et travaille sans protection. BMW utilise aussi sans scrupule ses relations pour se débarrasser de ses concurrents : les entreprises de Juifs sont « aryanisées » ; ceux qui résistent sont arrêtés. À la différence d’autres grandes firmes du IIIe Reich, telles que Flick ou Krupp, BMW ne sera pas inquiété par la justice alliée. Les documents, pourtant accablants qui se trouvent en possession des Britanniques ne sont jamais parvenus aux juges de Nuremberg.Par ailleurs, Ferdinand Porsche, le fondateur de la célèbre marque de voitures, et ingénieur austro-tchèque naturalisé Allemand en 1934, devient membre de plein gré du parti nazi en 1937 et il s’enrôle même dans la SS en 1942. En très bons termes avec Hitler, il utilise cette relation pour faire avancer ses projets. Il joue un rôle important dans l’économie de guerre nazie, comme responsable de la production de chars, sans pour autant oublier les intérêts privés de son bureau d’études grassement rémunéré. Durant le conflit mondial, Porsche emploie comme main-d’œuvre des travailleurs-déportés pour fabriquer des chars et des véhicules militaires tout terrain. En 1944, l’entreprise compte 696 employés, sans compter les travailleurs forcés. Grâce à l’industrie de guerre, les profits du petit bureau d’étude de Stuttgart augmentent de 3 000 Reichmarks en 1934 à plus de 2 millions en 1944. Après la guerre, la famille Porsche sera arrêtée et détenue en zone française pour ses responsabilités dans l’emploi de travailleurs forcés français.Par pragmatisme et intérêt économique, Mercedes-Benz participe également activement à l’effort de guerre allemand. Dès le début des années 1930, la production et les bénéfices explosent : outre les voitures particulières essentiellement utilisées par les hauts dignitaires du Reich (la célèbre 770), des pièces et modèles d’avions de chasse, de tanks ou de sous-marins sortent des usines du groupe. La production est rendue possible par l’utilisation de travailleurs forcés, de prisonniers de guerre et de déportés. La main d’œuvre, d’abord française puis essentiellement soviétique, évolue dans des conditions épouvantables. Certains périssent, d’autres vivent l’enfer des camps de concentration. Après la guerre, l’entreprise reconnaît son rôle auprès des nazis, participant aux bonnes oeœuvres d’une fondation nationale pour la compensation des maux dont ont souffert les populations persécutées durant ces années.Au-delà de l’Allemagne, d’autres constructeurs automobiles, sympathisants de l’idéologie nazie, soutiennent le IIIe Reich. Par exemple, le français Louis Renault, collaborateur zélé et enthousiaste de l’occupant nazi. De 1940 à 1944, il fait le maximum pour fournir aux armées d’Hitler du matériel militaire (camions, tanks pour la Wehrmacht, tubes de pots d’échappement utilisables comme bombes incendiaires...) Cette production génère de beaux bénéfices. Renault fabrique non seulement des chars, mais occupe aussi une place exceptionnelle dans l’appareil de guerre allemand. L’entreprise sera nationalisée à la Libération. Louis Renault meurt en prison en 1944, alors qu’il attend son jugement pour collaboration avec l’ennemi. Les Américains General Motors (GM) et Ford, détenant plus de 70 % du marché automobile allemand à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, deviennent les principaux fournisseurs de la Wehrmacht en véhicules de transport de troupes. Ford, dont le fondateur Henry est un antisémite notoire, conserve des relations très confortables avec l’Allemagne nazie tout au long de la guerre et engrange les profits tirés du travail forcé des prisonniers de guerre et des déportés employés dans son usine de Cologne. Ford Werke A.G. est considéré comme « une pièce clé de l’arsenal nazi » produisant 60 % des transports de troupes chenillés et blindés de la Wehrmacht.- Les établissements financiers criminels Pas de guerre non plus sans argent, pas de rêve de conquête mondiale sans finances solides.En 1933, le directeur de l’entreprise d’assurance et de banque Allianz, Kurt Schmitt, qui aime se faire photographier en uniforme nazi, est nommé ministre des Finances du Reich. Immédiatement, les délégués du personnel sont remplacés par des nazis et les employés juifs, licenciés. Au lendemain de la nuit de cristal, le 10 novembre 1938, les nazis permettent à Allianz de ne pas payer les assurances-vie, ni de rembourser les biens juifs saccagés ou détruits. La grande partie des Juifs exilés ne sera pas payée, quant aux autres ils seront déportés dans les camps d’extermination pour y mourir. Allianz assure alors les camps de la mort dont celui d’Auschwitz, son matériel, ainsi que les entreprises et installations des SS.\r\nLa collaboration de la première banque privée allemande, la Deutsche Bank, avec le régime nazi participe à l’aryanisation de l’économie nationalecomme pour la FRANCE par la récupération et la vente à bas prix des entreprises juives. Dès mai 1933, les dirigeants de la Deutsche Bank acceptent le renvoi des deux membres juifs du directoire. Ensuite, l’établissement contribue à financer la construction du camp d’extermination d’Auschwitz. Certains dirigeants de la banque à Berlin qui autorisent tous les crédits, et d’autres en Silésie savent à quoi servent les installations qu’ils financent. La société profite de l’exploitation des travailleurs forcés dans les entreprises qu’elle soutient. Entre 1942 et 1943, la banque allemande est impliquée dans les transactions d’or dont près de 750 kg proviennent des victimes de la Shoah.Plus que les autres grandes banques allemandes, la Dresdner Bank soutient le régime nazi. Fondée à l’origine par deux familles juives en 1872, la troisième banque allemande aujourd’hui participe de même activement à l’aryanisation de l’économie du troisième Reich. En 1933, après une rapide épuration du personnel juif, Hitler nomme deux membres de la SS dans son directoire. Surnommé à l’époque « la banque des SS », l’établissement abrite les comptes de cette élite, notamment ceux d’Heinrich Himmler, son chef. Sa stratégie se base sur l’exploitation ciblée de la détresse de ses partenaires juifs et sur sa coopération avec l’administration, le parti nazi et la police. Elle travaille main dans la main avec la Gestapo et la SS pour s’approprier des entreprises juives. La banque contribue beaucoup au commerce de l’« or nazi », y compris des bijoux et prothèses dentaires arrachés aux déportés. En outre, elle finance la construction des chambres à gaz d’Auschwitz.Enfin la Commerzbank est utilisée pour cacher de nombreuses oeœuvres d’art volées par le régime hitlérien.Les banques suisses ne sont pas en reste. Elles jouent le rôle de « recéleur de Hitler » et de sa politique de pillage systématique. La Banque Nationale Suisse (BNS) et les établissements privés s’avèrent les principaux intermédiaires financiers des nazis. 85 % de l’or exporté d’Allemagne, certains volés à des individus ou à des entreprises, le reste provenant essentiellement des banques centrales de Belgique, des Pays-Bas et d’Autriche, transitent par les banques helvétiques afin d’y être blanchis. Sur les 8,5 milliards de dollars en or, au cours actuel, pillés aux banques centrales des pays occupés et aux Juifs d’Europe, 5,2 milliards sont ainsi « lavés » en Suisse. Aussi, la collaboration économique de la Suisse permet-elle aux nazis de prolonger la guerre.- Les autres serviteurs zélés du IIIe Reich Au-delà de la grosse industrie, tous les secteurs d’activité ont participé de près ou de loin au régime nazi. Et pas qu’en Allemagne.De l’autre côté de l’Atlantique, les machines à cartes perforées fournies par l’entreprise américaine IBM à l’Allemagne à partir de 1933, permettent aux nazis d’améliorer leurs techniques de recensement, notamment celui des Juifs, mais également d’organiser de façon méticuleuse les déportations. De 1933 et 1939, ces appareils précis localisent toutes les catégories sociales jugées inférieures. Ainsi, chaque population a son numéro : 08 pour les Juifs, 02 pour les handicapés ou 06 pour les communistes espagnols. Les camps aussi : 01 pour Auschwitz, 03 pour Dachau. Grâce aux 2 000 machines à cartes perforées d’IBM, les nazis établissent 1,5 milliard de fiches. Elles aident à la gestion moderne et efficace des camps de prisonniers, de travail et d’extermination. De la sorte, le système accélère le processus de mort industrielle. Sans IBM, l’identification et la déportation des Juifs n’aurait pu être aussi efficace. Le numéro un mondial de l’informatique aurait gagné 10 millions de dollars de 1940 en vendant ses machines au IIIe Reich.Pour sa part, ITT, société américaine de téléphone et télégraphe, cherche aussi à réaliser de grands profits en rendant service aux nazis. Hitler lui promet toute son aide et soutient avec la Reichsbank ses affaires qui se développent. La société se retrouve vite dans les cercles intimes de la Gestapo. ITT aide à moderniser l´électronique des avions et à améliorer la précision des bombes utilisées pendant la guerre. Suivant les traces des invasions du Führer, l’entreprise gagne beaucoup d´argent en prenant le contrôle des usines en pays conquis. ITT compte ainsi à peu près 30 000 employés dans l´Europe occupée. En Allemagne, la compagnie tourne à plein régime et fabrique des armes de guerre. 13 % de sa production s’y trouve. ITT continue à créer des systèmes électroniques très importants pour l´armée, la flotte et l´aviation nazies même après l’attaque de Pearl Harbor et la déclaration de guerre de Hitler contre les États-Unis : téléphones et standards téléphoniques, alarmes contre les attaques aériennes, équipements des radars, détonateurs pour les grenades d´artillerie, pièces de rechange pour les transformateurs, équipements des radios à ondes courtes, des systèmes de communication stationnaire et opérationnelle.En Allemagne, la compagnie d’appareillage électrique Siemens compte parmi les principaux soutiens au régime nazi. Plusieurs de ses usines emploient des déportés contraints au travail, notamment dans des commandos attenants aux camps de Sachsenhausen, d’Auschwitz ou de Ravensbrück. L’entreprise bénéficie de l’utilisation à bas coût de cette main-d’œuvre captive pour soutenir l’effort de guerre.À Wurtemberg (sud-ouest de l’Allemagne), en 1931, Hugo Ferdinand Boss, fondateur de l’atelier de confection du même nom, adhère au NSDAP, ce qui lui permet de travailler avec l’armée de 1933 à 1945 : fabrication des uniformes militaires, notamment ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht. Pour assurer sa production, il a recours à de la main-d’œuvre de travailleurs forcés et volontaires du STO, français et polonais pour la plupart, ainsi qu’à des déportés en camps de concentration. L’entreprise Hugo Boss compte 324 ouvriers en 1944. Après la guerre, son fondateur est condamné à 80 000 marks d’amende et privé de ses droits civiques. À sa mort en 1948, Boss passe la société aux mains de son gendre, Eugen Holy. De nos jours, elle appartient toujours à cette famille.Pour finir cette sinistre liste non exhaustive, Dr Oetker, géant de l’agro-alimentaire, célèbre fabricant de pizzas surgelées, de gâteaux, de levure et de crèmes dessert - aujourd’hui à la tête de la 8e fortune allemande (7,5 milliards d’euros) - fait fortune grâce à sa très grande proximité avec le régime hitlérien. Le dirigeant de l’entreprise, Richard Kaselowsky est un fervent admirateur du Führer. Il s’investit dans le parti nazi et bénéficie ainsi de nombreux marchés publics. De 1939 à 1945, l’entreprise est florissante. En effet, les épouses allemandes, qui doivent envoyer au front des douceurs faites maison pour renforcer le moral des troupes, trouvent sur les tickets de rationnement des recettes de la marque pour la préparation d’entremets. Ce qui assure la prospérité de la société, aujourd’hui devenue multinationale.

 

 

Les entreprises qui ont collabore avec les nazis sous l'Heure d'été C’était bien la FRANCE ...

 

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Information sur violences policières en France face a la Biélorussie

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Biélorussie la Commission Européenne et le Conseil de l Europe ne peuvent point intervenir sur la politique policière d'un Etat Membre 

C'est la fin de la LVF en FRANCE sous l’Heure d'été des vaincus de 1945

COMMISSION EUROPÉENNE
Direction Générale MIGRATION et AFFAIRES INTÉRIEURES
Direction D: Sécurité
Unité D.1: Coopération policière et échange d’informations
Bruxelles,
home.ddg2.d.1 (2020)
Monsieur Erick Labrousse
5 Square Hector Berlioz
94700 Maisons-Alfort
France
Monsieur Labrousse, Erick

Je me réfère à votre courriel du 17 août 20201 adressé à la Présidente de la Commission européenne, Madame von der Leyen, dans lequel vous faites part de vos préoccupations relatives aux violences policières en Europe – et en particulier l'usage «disproportionné» de la force par la police française dans les manifestations – et demandez l’application du droit et des respects des Droits de l’Homme en Europe.

Vous faites notamment référence à une résolution du Parlement européen 2 dénonçant «le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

Après analyse de votre courriel, je dois vous informer que la question des violences
Policières que vous évoquez ne relève pas de la mise en œuvre du droit de l’Union.
Les États membres — la France dans le cas présent — sont seuls chargés de maintenir
l’ordre public et de sauvegarder la sécurité intérieure. Par conséquent, toute action
entreprise par les autorités nationales reste de la compétence de l’Etat membre concerné.
La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ne s’appliquant que dans lecontexte de la mise en œuvre du droit de l’Union, elle ne peut pas être invoquée dans le cas qui vous occupe.

 Référence Ares (2020) 4384269 du 24 août 2020.
en date du 14 février 2019.
Conformément à son article 51, paragraphe 1, les dispositions de la Charte s’adressent aux États membres uniquement lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union. En outre, l’article 6, paragraphe 1, du Traité sur l’Union européenne dispose que «[l] es dispositions de la Charte n’étendent en aucune manière les compétences de l’Union telles que définies dans les traités». Pour de plus amples informations sur la Charte
et les circonstances dans lesquelles elle s’applique, vous pouvez consulter la section consacrée aux droits fondamentaux du site web de la Direction Générale de la justice et des consommateurs de la Commission européenne https://ec.europa.eu/info/aid-development-cooperation-fundamental-rights/your-rights-eu/eu-

charter-fundamental-rights_fr

Il vous est possible d'adresser votre plainte au médiateur français:
Le Défenseur des droits
7 rue Saint-Florentin
F- 75008 Paris
Tel.: +33 1 53 29 22 00
Fax: +33 1 53 29 22 45
Site web: http://www.defenseurdesdroits.fr
ou aux autorités nationales compétentes pour enquêter sur les faits que vous avez portés à notre connaissance (par exemple les autorités responsables en France du contrôle de la police).
Dans votre courriel, vous faites référence également à la recommandation du Comité des ministres du Conseil de l’Europe du 1 juillet 2020 sur l’inclusion de l’histoire des Roms et/ou des Gens du voyage dans les programmes scolaires et les matériaux pédagogiques, ainsi qu’à la lutte contre l’antitsiganisme persistant en Europe.
Permettez-moi de vous assurer que la Commission européenne est fermement résolue à
faire respecter les valeurs et les droits fondamentaux européens et à préserver l'existence d'une société pluraliste et diversifiée. La Commission prend vigoureusement position contre toute forme d’intolérance, manifestation de racisme ou de xénophobie, y compris l’antitsiganisme, et elle est déterminée à améliorer la situation des Roms dans l’Union européenne. Ses actions dans ce domaine incluent, entre autres, un suivi régulier des progrès accomplis dans les États membres, la tenue de dialogues bilatéraux réguliers avec les autorités nationales, et un soutien aux efforts déployés par les autorités locales et la société civile pour améliorer l’inclusion sociale des Roms. Toutefois, dans le domaine de l’éducation que vous évoquez, l’Union européenne possède seulement des compétences d’appui et peut intervenir uniquement pour soutenir, coordonner ou compléter les actions des Etats-membres.
Veuillez noter également que la Commission adoptera en octobre un cadre stratégique
revu et renforcé pour l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms pour la période de 2020 à 2030. En plus de renforcer l’inclusion économique et sociale, de promouvoir une meilleure participation des Roms et de la société civile, et de mieux tenir compte de la diversité parmi les Roms, ce nouveau cadre mettra un accent particulier sur la lutte contre la discrimination et l’antitsiganisme.

 




Labrousse Erick


5 Square Hector Berlioz


94700 Maisons-Alfort 


   Pétition Nº 0193/2012 Parlement Européen /NO2,PM10 et PM 2.5

                   N°  1431/2015 Parlement Européen/ Heure d'été 


Madame la Présidente de la Commission Européenne 


J ai l’honneur de solliciter votre bienveillance et de votre partialité sur les violences policières en Europe 

Je vous demande l’application du droit et des respects des droits de l’homme égalitaire en Europe sous l’heure d’été des vaincus de 1945 


L’esprit de la L.V. F est une référence française qui date de la deuxième guerre mondiale et cette pensée anti-européenne est une idéologie d’un fascisme européen 

La LVF est une association officiellement créée le 5 août 1941 à Paris, notamment par trois grandes figures fondatrices de partis collaborationnistes : Marcel Déat (à la tête du Mouvement Social Révolutionnaire Populaire), Jacques Doriot (chef du Parti Populaire Français) et Eugène Deloncle (fondateur du Mouvement Social Révolutionnaire). Cette formation est destinée à combattre les soviétiques sur le front de l’Est, aux côtés de l’armée allemande. Les recrutements sont encouragés par la propagande ainsi que par la remise d’une forte prime d’engagement.

L'Europe et l'ONU condamnent l'usage «disproportionné» de la force par la police française 

Dans cette résolution, votée jeudi, les députés européens ont «dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

Dans cette résolution votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, les députés ont «dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ». Si le texte ne cible pas un État membre en particulier, il a donné lieu en préambule à un débat animé dans l'hémicycle strasbourgeois, auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français. 

Demandé par une coalition regroupant l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), le débat a été dominé lundi soir en partie par la situation en France avec les manifestations des «gilets jaunes», même s'il fait référence à d'autres pays (Roumanie, Espagne, Hongrie, Grèce). Il me semble que de remettre en cause une élection avec tant de différence et de ne point respecter le verdict des urnes la France est très mal placée pour demander des sanctions contre un pays pour des violences policières 

Dans un arrêt plutôt sévère de la Cour européenne des droits de l'homme, la France a notamment été condamnée à verser 30 000 euros pour «dommage moral » à la fille du retraité algérien mort en 2009 après une interpellation.

Les récentes condamnations de la France par la CEDH en matière de recours à la force policière : Le 30 avril 2020, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt de Chambre en l’affaire Castellani c. France  par lequel elle conclut à la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Vous devrez sanctionner la France de la même manière pour non-respect des droits de l’homme Européen sous l’Heure d’été des vaincus de 1945 

La France n a toujours pas mise en place la recommandation sur les roms adoptée par le Comité des ministres, organe regroupant les ministres des Affaires étrangères de l’organisation paneuropéenne, la "recommandation appelle pour la première fois" les États membres "à intégrer l’histoire des Roms et/ou des Gens du voyage dans les programmes scolaires et les matériels pédagogiques", indique dans un communiqué le Conseil, qui appelle à combattre "l’antitsiganisme persistant" en Europe. Cette recommandation "vise à renforcer la compréhension du fait" que les Roms et les Gens du voyage "font partie intégrante de la société, nationale et européenne" et insiste sur "l’importance de l’enseignement de l’Holocauste commis par le régime nazi et ses alliés ainsi que des autres actes commis contre (eux) à travers l’Europe".sous l’heure d’été des vaincus de 1945

Dans l’attente de votre réponse et de votre bienveillance pour le respect des droits de l’Homme de l’Union européenne 

Daigniez agréer, Madame la Présidente , l'hommage de mon profond respect et de mon sincère dévouement Européen 

 

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HENRI LABROUE L'anti maçon de 1940 dans le parc de la Mairie de Bordeaux

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Franc-maçon un rejet de l Etat Français 

Au sujet de la répression politique du gouvernement de Vichy, il faut également signaler les mesures administratives et parfois judiciaires prises par Vichy à rencontre de ses adversaires politiques, les francsmaçons que le Maréchal Pétain poursuivait de sa rancune personnelle. « Les communistes, je les hais ; les francs-maçons, je les déteste », disait-il. Par la loi du 11 août 1940, Vichy prononce la dissolution de trois puissances maçonniques françaises, le Suprême Conseil de France, la Grande Loge de France et le Grand Orient de France. L'obédience mixte du Droit Humain est curieusement oubliée par la loi. Tous les fonctionnaires français doivent signer une déclaration sur l'honneur sur leur appartenance ou non-appartenance à la Franc-Maçonnerie. Les fonctionnaires francs-maçons ayant occupé un office dans une loge ou possédé un grade supérieur au 3e degré sont révoqués, les autres tenus en suspicion. Les francs-maçons coupables d'avoir fourni une fausse déclaration sont poursuivis devant les tribunaux correctionnels. Les noms des dignitaires des loges et des membres du Suprême Conseil de France paraissent dans le Journal Officiel, Vichy jugeant infamante cette moderne mise au pilori. Vichy institue un service spécial de police, le service des Sociétés secrètes installé square Rapp à Paris et à Saint-Quentin pour la région du Nord. On retrouve le chef du service de Saint-Quentin parmi les membres de la Brigade des Anges en août 1944. 

La loi du 11 août 1941 ordonne la publication au Journal officiel des noms et rangs des dignitaires et hauts gradés de la franc-maçonnerie. Cette loi prive des milliers de francs-maçons de leur emploi et de leur mandat d’élu. Ainsi, Jules Émile Crapet, maire d’Abbécourt, est dans l'obligation de démissionner et Fernand Amandio cesse ses fonctions de professeur de musique à Saint-Quentin le 31 juillet 1941 sans pouvoir être réintégré l'année suivante.

 

 

Henri Labroue (1880-1964). Professeur agrégé, ancien député, il avait été initié le 16/05/1904, Compagnon et Maître en 1907, à la Loge Les Droits de l’Homme de Bordeaux, il avait été radié en 1933 par la Loge Etoile du Progrès, pour « défaut de paiement. » de ses cotisations.

Il écrivait à Henri Coston une lettre, datée du 05/01/1942, ou l’on peut lire :

« Battu en 1932 par le Bloc des Gauches et en 1936 par le Front Populaire, j’estimai que le moyen le plus expédient de grignoter le parti radical-socialiste était de développer en Gironde le « Parti radical français ». Par ma Déclaration fédérale de 1937, vous verrez que je disais leur fait aux Francs-Maçons (« groupement occulte »), aux radicaux-socialistes et aux juifs. Dès cette époque, je travaillais à un « Voltaire anti-juif », qui paraîtra sous peu aux Editions Le Pont. Ainsi je me suis dressé contre la Franc-Maçonnerie alors qu’elle était omnipotente, etc. »

Dans une note des services allemands adressée au Dr Knochen, nous pouvons lire :

« Le Conseiller d’Ambassade Dr Achenbach attachait beaucoup de valeur à cette explication parce que dans les divers milieux – d’après ses dires textuels – on entretenait l’opinion ridicule que l’Ambassade d’Allemagne était favorable à la Franc-Maçonnerie. […] L’Ambassade était d’avis qu’un homme, lorsqu’il a une fois appartenu à une Loge franc-maçonnique était préférable à un Jésuite, bien entendu dans le cas seulement où l’intéressé n’avait pas été haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie. Dans l’ensemble, il s’apercevait que l’Allemagne des années à venir se préoccuperait de moins en moins de relations confessionnelles. Le développement des évènements en France, au cas où nous éliminerons tous les Francs-Maçons, aurait pour résultat que finalement les cercles cléricaux viendraient à la surface. Après quelques années ou quelques dizaines d’années, il y aurait alors entre la France et l’Allemagne de nouveau un fossé énorme, alors que la France, sous la domination des cléricaux ne pourrait pas se mettre à l’avenir d’accord avec l’Allemagne nouvelle. Telle était la pensée fondamentale pour l’attitude de l’Ambassade vis-à-vis des gens qui avaient antérieurement occupé dans la Franc-Maçonnerie une position insignifiante. »

 

Au Pilori fait l’objet de bien des convoitises. Le commissaire général aux Questions juives, Darquier de Pellepoix, espère prendre le contrôle du journal, qui passe finalement entre des mains allemandes. Les services de l’ambassade imposent un nouveau directeur, Jean Drault, ancien collaborateur de Drumont à La Libre Parole et figure « mythique » de l’antisémitisme français. Sous l’autorité de Drault, vieillard ingambe, la plume toujours fielleuse, Au Pilori modère ses attaques antigouvernementales. Mais il n’abandonne pas ce qui, de 1940 à 1944, constitue sa marque de fabrique : l’invective et la délation.

Sous-titré « Organe social de la rénovation française », « Hebdomadaire de combat contre la judéo-maçonnerie et le parlementarisme » puis « Hebdomadaire de combat pour la défense des intérêts français » (à partir d’août 1941), Au Pilori vise ouvertement un lectorat populaire. À ce titre, il s’honore de relayer les malheurs, petits ou grands, des « Français de race » abusés par des Juifs ou des « politicards » de l’ancien régime, se dresse en justicier, dénonce les Juifs « impudents », les francs-maçons « camouflés ». Dans ses Mémoires, Lucien Rebatet se moque des « dénonciations d’épiciers » et autres « ragots imbéciles des lecteurs » qui garnissaient les colonnes d’Au PiloriLucien Rebatet, Les Mémoires d’un fasciste, 1941-1947,…. Tirant à 65 000 exemplaires en moyenne, l’hebdomadaire a pourtant eu un petit public de fidèles. D’autre part, sa réputation, mal famée mais redoutable, a suscité des vocations de délateurs au-delà de son lectorat habituel…Administré par Louis Tournayre, l’hebdomadaire est financé par Jean Lestandi. L’un comme l’autre appartiennent au monde interlope de l’activisme antijuif stipendié par le IIIe Reich dans les années 1930. Journaliste au Gaulois, Lestandi a collaboré à La Libre Parole, ressuscitée par Henry Coston, avant de s’illustrer au sein du Comité France-Allemagne puis, dans les rangs de la Cagoule. En juillet 1940, il crée la Société d’édition de propagande française (SEPF), qui édite Au Pilori – et, bientôt, toutes sortes de brochures our vendre son journal, Henry-Robert Petit inspire la création des Gardes françaises, dont le délégué est Pierre Clémenti, autre figure de la mouvance pronazie d’avant-guerre, et qui se dote d’une section juvénile, le Jeune Front, dirigé par Robert Hersant Dès le 13 août, le chef frontiste et un groupe de vendeurs d’Au Pilori sont appréhendés par la police après avoir molesté la vendeuse « israélite » d’un magasin de couture. Dans les jours qui suivent, au cri de « Mort aux Juifs » et à coups de pavés, les troupes de Hersant donnent à l’avenue des Champs-Élysées et au boulevard Magenta, à Paris, des airs de « Nuit de Cristal ». Des bagarres ont lieu. L’hebdomadaire menace les « provocateurs juifs » : « La loi mosaïque dit, œil pour œil, dent pour dent ; AU PILORI, nous disons, pour un œil, les deux yeux, pour une dent toute la gueule « Au Pilori fera porter l’étoile jaune aux Juifs. Soutenez son action. Abonnez-vous » ; « Si vous êtes révolutionnaire, c’est-à-dire : antijuif, antimaçon, antipoliticien, vous devez être ABONNÉ à “AU PILORI” [24][24]Encarts publiés dans Au Pilori, 26 février et 5 novembre 1942.. » L’hebdomadaire « cloue au pilori » les responsables supposés de la guerre (Édouard Daladier, Henri de Kérillis ou Pierre Cot), réclame la peine de mort pour les fonctionnaires qui n’ont pas déclaré leur appartenance à la franc-maçonnerie, et en appelle aux mesures les plus sévères contre les Juifs.Dès le début du mois de mars 1943, les services de l’ambassade placent Jean Drault à la tête de la rédaction, avec pour mission de faire « l’union sacrée » des antisémites Les querelles publiques (ainsi la polémique Montandon/Serpeille…. Le vieux pamphlétaire, né en 1866, ancien compagnon de Drumont, avait déjà repris du service au début de l’Occupation en dirigeant le quotidien populiste La France au travail – il avait été rapidement démis, en octobre 1940, à la demande de Laval. Cette fois, Drault s’entoure de confrères aussi vénérables (en âge) que lui, Urbain Gohier ou Lucien Pemjean, et de spécialistes plus jeunes, Labroue, Coston, Courtine, Gérard, etc. Mais il est soumis à un étroit contrôle de l’ambassade. Gérante d’Au Pilori de mars à décembre 1943, Louise Delcour explique à la Libération que Louis Prax, bombardé directeur administratif, était le vrai patron de l’affaire e tirage d’Au Pilori remonte à 80 000 en juin 1943 D’autre part, du temps de Lestandi, la vente de brochures par la SEPF génère un peu d’argent – outre les revenus tirés de la vente d’Au Pilori. Ainsi, une édition réactualisée des Protocoles des Sages de Sion ou la publication du Guide aryen, guide franco-allemand des bonnes adresses « aryennes » de la capitale 

HENRI LABROUE

L'ECHEC DU COURS ANTISEMITE D'HENRI LABROUE À LA SORBONNE
 (1942-1944)

 

Le 15 décembre 1942, un étudiant d'histoire participe à une manifestation organisée pour protester contre le cours inaugural d'un obscur professeur, Henri Labroue, qui vient d'être nommé titulaire d'une chaire d'« Histoire du judaïsme», à la Sorbonne, grâce à l'appui des milieux collabora- tionnistes. Cinquante ans plus tard, ce même étudiant, devenu l'historien Jacques Dupâquier, a organisé, au même endroit, une petite cérémonie commémorant cet acte de résistance intellectuelle. À cette occasion, Claude Singer a retracé le parcours d'Henri Labroue et la brève existence d'un des très rares cours ouvertement antisémites de l'Occupation.

En 1940-1941, les premières mesures frappant les enseignants et les étudiants juifs ont été accueillies avec indifférence par une opinion publique encore traumatisée par la débâcle militaire de l'été 1940 *. Il est clair pourtant que la plupart des Français, récalcitrants à l'idéologie raciste à la veille de la guerre, ne se sont pas métamorphosés subitement, sous l'occupation allemande, en militantsantisémites. D'ailleurs, à mesure que le poids de l'occupation allemande devient plus lourd et que les actes de répression condamnent aussi, aux yeux de l'opinion publique, le choix de la collaboration avec l'Allemagne nazie, les Français critiquent de plus en plus ouvertement le gouvernement du Maréchal. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à remettre en question la politique d'exclusion menée à rencontre des juifs. Perceptible à la fin de 1941, cette évolution se confirme en 1942, notamment en juin, au moment de l'obligation du port de l'étoile jaune en zone occupée, en juillet- août, au moment où les grandes rafles se multiplient dans toute la France et aussi, comme nous allons le voir, en décembre 1942, avec l'inauguration d'une chaire d'« Histoire du judaïsme» à la Sorbonne.

L'idée de créer un enseignement raciste à l'Université se fait jour dès l'hiver 1940, mais elle ne parvient à se concrétiser qu'en novembre-décembre 1942, plusieurs mois après le retour de Pierre Laval aux affaires et après la nomination d'Abel Bonnard au ministère de l'Éducation nationale. Les prédécesseurs d'A. Bonnard à ce ministère, le philosophe Jacques Chevalier et l'historien Jérôme Carcopino, avaient en effet tous les deux refusé la création d'une telle chaire: J. Chevalier avait éconduit Claude Vacher de Lapouge (le fils de l'anthropologue Georges Vacher de Lapouge) en décembre 1940 et Carcopino avait agi de la même manière avec H. Labroue qui était venu le solliciter au cours de l'été 1941 1.

Quels sont donc les membres du gouvernement de Vichy qui sont à l'origine de la création d'une chaire d'« Histoire du judaïsme» en novembre 1942? Trois d'entre eux paraissent avoir joué un rôle déterminant dans cette affaire : Louis Darquier de Pellepoix, Pierre Cathala et A. Bonnard.

L. Darquier de Pellepoix, tout d'abord. C'est lui qui, en 1942, est directement à l'origine de la création de cette chaire. Ayant succédé à Xavier Vallat au Commissariat général aux questions juives en avril 1942, il expose publiquement et à différentes reprises, dès mai 1942, son projet de création d'une chaire d'« Histoire du judaïsme contemporain»2. Ce projet est ensuite transmis à Laval avec bienveillance (et insistance) par P. Cathala, secrétaire d'État aux Finances, qui non seulement connaît personnellement L. Darquier et H. Labroue, mais co-signe aussi le décret instituant la chaire d'« Histoire du judaïsme» à la Sorbonne3. Enfin, c'est Bonnard, ministre secrétaire d'État à l'Éducation nationale, connu pour ses déclarations ultra-collaborationnistes, qui attribue, le 12 novembre 1942, la chaire d'« Histoire du judaïsme» à H. Labroue.

 UN PARCOURS IDÉOLOGIQUE SINUEUX

Issu d'une vieille famille de notables poitevins et bergeracois (un de ses parents, Mgr Labroue de Vareille, aurait été évêque — réfractaire - de Gap sous la Révolution), H. Labroue est né à Bergerac (Dordogne) en 1880.é le 29 août 1880 à Bergerac (Dordogne)
Décédé le 29 août 1964 à Nice (Alpes Maritimes)

C'est un universitaire

1. Archives nationales (AN), W1II-136, doc. 118, et J. Carcopino, Souvenirs de sept ans, Paris, Flammarion, 1953, p. 374- 375.

2. L. Darquier de Pellepoix, dans Le cri du peuple, 18 mai 1942.

3- Décret 3247 du 6 novembre 1942, JO du 14 novembre 1942.

de formation et de filiation. Fils d'un professeur d'histoire au lycée de Bergerac, il a fait une partie de ses études secondaires au lycée de Périgueux où son père a été nommé proviseur, avant d'être admis au prestigieux lycée Lakanal. Brillant élève, admissible (mais non admis) à l'École normale supérieure, il a entrepris des études supérieures à la Sorbonne et à l'École pratique des hautes études, qui débouchent sur l'agrégation d'histoire et de géographie (1905) et un diplôme d'études supérieures de droit (1907). Professeur en classe préparatoire dans différents lycées provinciaux (Limoges, Toulouse, Bordeaux), il a aussi occupé, entre 1909 et 1914, une chaire libre à la Faculté des lettres, chaire relevant de la Chambre de commerce de Bordeaux. En mai 1916, il soutient ses deux thèses de doctorat es lettres en Sorbonne: la première est consacrée au rôle patriotique de la société populaire de Bergerac pendant la Révolution, et la seconde à la mission de Lakanal en Dordogne en l'an II de la République.

À partir de 1914, l'universitaire a cependant opté pour une carrière d'avocat et d'homme politique. Républicain et défenseur de la laïcité, H. Labroue a été attiré par la franc-maçonnerie: en 1904, il est initié à la loge parisienne «Les droits de l'homme». Militant à la Ligue des droits de l'homme, il est élu député à Bordeaux, le 10 mai 1914, avec les voix des électeurs de gauche et s'inscrit donc au groupe républicain radical et radical- socialiste à la Chambre. C'est sous cette étiquette qu'il participe à la Commission de l'enseignement et des beaux-arts, avant d'être mobilisé en août 1914. Blessé sur la Meuse et décoré de la Croix de guerre, ce sous- lieutenant prend rapidement du galon (il termine la guerre capitaine) et on le charge, dans les mois qui suivent, de diverses missions parlementaires aux armées. À l'issue du conflit, en 1918, de retour à la Chambre des députés, H. Labroue

LE COURS ANTISEMITE D'HENRI LABROUE

Il essuie deux échecs consécutifs à la deputation et devient alors avocat à la Cour d'appel de Paris. À nouveau candidat en 1928, il est réélu député dans le département de la Gironde, mais après avoir rompu avec la franc-maçonnerie et pris ses distances avec la gauche. Au cours de cette seconde législature, il n'en participe pas moins à une commission de l'enseignement où il défend l'idée d'une gratuité totale de l'enseignement secondaire pour les enfants issus de familles modestes. Par ailleurs, il s'implique dans des questions purement locales et notamment celles concernant la viticulture. Non réélu en 1932 et 1936 face à un candidat SFIO, H. Labroue s'inscrit alors au barreau de Bordeaux et consacre l'essentiel de son énergie au Cercle de la démocratie locale qu'il préside dans cette ville .

Nous n'avons pas trouvé trace dans les archives consultées de déclarations ou d'écrits antisémites de H. Labroue à la veille de l'avènement du régime de Vichy. Pendant l'Occupation, L'Université libre, journal clandestin proche du PCF, généralement très bien renseigné, dénonce avec virulence «l'ignoble H. Labroue ... avocat véreux ayant mangé à tous les râteliers» puisque, avant la guerre, il aurait même participé à l'accueil en France des réfugiés juifs chassés d'Allemange nazie 2. Nous ne pouvons confirmer (ou infirmer) cette dernière affirmation, avancée par des universitaires totalement hostiles à H. Labroue, mais celle-ci paraît d'autant plus crédible que l'itinéraire politique de H. Labroue a été effectivement particulièrement sinueux dans l'entre-deux- guerres. De plus, dans sa jeunesse, loin de dénoncer le rôle néfaste des juifs, H. Labroue a très largement bénéficié de la propagande mis a sa disposition dans les jardins de la mairie de Bordeaux

1. H. Coston, Dictionnaire de la politique française, Paris, La Librairie française, tome 1, 1967, p. 587; J. Jolly, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, PUF, tome 6, p. 2 069- 2 070, et documents du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) aimablement communiqués par Marc Knobel, que je tiens à remercier ici.

2. L'Université libre, 79, 10 mars 1943, p. 3-

leurs largesses en obtenant successivement le prix Rothschild et une bourse accordée par le banquier et philanthrope Albert Kahn. Grâce à ce prix et cette bourse, il a pu visiter, en 1907-1908, toute l'Europe occidentale et faire un tour du monde presque complet: Corée, Mand- chourie, Japon, Chine, Indochine, Canada, États-Unis... Au cours de ces voyages, H. Labroue a étudié «la répercussion des phénomènes religieux sur les phénomènes politiques» et le journal L'Union a même publié, le 25 janvier 1908, un de ses articles consacré à Ellis Island, intitulé «Au pays des déracinés»3. Rien ne laissait donc présumer, avant 1939, les engagements racistes et collaborationnistes de H. Labroue sous l'occupation allemande.

DANS LA TRADITION ANTISÉMITE FRANÇAISE

Aussitôt après la débâcle, H. Labroue s'engage pourtant résolument dans la collaboration et l'antisémitisme: il noue en effet immédiatement des relations étroites avec les occupants. La Propaganda Staffel lui délivre ainsi, dès le 2 octobre 1940, une autorisation pour la publication de son projet de «Voltaire antijuif». De plus, avec le soutien de l'ambassade allemande, il fonde à Bordeaux, en avril 1941, un institut d'études juives qu'il préside, et participe activement à la préparation de l'exposition «Le juif et la France» lors de sa présentation dans sa ville, en avril-mai 1942. À cette occasion, il fait d'ailleurs une conférence où il stigmatise le rôle néfaste des juifs dans toute l'histoire de France. C'est le même rôle qu'il s'efforce de démontrer à coup de citations sorties de leur contexte, la même année, dans son Voltaire antijuif .

Dans ce pamphlet au vitriol, qui bénéficie, comme on l'imagine sans peine, de critiques élogieuses de la part de toute la presse collaborationniste, il recense sans la moindre nuance toutes les citations antijuives du philosophe afin de démontrer à quel point, selon lui, l'antijudaïsme est une tradition française. C'est cette même idée qu'il va s'employer à développer à la Sorbonne, le 15 décembre 1942 entre 15 et 16 heures dans l'amphithéâtre Michelet, au cours de sa leçon inaugurale. Selon H. Labroue, en adoptant des mesures antijuives, la France ne s'abandonne nullement aux impulsions du vainqueur. En effet, pour lui, l'antijudaïsme n'est pas «un article d'importation: nulle nation dans le monde ne possède une tradition antijuive aussi longue, aussi continue, aussi totale que la nôtre». Et pour étayer sa démonstration, d'invoquer les mesures adoptées à l'encontre des juifs par les Mérovingiens, les Capétiens et leurs légistes ainsi que les écrits ou déclarations antijuives de Bossuet, Voltaire, du conventionnel Louis-Sébastien Mercier, de Napoléon 1er et ses jurisconsultes, de Balzac, des frères Goncourt, de Drumont, de Maurras, de Georges Vacher de Lapouge, des frères Tharaud, de Céline et de quelques autres. Mais bien qu'H. Labroue s'efforce de mettre en avant la tradition purement française de l'antisémitisme et qu'il reprenne ainsi à son compte les stéréotypes traditionnels de l'antijudaïsme chrétien, il ne peut toutefois s'empêcher, dans son cours inaugural, de se référer aux travaux eugénistes d'Othmar von Ver- schuer, le spécialiste des questions raciales en Allemagne nazie, qui était aussi, comme on le sait aujourd'hui, le responsable hiérarchique des expériences menées à Auschwitz par le Dr. Mengele. Pour se faire une idée plus précise du contenu de la leçon inaugurale de H. Labroue, on peut citer ici quelques passages significatifs où le «professeur» affirme notamment que les juifs constituent «une sous-race métissée par les races arménoïde et araboïde». Ce métissage étant, selon lui, à l'origine d'un faciès particulier: «Un nez d'ordinaire fortement convexe, des lèvres charnues dont l'inférieure est souvent proéminente (résidu probable des facteurs négroïdes), des yeux peu enfoncés dans les orbites avec ... quelque chose d'humide et de marécageux, et un rétrécissement de la fente des paupières où l'on peut voir une connexion mongoloïde». Et H. Labroue d'ajouter au «masque juif» qu'il vient de détailler d'autres caractères, selon lui moins fréquents et moins marqués mais toutefois notables: «Cheveux crépe- lés, qu'on peut rattacher à l'ascendance négroïde ; oreille grande, charnue, décollée; épaules légèrement voûtées; pieds plats ; un certain prognathisme ; une faible musculature du mollet, s'expliquant soit par un résidu négroïde, soit par l'état social citadin ; des doigts potelés avec poignée de main moelleuse et fondante; empreintes digitales d'un type spécial; odeur particulière traduisant peut-être les anciennes accointances négroïdes ; prédominance du sang B...». Face à une telle accumulation de stupidités proférées dans la vénérable enceinte de la Sorbonne et dont nous n'avons donné ici qu'un très faible aperçu, l'émotion de l'auditoire, on le conçoit aisément, fut des plus grandes. D'autant que les responsables universitaires, loin d'approuver la création d'une chaire d'« Histoire du judaïsme» de ce type, pour laquelle d'ailleurs, contrairement à l'usage, ils n'avaient nullement été consultés, avaient au contraire d'emblée tenu à prendre leur distance à l'égard d'une initiative gouvernementale remettant en cause l'autonomie de l'Université. Le 21 novembre 1942, l'Assemblée des professeurs de la Faculté des lettres, présidée par le doyen Vendryès, exprime en effet cet etat d esprit sous l Heure Allemande  dite d ete 

 


 

 

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L'escroquerie de la libération de la préfecture de PARIS

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 En réalité, l'épuration a commencé avec l'insurrection. Dès le 19 août, alors que le préfet de police Bussière et quelquesuns de ses directeurs sont arrêtés et consignés dans leurs appartements de la préfecture, des groupes de policiers parfois accompagnés de FFI, arrêtent, à la caserne de la Cité, dans les postes de police et les commissariats ou à leur domicile, les collègues et les chefs compromis ou considérés comme «collaborateurs» et se mettent en chasse des éléments les plus connus et les plus marqués, comme ceux des Brigades spéciales des Renseignements généraux (BS). Dans les jours qui suivent la libération de Paris, ces arrestations se multiplient tandis que le Comité de libération de la préfecture de police ordonne à un nombre toujours plus grand de policiers de quitter leur service et de se tenir à la disposition de l'administration. Dès la mise en place de la CE, les choses prennent une tournure plus officielle et rationnelle, sinon plus légale. Une Section d'épuration (SE), rattachée à l'Inspection générale et dirigée par le commissaire principal Auguste Lelièvre,

Les choses vont très vite : le 5 octobre, le préfet Luizet a signé un arrêté collectif suspendant, à la date du 1er septembre, plus de 700 fonctionnaires dans l'attente de la décision qui sera prise à leur sujet. Mais très rapidement, tant sont grands les zèles de la SE et celui des justiciers et délateurs, les listes s'allongent et ce sont près de 4000 fonctionnaires de la préfecture de police qui, en un peu plus d'un an, comparaîtront devant la CE.Une méthode qui montrera rapidement ses défauts et ses limites, dans la mesure où les signataires des rapports de mise à disposition ne sont pas forcément les auteurs des arrestations correspondantes et parce que, notamment aux BS, pour justifier des notes de frais gonflées, on -met dans une affaire- des collègues qui y sont totalement étrangers ce qui vaudra à certains d'entre eux d'être, à tort, -crédités- de dizaines d'arrestations dont ils ne savaient rien. . Ou l une des six sous-commissions composées de gradés et gardiens de la police municipale, chargés d'examiner les cas de leurs collègues en tenue, qui, devant l'inflation des effectifs à épurer, siégeront du 31 janvier au 9 mars 1945 pour soulager la CE d'une partie de sa tâche. Une fois leur dossier instruit, uniquement à charge, les faits, établis souvent grossièrement, les témoignages recueillis, les griefs articulés par des collègues, des membres des comités de résistants ou d'éventuels témoins, les «épurés» comparaissent au premier étage de l'hôtel préfectoral, 9, boulevard du Palais, sans avoir eu communication de leur dossier et donc sans connaître les faits qui leur sont précisément reprochés. Après un interrogatoire abrupt, éventuellement entrecoupé de confrontations parfois dramatiques avec des témoins, des victimes, des collègues, la CE, composée au minimum de trois membres et d'un rapporteur, prend sa décision après une rapide délibération. Du « classement pur et simple » avec remise ou maintien en fonction - quand les faits ne relèvent pas de l'ordonnance du 27 juin, semblent bénins ou insuffisamment prouvés -, à la «révocation sans pension», en passant par toute la gamme des sanctions administratives, cette décision est soumise au préfet qui, dans l'écrasante majorité des cas, l'approuve, mais peut également la modifier, soit pour l'atténuer soit pour l'aggraver. Si nécessaire, un arrêté préfectoral, daté du lendemain de la comparution, officialise cette décision et régularise la situation administrative de l'intéressé.Très tôt, on s'est intéressé au problème des fonctionnaires promus, décorés, gratifiés par «l'État de fait». Conformément à une ordonnance du 26 décembre 1944, une commission, présidée par Mme Dupuybaudy, fut amenée à réexaminer le cas des promotions intervenues à titre exceptionnel pendant l'Occupation4 et à en annuler un grand nombre, au motif qu'elles résultaient de processus discrétionnaires en violation des règles de l'ancienneté ou du concours. De la même façon, la CE annula des récompenses, des «Médailles du courage et du dévouement» attribuées à des fonctionnaires de la PP dans le cadre de la lutte contre les «terroristes», ou transmit à la Grande Chancellerie des dossiers aux fins de radiation de l'ordre de la Légion d'honneur. Le plus curieux reste cependant le cas des policiers tués en service pendant l'Occupation et auxquels avait été conférée la qualité de «Victimes du devoir», qualité qui se traduit, outre des funérailles solennelles, par des avantages pécuniaires et des aides à la famille, enfin par l'inscription sur le monument aux «Policiers victimes du devoir», situé dans la cour d'honneur de la PP - ci-devant « cour Jean Chiappe » - devenue «cour du 19 août»5. Le problème est plus que symbolique, il pose celui de la mémoire officielle : qui honorer et pourquoi? Concrètement, pouvait-on conserver sur cette plaque les noms et honorer la mémoire de policiers tués par des «terroristes» devenus à la Libération des héros et les nouveaux maîtres? En forçant à peine le trait, la question pourrait se traduire ainsi: les meurtriers peuvent-ils honorer leurs victimes et/ou, parfois, leurs tortionnaires? Effacer les noms de ces policiers revenait à nier qu'ils avaient fait leur devoir, celui que leurs chefs et leurs préfets leur rappelaient continuellement, et à nier le fondement même de la fonction policière; ne pas le faire revenait à honorer des adversaires, voire des ennemis, dont on poursuivait et condamnait les collègues vivants. Dans l'embarras, on décida de procéder à un examen minutieux de chaque cas.C'est, entre autres, le but de cette citation d'octobre 1944 à l'ordre de la nation portant attribution de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre : « Bravant l'occupant dès le 15 août, déclenchant la lutte dès le 19 et la poursuivant jusqu'au 2, les courageux gardiens de la police parisienne ont donné à toute la nation un bel exemple de patriotisme et de solidarité qui fut l'un des premiers facteurs du succès des combats pour la libération de la capitale». Parodiant Henri de Navarre, le général de Gaulle aurait pu dire que «Paris valait bien» une complaisance, ce qui explique ce certificat debonne conduite donné à une police qui n'en méritait peut-être pas tant6. Pourquoi, dans ces conditions, l'épuration de la préfecture de police fut-elle sensiblement plus longue et plus profonde que ne le souhaitait le chef du Gouvernement provisoire ? Essentiellement parce que cette volonté politique de modération allait se heurter à tous ceux qui souhaitaient, au contraire, l'épuration la plus radicale possible.

Dès 1940, le premier ministre de l'Interieur du Régime de Vichy et le nouveau Directeur de la Sûreté Nationale vont épurer la hiérarchie et poser les bases d'un recrutement et de formation. Ils prévoient la création d'une force civile, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR).

Les villes de plus de 10.000 habitants perdent leur Police Municipale (sauf Paris), elle est remplacée par une Police d'Etat ; elle dépend des Préfets de régions et des intendants de régions

Après la chute du Régime de Vichy et la France étant libérée de son occupant, il aurait été logique que toutes les lois promulguées par ce régime de dictature dussent être caduques. Pourtant à la libération la "Police Nationale" redevient la "Sûreté Nationale", on dissout les éléments les plus compromettants comme les intendants, mais l'Etatisation des Polices Municipales reste.

De même la Vème République fera ce que le Régime de Vichy n'avait osé faire, elle intégrera en 1966 la Préfecture de Police et créera une nouvelle Police Nationale à vocation Républicaine qui est celle que l'on connaît aujourd'hui

Le nouveau recrutement permettrait de se débarrasser des éléments qui ne correspondent plus à l'idéologie de Vichy. Mais l'impopularité des missions confiées, les exigences de mutation, les salaires trop bas ne permettent pas un recrutement espéré. Peu de candidats et beaucoup de démissions.

Lorsque le STO est mis en place et les policiers en étant exemptés, on peut penser que certains jeunes rentrent dans la police pour y échapper ; et les mouvements de résistance de la police en profite également pour faire recruter des jeunes gens qui servent la cause lorsque cela est nécessai

Le régime de Vichy choisit la voie de la « collaboration » avec l'Allemagne nazie, sous le prétexte qu'il s'agirait là du seul moyen d'alléger le poids de l'occupation. Cette boration_en_France">collaboration prend plusieurs formes : économique, policière et culturelle.

À la suite de l'armistice du 22 juin 1940, la France est, en gros, divisée en deux zones, la zone occupée, et la zone dite « libre ». L'ensemble du territoire est sous l'autorité du gouvernement de Vichy dirigé par le maréchal Pétain.

Prestation de serment

Le 14 août 1941, un décret signé par Pétain enjoint à tous les fonctionnaires de lui prêter serment de fidélité. Une cérémonie officielle a lieu pour la police le 20 janvier 1942, au cours de laquelle 3000 délégués de la Garde de Paris, de la police nationale et de la Préfecture de police se réunissent dans la grande salle du Palais de Chaillot, sous la présidence de Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur. Après que la musique des gardiens de la paix a joué la Marseillaise, le serment est prêté en ces termes : « Je jure fidélité à la personne du chef de l'État en tout ce qu'il commande dans l'intérêt du service, de l'ordre public et pour le bien de la patrie. ». Ce à quoi répondent tous les policiers présents en levant le bras et en disant « Je le jure » Collaboration à la solution finaleLa collaboration de la police française, dans les deux zones, a été décisive pour la mise en œuvre de la « Solution finale » nazie. En effet, l'Allemagne hitlérienne ayant besoin d'hommes sur le front  l'Est, en particulier après l'invasion de l'Union Soviétique en juin 1941, elle s'est servie de la police française pour faire régner l'ordre et réprimer les « terroristes » : communistes, gaullistes, francs-maçons, «anarchistes » et autres Résistants. En outre, elle s'est elle-même chargée du recensement des  arrestation et de leur rassemblement dans les camps de concentration (Drancy, etc.), réquisitionnant pour cela, à Paris les bus, et sur l'ensemble du territoire français des trains de la SNCF. Soucieuse d'éviter une rébellion massive de la population française, la Gestapo pensait,avec raison, que de tels risques seraient minimisés si, au lieu de se charger elle-même des rafles, la police française le faisait.

La réorganisation de la police

Il s’occupe d’abord de la réorganisation de la police française, chose faite par une loi du 23 avril 1941 qui créé la police nationale. Celle-ci est divisée en trois sections: la Sécurité publique pour les corps de police urbains, la police judiciaire (PJ) et les Renseignements généraux (RG), unifiés sous une nouvelle direction générale chapeautée par Bousquet lui-même. Il obtient ainsi que tous les services de police soient réunis sous ses ordres, contrairement aux vœux du Commissaire général aux Questions juivesDarquier de Pellepoix dont il supprime la police antijuive. Ce nouveau régime de la police est étendu à toutes les villes de plus de 10 000 habitants, tandis que le recrutement des policiers devient régional (échappant ainsi aux maires, pourtant nommés par Vichy: la police municipale de la Troisième République devient ainsi nationale, nommée par les préfets). Enfin, Bousquet obtient la création des Groupes mobiles de réserve (GMR, ancêtres des CRS), composés de 20 000 hommes. En outre, une école de la police nationale est ouverte à Lyon. Des brigades spéciales, constituées de volontaires, sont aussi chargées des « affaires juives » et sont présentes dans chaque commissariat. « Préparée en collaboration avec la Gestapo » selon Maurice Rajsfus, cet appareil répressif, unifié sous la direction de Bousquet, sera complété plus tard par la Milice dirigée par Darnand. Deux lois additionnelles, le 13 et le 20 mai 1941, étendent les pouvoirs de la police, jusqu’à l’intéresser au domaine économique. Sans compter la gendarmerie et les GRM, la police nationale compte alors plus de 120 000 hommes, et arrête en quelques mois plus de 11 000 personnes pour des motifs politiques

Les Brigades Spéciales (BS) des Renseignements Généraux, qui constituent 10 % des effectifs de chaque commissariat, sont spécialisées dans la traque aux « ennemis intérieurs », aux dissidents, prisonniers évadés, Juifs et plus tard réfractaires au <aSTO. Ils forment des barrages filtrant dans le métro et établissent des contrôle au faciès. Pour autant, selon un policier résistant, responsable syndical après la guerre :« Ce serait une explication simpliste que de vouloir faire porter à ces policiers plus « actifs » que les autres la responsabilité de l’intégralité des méfaits des forces de l’ordre, de 1940 à 1944 (…) Il ne faut pas oublier que, de temps en temps, c’est au service général que la préfecture de police faisait appel pour arrêter des Juifs, particulièrement aux sorties des stations de métro. »

S'engageant à maintenir l'«ordre public», René Bousquet obtient par une lettre du 18 juin 1942, adressée au général SS Karl Oberg, la fin de la subordination directe de la police française à l'occupant allemand et un peu d'autonomie, en acceptant de les satisfait de son mieux. Bousquet continua par la suite inlassablement à préconiser la « répression à la française ». Oberg a loué par la suite l'efficacité technique de René Bousquet, approuvé par Reinhard Heydrich, chef de l'Office central de sécurité du Reich, qui avait conclu au regard de son expérience «qu'une large autonomie de la police et de l'administration réaliserait les meilleurs résultats». Cette « autonomie », néanmoins, est un leurre, en ce que si la police française se charge du recensement des Juifs (« fichier Tulard »), de la mise en place de l'étoile jaune et des rafles, elle n'en obéit pas moins aux ordres des nazis.

La Police aux questions juives et l'état d'exception

Par ailleurs, Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur, créé une Police aux questions juives (PQJ) par un arrêté du 19 octobre 1941 (non publié au Journal officiel : seul le Commissariat général aux questions juives (CGQJ), la police nationale de Bousquet et la Gestapo est au courant). Cette police spéciale dépend du cabinet du ministre de l'Intérieur. Elle est divisée en deux sections correspondant aux deux zones nord et sud. Elle a notamment comme attribut de faire respecter les dispositions du deuxième Statut des Juifs, instauré par la loi du 2 juin 1941, ainsi que de renseigner les autres polices sur les activités des Juifs. Pierre Dupont est nommé chef de la PQJ pour la zone non occupée le 17 octobre 1941, Joseph Antignac est nommé à la tête de la PQJ de Limoges, Serge Kiriloff sur Toulouse et André Boyer sur Clermont-Ferrand. Enfin, le colonel Durieux est désigné comme chef de la PQG pour l'ensemble du territoire national. En outre, elle dispose d'un service juridique dirigé par François Luciani, qui tente de légaliser la situation conflictuelle entre le droit nazi et le droit de l'« État français ». Il innove ainsi dans la sphère du droit, en écrivant le 17 janvier 1942:

Se référant à l'ordonnance allemande du 10 mai 1940 pour les territoires sur le point d'être occupés (Belgique, Pays-Bas et France), il ajoute:

Chargé des questions juridiques à la PQG, François Luciani légitime ainsi d'une part la soumission du droit français au droit nazi ; d'autre part, en affirmant que les ordonnances militaires nazies (qui relèvent donc du pouvoir exécutif) ont force de loi, il justifie l'état d'exception. Comme l'ont analysé les philosophes Jacques Derrida et Giorgio Agamben, cette théorisation qui donne « force de loi » à ce qui n'est pas la loi est au centre de l'état d'exception, que le juriste nazi Carl Schmitt tente par ailleurs de théoriser en s'appuyant sur le Führerprinzip 10.

Ce « juridisme nazi » est, selon Hannah Arendt, un aspect central du génocide juif. Cette dernière soutient en effet, dans Les Origines du totalitarisme (1951), que le préalable à l'extermination des Juifs est la dépossession de leur statut de citoyen, les réduisant ainsi à la « vie nue » d'un être humain dénué de tout droit. Arendt renverse ainsi la conception habituelle des droits de l'homme : tandis que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 subordonne les droits du citoyen aux droits de l'homme, Arendt montre au contraire que l'homme n'est protégé qu'en tant que citoyen. Ainsi, les apatrides et les réfugiés, dénués de toute protection étatique, sont les premières victimes de la violence de l'État terroriste. Cette thèse, reprise par Agamben, reste cependant controversée.

L'historien Maurice Rajsfus montre comment la Gestapo, sur proposition du général SS Helmut Rötkhe, craignant les réactions de la population civile en 1943 (qui marque le tournant de la guerre, Pétain voyant un « vent mauvais » se lever) notamment parce qu'elle veut que soient raflés non seulement les Juifs français, mais les Juifs de tout âge, y compris les enfants, essaie de convaincre Vichy de passer une loi de dénaturalisation qui révoquerait la citoyenneté des Juifs naturalisés après 1927 (année durant laquelle laTroisième République a passé une loi instaurant définitivement le droit du sol). Les Juifs naturalisés après 1936 avaient déjà été déchus de la nationalité française. Les nazis comptent ainsi vaincre les réticences de la population française et du gouvernement de Vichy — la police de Bousquet, elle, leur est déjà acquise. En juillet 1943, les nazis veulent en effet déporter 10 000 Juifs, et, après les nombreuses rafles de 1942 (dont la rafle du Vel d'hiv), il leur faut innover. Le préfet de police Amédée Bussières renseigne donc Röthkhe en juin 1943 sur le nombre de naturalisations entre le 10 août 1927 et juin 1940 (37 000 dans le département de la Seine, dont, selon ses estimations, « 25 % de Juifs » 11). Mais le plan de la Gestapo échoue. Pétain, en effet, refuse de contre-signer le texte de loi concocté par Laval, Bousquet, Darquier de Pellepoix et Gabolde, le garde des Sceaux, sans doute en raison de l'évolution de l'opinion publique française, émue par le sort fait aux Juifs français ainsi qu'aux enfants juifs. La rafle de juillet 1943, devant trouver 10 000 Juifs, est ainsi reportée. L'historien Rajsfus note ainsi :Quoi qu'il en soit, la Police aux questions juives, constituées de truands qui n'hésitent pas à voler les Juifs arrivant à Drancy, est mal vue de la police nationale dirigée par Bousquet. Ce dernier, qui espère aussi contrôler tous les organes répressifs de Vichy, obtient finalement sa transmutation en Section d'enquête et de contrôle (SEC) par l'arrêté du 5 juillet 1942 (quelques jours à peine avant la rafle du Vel d'hiv), qui reste rattachée au CGQJ de Darquier de Pellepoix. La PQJ, qui avait débordé ses attributions pour faire la chasse aux communistes et aux gaullistes, est ainsi privée de ses pouvoirs d'arrestation ou de perquisition. Comme chez les nazis, on constate ainsi une lutte de pouvoir entre les différents responsables de Vichy et des forces de sécurité. Constituée de collaborationnistes acharnés, la SEC réprime en allant bien au-delà de la législation de Vichy (notamment des lois sur le Statut des Juifs), arrêtant au hasard dans la rue toute personne portant l'étoile jaune et se rendant coupable de multiples provocations policières. Jusqu'aux derniers instants de la guerre, ces miliciens resteront virulents contre les Juifs et le « spectre de la révolution »

Les « accords Bousquet-Oberg » (août 1942)

René Bousquet négocie en juillet 1942 avec les responsables de la police allemande un accord (connu sous le nom d'accords Bousquet-Oberg), officialisé par une déclaration d'Oberg, le 8 août 1942, devant tous les préfets régionaux. Le chef des SS reconnaissait, alors théoriquement, l'«indépendance» de la police et de la gendarmerie nationales, qui, ne devaient plus être obligées de fournir des otages, ni des personnes arrêtées par les Français. Or, trois jours plus tard, à la suite de l'assassinat de huiAllemands, la police française dut livrer soixante-dix otages français, que les occupants exécutèrent (dont cinquante-sept arrêtés par les Français pour des délits d'opinion : distribution de tracts, aide aux évadés, suspicion de communisme…).

Les accords Bousquet-Oberg aboutissent à ce qu'en 1942, ce soit la police française, toute seule, qui prenne en charge les raflesde juifs parqués avant la déportation vers les camps de la mort. Ce sont également les gendarmes français ainsi que les douanes qui prennent en charge, avec zèle, la garde du camp de Drancy. Les volontaires qui gardent les camps bénéficient d'ailleurs de toute sortes de dédommagements et de privilèges. Selon le rapport Theodor Dannecker (du nom du chef de la Gestapo à Paris, représentant d'Adolf Eichmann en France), le « fichier Tulard », qui recense les Juifs, est obligeamment fourni par la préfecture de police de Paris au service IV J de la Gestapo, chargée de la question juive. Ce fichier a permis par la suite nombre de rafles et d'arrestations, dont celles d'août 1941 dans le XIe arrondissement de Paris. Outre le « fichier Tulard », les nazis ont bénéficié, grâce à la préfecture de police, « d'archives, voire de fichiers datant de 1938, quand après lesdécrets-lois Daladier, les commerçants et artisans étrangers avaient été recensés par types d'activité. Quelques années plus tard, écrit ainsi l'historien Maurice Rajsfus, il était facile de déceler d'éventuels Israélites dans certaines professions comme l'ameublement ou la confection, pour ne prendre que ces deux exemples. L'emploi des archives de la République au service des nazis ne fait là aucun doute. »Le SS Lischka, proche collaborateur du chef de la Gestapo Knochen, informe le 24 février 1943 l'Office central de sécurité du Reichà Berlin de « l'avancement de la Solution finale de la question juive en France ». Tandis que la police française vient d'arrêter 2 000 juifs, il s'énerve du refus des forces d'occupation italiennes de relayer la répression raciale dans le Sud-Est. Ainsi, il écrit: Bousquet louvoie ainsi entre les instructions de Pétain, qui ne comprend pourquoi des juifs français sont raflés alors qu'il reste des juifs étrangers en France, et celles de la Gestapo qui ne comprend pas pourquoi Pétain tente de défendre ses nationaux. La Gestapo se rend bien compte que Laval est plus propice à ses vues. Quoi qu'il en soit, la police de Bousquet est bien aux ordres de la Gestapo, malgré les velléités d'indépendance de Bousquet, qui le poussent à un comportement courtisan servile.

En avril 1943, Bousquet rencontre Heinrich Himmler durant plus de cinq heures lequel se déclare «impressionné par la personnalité de Bousquet» et le qualifie de « collaborateur précieux dans le cadre de la collaboration policière ». Parallèlement, René Bousquet joue un rôle essentiel de conseiller auprès de Pierre Laval au côté de Jean Jardin et Charles Rochat, le secrétaire général du Quai d'Orsay. Le chef du gouvernement lui faisait souvent lire ses discours.Le 2 décembre 1943, l'artisan du rapprochement entre certains radicaux et Laval, Maurice> Sarraut, est assassiné par des miliciens. René Bousquet fait alors de leur arrestation une affaire personnelle, mais la Milice de Darnand et les collaborationnistes demandent à Berlin sa révocation. Après avoir ordonné quelques libérations et détruit ses archives, Bousquet démissionne le 31 décembre 1943. Il est remplacé par Joseph Darnand, le chef de la Milice, avant de s'enfuir pour l'Allemagne.Si Bousquet était un technocrate opportuniste, méprisant certes les juifs, Darnand partage profondément l'idéologie nazie. Une lettre de Max Knipping, adjoint de Darnand et chef de la Milice en zone nord, adressée au SS Knochen, le 7 mars 1944, propose ainsi de ne pas seulement recenser tous les juifs du département de la Seine, mais tous ceux de la zone nord, témoignant de sa fébrilité à devancer les ordres des nazis. Ainsi, si la fin de la collaboration massive se situe en septembre 1942, selon Serge Klarsfeld, elle n'en continue pas moins jusqu'à la fin de la guerre. Les juifs, néanmoins, se font plus rares, et davantage méfiants, beaucoup s'enfuyant ainsi pour la zone d'occupation italienne, ou se réfugiant dans les zones frontalières montagneuses. Mais désormais, tous les juifs sont des cibles légales pour les nazis, quel que soit leur âge, leur nationalité ou leur état physique. Le SS Knochen écrit ainsi, au printemps 1944: « Toutes les personnes qui, d'après la loi, sont considérées comme juives, doivent être arrêtées, sans tenir compte de la nationalité ou autres circonstances (…) Les parents, les enfants, les enfants mariés, les frères et sœurs maris, les enfants en bâs âge qui se trouvent dans les foyers sont également à inclure dans les actions. » L'historien Maurice Rajsfus constate ainsi:

Les principaux policiers collaboration

 

La note, au papier jauni sous l'effet du temps, est datée du 6 décembre 1946. Au lendemain de la Libération, le ministère de l'Intérieur ordonne aux préfets la destruction des documents "fondés sur des distinctions d'ordre racial entre Français". Sous l'occupation, la collaboration active de l'administration française a permis l'arrestation et la déportation de milliers de Juifs. Cela, il convient alors de le passer sous silence.

Pour quelles raisons les archives raciales du commissariat de police des quartiers des Enfants-Rouges et des Arts-et-métiers, dans le 3e arrondissement de Paris, ont-elles échappé à la destruction ? Nul ne semble le savoir. C'est ici, au cœur du Marais, qu'a grandi Charles Tremil, le président de l'association "Histoire et mémoire du 3e". Ici encore qu'une partie de sa famille a été appréhendée en juillet 1942, lors de la rafle du Vel d'Hiv, qui entraîna l'arrestation de plus de 13.000 Juifs en région parisienne. L'homme est à l'origine de cette exposition, organisée à la mairie du 3e et qui exhibe des documents, témoins d'une bureaucratie complice de l'atrocité, qui n'auraient jamais du être révélés.

 

L'escroquerie de la libération de la préfecture de PARIS
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VALLS rend hommage a l administration de VICHY.....

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Escroquerie de résistance a la Préfecture de Paris sous l Heure d’été de la collaboration active

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Amédée Bussière (1886-1953), préfet de police de la Seine du gouvernement de Vichy, à son procès. Paris, juillet 1946. RV-423217

Bussière, Amédée (Préfet de police de Paris du 21 mai 1942 au 17 août 1944, organisateur de la rafle du Vél d'hiv') : arrêté le 20 août 1944, révoqué le 25 mai 1945, jugé en juillet 1946 et condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la confiscation de ses biens et à l'indignité nationale. Libéré en mars 1951, mort en 1953. Fonctionnaires, agents ou serviteurs de l’Etat, fonction publique (civile, militaire), administrations, ces termes ne sont pas équivalents et sont pourtant souvent utilisés indifféremment par les historiens.Les fonctionnaires sous Vichy sont nombreux et surtout leur nombre augmente considérablement au cours de la période. En 1939, la fonction publique réunit près de 900 000 fonctionnaires dont environ 750 000 civils, de 1941 à 1946 l’augmentation est de 26% environ . Economie de pénurie et étatisation obligent.Ce monde est fortement stratifié, socialement et professionnellement, à l’image d’une administration dont le cloisonnement vertical et horizontal s’explique par des missions différentes et des recrutements différents. Chaque administration, chaque catégorie de fonctionnaires, possède donc sinon une historiographie particulière du moins une histoire différente. Leur point commun est qu’ils relèvent du budget de l’Etat et qu’ils sont chargés d’assurer l’application des lois et la marche des services publics conformément aux directives gouvernementales.Si les hauts fonctionnaires peuvent être définis comme « les membres des grands corps de l’Etat, sous-directeurs et emplois plus élevés et les emplois assimilables » selon un questionnaire envoyé le 20 mars 1941 aux administrations, signé par H. Moysset, secrétaire général de la vice-présidence du Conseil, « le fonctionnaire moyen », lui, est plus un stéréotype qu’une réalité. Pourtant, les fonctionnaires existent bien et étudier à part et ensemble les fonctionnaires – civils seulement ici - du point de vue de l’historiographie est justifié car leur fonction les distingue des autres groupes socioprofessionnels.Sous Vichy, cette distinction s’accentue. D’abord la simple application de l’article 3 de la convention d’armistice prévoit que « le gouvernement français » invite immédiatement toutes les autorités françaises et tous les services administratifs du territoire occupé à se conformer aux règlements des autorités militaires allemandes, et à collaborer avec ces dernières d’une manière correcte ». Les fonctionnaires de la zone occupée sont donc conduits à « une collaboration administrative minimale et inévitable ». Ensuite les conséquences, dès l’automne 1940, de la négociation, symbolisée par Montoire, voulue par la France avec une Allemagne, qu’on voyait maîtresse de l’Europe pour longtemps, entraînent les fonctionnaires de la zone libre à collaborer avec l’Allemagne. Par ailleurs, l’Etat français leur a assigné explicitement une double mission d’encadrement de la société et de relais des objectifs de la Révolution national] . Comme le disait Pétain, « La France nouvelle réclame des serviteurs animés d’un esprit nouveau », suffisamment « français » et « loyaux » . Certains fonctionnaires ont donc subi, particulièrement et prioritairement, l’ensemble des mesures d’exclusion que d’autres fonctionnaires furent chargés d’appliquer. Enfin, en face du pouvoir légal, et dès le 8 janvier 1942, un communiqué de la France libre, lu à la radio, a enjoint aux fonctionnaires et aux magistrats de rejoindre Londres, ou s’ils ne le pouvaient pas, de demeurer à leur poste et de saboter les ordres de l’ennemi. L’ennemi pour Londres étant les Allemands et le régime de Vichy, l’alternative, dès lors, était posée, même si la France libre n’a jamais été perçue comme le gouvernement légal.

Cette place à part dans la collaboration, dans le régime de Vichy, dans la société, et lors de l’épuration se retrouve dans l’histoire de Vichy et, réciproquement, la période de Vichy occupe une place à part dans l’histoire longue des administrations et des différentes catégories de fonctionnaires, non pas comme une parenthèse mais plutôt comme un trait d’union avec ses continuités et ses innovations provisoires ou durables.

A cette spécificité des fonctionnaires sous Vichy, correspond donc un questionnement en partie original, une chronologie particulière de l’historiographie de Vichy. Quelle que soit leur approche – biographie, monographie, politiques publiques, sectorielle, thématique - tous les historiens ont cherché à répondre aux questions énoncées notamment par Marc-Olivier Baruch en 1995 : « Comment et pourquoi les fonctionnaires de la République sans doute républicains et patriotes, se sont adaptés à un ordre nouveau exceptionnel à double titre » en raison de l’Occupation et de la nature anti-républicaine du nouveau régime . Les enjeux éthico-politiques de tous ces travaux, même s’ils n’ont pas été perçus par les fonctionnaires à l’époque en ces termes, restent d’actualité, comme le rappelle Jean-Pierre Azéma : « Jusqu’où un fonctionnaire peut-il servir un Etat qui cesse d’être un Etat de droit et pratique ouvertement répression et exclusion ? ».

Le changement quantitatif et qualitatif des recherches historiques s’opère au milieu des années 1990 qui voient l’histoire des technocrates du gouvernement de Vichy et de la collaboration d’Etat s’élargir à tous les fonctionnaires et à leur comportement au service du nouveau régime. La production historique s’étoffe alors, à la mesure de l’ouverture des archives publiques (notamment de l’épuration), du déplacement de perspective vers les politiques d’exclusion, de l’influence « baruchienne » à partir de 1995-1997, et de la demande sociale via les commémorations notamment.

1945 -1990 : le temps des technocrates

Cette période a ceci en commun qu’elle privilégie les politiques menées par le nouveau régime et donc par les hauts fonctionnaires aux commandes, « les technocrates ». Le contenu de cette histoire est marqué par le tournant « paxtonnien» de 1974, suivi par d’autres historiens américains et chercheurs français, juristes notamment. En effet, en 1970, au colloque de la FNSP, P.M. Dioudonnat et J. Phillipet dans leur communication sur « Les technocrates du Gouvernement de Vichy » constataient que le groupe des « technocrates » était encore peu connu >. Les souvenirs des témoins et les procès en haute cour publiés restaient les sources essentielles de ces travaux très lacunaires et centrés sur la collaboration d’Etat. L’heure était encore à l’opposition manichéenne de Darlan/Laval, au double jeu de Pétain véhiculés par Robert Aron et ses épigones et à la « semi-résistance des excellences vichyssoises ».

Le tournant « paxtonien » en 1974

Le mérite de Robert Paxton (aidé par les travaux de Eberhard Jäckel) a été de démontrer le poids de la haute administration dans le nouveau régime et ses liens fondamentaux avec la nature de ce régime. Il a bien fait remarquer que, faute de soutien de représentants élus, la légitimité du régime tenait au soutien de l’opinion et à celui de l’administration. Il a relevé le rôle des très hauts fonctionnaires dans la politique de la collaboration d’Etat et plus succinctement, chiffres à l’appui, la prolifération de la bureaucratie qui, sous couvert de l’objectif de la gestion de la pénurie, donne au nouveau régime sa véritable nature : un régime étatique. Enfin, il s’est attaché à démontrer la modernité de bien des mesures prises et leur survivance. Mais, l’analyse reste peu fouillée, technocrates et bureaucratie occupent 12 pages sur 379 . On ne s’étonnera donc pas que trente ans plus tard, dans l’ouvrage collectif La France sous Vichy : autour de Robert O. Paxton paru en 2004, les fonctionnaires ne soient pas évoquésprès le débarquement, l’appareil d’État de Vichy tombe comme un fruit mûr et passe sans coup férir sous le contrôle de la Résistance dans les départements libérés. L’ultime intention des dirigeants de Vichy est alors de ménager une porte de sortie honorable à l’État français en sauvegardant le principe de sa légitimité. Une course de vitesse s’engage alors entre Laval et Pétain pour déterminer lequel des deux parviendra le premier à conclure un accord avec les Américains tout en laissant de Gaulle sur la touche.

Après le débarquement, l’appareil d’État de Vichy tombe comme un fruit mûr et passe sans coup férir sous le contrôle de la Résistance dans les départements libérés. L’ultime intention des dirigeants de Vichy est alors de ménager une porte de sortie honorable à l’État français en sauvegardant le principe de sa légitimité. Une course de vitesse s’engage alors entre Laval et Pétain pour déterminer lequel des deux parviendra le premier à conclure un accord avec les Américains tout en laissant de Gaulle sur la touche l s’agit en quelque sorte de rééditer les événements algérois de novembre 1942, mais cette fois au profit de Vichy. Laval mise sur l’hostilité des Américains à de Gaulle et recherche une solution parlementaire. Le 7 août, il apprend que les autorités vichystes de Paris (le préfet de police Bussière, Victor Constant, le président du conseil général de la Seine, Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris) envisagent d’accueillir solennellement les Américains sur le perron de l’Hôtel de Ville en compagnie du maréchal Pétain et de lui-même.

Installé à Paris à partir du 8 août 1944 et retrouvant ses vieux réflexes parlementaires, Laval commence par consulter et en vient à la conclusion que la réunion de l’Assemblée nationale donnerait encore plus de légitimité à cette passation de pouvoir. Il sonde, à droite, Anatole de Monzie et, à gauche, Paul Faure et s’assure le feu vert d’Abetz. Ce dernier affirme dans ses mémoires, sans doute pour se donner, une fois encore, le beau rôle, qu’il fut avisé de son projet par Laval et qu’il l’autorisa, mais sans en référer à Berlin. En réalité, Abetz s’empresse d’alerter Ribbentrop qui, curieusement, donne son accord dans un premier temps. De toute façon, cela ne change rien à la situation. Laval ne prend guère de précautions et Oberg, le chef des SS en France, a immédiatement vent de l’affaire et en informe également Berlin. Le 11 août, Laval réunit les maires de la région parisienne. Ce sera son dernier succès : 87 des 89 maires sont présents. Ces derniers ont tous été nommés ou maintenus par Vichy depuis 1940 et, en leur sein, les « lavaliens » sont légion, encadrés par le fidèle Victor Constant. Laval fait part de ses intentions aux édiles parisiens qui, unanimes, votent un texte par lequel ils déclarent lui faire toute confiance pour trouver « les voies du salut qui conduiront le pays vers sa résurrection ». Dans ce texte, aucune allusion à la Résistance ni à de Gaulle, encore moins à la République. Berlin ne mettant pas son veto et le soutien des élus parisiens étant assuré, la voie est libre pour la seconde phase de l’opération. Laval imagine alors de convoquer les Chambres en leur demandant de désigner le nouveau chef du gouvernement et de rétablir la IIIe République. Ce que le Parlement a fait à Vichy le 10 juillet 1940, il peut le défaire à Paris en août 1944. S’il est impossible de réunir les parlementaires, on envisage, en application de la loi Tréveneuc de 1872, de se replier sur l’accord des conseils généraux. Votée au lendemain de la défaite de 1870, la loi Tréveneuc dispose qu’en cas d’empêchement de l’Assemblée nationale, les conseils généraux peuvent se substituer à elle.

Observons que les milieux giraudistes, à Alger, ont déjà envisagé, en 1943, d’exhumer cette vieille disposition contre de Gaulle. Mais, pour que la manoeuvre réussisse, il faut à Laval la caution de grands parlementaires. Il fait ainsi libérer Édouard Herriot, le dernier président de la Chambre des députés, qui s’est pourtant rallié à de Gaulle par une lettre en mai 1943. De santé fragile, affaibli, Herriot est en résidence surveillée à Maréville, près de Nancy, après avoir été détenu dans la station d’Évaux-les-Bains. Le 12 août, Laval est à Nancy où, sans grande difficulté, il convainc Herriot de le suivre à Paris. Les deux hommes rentrent dans la capitale le soir même, escorté par un officier SS, le lieutenant Nosek, délégué par Oberg. Laval installe aussitôt l’ancien président du Conseil à l’Hôtel de Ville, dans les appartements du préfet de la Seine Bouffet. Laval joue très serré. Pour que ce numéro d’équilibriste réussisse, il faut la carte blanche des Allemands, mais aussi l’accord au moins tacite des Américains. Laval fait donc sonder Allen Dulles, le chef de l’OSS installé à Berne qui, prudent, se contente de lui assurer que, s’il faisait libérer Herriot, Roosevelt lui en tiendrait compte. Herriot est d’abord séduit, peut-être même flatté, par le projet de Laval. Mais, très vite, le vieux briscard prend la mesure de la situation et devient méfiant, avançant mille prétextes pour tergiverser. Pour justifier son refus de convoquer l’Assemblée nationale (expression qui désigne la réunion des deux Chambres sous la IIIe République), il se réfugie derrière l’accord de son collègue Jules Jeanneney, le président du Sénat et, protocolairement, le président en titre de l’Assemblée nationale. Or, Jeanneney est alors en résidence chez son fils à Grenoble, c’est-à-dire, dans le contexte matériel de la France d’août 1944, à l’autre bout du monde. Il en faut plus pour décourager Laval qui charge Blondeau, un haut fonctionnaire, d’aller chercher le président Jeanneney à Grenoble. Le temps passe dangereusement et Herriot se contente désormais de lire la RF en fumant des cigares sous la bonne garde de son ange gardien Nosek.Il a plusieurs entretiens très cordiaux avec Laval, les deux hommes évoquant le temps passé et semblant tranquillement préparer un gouvernement d’avant guerre, mais le maire de Lyon devient subitement hésitant dès que Laval évoque l’avenir. C’est alors que, pour Laval, tout se dérègle. La Résistance, à son tour, entre en scène. Le 13 août, une affiche des FUJP, apposée dans Paris, dénonce les « maquignons de la politique » tout en affirmant que le « peuple de Paris » se dressera contre ces manoeuvres et que le seul gouvernement légal est celui du général de Gaulle. Ayant eu vent des manoeuvres de Laval, certains milieux de la Résistance parisienne, sous la houlette du sous-préfet Yves Bayet, membre de l’organisation de résistance Honneur de la Police, envisagent même d’enlever Herriot. Mais le projet est finalement abandonné après qu’André Enfière, qui est lié à Herriot, est parvenu à rencontrer Parodi et Bidault, le 15 août, et à les dissuader de recourir à de telles extrémités. Dans le même temps, Périer de Férol, le secrétaire général de la préfecture de la Seine et membre de l’ORA, une organisation de résistance bien implantée à Paris, parvient de son côté à convaincre Blondeau de renoncer à aller chercher Jeanneney à Grenoble. En outre, Laval ne parvient pas à nouer un véritable contact avec les Américains ni à convaincre Pétain de quitter Vichy pour se rendre à Paris afin de couronner la manoeuvre parlementaire. Enfin, Berlin met son veto. Même si Abetz avait donné sa caution personnelle dans un premier temps et même si Ribbentrop avait un moment vacillé, les dirigeants nazis (en particulier Goebbels et Himmler) refusent catégoriquement de voir réapparaître les symboles parlementaires de la vieille Europe. Les chefs de l’ultracollaboration (Déat, Brinon, Bonnard, Darnand), présents à Paris encore pour quelques heures, partagent le même point de vue. Révulsés devant la perspective d’une renaissance du parlementarisme, ils usent des derniers feux de leur influence à Berlin pour obtenir l’abandon de la manoeuvre. Le 16 août au soir, vers 22 heures, Herriot se voit signifier par l’inévitable lieutenant Nosek qu’il doit repartir aussitôt pour Nancy sous bonne escorte. Pierre Bourget cite cet extrait des mémoires de Nosek aussi amusant que significatif de l’état d’esprit d’Herriot en ces journées du mois d’août 1944 : Je me rendis seul chez Herriot [en réalité à l’Hôtel de Ville] qui me reçut déjà en pyjama et en robe de chambre. Lorsque je l’informai de ce que j’avais à lui dire d’après les ordres reçus, Herriot eut un véritable accès de fureur. Il cria à haute voix quelque chose comme : « À quoi pensezvous ? Pour qui me prenez-vous ? Je suis le président de la Chambre française, j’ai toujours été correct à l’égard de l’Allemagne et je vous interdis un tel traitement, etc. » […] En hurlant ces paroles, souvent à peine compréhensibles, il frappait du poing sur la table en sorte que toute la chambre tremblait. Attirée par ce bruit, sa femme arriva, laquelle aussi en robe de chambre, se précipita dans la pièce et ne cessa de dire : « Édouard, tranquillise toi »



 


 

Finalement, le 17, après avoir tranquillement déjeuné à l’hôtel Matignon en compagnie de Laval et d’Abetz, Herriot et son épouse reprennent la route de Nancy. Herriot n’y demeure que quelques jours avant d’être conduit en résidence surveillée à Potsdam où il ne sera libéré qu’en avril 1945 par les Soviétiques. Ainsi se terminait l’ultime tentative de Pierre Laval pour se ménager et ménager à Vichy une porte de sortie honorable.inalement, le 17, après avoir tranquillement déjeuné à l’hôtel Matignon en compagnie de Laval et d’Abetz, Herriot et son épouse reprennent la route de Nancy. Herriot n’y demeure que quelques jours avant d’être conduit en résidence surveillée à Potsdam où il ne sera libéré qu’en avril 1945 par les Soviétiques. Ainsi se terminait l’ultime tentative de Pierre Laval pour se ménager et ménager à Vichy une porte de sortie honorable. Si les Allemands se souciaient comme d’une guigne de cette perspective, ils entendaient, en revanche, conserver un gouvernement « français » à leur discrétion qui pourrait animer une « résistance » contre l’« envahisseur » anglosaxon. Le 17 août, arrive de Berlin une ferme instruction de Hitler et de Ribbentrop : l’intention des autorités allemandes est de « déménager » le gouvernement français à Belfort, si besoin est par la force. Ce même jour, vers 18 heures, Laval réunit à Paris un dernier Conseil des ministres plus ou moins fantomatique. Autour de la grande table de l’hôtel Matignon, dont la Résistance ne va pas tarder à prendre le contrôle, on ne trouve, en effet, outre Laval, que six ministres : Jean Bichelonne (Production industrielle), Abel Bonnard (Éducation nationale), Raymond Grasset (Santé), Paul Marion (secrétaire d’État auprès du chef du gouvernement), Pierre Mathé (Agriculture) et Maurice Gabolde (Justice). Les ministres rejettent fermement l’ultimatum allemand, mais répugnent également à tout acte de résistance collective. Dans ces conditions, Laval se résout à refuser d’exercer dorénavant les fonctions de chef du gouvernement. Il transmet une ultime protestation à Abetz : « Je voulais accomplir jusqu’au bout et quels qu’en soient les risques, mon devoir de chef du gouvernement. Je dois m’incliner, mais vous comprendrez que, dans ces conditions, je cesse d’exercer mes fonctions. »

Finalement, vers minuit, au ministère des Travaux publics, boulevard Saint-Germain, les ministres de Vichy montent dans des voitures qui, sous forte escorte des SS, les conduisent dans la nuit à Belfort où devaient les rejoindre les ministres enlevés à Vichy quelques jours plus tard dans des conditions similaires. Seul Grasset parvint à tromper la vigilance des Allemands et à disparaître dans la nature. Avant de quitter Paris, Laval eut le temps de signer une dernière série de décrets. L’un d’eux maintenait en poste les deux préfets de Paris : Bouffet (préfet de la Seine) et Bussière (préfet de police). Les instructions de Laval donnaient mission aux préfets d’assurer le ravitaillement et de représenter le gouvernement pour prendre contact avec les Alliés. En réalité, la place était vide et l’autorité des deux préfets, de même que celle de Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris, réduite à sa plus simple expression. Depuis le 15 août, le préfet de police avait perdu le contrôle des forces qu’il était censé diriger. Les trois hommes durent se contenter de demander officiellement au général von Choltitz d’épargner Paris.

Il s’agit en quelque sorte de rééditer les événements algérois de novembre 1942, mais cette fois au profit de Vichy. Laval mise sur l’hostilité des Américains à de Gaulle et recherche une solution parlementaire. Le 7 août, il apprend que les autorités vichystes de Paris (le préfet de police Bussière, Victor Constant, le président du conseil général de la Seine, Pierre Taittinger, le président du conseil municipal de Paris) envisagent d’accueillir solennellement les Américains sur le perron de l’Hôtel de Ville en compagnie du maréchal Pétain et de lui-même.

Installé à Paris à partir du 8 août 1944 et retrouvant ses vieux réflexes parlementaires, Laval commence par consulter et en vient à la conclusion que la réunion de l’Assemblée nationale donnerait encore plus de légitimité à cette passation de pouvoir. Il sonde, à droite, Anatole de Monzie et, à gauche, Paul Faure et s’assure le feu vert d’Abetz. Ce dernier affirme dans ses mémoires, sans doute pour se donner, une fois encore, le beau rôle, qu’il fut avisé de son projet par Laval et qu’il l’autorisa, mais sans en référer à Berlin. En réalité, Abetz s’empresse d’alerter Ribbentrop qui, curieusement, donne son accord dans un premier temps. De toute façon, cela ne change rien à la situation. Laval ne prend guère de précautions et Oberg, le chef des SS en France, a immédiatement vent de l’affaire et en informe également Berlin. Le 11 août, Laval réunit les maires de la région parisienne. Ce sera son dernier succès : 87 des 89 maires sont présents. Ces derniers ont tous été nommés ou maintenus par Vichy depuis 1940 et, en leur sein, les « lavaliens » sont légion, encadrés par le fidèle Victor Constant. Laval fait part de ses intentions aux ALLEMANDS

Le cas des préfets ayant servi l’État français a ceci de particulier qu’il existe en fait deux dossiers ouverts à son nom dans la sous-série F1bI (personnel du ministère de l’Intérieur) : l’un (cotes 700 à 800, ou 943 à 966), d’ordre administratif, porte sur l’ensemble de la carrière, les affectations sous Vichy y prenant leur place chronologique parmi celles obtenues avant, et le cas échéant après, la période de l’État français. Plus spécifique, le second dossier (conservé sous les cotes 1037 à 1125) concerne l’épuration : il est composé des éléments les plus significatifs extraits du dossier précédent, ainsi que des pièces relatives aux mesures prises à la Libération envers chacun des membres du corps préfectoral. Détaillons brièvement ce que permet le dépouillement de l’un et l’autre de ces dossiers.

Le dossier « administratif » est d’abord un résumé de la carrière. La chemise cartonnée qui en constitue le contenant retrace la suite des affectations de l’intéressé, avec la date de la nomination – fût-ce pour ordre – et la date d’installation, c’est-à-dire de prise effective de fonctions. Le dossier administratif comprend également des éléments d’ordre financier, liés à la progression dans la carrière. Les préfectures, pour la période qui nous intéresse, étaient réparties entre quatre classes (de la 3e classe à la hors classe), la carrière consistant à occuper successivement des postes de chacune des classes, donc à voir son traitement progresser en conséquence. Ce cursus honorumrigide fut assoupli par l’instauration sous la Troisième République de la « classe personnelle », accordée à titre définitif par le ministre de l’Intérieur à un préfet indépendamment de son accession à une préfecture de la catégorie correspondante.



 

Dans la chemise cartonnée qu’on vient de décrire, se trouve un sous-dossier regroupant les feuilles annuelles de notation, un autre les interventions et, réparties par affectation, les pièces qui traduisent le quotidien, parfois terriblement prosaïque, des relations d’un sous-préfet ou d’un préfet avec sa tutelle : arrêts de maladie, demande de congés – surtout s’ils s’accompagnent d’une sortie du territoire départemental, que le ministre doit autoriser explicitement – état des frais de déménagement. Pour faire établir par la SNCF la carte de circulation dont bénéficient, avantage non négligeable, les membres de l’administration préfectorale, le ministère demanda au cours des années quarante une photographie d’identité. L’examen de ces photos fait aussi partie du travail de l’historien.

Ce même dossier peut aussi contenir des pièces d’ordre politique. Il est rare en effet qu’au cours d’une carrière un membre de l’administration préfectorale n’ait eu aucune occasion de se faire remarquer soit de son préfet lorsqu’il est sous-préfet, soit des élus qui demandent son maintien avec promotion ou au contraire sa mutation hors du département avant la prochaine échéance électorale, soit encore d’un journal, local ou national, le plus souvent d’opposition (L’Action française était friande de ce type de dénonciation), qui ne perdra pas une occasion de souligner la partialité politique de tel ou tel subordonné du ministre de l’Intérieur. Coupures de presse, lettres, notes griffonnées lors d’un coup de téléphone ou d’un entretien dans le cabinet du directeur du personnel restent, exploitées ou non, dans une mince sous-chemise.

Mais, pour ceux qui servirent l’État français, l’essentiel du dossier politique se trouve dans « l’autre » dos-sier. Constitué au moment où durent se mettre en place, de manière précipitée, les procédures d’épuration administrative et pénale du corps préfectoral, ce dernier se compose à la fois de documents ayant servi de fondement aux accusations justifiant une mesure d’épuration et de pièces produites à chacune des étapes de ces procédures. On y trouve donc presque systématiquement les avis des commissions consultatives chargées de proposer l’une une mesure d’épuration, l’autre un éventuel reclassement si la carrière sous Vichy était considérée comme exagérément rapide. S’agissant des préfets auxquels étaient reprochés des faits particulièrement graves, le dossier comporte aussi les procès-verbaux d’interrogatoires de témoins lorsque, par commission rogatoire d’un juge d’instruction, la police était chargée de nourrir le dossier pénal des intéressés. L’arrêté ou le décret portant mesure d’épuration, parfois éloigné de la proposition faite par la commission, engendre une autre série de pièces : celles relatives au calcul de la pension due, et plus tard, à mesure que le temps vient atténuer la rigueur des châtiments, celles portant application des lois d’amnistie ; éventuels pourvois devant la juridiction administrative aussi, générant mémoires en réponse du ministère de l’Intérieur, jugement ou arrêt et, si la mesure initiale est annulée, modalités de reconstitution de carrière sous son double versant, administratif et financier.

Cette répartition de pièces entre deux dossiers peut, en première analyse, apparaître comme la concrétisation quasi métaphorique de la banale dichotomie rupture-continuité : celle-ci traduite par un dossier administratif englobant, affectations parmi d’autres, les postes tenus sous l’État français, celle-là signifiée par le dossier d’épuration, qui marque évidemment une inflexion dans la carrière. C’est toutefois plus en croisant qu’en opposant ces deux ensembles qu’ apparaissent le plus clairement les difficultés d’interprétation des comportements, qui rendra nécessaire l’approche systématique que nous proposons plus loin. Il est banal de rappeler – c’est le cas dans toute recherche sur archives – qu’un document ne se comprend pleinement que si l’on sait qui parle de quoi à qui, dans quel style, quel euphémisme est courant, quelle formule est creuse, etc.. Plus significatif pour notre propos ici est l’utilisation, tout au long de la période qui s’étend du début des hostilités à la fin des opérations d’épuration, des doubles langages, et plus subtilement des doubles interprétations des faits : un préfet, au demeurant résistant incontestable, demanda ainsi à Laval, en août 1942, la régularisation de sa situation au motif que son éviction, en octobre 1940, par Peyrouton avait été présentée comme « une mesure symbolique », nécessaire pour des raisons d’affichage politique mais devant être rapidement compensée par une nomination dans un grand corps. Cinq ans plus tard, s’adressant au ministre socialiste Le Troquer, il sollicitait un reclassement particulièrement favorable comme préfet hors classe, au motif que c’était « parce que cette administration [de Vichy] [le] considérait – à juste titre – comme hostile à sa politique vis-à-vis de l’occupant comme vis-à-vis des institutions républicaines qu’elle avait pris cette mesure. » Ce genre de réécriture, ou à tout le moins de sollicitation d’un même fait à des fins opposées, n’est pas isolé. Il se diffuse au contraire à mesure que la source s’éloigne de l’archive produite dans l’activité administrative pour se rapprocher du statut de rapport, de témoignage ou d’autre écrit de circonstances.

Revenons aux sources et aux chiffres. Dès les premières lignes du texte de Luc Rouban.une caractéristique des préfets de Vichy apparaît : leur nombre. En effet, pendant les 63 années que dura la Troisième République (avec les bornes posées ci-dessus), 934 hommes exercèrent des fonctions préfectorales, ils furent 303 pour les douze ans de la Quatrième République stricto sensu. Le nombre moyen de changements de préfets par an fut donc de 14,9 sous la Troisième République ; il doubla presque, en atteignant le nombre de 25,2 sous la Quatrième République. Mais même celle-ci apparaît comme un modèle de stabilité par rapport à l’État français, où le taux de rotation par année culmine à 57,2. On peut certes trouver bien des facteurs expliquant ce chiffre, des difficultés d’administration de la période aux exigences de l’occupant ou à la volonté de revanche politique. Il n’en signe pas moins l’extension à la sphère administrative de l’instabilité politique qui caractérise le régime.



 

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Si Vichy marqua le début de l’institutionalisation du corps préfectoral, les préfets de l’État français ressemblaient en moyenne beaucoup à ceux qui servirent la Troisième République. À l’exception, notable mais peu importante en volume, des militaires les préfets de Vichy sont biographiquement proches de leurs prédécesseurs. Leur origine géographique reste majoritairement le sud du pays et leur cursus universitaire privilégie toujours, à 80 %, le passage par les facultés de droit. Avec une spécificité toutefois : 22 % de préfets de Vichy étaient docteurs en droit, pourcentage jamais atteint jusque là et qui ne sera jamais retrouvé par le suite : est-il abusif de voir dans cette caractéristique une origine du « légicentrisme » dont nous avons, après d’autres, cru lire les traces dans l’attitude de la haute fonction publique de l’État français ? En revanche la lecture des dossiers individuels renseigne peu sur la religion effective, la référence quasi unanime au catholicisme n’indiquant pas ce qu’il en est de la pratique religieuse.

L’ensemble de ces caractéristiques traduisaient on ne peut plus concrètement la forte emprise du parti radical sur le ministère de l’Intérieur depuis le début du siècle. Dans les années trente, et mis à part les cabinets Laval et Tardieu d’un côté, Blum de l’autre, la place Beauvau se trouva tenue presque continûment par le parti radical, soit au niveau de ses ténors (Chautemps, Sarraut) soit par des députés dont le nom n’est pas passé à la postérité, tels Albert Mathieu ou Jean Durand. Un certain type de préfet en découlait ; c’est, pour l’essentiel, à partir du vivier qui les produisait que Vichy construisit son administration préfectorale.

Le corps préfectoral qui sert Vichy n’est pourtant pas identique à celui en fonctions sous la République. Il en va ainsi, très concrètement, des origines sociales des membres de l’administration préfectorale de l’État français. Les conclusions de Luc Rouban sont sans ambiguïté :

Les origines sociales des préfets de Vichy tranche clairement avec celui de leurs prédécesseurs. La proportion des préfets originaires des classes supérieures perd dix points alors que les préfets issus des classes populaires ou moyennes constituent presque la moitié de l’effectif, ce qui est assez conforme aux origines sociales comme aux préoccupations populistes des animateurs de la Révolution nationale.

Quelques éléments socio-politiques peuvent être regardés de plus près. Reprenons ainsi à l’État français, pour les examiner l’un après l’autre, les qualificatifs revendiqués de rénovation de la carrière préfectorale : des hommes jeunes, des hommes neufs, des hommes compétents, restés à l’écart de l’intrigue politique.

– des hommes jeunes

La faible variation de la moyenne d’âge des préfets lors de leur nomination entre la Troisième République (43,6 ans) et Vichy (44,7 ans) montre que malgré la symbolique associée à son chef, père ou grand-père de la Patrie, l’État français n’est pas une archéocratie. Ce fut même un rajeunissement des cadres qui se manifesta d’abord, pour des raisons arithmétiques, dans les premiers temps du régime grâce à l’appel d’air qui découla des nombreuses épurations tout de suite mises en œuvre : abaissement des limites d’âge, par application de la loi du 12 septembre 1940, et « juilletisation »décapitèrent en effet la hiérarchie. À l’exception notable du Nord dont le préfet, Carles, en poste depuis avril 1936, resta en place (sans doute en raison des inextricables difficultés administratives et matérielles nées du rattachement de son département à l’administration militaire allemande de Bruxelles), les grandes préfectures changèrent toutes de titulaire. La génération des hommes nés autour de 1880 céda la place, à commencer par le plus gradé des préfets, Villey-Desmeserets, préfet de la Seine, âgé de 62 ans. Il en fut de même à Toulouse (Atger), à Bordeaux (Bodenan), à Marseille aussi – où le préfet Bouet, plus heureux que ses confrères, ne fut pas mis à la retraite, mais intégré au Conseil d’État.

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Posté par ericklabrousse à 11:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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